09 octobre 2008
Schumacher positif, Piepoli encore !
L'Allemand vainqueur des deux contre-la-montres sur le Tour de France 2008 a été contrôlé positif à l'EPO troisième génération. L'Italien a lui été contrôlé positif les 4 et 15 juillet sur la Grande Boucle. Le CIO annonce une série de « retesting ».
Maillot jaune lors de deux étapes du Tour de France 2008, Stefan Schumacher va se voir contraint de rendre ses deux trophées symbolisants ses victoires lors des deux contre-la-montres du Tour de France 2008 à Cholet et Saint-Amand-Montrond. L'Allemand a été contrôlé positif à la CERA, une EPO de troisième génération à effet retard (à ne pas confondre avec le latéral droit du PSG). L'Agence Française de Lutte contre le Dopage l'avait dans le nez durant la grande boucle. On peut dire que l'AFLD a eu le nez creux, bien qu'incapable de prouver ses doutes au niveau urinaires.
Oui mais voilà, depuis l'été, un nouveau test sanguin a été autorisé et le laboratoire de Châtenay-Malabry s'est lancé dans une grande vague de contre expertise. La positivité du coureur de la Gerolsteiner a été obtenue par la combinaison des deux tests sanguins effectués les semaines dernières par le laboratoire de Lausanne et celui de l'AFLD. Schumacher avait été concerné par d'autres affaires par le passé. En 2005, il est contrôlé positif à la cathine (un stimulant) avant d'être acquitté et en 2007 il est privé de mondiaux faute de paramètres sanguins clean.
Et revoilà Piepoli !
Il avait réalisé une montée de Hautacam au pas de charge le 14 juillet dernier et finalement lui aussi n'est pas propre. L'Italien Leonardo Piepoli (37 ans) a lui-aussi été contrôlé positif à la CERA le 4 et 15 juillet. Son coéquipier Ricardo Ricco a lui-aussi été pris. Les deux coureurs avaietn été exclus de la Saunier-Duvale. Piepoli avait, alors, avoué à moitié s'est être piqué. Ricco a lui été suspendu deux ans, Piepoli prendra au mois la même sanction... Carrière terminée.
Le CIO va tout contrôler.
Avec ce nouveau test qui permet de détecter l'EPO troisième génération (depuis le mois de juillet), le CIO entend bien contrôler une nouvelle fois tous les échantillons qui sont en sa possession. C'est-à-dire ceux des Jeux Olympiques de Pékin, mais aussi ceux d'Athènes (2004). Et pas que dans le cyclisme ! Le CIO conserve huit ans les échantillons. Affaire à suivre.
L'espace d'un instant, trois jours, on a cru durant le Tour de France que celui-ci serait enfin propre. Les éléments montrent qu'une fois de plus notre optimisme sans faille s'est planté sur toute la ligne. Néanmoins, je maintiens ma position qui est que le Cyclisme est l'un des seuls sports à avoir une vraie politique anti-dopage et qu'on doit saluer cette volonté politique plutôt que tirer à boulets rouges sur ce sport gangrené par des années de laisser faire.
28 septembre 2008
Tsonga, Ballan, Alonso et les autres...
Sympathique dimanche devant la téloche à se goinfrer de sport afin d'amortir l'abonnement au câble. À bloc après la victoire de Tsonga en Thaïlande, j'ai réussi à avoir un oeil sur les mondiaux cyclistes de Varese et le GP de Singapour.
Tsonga gagne, enfin.
Jo-Wilfrid Tsonga s'offre un premier titre sur le circuit professionnel. Le Français avait, pour résumer, disparu de la surface de la terre entre sa finale surprise à l'Open d'Australie en Janvier et ce week-end. Des blessures, des rechutes, de nouvelles blessures et des résultats pas terribles. En Thaïlande, il a pris une revanche symbolique sur Novak Djokovic (7-6, 6-4) qui l'avait privé de titre du grand chelem au mois de janvier. Le tournoi de Bangkok ne fait pas office de tournoi important dans la saison. Rien qu'à voir le parcours du Français : Bye, Dlouhy, Melzer, Monfils et donc Djokovic. Un faux air de Tournoi ATP challenger ! Mais il y a plus de 500 000 dollars de prize pool...
C'est le quatrième français a remporter un tournoi en simple cette saison après Michael Llodra (Adelaïde et Rotterdam), Gilles Simon (Casablanca, Indianapolis, Bucarest) et Fabrice Santoro (Newport). Ça fait 7 tournois, soit aussi bien au mois de septembre que sur toute la saison passée qui a fini mi-novembre, mais cinq Français (Mathieu, Grosjean, Simon, Santoro et Gasquet) s'étaient distingué alors.
Les championnats du monde sur route :
Paolo Bettini, Alberto Contador, Oscar Freire... les favoris (du moins prétendants) ne manquaient pas pour revêtir le maillot arc-en-ciel de champion du monde. 205 coureurs s'élançaient sur le circuit de Varese en Italie. Bettini visait un triplé historique (avant de prendre sa retraite dans la foulée) après 15 tours d'un circuit de 17,350 kilomètres taillé pour les punchers avec une côte à 6,5% de moyenne bien casses pattes et une autre à 4 kilomètres de l'arrivée qui fait plus de trois kilomètres. Un bon juge de paix. Finalement, c'est Alessandro Ballan qui l'emporte après avoir attaqué dans la dernière montée (comme prévu). Damiano Cunego, un autre Italien est deuxième et le Danois Matti Breschel complète le podium. Davide Rebellin est quatrième et rate ainsi un triplé Italien. Alberto Contador a abandonné, le premier Espagnol est Joaquin Rodriguez.
