Rigolons un peu avec le sport

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09 octobre 2008

Schumacher positif, Piepoli encore !

674px_Stefan_Schumacher__Tour_de_France_2007___stage_8_L'Allemand vainqueur des deux contre-la-montres sur le Tour de France 2008 a été contrôlé positif à l'EPO troisième génération. L'Italien a lui été contrôlé positif les 4 et 15 juillet sur la Grande Boucle. Le CIO annonce une série de « retesting ».

Maillot jaune lors de deux étapes du Tour de France 2008, Stefan Schumacher va se voir contraint de rendre ses deux trophées symbolisants ses victoires lors des deux contre-la-montres du Tour de France 2008 à Cholet et Saint-Amand-Montrond. L'Allemand a été contrôlé positif à la CERA, une EPO de troisième génération à effet retard (à ne pas confondre avec le latéral droit du PSG). L'Agence Française de Lutte contre le Dopage l'avait dans le nez durant la grande boucle. On peut dire que l'AFLD a eu le nez creux, bien qu'incapable de prouver ses doutes au niveau urinaires.
Oui mais voilà, depuis l'été, un nouveau test sanguin a été autorisé et le laboratoire de Châtenay-Malabry s'est lancé dans une grande vague de contre expertise. La positivité du coureur de la Gerolsteiner a été obtenue par la combinaison des deux tests sanguins effectués les semaines dernières par le laboratoire de Lausanne et celui de l'AFLD. Schumacher avait été concerné par d'autres affaires par le passé. En 2005, il est contrôlé positif à la cathine (un stimulant) avant d'être acquitté et en 2007 il est privé de mondiaux faute de paramètres sanguins clean.

Et revoilà Piepoli !

Il avait réalisé une montée de Hautacam au pas de charge le 14 juillet dernier et finalement lui aussi n'est pas propre. L'Italien Leonardo Piepoli (37 ans) a lui-aussi été contrôlé positif à la CERA le 4 et 15 juillet. Son coéquipier Ricardo Ricco a lui-aussi été pris. Les deux coureurs avaietn été exclus de la Saunier-Duvale. Piepoli avait, alors, avoué à moitié s'est être piqué. Ricco a lui été suspendu deux ans, Piepoli prendra au mois la même sanction... Carrière terminée.

Le CIO va tout contrôler.

Avec ce nouveau test qui permet de détecter l'EPO troisième génération (depuis le mois de juillet), le CIO entend bien contrôler une nouvelle fois tous les échantillons qui sont en sa possession. C'est-à-dire ceux des Jeux Olympiques de Pékin, mais aussi ceux d'Athènes (2004). Et pas que dans le cyclisme ! Le CIO conserve huit ans les échantillons. Affaire à suivre.
L'espace d'un instant, trois jours, on a cru durant le Tour de France que celui-ci serait enfin propre. Les éléments montrent qu'une fois de plus notre optimisme sans faille s'est planté sur toute la ligne. Néanmoins, je maintiens ma position qui est que le Cyclisme est l'un des seuls sports à avoir une vraie politique anti-dopage et qu'on doit saluer cette volonté politique plutôt que tirer à boulets rouges sur ce sport gangrené par des années de laisser faire.

03 octobre 2008

Respecter le public.

2908489528_19f1f_ccbfaDéjà considéré comme une vache à lait, le public parisien a souffert le martyr avec le non match du PSG face à Kayserispor. Environ 25 000 spectateurs ont payé un billet pour un courant d'air d'une heure et demi.

A-t-on aujourd'hui voix au chapitre dans le football ? Nous supporters, public, spectateurs... Les gens qui vont au stade et payent leurs places. Hier soir (jeudi), j'étais au parc des princes pour le match retour du premier tour de la coupe UEFA : PSG – Kayseripor. Si les parisiens avaient remporté le match aller 2-1 en Anatolie, le suspense était réduit à éviter une bourde type Maccabi Tel-Aviv. Paris en mal de but, la qualification assurée à 95%, PSG avait l'occasion de travailler son rendement offensif (7 buts en 10 matches toutes compétitions confondues).
Il n'en fut rien ! Paris a balancé son match afin de se préserver pour le suivant (déplacement dimanche à Nancy). Pancrate a raté l'immanquable, Hoarau laisse de plus en plus perplexe devant le but malgré une participation au jeu toujours intéressante. Les parisiens ont tenu le ballon, les Turcs s'en foutaient tout autant et auraient pris une valise face à une équipe joueuse. Balancer un match de coupe d'Europe est une spécialité Française et Paris sait si bien s'adapter à son adversaire surtout lorsqu'il est médiocre. Le match fut chiant à en bailler, le tout lors d'une soirée fraîche et venteuse. 0-0 et une crève, la passion a un prix et impose des sacrifices. Il est vrai que le public parisien a tellement été gâté ces dernières années...

État d'esprit es-tu là ?

PSG___Nantes_CF_1981La vache à lait dans le public a droit au respect et voir son équipe disputer la rencontre et jouer la gagne. Où est passé l'esprit du PSG – Nantes de la coupe de France 1981 ? Cette épreuve se jouait alors en matches aller-retour. Étrillés 3-0 à Nantes au match aller, les Parisiens inversent la tendance et mènent 2-0. Au retour des vestiaires, un trou d'air Parisien permet au canaris de revenir à 3-2. Qu'importe, les Parisiens auront à coeur de gagner la partie et s'imposent 5-3 bien qu'éliminés. Nantes passe au bénéfice des buts à l'extérieur. Indépendamment de la qualité des joueurs, verrait-on un état d'esprit comparable aujourd'hui ?
Il ne s'agissait que d'un match retour de premier tour de C3 sans enjeux, ni gloire à récolter. Il ne sert à rien de comparer avec les autres matches de la saison, ni même de tirer une extrapolation du contexte parisien actuel (deux défaites de rang en championnat). Le public n'est pas là pour payer sa place et fermer sa gueule peu importe le résultat et surtout la manière.

La coupe UEFA, on en veut pas !

01 octobre 2008

La coupe UEFA fait peau neuve.

754082_biglandscapeEn plus d'annoncer l'Euro à 24 d'ici 2016, le comité exécutif de l'UEFA a annoncé vendredi dernier à Bordeaux, la refonte de la Coupe UEFA en Europa League à compter de la saison prochaine. L'occasion de pointer les différences en C1 et C3.

C'est un discours récurrent dans le milieu du football et de ses observateurs : La Coupe UEFA ne fait pas recette, à quoi bon la jouer si c'est pour fatiguer les joueurs pour pas un rond ? D'autant que les tirages au sort et les critères d'admission demandent biens des déplacements exotiques avant de jouer Galatasaray, l'Ajax Amsterdam ou Benfica. Du coup relâchement des esprits (déjà pas au top sur la scène européenne pour nous Français) et des entraîneurs qui font tourner les effectifs. Et si les supporters voudraient avoir leurs mots à dire, les comptables des clubs ont tranché : Entre un huitième de finale de ligue des Champions et une épopée européenne digne de ce nom en C3, quitte à remporter le trophée, il n'y a pas photo.

