Si le Portugal reste dans les courses pour les quarts de finale de l'Euro 2012 à la faveur de sa victoire de mercredi contre le Danemark, Cristiano Ronaldo peine une nouvelle fois à s'imposer comme l'homme providentiel de sa sélection lors d'une phase finale.

cristiano-ronaldo-portugal

Voilà une statistique qui intrigue, en deux matchs, Cristiano Ronaldo a tiré 11 fois au but (8 fois cadré), mais n'a toujours pas marqué. Un défaut de réussite assez remarquable pour l'attaquant du Real Madrid qui a trouvé le chemin des filets à 46 reprises rien qu'en Liga (dont 12 penalty). 2 matchs sans marquer, à titre de comparaison, il faut remonter à décembre 2011 pour trouver une telle ''série de stérilité'' en championnat !

Le poids de la Nation

Bien sûr, CR7 n'a pas des statistiques si horribles que cela en sélection avec 32 buts pour 92 capes (à seulement 27 ans), mais ces chiffres montrent tout de même une moins bonne aisance en sélection. Pourtant les qualifications pour l'Euro 2012 avaient laissé croire en une prise en main ferme de ses fonctions de capitaine avec 7 buts et 2 passes décisives en 8 matchs disputés !

Le fait est qu'au niveau supérieur, CR7 n'a pas vraiment existé face à l'Allemagne. Pire, face au Danemark, son duel raté a permis aux Danois de revenir à la marque avant que Varela, entré en jeu, n'obtienne (un rien miraculeusement) la victoire. Ce qu'il apparaît de ces deux premiers matchs, c'est que les joueurs du Portugal et Ronaldo lui-même attendent trop d'exploits personnels raconté tout au long de l'année par les aventuriers de la maison blanche. Rien qu'à voir l'équipe alignée : Un milieu à trois où seul Raul Meireles va de l'avant, Helder Postiga en pointe et le pauvre Nani dont on ne sait plus où il a la tête en plus de déjà 5 fautes commises en deux matchs... Rare à ce poste.

Il en découle une pression supplémentaire sur les épaules de Ronaldo, désireux de trop bien faire. N'y voyons pas un excès de ''melonite'' de la super star, mais plutôt l'impression indélébile que tout dépend de lui. Après tout, la victoire de mercredi peut éventuellement le relâcher, mais voilà que la confrontation contre les Pays-Bas ajoutera une pression sans égale depuis la demi-finale de Coupe du Monde 2006 (du moins sur ses épaules).