C'est la consécration pour Alessandro Ballan (28 ans) qui a tourné autour d'une victoire toute la saison (2è à Milan-Turin, 4è du Tour des Flandres, 3è de Paris-Roubaix et 2è du GP Ouest France Plouay).
Le premier Français ? Non vous ne voulez pas avoir... Si ? Bon d'accord il s'agit de Jérôme Pinault à la 19è place.
Côté filles, Nicole Cook réalisé le doublé Jeux Olympiques - championnats du monde. Quelle année pour le cyclisme britannique ! Jeannie Longo est la meilleure Française (encore) et termine 17è.
Grand prix de Singapour :
La Formule 1 se donne de l'air pour attirer de nouveaux partenaires et offrir toujours plus de spectacle après les années Schumacher. Ce dimanche, le premier Grand Prix en nocturne de l'Histoire se disputait à Singapour. Dans les rues de la cité État, Massa, Hamilton et Raïkkonen visaient surtout le K.O dans la quête du titre de champion du monde. Seul Hamilton a marqué des points dans cette course à rebondissements qui sera presque allé au bout des deux heures réglementaires après les 10 minutes de safety car consécutive au crash (sans bobo) de la Renault de Nelson Piquet Junior. C'est l'autre Renault, celle de Fernando Alonso, qui a coupé la ligne d'arrivée en tête pour la première gagne de l'Espagnol depuis plus d'un an et le GP de Monza la saison passée (9 septembre 2007). La 20è en tout, quand même.
Nico Rosberg prend la deuxième place sur sa Willians-Toyota et Lewis Hamilton (Mc Laren merco) monte sur la troisième marche du podium. Les absences dans les points de Kubica (11è), Massa (13è) et Raikkonen (15è et dernier) font un palmarès des points surprenant avec Timo Glock 4è, Sebastien Wettel (vous savez le vianqueur de Monza avec une Toro Rosso !) 5è, Nick Heidfeld 6è, David Coulthard 7è et même Kazuki Nakajima 8è ! Bourdais est 12è. Normalement terminer entre Kubica et Massa rapporte des points ?!
Du coup au classement pilotes, Hamilton (84 pts) prend un peu ses aises en tête avec 7 points d'avance sur Massa (77pts). Pas vraiment de changement derrière. À noter que c'est la première fois depuis le Grand Prix d'Australie du 2 avril 2006 que la Scuderia ne marque aucun point au classement constructeurs. Soit 46 courses.
16 septembre 2008
Et revoilà Lance Armstrong !
La semaine dernière le septuple vainqueur du Tour de France a annoncé sa volonté de revenir à la compétition et de remporter la grande boucle 2009. On hésite encore à se prononcer tellement que le sportif est en dehors de toutes les normes...
Le 24 juillet 2005 Jean-Marie Leblanc, Christian Prud'homme et Amaury dans son ensemble soufflaient. Le Tour de 2005 s'achevait et dans cette fin lugubre s'en allaient Lance Armstrong et Richard Virenque. L'américain écrasait la course depuis 1999 et établissait un nouveau record de victoires (7) dans le doute et la suspicion tandis que le Français remportait lui un septième maillot de meilleur grimpeur, la-aussi un nouveau record. Les deux cyclistes, en plus des records, avaient le point commun d'avoir une réputation sulfureuse de dopé. Virenque fut convaincu par la justice, avait payé sa faute et gagné l'estime d'une opinion publique en mal de héros tricolore sur le Tour. Armstrong a lui toujours suscité (au moins) l'interrogation quant à ses performances depuis 1999. En 2004 le bouquin L.A confidetiel – Les secrets de Lance Armstrong (écrit par les journalistes David Walsh et Pierre Ballester) relatait le témoigne d'une ancienne masseuse de l'Américain et les doutes de ses anciens coéquipiers dont Greg Lemond. Le livre aura pour effet d'annuler une prime que devait verser l'assureur texan SCA Promotions pour la sixième victoire d'Armstrong sur le Tour de France : 5 millions de dollars !
Dans le Monde du 18 juillet 2005, le soigneur d'Armstrong de 2002 à 2004 (Mike Anderson) déclare « n'avoir aucun doute sur le fait qu'Armstrong a utilisé des produit interdits pour gagner le Tour de France... » L'Équipe pense le tenir avec des analyses d'échantillons B du Tour 1999 positifs à l'EPO (6 sur 10) le 23 août 2005. L'Américain se défend efficacement : Nie tout en bloc, réfute la validité des tests par l'absence de contre-expertise quand il ne reconnaît pas la validité des tests et se vend dans son pays comme un persécuté de l'anti-américanisme primaire dans un contexte de guerre en Irak... Une commission du CIO demande la suspension du laboratoire de Châtenay-Malabry pour non respect du secret médical... Il était vraiment temps qu'il arrête. Il faisait plus de mal au cyclisme qu'autre chose.