Réforme de la C3, dites plutôt réformette...


victoire_zenithl'UEFA Europa League nous offre un nouveau logo, davantage de matches (avec 48 clubs en phase de groupes avec matches aller-retour), des droits marketing et une diffusion centralisés, un sponsor principal et un ballon unique : Un nouvel habillage et c'est tout en fait. L'UEFA espère que ce rafraichissement attirera davantage les envies. Quelle naïveté de croire cela sans augmenter la dotation de la compétition. Pourtant avec près d'un milliard d'euros récoltés sur la vente des droits télé de l'Euro 2008, la confédération avait une piécette ou deux à mettre dans la corbeille. Bien sûr, à compter de la phase de groupe, chaque aura désormais l'assurance de disputer trois matches à domicile en phase de poule, soit une occasion de plus remplir (à moitié) son stade. Super ! Cette phase de championnat au sein d'une coupe reste une énigme pour moi (tant en C1 qu'en C3) où la multiplication des matches offrent davantage de recettes, de soirées télé-pizza-potes (et donc des grincement de dents du sexe faible), mais également plus de fatigue pour les joueurs et des effectifs à rallonge. Le communiqué de l'UEFA est sans ambiguïté sur la cible visée comme la confirmation d'une promesse de campagne de Michel Platini (élu grâce aux voies des pays de l'est) : « Ce nouveau format va encourager les équipes des pays émergents ou les équipes dites plus petites à remettre en question l'ordre établi. » Le succès du Zenith St-Pétersbourg annonce donc une nouvelle concurrence (du moins la volonté) plus qu'un incident de parcours. À eux quatre l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre et l'Allemagne ont remporté 26 des 37 titres( 0 pour la France). Pas touche au trophée.

Dotation de la C1.

beaucoup_d_argentSelon l'UEFA et pour la saison 2006-2007, la dotation de la compétition reine se fait sur deux échelles. Une purement sportive avec les résultats et une autre sous la forme de la valeur des marchés commerciaux. Comprenez qu'Arsenal gagne plus que le Steaua Bucarest par sa simple présence. C'est la redistribution des droits télés.
En ce qui concerne les primes fixes, chaque club reçoit 2 millions d'euros au titre des frais de participation. Chaque match joué rapporte 400 000 euros auquel on ajoute une prime de 600 000 euros pour la victoire et 300 000 pour le match nul. À simplement disputer la phase de poule, une équipe de C1 peut recevoir de la part de l'UEFA jusqu'à 8 millions d'euros ! À noter que grâce à un excédent de recettes, chacun des 32 clubs qualifiés a reçu 1 million d'euros supplémentaires.
Les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale se voient obtenir un bonus de 2,2 millions d'euros. Les 8 qualifiés pour les quarts reçoivent 2,5 millions d'euros et les demi-finalistes 3 millions d'euros supplémentaires. Le finaliste malheureux reçoit 4 millions d'euros et le vainqueur 7 millions d'euros ! Sur le terrain, le Milan AC, vainqueur de la compétition en 2007 a glané 23,2 millions d'euros.
Pour ce qui est de la valeur du marché elle dépend d'une multitude de critères qui sont : la valeur du marché national, du nombre de clubs par association, du classement dans le championnat national de la saison précédente (champion ou pas) et du nombre de match joués dans la compétition de la saison en court. À ce petit jeu, le Milan AC a reçu 39,59 millions d'euros. Ce qui fait une campagne européenne avec un trophée au bout qui rapporte 62,79 millions d'euros.

Dotation de la C3.

un_peu_d_argentOui, en regardant la dotation de la C3, on comprend qu'il s'agit de la consolante, d'une sous-coupe d'Europe. Du moins financièrement. 70 000 euros par match joué. Une victoire rapporte 40 000 euros, un match 20 000. En seizièmes de finale, gavage, une prime de 70 000 euros tombe du ciel, comme en huitième de finale. À noter que les équipes venant de C1 (les troisièmes des groupes) ne sont pas concernés. Il manquerait plus que ça ! Les participants aux quarts de finale reçoivent 300 000 euros. Les demi-finalistes obtiennent 600 000. Soit comme si elles disputaient un match en phase de groupe de C1 se terminant sur un score nul. La victoire rapporte 2,5 millions d'euros, 1,5 pour le finaliste malheureux. En 2006-2007, la victoire en Coupe UEFA a rapporté 6,25 millions d'euros et un trophée. 10 fois moins que le Milan AC.

Avec les chiffres de l'UEFA.
La Coupe UEFA, on en veut pas !

30 septembre 2008

Hoffenheim : Petit, mais costaud !

tsg_1899_hoffenheim_ist_in_die_1_bundesliga_aufgesLe promu en 1.Bundesliga brûle les étapes dans le paysage du football Allemand au point d'être la belle surprise de ce début de saison. Vendredi les joueurs de la banlieue de Sinsheim (dans le Bade-Wurtemberg) ont fait le spectacle à Brême malgré la défaite. Présentation.

Quel beau championnat Allemand ! Le semaine dernière on vous parlait du du carton 5-2 du Werder Brême sur le terrain de l'Alliance Arena du Bayern Munich. Le week-end dernier, les brêmois ont repassés cinq buts à leurs adversaires de la TSG Hoffenheim, pour un match à 9 buts. Oui 5-4 entre le Werder Brême, le pensionnaire le plus assidu en C1 de ces dernières années en C1, et le petit promu Hoffenheim qui vient de l'étage inférieur... des étages inférieures. Les hommes de Thomas Schaaf ouvre le score par l'intermédiaire de Mesut Özil (qui avait déjà inscrit un doublé à Munich), se font rejoindre à 1-1 par Demba Ba (le Sénégalais formé au Havre), puis lâchent les chevaux et mènent 4-1 à la demi-heure de jeu. Les Dorfverein se reprennent en entament une folle remontée; Salihovic, Ibisevic (l'ancien éphémère parisien) sur penalty et Compper. Vous comptez bien, on est à 4-4 ! Per Mertesacker se fait expulser côté brêmois à l'heure de jeu, ça sent le sapin au Weserstadion ! Finalement, Mesut Özil s'offre un doublé et le Werder s'impose 5-4, mais toute l'Europe fait connaissance avec Hoffenheim vivifiant 6è de Bundesliga après l'avoir dominé durant les deux premières journées. La dernière que j'ai vu neuf buts en un match en Ligue 1 c'était le Saint-Étienne – Montpellier (5-4) de la saison 1999-2000.

Une croissance aux hormones.

Interview_Hopp_03Hoffenheim est une ville de 3 300 habitants. Cette seule phrase laisse à méditer sur les circonstances fâcheuses qui ont entraînés un tel enchainement d'évènements improbables et délirants pour voir une ville 10 fois plus petite qu'Auxerre au sommet du football germain. Lah ! Point de faille du continuum espace-temps, ni magie noir. La TSG Hoffenheim a le bonheur d'avoir dans ses anciens licenciés une des plus grosses fortunes du pays à avoir Dietmar Hopp. Car auparavant, Hoffenheim était à sa place sportivement parlant. L'ancien club de Gymnastique (puis de football à partir de 1945) végétait tout en bas des divisions régionales et c'était bien normal. Dietmar Hopp co-fonde SAP, le groupe informatique, et fait fortune. Fan de football, un brin mégalo il préfère rêver de voir son club de sa ville natale en première division que de se payer un club déjà établie plus haut à l'instar de n'importe quel Roman Abramovitch (Chelsea) ou famille royale du Qatar (Man City) venus. Il rachète le club en 1989. Le club est alors dans le groupe A de la Kreisligen ce qui constitue la huitième division. Avec de l'argent tout va plus vite et les échelons défilent sans toujours marquer les paliers de décompressions ni faire l'ascenseur : Bezirksliga, Landesliga, Verbandsliga, pour la saison 2000-2001, le club est en Regionaliga, la troisième division Allemande. Un progression de cinq divisions en onze saisons sans fusion, ni rachat de licence.

Il fallait un entraîneur pour franchir le cap.

Ralf_RangnickSe déplacer à Sisheim-Hoffenheim devrait être comme un déplacement à Romorantin ou Raon l'étape en France. Une plaie et normalement une victoire au bout du compte. Le club marque le pas dans cette division qui est déjà très grande pour une ville où les vampires sont maîtres des rues la nuit et où les loups sont les gardiens de la forêt voisine. Dietmar Hopp constate le chemin accompli, mais ne rêve que de Bundesliga, de professionnalisme avant d'imaginer plus haut. Marre d'avancer d'une place en une place en Regionaliga. Le Président recrute en 2006 (et c'est là que tout change) Ralf Rangnick, l'ancien entraîneur de Ulm et Stuttgart laissé libre depuis fin 2005 par Schalke 04. Les effets se font voir d'entrée, une promotion en 2.Bundesliga. À peine le temps de prendre ses aises, les dorfverein (bouseux) mettent les sabots dans l'élite au nez et à la barbe de Kaiserslautern, Munich 1860 ou encore St.Pauli...

Des infrastructures à la traine.
gastfans
À la base, le stade la ville est à son image : Ridicule ! 6 300 places, dont 3 000 débout qui porte le nom de son financier tant aimé… Dietmar Hopp Stadion. Évidemment le club, s'il veut faire de vieux os dans l'élite, doit s'équiper d'une enceinte digne de ce nom qui ne plombe pas la moyenne d'affluence du championnat. 50 millions d'euros sont mis sur la table pour un stade de 30 000 places (pas plus, ça sera déjà assez compliqué comme ça de le remplir !) pour une livraison début 2009. Le boss envisage le naming plutôt que Dietmar Hopp stadion II  ! Pendant ce temps et histoire de satisfaire aux exigences de la ligue, l'équipe première évolue au Carl-Benz-Stadion de Mannheim à 50 kilomètres de la maison.

Pas d'histoire, pas de passion.

newsFussball2Alors bien sûr le club n'a pas un vécu européen et n'a rien gagné au niveau national, même en 2.Bundesliga, c'est Mönchengladbach qui fut titré la saison passée. Du coup, les critiques vont bons trains à la vitesse des jalousies qui ont jalonné la progression du club. De l'argent, pas de supporters pour résumer. Comment remplir un stade quand la ville fait moitié moins que la capacité de l'enceinte ? Le club est haï des clubs comme Mayence, St.Pauli, Kaiserslautern qui estiment dommage qu'un si petit club prenne la place d'un des 36 clubs pros (on joue à 18 dans les deux Bundesliga). D'autant que le marché des transferts du club peut choquer à un tel niveau. La saison dernière Carlos Eduardo (20 ans à l'époque) a signé pour le club badois pour 8 millions d'euros ce qui constitue l'enveloppe totale des transferts de plusieurs clubs de 2.Bundesliga réunis. Pour comparer Loïc Rémy a signé de Lyon à Nice pour le même montant l'été dernier.

Des jeunes et pas de stars.

vedadIbisevicL'effectif n'a pas beaucoup bougé durant l'été et la volonté d'avoir des jeunes prometteurs signés sur le long terme et des joueurs revanchards peu connus (ou pas) n'a pas disparue. En se baladant dans l'effectif personne n'attire l'oeil et l'hémisphère qui contrôle la mémoire si ce n'est Vedad Ibisevic qui est passé au PSG du temps de Vahid Halilhodzic sans laisser de souvenir. Au soir de la 6è journée de championnat, il est, avec 7 buts, meilleur buteur de Bundesliga à égalité avec Patrick Helmes (Leverkusen) l'autre révélation offensive du début de saison. Sinon Salihovic, Ba, Compper, Öscan, Nilsson, Luis Gustavo et les autres vont peu à peu être davantage médiatisés...
En ce début de championnat, cette équipe joue crânement sa chance. Elle a commencé par deux succès de suite à Cottbus (0-3) et contre M'Gladbach (1-0) avec la première place au classement en prime avant de recevoir un premier carton contre le Bayer Leverkusen (2-5). 0-0 contre Stuttgart, victoire (4-1) contre Dortmund avant la défaite (4-5) du week-end dernier à Brême. Vous notez le calendrier de dingues de leur début de saison en plus. Il ne manque que le Bayern Munich et Schalke 04 qu'ils rencontreront les 6 et 13 décembre prochains.

29 septembre 2008

7è journée de ligue 1 : Paris coule, Marseille coince, Lyon rigole !

36363_hpLyon prend ses aises en tête du classement quand Marseille et Bordeaux patinent. Paris s'incline pour la première fois de la saison au Parc et Nantes s'enfonce dans la crise. Toulouse est deuxième de Ligue 1 !

Après avoir glané deux points par match en moyenne lors des cinq premières journées de championnat, le PSG marque un coup d'arrêt avec une deuxième défaite consécutive. Après avoir perdu à Saint-Étienne (0-1), les parisiens se sont inclinés au Parc des Princes face au promu Grenoblois  (0-1) qui avait décidé de ne rien proposer si ce n'est une leçon de réalisme à un quart d'heure de la fin signé Nassim Akrour. Le terme générique de ce genre de match est : hold up. Mais les carences offensives parisiennes (4 buts en 7 buts) deviennent au fil des matches patentes, voire préoccupantes. On s'interroge sur le physique de Mateja Kezman (qui n'a rien apporté) qui se fait reprendre à la course par un défenseur alors qu'il a cinq mètres d'avance... Et si Guillaume Hoarau participe très honorablement au jeu de son équipe par son jeu aérien notamment, son manque de réalisme devant le but commence à agacer. Si le résultat pour les hommes de Paul Le Guen n'en a pas pâti à Caen (1-0), le résultat aurait pu être tout autre si l'ancien havrais avait converti ses grosses occasions devant le but à Saint-Étienne (0-1) et donc samedi soir contre Grenoble (0-1). Mais le football, c'était aussi des occasions ratées et la morale de l'histoire est rude puisque Grenoble est désormais 4è, Paris tombe à la 12è place. Une première défaite de la saison au Parc des Princes, qui est le stade qui voit le moins de buts cette saison (trois en tout), mais qui était également celui où les visiteurs n'avaient pas encore marqué (bon d'accord deux matches). Forcément la crainte (peut-être un peu prématurée) de revivre le même calvaire que la saison passée (7 défaites à domicile) est revenu dans les mots de Paul Le Guen : « Cela rappelle de mauvais souvenirs , mais il ne faut pas trop y penser et se dire que l'on peut encore rectifier les choses ». La faute à qui ? Indirectement à Claude Makélélé qui a obligé Stéphane Sessegnon a jouer plus bas (vers Jérémy Clément) selon les consigne du coach. Du coup, il manquait du liant entre le meneur créatif Béninois et ses attaquants, devant allonger la passer pour trouver Jérôme Rothen et Ludovic Giuly qui, en plus, ont roulé à l'ordinaire samedi soir. Nassim Akrour, profitait lui d'un marquage élastique de Ceara (qui nous étonnait de n'avoir pas encore fait de connerie cette saison) pour enrouler une frappe qui passait au dessus d'un Mickael Landreau avancé, mais juste sous la barre... Et dire que dans la semaine n a appris que Index Corporation a annoncé son désengagement du GF38 espérant récupérer 40 à 50 millions d'euros. Deux fois le prix de la vente du PSG à Colony Capital par Canal +.