Des conférences à 1 000 dollars le ticket !
Si l'on s'en tient à son image brouillée des dernières années, l'opinion sur le cycliste est forcément catastrophique. Mais voilà, s'attaquer à Armstrong c'est faire avec cette victoire (la plus belle) du texan sur son cancer des testicules dépisté en 1996. Ses chances de survie étaient estimées à 50%. Avant ça, Armstrong était un solide espoir du cyclisme mondial. La chimio ne lui a pas conféré seule ses pouvoir surhumains. Il y a un peu de talent malgré tout ! Il se révèle au monde sur le tour 1993 en remportant l'étape de Verdun. Deux mois plus tard il devient champion du monde du cyclisme du route à seulement 21 ans à Oslo dans des conditions météo dantesques. Armstrong parfait ses armes, remporte une deuxième étape sur le Tour 1995, remporte deux classiques (San Sebastian en 1995 et Flèche Wallonne en 1996). Termine deuxième de Paris-Nice 1996. Au regard de sa carrière, ce cancer semble un léger contre-temps sur son ascension. Mais l'américain est marqué à vie par cet épisode (bah ouais quand même) et lance sa propre fondation pour la recherche contre le cancer : la Lance Armstrong Foundation. Après ses sept titres sur la grande boucle le texan va d'état en état pour vendre son expérience dans des conférences à 1 000 dollars le ticket, se dresse comme un héros américain (ce qu'on lui accorde sans peine) devient pote avec W.Bush et incarne le ressentiment anti-français aux USA.
Retour à la compétition en 2009
Le site de Velonews se fait l'écho le 8 septembre dernier d'une folle rumeur : Lance Armstrong ferait son grand retour à la compétition la saison prochaine. Cinq piges dans la très controversée équipe Astana (celle d'Alexander Vinokourov): Le Tour de Californie, Paris-Nice, le Tour de Géorgie, le Dauphiné libéré et le tour de France. L'équipe Kazakh dément dans la foulée, mais l'intéressé confirme l'information le lendemain sur le site de sa fondation de lutte contre le cancer. L'objectif est de remporter un huitième Tour de France et faire la promotion de sa fondation. À son sens, la prévention du cancer est oubliée aux États-Unis bien que faisant 500 000 par an.
Depuis une semaine l'Américain a clarifié sa position sur son retour à la compétition après avoir remporté les 12 heures de Snowcross, une course VTT par équipes. Notamment que l'idée prioritaire était promouvoir sa fondation en courant « aux quatre points du monde, que ce soit en Australie, en Afrique du Sud, en Amérique du Sud, en Europe aux États-Unis ». La présence de Johan Bruyneel (son manager et ami chez US Postal) à la tête d'Astana l'y envoyait tout naturellement. L'Américain est moins catégorique estimant qu'entre Levy Leipheimer et Alberto Contador (« le meilleur cycliste du moment ») ça va être compliqué.
L'idée peut être également que l'Américain monte sa propre équipe. Cela aurait le mérite de permettre à l'Américain de recruter comme il veut et surtout qui il veut. Le Texan a quand même un peu réfléchis à son idée de huitième victoire et sa question de faisabilité : « Ce serait une erreur d'affirmer ça ».
en tout cas, Christian Prud'humme (directeur de l'épreuve) a vu rouge lorsque les dépêches associait Armstrong et Astana (blacklisté du Tour) sur le grande boucle en 2009 insistant poliment sur l'obligation pour chaque coureur de se soumettre aux règlements : « Dès lors que son équipe que l'on ne connaît pas et lui-même se soumettront aux règles, concernant notamment le dopage et l'antidopage dont la perception a beaucoup évolué ces dernières années; dès qu'il sera aux sommets, on l'acceptera...Je classe ce retour sous l'angle du défi ». Sur cette dernière phrase, comprenez ce que vous voulez !
TDF 2008 : des vainqueurs, des souvenirs, des dopés.
28 juillet 2008
TDF : des vainqueurs, des souvenirs, des dopés.
Le 95è Tour de France s'est terminé sur les Champs-Élysées avec le sacre de Carlos Sastre devant Cadel Evans et Bernhard Kohl. Dans le même temps, on apprend que Dimitri Fofonov a été contrôlé positif à Saint-Étienne.
Alors comme ça Cadel Evans n'a repris que 29 secondes à Carlos Sastre sur le contre-la-montre de samedi à St-Amand Montrond ? Sur la place du village de Brécy dans le Berry, on était un petit groupe de 4 ou 5 personnes à être un peu surpris au sortir du mariage de notre ami (encore une fois tous mes voeux de bonheur). Et le vainqueur du Tour de France est Carlos Sastre ! Sans être un terrible tremblement de terre, la victoire de l'Espagnol n'est pas surprenante outre-mesure. Après tout, il a fait l'attaque qu'il fallait et gagné dans la montée sur l'Alpe d'Huez et résisté à Cadel Evans lors du contre-la-montre. À 33 ans, c'est donc la consécration.