Crise de nerfs à la Jonelière

des_tags_et_des_degradations_au_centre_d_entrainement_du_fc_nantes_2654171_1378C'est finalement le FC Nantes qui a coulé à Créteil (1-0 en coupe de la ligue) qui s'est présenté à D'ornano. Pas celui qui s'est vaguement repris contre Valenciennes (2-0) la semaine dernière. En une demi-heure, les caennais ont fait exploser les canaris par l'intermédiaire de Steve Savidan (au bout de 82 secondes), Fahid Ben Khalfallah et Benjamin Nivet. 3-0, le score aurait pu être bien plus lourd si les locaux n'avait pas décidé de lever le pied en seconde période et si Jérôme Alonzo n'était pas en forme. On peut parler d'un certain manque de respect. Un club qui mérite de prendre 7 buts doit en prendre 7, c'est peut-être ce qu'il devrait arriver à ce monument du football national (pas encore de National !). Caen est 5è, Nantes reste 19è. Toujours est-il que la méthode Baup se fait attendre et que le loft a réouvert ses portes pour y accueillir Thomas Dossevi, Guillaume Moullec, Marek Heinz, Eric Cubilier, Karim El Mourabet, Olivier Thomas et Nicolas Goussé. Le technicien nantais estime n'avoir besoin que d'un « groupe de 18 à 20 joueurs capables de renverser la situation ». L'opération commando a belle et bien commencé. Une autre opération commando a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Des supporters nantais (déjà turbulents en tribune à Caen) ont tagués les bureaux de la Jonelière, le centre d'entraînement du FCN et commis quelques dégradations. On a pu lire des messages hautement philosophiques inscrit à la peinture blanche ou jaune sur les murs, les portail et les voitures quant à la direction du club : « Kita casse-toi enculé », « Praud dégage », « le FC Nantes nous fait honte », « Bougez-vous, trop payés ça suffit ».

Les buts du match :
Révolution de palais au FC Nantes :

Parlez moi de la vidéo...

but_finishUne première mi-temps de folie où Hatem Ben Arfa a laissé entrevoir tout ce qu'il pouvait apporter à l'OM cette saison. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le score au stade Léon Bollée du Mans bénéficiant d'un contre favorable dans la surface sarthoise. L'inévitable Stromstad égalisait pour les locaux. 1-1 à la mi-temps, le match pouvait se résumer à une opposition entre deux des joueurs les plus beaux à voir dans ce pays, c'est-à-dire Ben Arfa et Gervinho. Marseille aurait pu gagner ce match comme le perdre, mais la presse préférera s'enticher à savoir si la tête de Samassa est effectivement valable plutôt que pointer le manque de réalisme des marseillais et leurs 27 tirs du match ! Canal se réserve son système du but finish pour les matches du dimanche soir, mais forcément l'abonné à foot + (supporter de l'OM en plus) aurait bien voulu savoir...
Niang aurait également pu bénéficier d'un (ou deux) penalty en première période. Bref, il y avait la place pour l'OM, mais ce match nul 1-1 le fait reculer à la troisième place tandis que le Mans recule (aussi) à la sixième place.
Les buts :

Toulouse se la pète

toufoulcanUn bon petit hold up des familles pour les toulousains qui ont trouvé ça marrant de ne rien proposer pendant 89 minutes face des Valenciennois qui s'arrachaient les cheveux. Et puis à l'entrée des arrêts de jeu, André Pierre Gignac réalisait la première frappe cadrée de son équipe du match (enfin c'est l'idée) et marquait son quatrième but de la saison grâce à Nicolas Penneteau qui déviait insuffisamment le cuir. L'effet rétro du ballon battait l'ancien bastiais pour un but gag. 0-1, un peu comme Grenoble, le TFC gagne à l'extérieur avec la mentalité de ne pas prendre de but et de jouer un contre à fond en seconde période, c'est le gros stéréotype du championnat de France. Si le manque de réalisme des joueurs de Nungesser est à pointer du doigt, ce ne sont pas pour autant les tirs valenciennois qui ont étouffés Cédric Carrasso avec 5 tirs cadrés sur 13. PSG-Grenoble, Valenciennes-Toulouse, elle est belle la ligue 1 de l'offensive du Président Thiriez. Mais à l'instar de Grenoble qui remonte à la quatrième place, les toulousains sont désormais seuls dauphin de Lyon avec 14 points tandis que VA se retrouve 15è. En illustration, le lien de toufoulcan, blog de BD et de cassoulet sur le TFC.

Nom : Mounier ; prénom : Anthony ; âge : 21 ans

anthony_mounier21 ans hier soir, et un match plein avec deux passes décisives (franchement pour le but de Fred, Benzema fait quand même 90% du travail pour sa part) pour la nouvelle pupille du centre de formation maison. Il a donc « offert » deux buts à Karim Benzema et Fred (titulaire) face à un Ouaddou en touriste pour une victoire 2-1 contre Nancy (vous l'avez dit par un seul but d'écart !). On remarquera qu'une fois de plus la charnière centrale lyonnaise Cris-Bodmer qui en plus de prendre un but, stigmatise  le manque de forme du Brésilien et la non spécialité du poste pour l'ancien lillois comme ce trou d'air sur une occasion nancéienne oubliant de prendre le premier poteau sur un centre de Dia. Précisément l'espace entre le centreur et l'angle premier poteau – 5,50 mètres. La première mi-temps de l'OL fut convaincante n'usurpant en rien sa place de leader du championnat, mais le relâchement en seconde période a faillit profiter à des nancéiens (14è) trop fébriles malgré la réduction du score de Pascal Bérenguer.

But Benzema :
But fred :

Vivement le ballon unique...

ballon_puma_asm___lilleIl sera effectif d'ici la saison prochaine, mais en attendant l'équipementier  monégasque et Bordelais, sous couvert d'une opération à but humanitaire, nous servi un Monaco-Lille et un Bordeaux-Saint-Étienne avec un ballon spécial. Sur le fond blanc était dessiné un planisphère en violet et bleu ciel histoire de rendre le ballon moins visible et bousculant un peu plus les habitudes des joueurs qui doivent déjà faire avec une demie-douzaine de marque différente dans le championnat. Sinon Monaco a montré que ça ne serait vraiment pas la fête cette saison avec un non-match sanctionné d'une défaite 2-0 contre Lille. Un score acquis en seconde période grâce à la réussite de Yohan Cabaye (dont on ne parle pas assez) et de Ludovic Obraniak. Les hommes de Rudy Garcia remontent à la 7è place pour la bonne opération du week-end tandis que Monaco pique du nez à la 13è place.

Bordeaux rate le coche

En conclusion de cette septième journée, Bordeaux recevait Saint-Étienne avec la possibilité de se rapprocher du podium. Occasion manquée puisque Verts et Marines se quittent dos à dos 1-1. Un but de Payet en première période pour la réaction de Cavenaghi en seconde. L'Argentin a raté un penalty en première période. Bordeaux est 7è et reste au contact du podium avec 11 points, mais est-ce cela qu'on attend du scapulaire ? Pour Saint-Étienne, c'est un bon point pris à l'extérieur qui met fin à une série de trois déplacements en championnat couronnés par autant de défaites. Les Verts remontent à la 15è place et renvoie aux oubliettes l'accident de Guingamp en Coupe de la Ligue (défaite 4-1 au Roudourou). La réception de Monaco la semaine prochaine pourrait emballer une début de spirale positive.

Thiriez contre la sinistrose (ahah...ahah...)

Invité sur le plateau du Canal Football Club, le Président de la Ligue Frédéric Thiriez s'est une nouvelle fois fait le fervent défenseur du football Français et de son attractivité (ou pas). Le show a commencé en ouvrant grands les bras aux capitaux étrangers quand la question lui ai posé sur le fait que seuls deux clubs (Grenoble et PSG) sont détenus par des capitaux étrangers quand huit le sont en Angleterre. Ni parmi les journalistes et consultants ni le président lui-même, personne n'a remarqué l'essentielle différence économique entre les deux pays : Les clubs anglais sont propriétaires de leurs stades. En France seul l'AJ Auxerre peut soutenir la comparaison. Guy Roux aurait pu l'ouvrir ! Au lieu de cela, on préfère une fois de plus stigmatiser la différence entre les droits TV, les recettes au guichet et la fiscalité bien sûr.
Le Président nous a une nouvelle fois défendu la Coupe de la Ligue à coups de chiffres qui ne veulent rien dire : « 45 millions de téléspectateurs » (sur 31 matches, soit moins d'1,5 millions par match quand TF1 tire la gueule quand Lyon n'en amène que 5 millions pour un match de C1) ou encore des « 45 buts inscrits lors du premier tour » (en 16 matches, soit 2,81 buts par match...pas de quoi gripper aux rideaux non plus!). On aurait aimé voir la rédaction au moins pointer la pertinence de cette compétition à l'heure où les joueurs disputent plus de 50 matches par an et lorsque l'Euro passe à 24...
Le but valable ou pas de Marseille au Mans ? Le Président nous a ressorti son grand projet pour la vidéo. Sur le match, tous les angles vidéo ne peuvent en aucun cas garantir que l'INTÉGRALITÉ du ballon a  effectivement franchi la ligne de but. Dire le contraire ressort de la mauvaise foi (donc du mensonge). Le Président a beau nous servir que son système est fiable à 100% (aucune technologie n'est fiable à 100%), on a du mal à croire que l'on serait davantage avancé. Sous couvert que « les anglais la demande, les italiens la demandent, tout le monde la demande ! », le Président de la LFP s'enferme dans le principe que la majorité a toujours raison. Ça va être difficile de le convaincre du contraire et personne en face pour apporter une contradiction.
Toujours dans la critique du Canal Football Club, on note l'interview de Zinédine Zidane sur les bleus et le lobby France 98 par Christophe Dugarry, ce qui vaut bien 0,01/10 sur l'échelle du journalisme professionnel est indépendant dénué de toute connivence.

Les autres résultats :

kahlenbergJean Nobilo a qualifié le match de son équipe « de plus mauvaise prestation depuis le début de la saison » sur la pelouse d'Auxerre. Le Havre s'incline lourdement 3-0 et est toujours 18è. Des buts de Coulibaly, Jelen et Kahlenberg (joueur élégant que j'ai toujours apprécié) pour une belle semaine auxerroise (11è désormais) après la qualification en coupe de la ligue aux penalty face à Toulouse.
Sochaux et Lorient se sont quittés sur un nul 1-1 après que Ayew (le neveu d'Abedi Pelé) eu marqué son premier but en ligue 1. Mais Melvut Erding égalisait pour Sochaux. Les doubistes sont toujours à la recherche d'une victoire en championnat à Bonal depuis le 30 mars (contre Nice 1-0) et sont toujours dernier de la classe. Lorient se maintient à la 17è place. 
Enfin Rennes s'est imposé face à Nice sur un but de Jimmy Briand où Frédéric Antonietti s'est enfin lâché cette saison avec cette déclaration d'après-match : « Ce soir, on a fait un demi-match. Je l'ai dit aux joueurs, peut-être avec un peu plus de véhémence qu'en ce moment. Je n'ai pas envie de venir à Rennes, d'attendre dans un hôtel du centre-ville le début du match, pour ensuite voir ça ». Les Bretons apparaissent en première moitié de tableau (8è) et Nice recule de quatre place (9è).

Le revanchard du jour : Fred s'est plaint dans la presse jeudi, Fred a été copieusement sifflé en Ligue des Champions contre la Fiorentina (2-2), mais Fred était titulaire contre Nancy et a marqué en grillant la politesse à Ouaddou. Il reste encore du chemin à parcourir, mais le Brésilien semble sur la bonne voie; finalement.

Le revanchard du jour (2) : Thomas Kahlenberg a passé la fin de la saison dernière à soigner une blessure au genou et à jongler avec les rechutes. Depuis trois matches, le meneur de jeu Danois de 25 ans, passeur précis, revient au niveau et son match contre Le Havre le met sur la voie d'un retour en grâce avec une passe décisive pour Jelen tout en dosage dans la profondeur et un but qui fait toujours du bien.

28 septembre 2008

Tsonga, Ballan, Alonso et les autres...

tsongaSympathique dimanche devant la téloche à se goinfrer de sport afin d'amortir l'abonnement au câble. À bloc après la victoire de Tsonga en Thaïlande, j'ai réussi à avoir un oeil sur les mondiaux cyclistes de Varese et le GP de Singapour.

Tsonga gagne, enfin.

Jo-Wilfrid Tsonga s'offre un premier titre sur le circuit professionnel. Le Français avait, pour résumer, disparu de la surface de la terre entre sa finale surprise à l'Open d'Australie en Janvier et ce week-end. Des blessures, des rechutes, de nouvelles blessures et des résultats pas terribles. En Thaïlande, il a pris une revanche symbolique sur Novak Djokovic (7-6, 6-4) qui l'avait privé de titre du grand chelem au mois de janvier. Le tournoi de Bangkok ne fait pas office de tournoi important dans la saison. Rien qu'à voir le parcours du Français : Bye, Dlouhy, Melzer, Monfils et donc Djokovic. Un faux air de Tournoi ATP challenger ! Mais il y a plus de 500 000 dollars de prize pool...
C'est le quatrième français a remporter un tournoi en simple cette saison après Michael Llodra (Adelaïde et Rotterdam), Gilles Simon (Casablanca, Indianapolis, Bucarest) et Fabrice Santoro (Newport). Ça fait 7 tournois, soit aussi bien au mois de septembre que sur toute la saison passée qui a fini mi-novembre, mais cinq Français (Mathieu, Grosjean, Simon, Santoro et Gasquet) s'étaient distingué alors.