Sur la deuxième marche du podium se pose donc Cadel Evans l'Australien. Mon favoris n'a pas semblé au sommet de sa forme dans les Alpes (ni dans le Contre-la-montre), souffrant d'un manque cruel d'équipiers dans les alpages. C'est seul qu'Evans a du suivre le tempo de la machine CSC. Troisième l'autrichien Bernhard Kohl qui a sauvé son podium à Paris en réalisant le contre-la-montre de sa vie à St-Amand. Le coureur de la Gerolsteiner empoche également le maillot du meilleur grimpeur sans avoir remporté d'étape. Pour les autres distinctions, Oscar Freire remporte la classement par points et Andy Schleck le maillot blanc du meilleur jeune. Le Team CSC saxo bank qui emporte également le classement par équipe. Super combattant sponsorisé par une machine à laver, Sylvain Chavanel empoche un chèque de 20 000 euros. Pour c'est Stefan Schumacher qui aurait dû avoir cet honneur, le vainqueur des deux contre-la-montre et constamment devant dans les alpes et après.
Amael Moinard, Sandy Casar, Sylvain Chavanel et Cyril Dessel.
Côtés Français, le bilan est encourageant. Bien sûr le premier français (Sandy Casar) finit 14è à 19 minutes 23 secondes. Avec Amael Moinard et Stéphane Goubert, trois français dans les 20 (après le déclassement prochain de Fofonov pour dopage), c'est peu. Mais qui avait envisagé qu'un tricolore jouerait le général cette année, comme les précédentes ?
L'on peut tout de même se satisfaire des trois victoires d'étapes (Dumoulin à Nantes, Dessel à Jausiers et Chavanel à Montluçon), le maillot jaune de Romain Feillu et de l'esprit d'attaque de la plupart d'entre eux avec des initiatives pas toujours récompensées. Mais au moins ils ont montré le maillot et animé la course. Bon grimpeur, pas mal dans le contre-la-montre, peut-être qu'Amael Moinard (15è au général) pourra d'ici quelques années prétendre à une belle place au général.
Dopage & CO.
En même temps que l'arrivée à Paris, l'on a appris qu'un quatrième cas de dopage avait été décelé dans le peloton. Le coureur Kazakh de 31 ans Dmitri Fofonov (Crédit Agricole) a été contrôlé positif à l'heptaminol contenu dans un produit contre les crampes acheté sur Internet selon la version officielle. Un quatrième cas de dopage qui semble néanmoins se différencier des trois premiers à l'EPO (Beltrami, Démenas et Rico). En effet cela ressemble davantage à une connerie, un manque de professionnalisme. On se demandera tout de même comment il a eu cette idée d'acheter un produit pour les crampes sur Internet et de ne pas en parler au médecin de l'équipe, chose obligatoire.
Le team CSC saxo bank sort de ce Tour de France 2008 avec bien des honneurs (maillot jaune et blanc ainsi que classement par équipes). Dommage que le patron de l'équipe est Bjarne Iris, le vainqueur drogué déclassé du Tour 1996. sur les presque 2 millions d'euros de dotation, l'équipe en ramasse plus de 600 000. Moralement, c'est pas top.Que retiendra-t-on de ce Tour 2008 ? Les affaires de dopage ? la troisième victoire espagnole de suite ? Ou bien qu'encore une fois, le public a été au rendez-vous ? Le Tour, a toujours la côte sur le bord des routes.
16 juillet 2008
Increvable Jeannie Longo
À 49 ans, la native d’Annecy s’est offert son 55è titre de championne de France cette année et ira à Pékin et pas en tant que consultante ! Ce qui fait d’elle une athlète increvable avec un palmarès inégalable, mais où va-t-elle chercher la force ?!
À Saumur en Auxois, Jeannie Longo a conquis un 20è titre de championne de France de la course en ligne, un 8è du contre-la-montre et un 16è titre dans la poursuite sur piste. 55 maillots bleus, blancs, rouges, il y a de quoi être rêveur devant un tel palmarès. À 49 ans, Longo est toujours maître sur ses propres terres, ce qui laisse perplexe sur le niveau des autres filles dans le vélo français. En réalisant ce triplé, la native d’Annecy rajeunit de neuf ans. Oui, son dernier triplé du genre remontait à 1999. Depuis, il ne s’est pas passé une année sans que madame ne remporte au moins un titre.
Au niveau mondial, Jeannie n’a plus rien gagné depuis 2001 et le championnat du monde du contre-la-montre, c’était son quatrième titre dans la spécialité après 1995, 1996 et 1997. Au moins, l’élixir de Jouvence ne marche plus au niveau international. Mais l’on retiendra qu’en 2001, Jeannie avait tout de même 42 ans ! Son palmarès complet est de 13 titres mondiaux (dont 1985, 1986, 1987, 1989 et 1995 pour la course en ligne). On dénombre également 8 médailles d’argent et 5 de bronze.
À Pékin, Jeannie Longo disputera sa septième olympiade. Oui en 1984, à Los Angeles, elle était déjà là ! Seulement quatre médailles pour le coup avec le titre sur route à Atlanta (1996) et la médaille d’argent sur le contre-la-montre la même année. Longo avait pris l’argent à Barcelone (1992) sur route et le bronze lors du contre-la-montre de Sidney (2000). Pour le fun, on ajoute trois Tour de France (1987, 1988 et 1989), 800 victoires et 38 records du monde en tout !
Née pour faire du sport.
À la base, Jeannie Longo, mariée Ciprelli, s’était lancée dans le ski alpin. D’ailleurs, ça n’avait pas mal commencé devenant championne d’Europe par équipe cadette scolaire en 1973. Performance qu’elle réédite individuellement en 1975. En 1979 c’est le triplé universitaire descente, slalom et géant. Entre temps, la petite Jeannie devient également championne départementale (Haute-Savoie) de Lancé de disque, de cross et du 800 mètres ! Accros au sport ? Cela en a tout l’air ! Et pianiste accomplie !
Elle a décidé de ne jamais quitter sa montagne où elle vit presque recluse au milieu des brebis. Fait du fromage avec le lait, vend ses produits diététiques et écrit quelques bouquins où elle assure livrer quelques-uns de ses secrets de longévité : « J'ai eu la chance, dès mon enfance, de m'épanouir dans un environnement privilégié, au coeur du massif du Mont-Blanc. Une alimentation saine, des activités sportives et l'air montagnard ont sûrement été à la base de la solidité de mon organisme. Les valeurs enseignées par la nature m'ont détournée de l'artificiel et, j'en suis persuadée aujourd'hui, je leur dois la longévité de ma carrière d'athlète de haut niveau », dit-elle convaincue, puisque c’est publié.
Ce n’est pas Guy Roux dont aurait dû se rapprocher Nicolas Sarkozy, mais bien d’elle ! Enfin, il paraît qu’il a essayé, mais elle n’a pas voulu.
En gros, il ne reste plus qu’à savoir si elle cuisine bien et fait bien l’amour pour savoir si c’est la femme parfaite !
15 juillet 2008
Une semaine de Tour de France, va pour un premier bilan !
Des surprises, des déceptions, du dopage, des Français et des chutes. Cette première semaine de Tour de France ne nous a pas enseigné grand chose sur l’identité du futur vainqueur, mais on a toujours le droit de faire un pointage intermédiaire.
Les hommes en forme :
Trois garçons ont, à mon sens, marqué cette première semaine du Tour 2008. Le premier d’entre eux est le vainqueur du contre-la-montre individuel de Cholet, Stefan Schumacher. Alors que l’on attendait Fabian Cancellara, c’est l’Allemand qui a coiffé tout le monde au passage. L’étape de 29 km en début d’épreuve ouvrait finalement la décision, Kim Kirchen, David Millar et Cadel Evans trouvaient également le moyen de s’intercaler entre le coureur de la Gerolsteiner (de l’eau minérale allemande pour ceux qui se demandent) et le champion du monde Suisse de la spécialité.
Le deuxième est Mark Cavendish du Team Columbia (team du maillot jaune durant 4 étapes Kim Kirchen). Le jeune sprinteur natif de l’île de Man outre-manche n’a que 23 ans et déjà deux étapes du Tour à son palmarès (en plus de la gagne au GP de l’Escaut-Schoten). Avec son jeune âge et la façon dont il semble dominer le sprint cette année sur la Grande Boucle, on va prendre les paris et dire :
1-S’il passe les montagnes, il aura le maillot vert sur les Champs-Élysées.
2-C’est certainement le nouveau Mario Cippolini.
Et le troisième larron de l’histoire c’est Riccardo Ricco.L’Italien de la Saulnier Duval-Scott s’est imposé en patron à Super Besse et à Bagnères-de-bigorre. C’est surtout chez la « mémé » de François Bayrou qui l’Italien a surpris son monde en démarrant comme une bombe à deux kilomètres du sommet du col de l’Aspin reprenant tout le monde devant lui et passant au nez et à la barbe de son compère d’écurie et porteur du maillot à pois rouges : David de la Fuente, qui devait se faire du souci pour sa tunique pour les jours à venir. Ça n’a pas raté, le lendemain, il la lui cédait ! Pas mal pour un mec qui avait chuté la veille. Bon le hic, c’est qu’il en est déjà à 5 contrôles (tous négatifs) sur l’épreuve. Apparemment l’Agence Française de Lutte contre le Dopage l’a dans le nez.
Les Français ont fait plutôt une bonne première semaine. Même si le premier d’entre eux est 26è au général (Sandy Casar), on notera que l’hystérie collective de la victoire d’étape française n’aura pas lieu avec la victoire de Samuel Dumoulin à Nantes. Cadeau bonus avec le maillot jaune de Romain Feillu et le maillot du meilleur grimpeur tenu par Thomas Voeckler et Sylvain Chavanel. Au sommet d’Hautacam, la plupart des Français sont solidement installés dans le fond du classement, mais le dernier est Belge ! On notera les échappés français durant la première semaine et même ce qui aurait pu être une victoire d’étape pour Rémi Di Gregorio à Hautacam si Valverde n’avait pas eu sa défaillance.