Les championnats du monde sur route :

alessandro_ballanPaolo Bettini, Alberto Contador, Oscar Freire... les favoris (du moins prétendants) ne manquaient pas pour revêtir le maillot arc-en-ciel de champion du monde. 205 coureurs s'élançaient sur le circuit de Varese en Italie. Bettini visait un triplé historique (avant de prendre sa retraite dans la foulée) après 15 tours d'un circuit de 17,350 kilomètres taillé pour les punchers avec une côte à 6,5% de moyenne bien casses pattes et une autre à 4 kilomètres de l'arrivée qui fait plus de trois kilomètres. Un bon juge de paix. Finalement, c'est Alessandro Ballan qui l'emporte après avoir attaqué dans la dernière montée (comme prévu). Damiano Cunego, un autre Italien est deuxième et le Danois Matti Breschel complète le podium. Davide Rebellin est quatrième et rate ainsi un triplé Italien. Alberto Contador a abandonné, le premier Espagnol est Joaquin Rodriguez.
C'est la consécration pour Alessandro Ballan (28 ans) qui a tourné autour d'une victoire toute la saison (2è à Milan-Turin, 4è du Tour des Flandres, 3è de Paris-Roubaix et 2è du GP Ouest France Plouay).
Le premier Français ? Non vous ne voulez pas avoir... Si ? Bon d'accord il s'agit de Jérôme Pinault à la 19è place.
Côté filles, Nicole Cook réalisé le doublé Jeux Olympiques - championnats du monde. Quelle année pour le cyclisme britannique ! Jeannie Longo est la meilleure Française (encore) et termine 17è.

Grand prix de Singapour :

GP_SingapourLa Formule 1 se donne de l'air pour attirer de nouveaux partenaires et offrir toujours plus de spectacle après les années Schumacher. Ce dimanche, le premier Grand Prix en nocturne de l'Histoire se disputait à Singapour. Dans les rues de la cité État, Massa, Hamilton et Raïkkonen visaient surtout le K.O dans la quête du titre de champion du monde. Seul Hamilton a marqué des points dans cette course à rebondissements qui sera presque allé au bout des deux heures réglementaires après les 10 minutes de safety car consécutive au crash (sans bobo) de la Renault de Nelson Piquet Junior. C'est l'autre Renault, celle de Fernando Alonso, qui a coupé la ligne d'arrivée en tête pour la première gagne de l'Espagnol depuis plus d'un an et le GP de Monza la saison passée (9 septembre 2007). La 20è en tout, quand même.
Nico Rosberg prend la deuxième place sur sa Willians-Toyota et Lewis Hamilton (Mc Laren merco) monte sur la troisième marche du podium. Les absences dans les points de Kubica (11è), Massa (13è) et Raikkonen (15è et dernier) font un palmarès des points surprenant avec Timo Glock 4è, Sebastien Wettel (vous savez le vianqueur de Monza avec une Toro Rosso !) 5è, Nick Heidfeld 6è, David Coulthard 7è et même Kazuki Nakajima 8è ! Bourdais est 12è. Normalement terminer entre Kubica et Massa rapporte des points ?!
Du coup au classement pilotes, Hamilton (84 pts) prend un peu ses aises en tête avec 7 points d'avance sur Massa (77pts). Pas vraiment de changement derrière. À noter que c'est la première fois depuis le Grand Prix d'Australie du 2 avril 2006 que la Scuderia ne marque aucun point au classement constructeurs. Soit 46 courses.

Deviens correspondant MyFoot !

i_want_youSi tu en as marres des compte-rendus mielleux, charges toi de le faire en rejoignant le groupe de correspondants-bloggeurs de la version  II de MyFoot.fr, le site des amoureux de football !

Non, ce n'est pas un publi-rédactionnel, ni même un pétage de plomb ! Simplement que ton serviteur tant aimé (ou haï ?) va rejoindre l'équipe de MyFoot.fr qui s'élargit donc au rédactionnel à compter du 8 octobre. 
Cette nouvelle mouture du Myspace du foot a pour seul but de te permettre de fournir de l'information déformatée, passionnée et même de mauvaise foi si ça te chante. Propre à ton esprit. À moi de décider si ta prose mérite le mépris de l'anonymat ou la gloire de la home aux côtés des éditos de Julien Boscher et moi-même ! L'essentiel des contenus sera (à terme) acheminé par les bloggeurs bien connus que nous appellerons correspondants. L'opportunité est formidable, écrire sur sa passion, son club et être lu par le plus grand nombre (et gagner des cadeaux) !

C'est quoi un correspondant ?
deviens_correspondants_MyFoot
Ce sont des membres du site qui, à travers leurs blogs, suivront de près l'actualité d'un club (Ligue 1, Ligue 2), d'un grand championnat étranger (Angleterre, Allemagne, Espagne et Italie) ou d'autres sujets qui les intéressent (mercato, équipe de France, football amateur...). Entré en contact avec l'équipe rédactionnelle, ses écrits auront la possibilité d'être vu du plus grand monde. Pour cela, il faut avoir de biens belles connaissances (être passionné quoi !), avoir envie de tenir un blog, de l'entretenir régulièrement de brèves, d'articles, d'analyses, de portraits, d'interview, de chroniques, de vidéos...) et d'avoir un certain goût pour décortiquer l'actualité ballon au-delà de la langue de bois, mais tant qu'à faire, dans le respect des autres.

Pourquoi être correspond ?

Car au-delà du fait d'avoir le pouvoir de sa pensée et de l'imposer (partager disons) à la terre entière, tu poux envisager une fréquentation plus importante de ton blog et même gagner des cadeaux (voyages, billets, bons d'achat...). Et puis, comme on est gentil et bien élevé, nous te proposerons l'accès à des fiches pratiques et des conseils pour améliorer tes torchons... euh articles ! Trouver un bon angle, manier une interview...
Si en plus d'être blonde à forte poitrine tu es intéressée par ce propos (ou quelqu'un qui l'est autour de toi), envoie nous un mail sympa à laredac@myfoot.fr

27 septembre 2008

7è journée de ligue 1 : Présentation

bonnart_vs_gervinhoLe Mans qui va à Marseille, Rennes qui reçoit Nice, Sochaux accueillant Lorient, Lille rendant visite à Monaco... la Ligue 1 devrait-elle être éco-responsable avec une taxe carbone ?

Le Mans (4è) accueil l'OM (2è). En quatre déplacements, les Phocéens ne s'y sont jamais imposé et Fabien Barthez y avait même encaissé trois buts le 5 novembre 2005. Mais l'important est ailleurs. Après un départ sur les chapeaux de roues qui ont vu 5 victoires toutes compétitions confondues succéder au 4-4 à Rennes, les hommes d'Éric Gerets marquent le pas et n'ont plus gagné depuis quatre matches (nuls contre Bordeaux et Monaco en L1, défaites contre Liverpool en C1 et Sochaux en Coupe de la Ligue 1). Une nouvelle contreperformance ne manquerait pas de voir pointer quelques grincements de dents même si l'OM est toujours invaincu en championnat et dauphin de Lyon. D'autant qu'avant d'aller défier l'Atletico Madrid (la meilleure équipe d'Europe actuellement selon Pierre Menès, propos tenus dimanche soir lors de 100% foot) en ligue des champions, ça serait une bonne idée de se rassurer. Côté manceau, on reste sur un nul arraché au couteau à Nice (2-2) après avoir été mené 2-0. Mais avec la défaite il y a 8 jours contre Toulouse et l'élimination à Rennes mercredi en Coupe de la Ligue, une contreperformance aurait l'air de début de série négative. Du coup, les perdants de ce match (s'il y en a) auront les oreilles qui vont siffler.

Les États d'âmes de Fred

fred_interviewPas Piquionne, l'autre ! Le Brésilien. L'attaquant lyonnais a tenu une conférence de presse jeudi pour témoigner de ses malheurs. L'attaquant a surpris son monde en étalant sa vie privée comme le font encore rarement les footballeurs. Le motif de ses piètres performances depuis si longtemps seraient la faute à son divorce et le départ de sa fille avec sa mère pour le Brésil. Le joueur a expliqué qu'il avait souhaité être prêté au Brésil l'hiver dernier, ce que le club avait refusé préférant l'option d'un transfert en Europe. On en aurait la larme à l'oeil, mais Fred a détruit le peu de sensibilité qu'on pouvait avoir à son égard en revenant au business et assurant qu'il cherchait à prolonger son contrat à Lyon puisqu'il se sera libre en juin prochain. Si avec ça, il est sur la feuille de match pour la réception de Nancy (13è) à Gerland, ça sera déjà énorme ! La dernière fois que le chardon s'y est imposé, c'était lors de la saison 1990-1991 ! Par contre Lyon (1er) reste sur cinq victoires par un seul but d'écart contre les Nancéiens. D'ailleurs le communiqué du Président Rousselot pour rassurer les supporters de l'ASNL est à mourir de rire à base de : « Nous devons être patients. Nous n’avons pas encore retrouvé notre football champagne de la saison passée, mais n’avons aucune raison de perdre espoir ».

Taxe carbone pour les clubs de Ligue 1 !

taxe_carboneEn voilà une idée qu'elle est bonne pour l'ami Frédéric Thiriez réélu il y a deux semaines à la tête de la LFP. Au lieu de nous faire croire, enfin plutôt rire, à la victoire en ligue des champion en 2012 (d'un club français). Promouvoir une compensation carbone (en euros hein, pas en place gratis pour le stade en construction !) pour tous ces vols (affrétés par les clubs la plupart du temps) de ces équipes qui se déplacent à travers tout le pays ! Combien de tonnes de carbone vont rejeter les avions qui conduiront Lille, Nice, Lorient, Toulouse à Monaco, Rennes, Sochaux Valenciennes !? Et puis au moins ça aurait le mérite de concerner un peu ce milieu d'argent roi sur les préoccupations des gens, enfin d'après les sondages...

Paris cherche l'efficacité.

hoarauLes hommes de Paul Le Guen (7è) ont bien géré la coupe de la ligue en gagnant à Monaco (0-1) avec une équipe du PSG bis où seuls Landreau, Ceara, Armand, Clément et Rothen étaient titulaires à Saint-Étienne (0-1) et le seront vraisemblablement pour la réception de Grenoble (8è), affiche inédite du championnat de France, samedi à 21 heures. Jeudi, Ludovic Giuly s'est exprimé devant la presse insistant que le manque d'efficacité de l'équipe (et tous ses cheveux qu'il s'arrache sur les ratés de Hoarau !) n'était pas inquiétant : « On ne peut pas gagner tout le temps 5-0 ! » Non, mais une fois pour voir, ça serait bien. L'occasion se présente avec des Grenoblois peut-être plus émoussés que les parisiens puisqu'ils sont allés en prolongations contre Nancy en coupe de la ligue (2-3 a.p). Les Isérois ont également perdu le week-end dernier contre Bordeaux (0-1) alors qu'ils étaient à 11 contre 9. Quel état d'esprit pour les joueurs de Mehmet Bazdarevic ?

On pourrait déjà s'enflammer pour le maintien...

cr_teil___nantesSi on était pas à la septième journée, on pourrait s'enthousiasmer pour la lutte pour le maintien puisqu'il y a deux rencontres directes dans cette optique. Sochaux (20è) reçoit Lorient (17è) qui cherchera l'embellit après son succès contre l'OM en coupe de la ligue (1-0) à Bonal. Le fil conducteur sera de savoir si enfin Sochaux remportera un match dans ce championnat. Rappelons qu'avant son succès sur Marseille mercredi, les hommes de Francis Gillot restaient sur 12 matches et un été sans victoire.
L'autre match de bas de tableau opposera Auxerre (14è) au Havre (18è). Des normands qui n'ont plus gagné en championnat depuis la première journée (contre Nice 1-0) et enchaînés quatre défaites et un nul avant de se reprendre contre Caen en coupe de la ligue (3-1 a.p, 0-0 à la fin des 90 premières minutes). Le Havre n'a jamais gagné en Bourgogne en 13 confrontations. Enfin, Nantes (19è) rend visite à Caen (10è). Mais quel Nantes va-t-on voir à d'Ornano ? Celui qui s'est repris en championnat contre Valenciennes (2-0) ou celui qui a coulé à pique à Créteil (N) en coupe de la ligue (1-0) ?

Et Nice sinon ?

frederic_antonettiNice est cinquième, mais Nice a pris cinq buts lors de ses deux derniers matches de championnat et en menant 2-0 par deux fois. Et si les Aiglons en ont inscrit quatre, ils n'en demeurent pas moins qu'ils font du sur place. En se déplaçant à Rennes (12è), on attendra un bétonnage défensif plus important alors que Rennes, l'air de rien, n'a plus perdu depuis sept matches toutes compétitions confondues mais qui reste sur trois matches nuls en championnat (Toulouse, Le Havre et Nancy) dont deux 0-0. Quid de la pelouse du stade la route de Lorient ? Cette dernière souffre depuis de nombreuses années (la faute à la rivière qui passe à côté paraît-il (à moins que ce soit les tacles de Mickael Pagis) et a servi durant 120 minutes et une séance de penalty mercredi soir.

Dimanche.

amiti__bordeaux_ASSE_tifoValenciennes (15è) – Toulouse (3è) et Monaco (9è) – Lille (11è) auront pour intérêt principal de ne pas battre la plus faible affluence de la saison. La seconde sera de corriger l'anomalie de voir le TFC sur le podium de la Ligue 1.
À 21 heures, Bordeaux (6è) reçoit Saint-Étienne (16è) pour ce qui semble être l'affiche de la journée selon Canal. À noter, que depuis de nombreuses années, les groupes de supporters des deux équipes s'entendent cordialement, notamment les Magic Fans stéphanois et les ultras marines girondins le tout pour la promotion d'une image de fair play entre supporters et même ultras. Depuis sa remontée pour la saison 2004-2005, les stéphanois (soulagé de Feindouno et Nivaldo, partis au Qatar) n'ont jamais inscrit le moindre but à Chaban Delmas.

26 septembre 2008

L'Euro se jouera à 24 d'ici 2016

franz_beckenbauerFranz Beckenbauer n'était pas peu fier d'annoncer la nouvelle. D'ici 2016 le Championnat d'Europe des Nations se jouera à 24 équipes, l'information sera confirmé vendredi en conférence de presse.

Déjà, à quoi sert Franz Beckenbauer à l'UEFA ? Et bien il est membre du comité exécutif de l'organisation du football européen. Ce qui en fait un des big boss mais qu'il ne décide de pas grand chose tout seul. C'est donc avec l'ensemble du comité exécutif de l'UEFA que la décision a été prise d'élargir l'Euro à 24 participants pour sa phase finale.
Mais l'information c'est donc qu'au bout de deux ans de qualifications, l'UEFA distribuera un ticket gagnant à la moitié des participants, grande intelligence ! Il y a aujourd'hui 53 membres affiliés à l'UEFA, pour donc 24 qualifiés à partir de 2016 (pourquoi pas en France d'ailleurs). De quoi s'arracher les cheveux lorsqu'on estime que les calendriers sont surchargés pour finalement pas grand chose. Les clubs estimant que les joueurs leur appartiennent avant les sélections (le nations) trouveront là du grain à moudre sous forme de « notre joueur n'est pas obligé d'aller à ce match contre Saint – Marin, la France se qualifiera bien en finissant dans les quatre premiers du groupe devant Saint-Marin et l'Azerbaïdjan... » Le tournoi passerait de trois à quatre semaines et de 31 à 51 matches.