Les mecs à côté de leurs vélos :
Et ça se bouscule au portillon ! Mais comment ne pas parler d’Alejandro Valverde ! Certes, il gagne les premières étapes en montrant ses muscles sur le faux plat montant de Plumelec. Mais sa chute durant l’étape entre Cholet et Châteauroux lui impose de courir avec une brassière. Lundi, le coureur de la Caisse d’Épargne n’a pas tenu le rythme dans le Tourmalet et la CSC ne lui a pas permis de revenir avant l’ascension sur Hautacam. Au sommet, il a concédé presque 6 minutes au vainqueur du jour et 4 minutes 41 secondes au maillot jaune de cette première semaine Cadel Evans. L’Australien ayant l’avantage sur l’Espagnol au contre-la-montre, on est en droit de dire que le Tour est d’ores et déjà perdu pour Valverde.
Oscar Pereiro Sio ne va pas fort lui non plus. Mais mieux que son leader tout de même. Après tout, c’est lui qui l’a sorti du vide en Pau et Hautacam. Le vainqueur par défaut du Tour 2006 (après l’affaire Landis) aurait pu faire semblant de mériter son titre, mais sans doute avait-t-il pour consignes d’attendre Valverde. Aura-t-il carte blanche pour les Alpes avec son leader si décroché ?
Damieno Cunego a eu le talent incroyable de quasiment prendre un peu de temps à chaque étape. Chute dans la 7è étape (Brioude – Aurillac), le 11 juillet, pris dans une bordure deux jours plus tôt et décroché dans la montagne. L’Italien de la Lampre est à 5 minutes 37 secondes de Cadel Evans et c’est quelque part un miracle qu’il ne soit pas à un quart d’heure tant il n’a pas été à l’aise dans les Pyrénées. Ce n’est pas pour cette année que l’on verra le vainqueur du Giro 2004 briller sur la Grande Boucle. Mais au moins, à force de perdre du temps, on le verra peut-être tenter un coup pour le fun.
Et puis sans tirer sur l’ambulance, on placera une banderille sur Manuel Beltran qui s’est fait attrapé avec des traces d’EPO dans ses urines. À 37 ans, le coureur de la Liquigas va certainement mettre un terme à sa carrière (si l’échantillon B confirme le A) et témoigne d’un système d’un autre temps. Ce qui est salutaire, c’est qu’il se soit fait prendre, mais combien y en a-t-il dans la même situation parmi les 169 coureurs restants ?
Le Tour de France, véritable amour du pays.
08 juillet 2008
Le Tour de France, véritable amour du pays.
La Grande Boucle s’est lancée dans sa 95è rotation depuis dimanche dernier. Et si le cyclisme va d’affaire en scandale, l’affluence sur le bord des routes est une nouvelle fois au rendez-vous. Si la France aime un sport, c’est bien le vélo !
Alors bien sûr quand je dis la France aime le vélo, je parle de la France de tous les âges, de toutes les contrées (plus elles sont profondes et perdues mieux c’est !), celle qui n’est pas à Paris, celle qui n’a pas des grosses lunettes d’aviateurs sur le nez ou ailleurs, celle qui n’a pas de montre en or. Même si le porte parole du syndicat bling-bling et talonnettes en est le premier fan…
Alors voici un nouveau mois de juillet où les danseuses font causes communes aux sites mégalithiques et aux diverses églises et châteaux de notre beau pays. Oui Jean-Paul Ollivier est toujours vivant (que 68 ans !), il a même instauré un rendez-vous quotidien avec la fédération nationale des syndicats paysans de notre beau pays sur France 2.
Bon c’est très irritant de voir des publicités pour les troubles de l’érection et pour des assurances vies. Après tout, la France vieillit, il faut bien le reconnaître…
Et puis il y a ce lundi 7 juillet où Romain Feillu prend le maillot jaune (normal avec un tel entraînement), Samuel Dumoulin qui gagne à Nantes et Voeckler qui a le maillot à pois, un faux air de 14 juillet… Une étape à priori chiante comme la mort et puis le vent s’en est mêlé avec plusieurs bordures (rupture causée par le vent au sein du peloton) et une chute et déjà des écarts… Ça va peut-être faire lourd dès l’étape de Besse… Après l’Euro minable des bleus, Wimbledon sans Français (bon il y avait Clément mais bon), c’était à se demander si les Français n’entraient pas dans une spirale de la lose qui, à 32 jours des J.O de Pékin, pourrait devenir préoccupante.
L’éloge du dopage ?
Il y avait 208 kilomètres à faire à bicyclette ce lundi. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sens bien ce Tour de France 2008. Je vais même me risquer à mettre un petit billet sur Cadel Evans pour la gagne à Paris. 8è, 4è, puis 2è ces trois dernières éditions, la progression est là et à 31 ans, l’Australien a certainement la chance de sa vie.
Alors bien sûr, qui dit vélo, dit dopage, du moins pour l’essentiel des détracteurs, voire des journalistes. Pourquoi cette édition 2008 serait différente des précédentes ? D’ici une semaine, on apprendra qu’un anonyme du peloton a été contrôlé positif à un truc. Des doutes viendront bien assez tôt nuancer les performances des premiers dans les montagnes. Mais qu’on soit un amateur ou méchant qui n’aime pas le vélo, il faut reconnaître que dopé ou pas, il faut se la taper la montée de l’Alpe d’Huez !