Business before pleasure.

9520_Une_FootTVQuel intérêt de qualifier 24 équipes ? Sportivement, aucun puisque un élargissement aussi important nivellera par le bas l'épreuve de football la plus relevé du monde avec la présence assidue de la Finlande, de l'Autriche, du Pays de Galles, de l'Écosse, de la Slovénie et pourquoi pas de la Lituanie, de l'Estonie, du Bélarus, de l'Irlande du Nord... Cela ne peut qu'apparaître comme le moyen de générer de nouvelles recettes en terme de droit télés. Business before plaisure, pour l'Euro 2008, l'UEFA a déjà engrangé plus d'un milliard d'euros au titre des droits télés !
En abaissant à ce point le critère de qualification, le mérite des nations en sont moindres et l'on pense tout naturellement à l'Angleterre. Absente du dernier Euro, cette dernière entame pudiquement mais sereinement la réflexion sur ses besoins en formation pour son équipe nationale. Des voix s'élèvent même contre la trop importante présence étrangère en Premier League comme Ian Wright par exemple (ancien joueur d'Arsenal). Avec 24 équipes qualifiés, l'Angleterre trouvera bien le moyen de recruter Robinho pour 40 millions d'euros, proposer des compositions d'équipe avec deux Anglais (maximum) mais Steven Gerrard ne sera pas toujours là.

Le nombre de membres et de qualifiés pour l'épreuve continental de chaque confédération :

- UEFA : 53 membres, 24 qualifiés pour l'Euro
- AFC (Asie) : 46 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Asie des Nations
- CAF (Afrique) : 53 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Afrique des Nations.
- CONCACAF (Am.Nord) : 40 membres, 12 qualifiés pour la Gold Cup
- CONMEBOL (Am.Sud) : 10 membres, 12 qualifiés pour la Copa America (+ Mexique et USA)
- OFC (Océanie) : 11 membres, 12 qualifiés la Coupe d'Océanie des Nations. (l'Australie ayant rejoint l'AFC depuis 2006 l'a dispute tout de même).

25 septembre 2008

Pascal Feindouno file au Qatar.

pacal_feindounoLe désormais ancien stéphanois s'est engagé au dernier jour au mercato estival Qatari avec le club d'Al-Saad en compagnie du défenseur Brésilien Nivaldo (ce que l'AS Saint-Étienne dément formellement). Autant Moussilou, Fiorèse et Leboeuf ça va, mais si les talents s'y dirigent aussi...

Après Amara Diané (Al-Rayyan), c'est Pascal Feindouno qui rejoint le Moyen Orient et ses clubs au budget sans condition (et sans contrôle) pour 2,5 millions d'euros par an. Pays de sable, de pétrole, d'argent et, paraît-il, de football. D'autant qu'après les stars en pré-retraites (Gabriel Batistuta, Sonny Anderson, Stefen Effenberg...) puis les joueurs de seconde voire troisième zone (Dennis Oliech, Fabrice Fiorèse, Matt Moussilou...) ce sont des talents techniques et physiques du football qui se dirigent vers ces pays qui dressent des ponts d'or pour s'offrir une certaine visibilité, pas vraiment glorieuse pour autant.
Car sportivement, le championnat Qatari ne vaut pas mieux que notre bon vieux National. Ce n'est pas l'ambition sportive qui pousse les joueurs à se diriger là-bas. Mais plutôt des pétrodollars trop facilement gagnés et puis quand Matt Moussilou nous sort ça la saison passée : « Le Qatar, c’est vraiment magnifique. Il y a tout, on ne manque de rien. Le litre d’essence coûte dix centimes contre un euro cinquante en France ». On a tout compris !

Un talent fou, un comportement imprévisible.

pascal_feindouno_bordeauxLa première fois qu'on a entendu parler de Pascal Feindouno, c'était au soir de la 38è journée du championnat de première division (alors) 1999. Les Girondins de Bordeaux arrachait la victoire 3-2 au Parc des Princes contre le PSG pour s'adjuger leur cinquième et dernier titre de champion de France à ce jour. Le fameux complot anti-marseillais pensent certains. L'auteur de ce troisième but c'était Pascal Feindouno. Il avait alors 18 ans et trois bouts de matches dans les jambes. En Gironde, ce premier but de sa carrière l'a fait marcher sur l'eau durant quelques années et c'est certainement ce qui l'a perdu alors. Car la marche en avant du Guinéen a connu plusieurs stop. Bien conscient que sa pépite a la tête ailleurs après deux saisons (de 1999 à 2001) anodines (24 bouts de matches et 1 but en championnat), Élie Baup décide le prêter à Lorient qui monte pour la saison 2001-2002. Va trouver une boîte de nuit ouverte un jeudi soir à Lorient ! L'électrochoc est de taille : 30 matches, 6 buts. À son retour en Gironde, Feindouno s'impose dans le schéma de Baup (pas forcément toujours dans le onze de départ, mais toujours sur la feuille de match). Il dispute 66 des 76 matches de Ligue 1 sur les deux saisons suivantes et inscrit 8 buts. On y ajoute 6 buts en 15 matches de Coupe UEFA. En 2004, il rejoint Élie Baup à Saint-Étienne (parce qu'avec Michel Pavon, c'est bien, mais pas top). Il prend davantage encore de poids dans le jeu de son équipe. Un coup à droite, un coup à gauche, les supporters le préfèrent en attaquant de soutien derrière Bafé Gomis. Ce fut le cas lors de la seconde partie de saison dernière. Il n'est pas pour rien dan le retour des Vert en Coupe d'Europe.

Trop froid dans le Forez ?

al_saad_webLors de l'été 2007 les dirigeants d'Al-Saad contact un première fois le joueur Guinéen. Lui propose ce que Sébastien Puygrenier (avant d'embarquer pour St-Petersbourg) appellera plus tard une offre que l'on ne refuse pas. Les dirigeants Stéphanois veulent le garder, prolonge son contrat (jusqu'en 2011) avec une belle augmentation à la clé. Mais voilà, Al-Saad revient à la charge et cette fois le natif de Conakry accepte, peut-être refroidi par le début de saison de son club (16è).
Le joueur s'envole pour le Qatar, là où sans forcer il fera un festival. Faire un coup, prendre des millions, revenir par la petite porte anglaise dans un an ? L'AS Saint-Étienne n'a, pour sa part, toujours pas confirmé la transaction (qui englobe Nivaldo "qui a un bon niveau pour la Ligue 2 qatari dixit les dirigeants stéphanois") pour un montant de 8 millions d'euros et communique à fond là-dessus d'ailleurs. Mais si le talents des Ligue 1 doivent à présent partir pour des pays qui ne nous sont même pas supérieurs en termes de football, peut-être que la réflexion sur les atouts de la France devra être réellement entamé. Quelle est la mentalité des joueurs de football lorsque l'on voit un Rivaldo s'engager avec le club Ouzbek de Bunyodkor ?




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