Tom Boonen, pour avoir mis le nez dans un saladier de cocaïne, n’a pas été convié sur la Grande Boucle cette année. Y a-t-il eu une attitude comparable lorsque Gennaro Gattuso a refusé un contrôle inopiné après un Roma-Milan AC il y a quelques années ? Rien.
Une semaine de Tour, va pour un premier bilan.
Tom Boonen : Le nez dans le guidon, mais pas que…
Un tracé inédit :
12 juin 2008
Tom Boonen : Le nez dans le guidon, mais pas que…
Contrôlé positif à la cocaïne fin mai, selon le canard belge Het Laatste Nieuws, le récent vainqueur de Paris-Roubaix est d’ores et déjà privé de Tours de Suisse et de France.
Les faits remontent au 25 mai dernier. Le coureur Belge est l’objet d’un contrôle inopiné hors compétition. Le 26, le résultat tombe : positif. Le contrôle "a déterminé la présence d’un métabolite de la cocaïne", pour reprendre la terminologie officielle. Tuons le suspense d’emblé, le champion du monde 2005 ne risque pas grand-chose sur le plan sportif étant donné le caractère hors compétition de l’examen. Cependant le contrôle a été effectué trois jours avant le Tour de Belgique, ce qui risque quand même de lui porter un cinglant coup médiatique ainsi qu’à sa réputation au pays.
N’étant pas le dernier des casaniers, le rapport, à tort ou à raison, sera de toute façon établie entre la prise de cocaïne et un mode de vie l’ayant conduit dans un club discothèque. Du côté de la rédaction, tant qu’il ne sort pas l’argument de la stimulation des performances sexuelles cher à Adrian Mutu…
L’argument de la banalisation.
Que celui qui ne soit pas un junky lui jette la première pierre. C’est l’idée directrice de Laurent De Backer, le Président de la ligue vélocipédique belge (RLVB) en réaction à l’annonce de la Communauté Flamande (l’autorité concernée) de ne pas entamer de poursuites dans cette affaire : "Si l’on met sur la Grand Place de Bruxelles toux ceux qui ont pris une fois de la cocaïne, elle serait trop petite". Un bel exemple de café du commerce qui consiste à faire d’une banalité, une mœurs et d’une mœurs une chose tolérée voire légale. Un peu comme partout, la prise de stupéfiant (la cocaïne en fait partie au même titre qu’un pétard) est passible de poursuites en Belgique. De l’autre coté, s’il fallait mettre en prison tous les fumeurs de pétards et les sniffeurs…
Quelle réaction cela va-t-il engendrer au sein du tissu social de voir la star du peloton et véritable idole de tout un pays s’en tirer sans frais quand d’autres iront passer quelques jours ou semaines au trou ?
D’autant que ce n’est pas la première fois que Tom Boonen est associé à une affaire de drogue. Fin 2007 son nom avait été cité en tant que fournisseur (dealer) par Tom Vanoppen, un coureur de cyclocross. Ce dernier avait été également contrôlé positif à la C. Des perquisitions avaient alors été conduites au domicile des parents du coureur qui n’avaient rien donné.
Se relancer chez Bouygues ?
Cette affaire est d’autant plus désagréable pour le champion Belge puisqu’il serait en pourparlers avec l’équipe Française Bouygues Télécom qu’il pourrait rejoindre en 2009. Sa formation actuelle, la Quickstep, doit trouver un nouveau sponsor principal et le départ de Tom Boonen et ses 500 000 euros nets annuels pourrait aider Patrick Lefévère à arrondir les angles quant à la participation du futur sponsor.
Boonen chercherait donc un nouveau défi et serait prêt à se relancer dans cette équipe Pro-Tour à qui il manque un réel leader et qui se verrait alors réaliser un très joli coup. Cela permettrait de voir une écurie française remporter deux ou trois étapes à coup sûr lors du Tour de France !
Toujours est-il que cette affaire ne rend pas service au monde du vélo qui paye lourdement (en terme médiatique) sa politique volontariste de lutte contre le dopage. L’idée que le vainqueur d’une grande course ne peut qu’être un drogué d’une manière ou d’une autre commence patiemment à faire son trou dans le canapé aux côtés de la bière et de la télécommande. Ainsi pour parer à toute mauvaise image de l’actualité, l’organisation du Tour de Suisse, qui débute aujourd’hui 14 juin, a annoncé sa volonté de ne pas recevoir Tom Boonen sur ses routes. Quid du Tour de France ? Christian Prud'homme a annoncé hier que "dès lors que les informations relatives au coureur se confirmaient, il ne prendra pas le départ du Tour". Comment saccager une année sportive en un rien de temps...
Le Tour de France, véritable amour du pays.
02 juin 2008
9’’72 : Usain Bolt repousse encore les limites !
Le Jamaïcain a battu le record du monde du 100 mètres samedi soir à New-York en 9’’72, battant ainsi la précédente marque d’Asafa Powell de deux centièmes.
L’événement en soit est évidemment remarquable, mais à 69 jours des Jeux Olympiques de Pékin, battre le record du monde de la distance reine impose une sérieuse remise en cause pour les favoris Tyson Gay (deuxième de la course) et Asafa Powell. Après tout, ne dit-on pas des J.O que c’est trois semaines de préliminaires pour 10 secondes de bonheur ?
En abaissant le record du monde d’Asafa Powell du 100 mètres de deux centièmes, Usain Bolt fout le bazar dans la hiérarchie mondiale. Lui, le spécialiste du 200 mètres, vice champion du monde d’Osaka l’année dernière, derrière Tyson Gay.
C’est cette année que le Jamaïcain a décidé de faire du 100 mètres, comme ça pour voir. Première course, chez lui à la Jamaica International Invitation le 3 mai dernier, un temps canon de 9’’76, à deux centièmes de la marque de référence de son compatriote. La seconde meilleure performance mondiale de tous les temps pour une première…
Samedi soir, sous une petite bruine, Bolt a donc battu le record du monde. Revenons à nos préoccupations franco-françaises puisque à ce jour, le Jamaïcain n’est pas encore convié au meeting de la Golden League de Paris Saint-Denis (le18 juillet) alors que Tyson Gay et Asafa Powell semblent sur le point de signer tous les deux le registre de présence. Ça serait balo quand même de se priver du recordman du monde pour le 10è anniversaire du meeting déjà en grande perte de vitesse médiatique et populaire.
25% des records du monde effacés pour dopage depuis 1968.
Comme il a battu le record du monde du 100 mètres, le Jamaïcain a dû faire pipi dans le bocal. L’on attendra donc avec toute la réserve qu’il se doit les résultats. 25% des records du monde de la spécialité ont été effacés pour cause de dopage depuis 1968 et l’. Pour mémoire il s’agissait des marques de Ben Johnson (par deux fois) en 1987 et 1988, de Tim Montgomery en 2002 et e Justin Gatlin en 2006. Soit 4 records sur les 16 derniers.
Son 100 mètres de New-York
Son 100 mètres en Jamaïque
25 mai 2008
Roland Garros commence, les craintes aussi !
Deuxième tournoi du Grand Chelem, Roland Garros débute ce dimanche et se promet déjà à Rafael Nadal (who else ?!). Côté Français le forfait de Tsonga confirme la tentation de la petite prière dominicale de voir un Français en deuxième semaine, sait-on jamais. Sainte Rita dans la place !
Il y a une semaine, Roger Federer semblait si près de battre Nadal en finale d’un tournoi sur terre battue. Si loin, intox ou pas, une intervention du kiné et deux heures plus tard, c’est bien Rafael Nadal qui remportait le Masters de Hambourg. Grand favori de la quinzaine, son seul adversaire peut en fait être le Serbe Novak Djokovic (3è mondial) qui a eu le mérite de prendre un set à l’Espagnol à Hambourg et qui l’a battu en deux sets secs à Indian Wells, mais la surface dure du tournoi Américain n’a rien à voir avec la terre battue de la Porte d’Auteuil.
Chez les filles, le retraite soudaine de Justine Hénin, il y a une semaine ne bouleverse pas vraiment la hiérarchie. La belge étant pas terrible depuis le début de la saison. Maria Sharapova (numéro 1 mondial) a là une bonne occasion de remporter un tournoi qui manque à son palmarès faute de concurrence en fait. Ana Ivanovic, la finaliste malheureuse de l’année dernière et de l’Open d’Australie 2008 n’affiche pas un bilan d’enfer sur terre cette saison avec une demi-finale à Berlin (battue par Dementieva 6-2 7-5), mais sortie au deuxième Tour à Rome par la qualifiée Bulgare et 47è mondiale Tszvetana Pironkova, une grande crevette d’1m80 pour 65 kg. Mais comme toujours, le tournoi femmes débutera la semaine prochaine, la première consistant à un tour de chauffe avec l’objectif d’accumuler le plus de roue de vélo.
Et les Français(es) ?
Sans catastrophisme aucun, il faut être réaliste, ce n’est pas cette année que Noah va se trouver un successeur. C’est con, 25 ans après, ça fait un compte rond. Gasquet qui est à côté de ses pompes, Tsonga absent (et opéré) et Grosjean vieillissant et blessé aussi, ça revient à compter sur Llodra et Mathieu. Rude. Le Français qui aura un poil plus de pression cette semaine sera Gilles Simon. Le vainqueur du tournoi de Casablanca a le mérite d’avoir gagné quelque chose récemment. Hors le tournoi de Casablanca ressemble à s’y méprendre à un championnat de France, puisque Simon a affronté au cours de la semaine Serra (1er Tour), Gicquel (quart de finale), Tsonga (Demi-finale) et Benneteau (finale) sur ses cinq matches. Du coup, si le capital confiance est renforcé, ça ne veut pas dire pour autant qu’il marche sur l’eau.
Chez les filles, la pression médiatique s’est abattue sur Alizé cornet. C’est dire si on est mal. La finaliste du Tournoi de Rome (bénéficiant du forfait de Serena Williams en quart de finale), a créé le buzz faute d’une Amélie Mauresmo un temps soit peu en forme. Allez, motivation, on y croit ! La petite Cornet (18 ans) est une fusée. En 2006, elle est 196è mondiale, en 2007, il finit 50è mondiale. Cette année, elle est actuellement 20è mondiale ! Manque les titres, commencer son palmarès par Roland Garros, ça serait bizarre.

