Le PSG n'est pas champion parce que...
Comme prévu, dimanche soir Montpellier a été sacré champion de Ligue 1 pour la première fois de son Histoire. Paris doit se contenter de la deuxième place même le suspense de la soirée avait quelque peu relancé le suspens. Alors ? Paris n'est pas champion, pourquoi ? Est-ce une saison ratée pour autant vue que la Ligue des Champions est tout de même là ?
Paris n'est pas champion parce qu'il y avait un adversaire de haut niveau.
Toute la saison, l'ensemble des observateurs ont attendus une chute de Montpellier. Le rythme de Champion installé dès le mois d'août (3 victoires pour commencer) n'a jamais jamais été troublé. Montpellier n'a jamais perdu deux matchs de suite en championnat et sa plus mauvaise série remonte au mois de décembre (défaite à Valenciennes, nul contre Toulouse et défaite à Eviant TG). Il s'en est suivi une série de 8 matchs sans défaite (dont 6 victoires).
Paris a gâché son avance de Noël.
Champion d'Automne surprise avec 40 points, Paris a pris moins de points sur les matchs retours. Comprenez qu'Antoine Kombouaré a pris plus de points que Carlo Ancelotti. Paris termine le championnat en boulet de canon (comme Montpellier) avec 5 victoires pour 1 défaite lors des 6 derniers matchs. Non Paris a ventilé son avance au mois de mars avec la piteuse série (Caen 2-2, Bordeaux 1-1 et défaite à Nancy 2-1 et bien sûr le nul à Auxerre 1-1).
79 points suffisent 2 fois sur 3 depuis 2002.
Avec 79 points, Paris aurait été champion 1 fois sur 3 depuis le retour de la Ligue 1 à 20 clubs. Du reste, les deux dernières saisons avec ce total, Paris devancerait Lille 2010-2011 de 3 points et l'OM 2009-2010 d'1 point. Avec 79 points mais avec une meilleure différence de buts, Lyon fut également champion avec ce total entre 2008, 2005 et 2004 ! Le total de 82 points du MHSC est le meilleur score depuis le sacre 2004 de Lyon avec 84 points. Voilà la qualité de l'adversaire !
Parce que le collectif domine les individualités
Dire que Montpellier est une équipe qui joue ensemble depuis 3 ans est une tarte à la crème, rappelons que tandis que Paris révolutionnait son effectif de fond en comble, le MHSC entamait sa troisième saison avec René Girard et un groupe évoluant un peu, mais pas trop. Surtout, le projet de jeu n'a pas vraiment bougé, mais les talents offensifs ont été libérés du fait de leur plus grande expérience. À Paris, tout est à construire. Entre les deux dernières saisons, seuls Christophe Jallet, Mathieu Bodmer et Nené ont survécu à la révolution Leonardo.
Parce qu'une fin de cycle amène souvent des titres.
Oui Montpellier a un budget presque trois fois moindre que celui de Paris. Voilà qui stimule le cliché du petit club. Mais ce qui a fait la force du MHSC cette année sera sa faiblesse cet été. Il paraît difficile aujourd'hui de retenir les Balhanda, Giroud, Yanga-Mbiwa, Stambouli, Saihi, Cabella... tous ne partiront peut-être pas, mais René Girard dans tous les cas s'adapter et reconstruire un effectif à même d'être digne en Ligue des Champions et compétitif pour donner l'impression de vouloir conserver son titre en Ligue 1. La crise de croissance est un mal qui touche les récents champions de France (Bordeaux et Marseille).
Parce que la défense n'a jamais été stabilisé
Entre Sakho, Camara, Bisevac, Lugano et Alex, la concurrence en défense centrale a été forte. Trop forte. Rarement Kombouaré et Ancelotti ont reconduis la même défense traînant des difficultés d'automatismes préjudiciables dès que l'équipe en face rentrait dans le lard du PSG. Au final Paris termine 5e défense de France à égalité avec Bordeaux, Marseille et Rennes (41 buts encaissés comme la saison dernière) quand Montpellier et Toulouse n'en ont encaissé que 34.
Parce que Paris n'a tué ses matchs.
Souvent repris à 1-1 ou concédant l'ouverture du score contre le cours du jeu, Paris n'a pas réussi à convertir suffisament au tableau d'affichage sa domination plus ou moins relative. Une remarque paradoxale puisque le PSG également cette saison son record de but sur un championnat (75 buts et meilleure attaque de L1). Mais les matchs à Lille, Auxerre, Caen ou Rennes parlent d'eux mêmes. Sur 23 succès de la saison, seuls 12 l'ont été par au moins 2 buts d'écart. Insuffisant même le MSHC affiche une stat un peu moindre (12 sur 25).
Contrat rempli ?
Au terme de cette saison, le PSG version Qatar est parvenu à rejouer au ballon, à marquer des buts, à faire parler de lui en d'autres termes que celui des tribunes, à faire relativement bien vivre l'ego des starlettes et est parvenu à se qualifier pour la première fois en Ligue des Champions depuis 2004, l'objectif ultime. Cependant au regard des sommes investies, il semblait obligé de remporter un trophée. Ce ne sera pas la cas. Paris avait aussi l'occasion de se faire les dents aux joutes européennes via l'Europa League, l'élimination en phase de poule, même avec 10 points, est un échec.
Loto Foot 37e journée de Ligue 1
37e journée de Ligue 1 avec des enjeux dans chaque match, faisons péter une petite grille de Loto Foot, ça fait longtemps !
Montpellier – Lille
Favori de peu (2,30), Montpellier a pour lui d'être invaincu à la Mosson cette saison (à part la victoire de Paris en octobre) et le stade sera plein dimanche soir pour la réception Lille (2,55). Passation de pouvoir, l'image serait belle. Mais les Dogues marchent sur l'eau en cette fin de saison et Eden Hazard a fait ses adieux à la Ligue 1 samedi sur son compte Twitter. Alors je dirai match nul (3,15), tendance N2 (1,36). ->Raté
PSG-Rennes
Certes les Rennais (5,90) sont mauvais à la Route de Lorient, mais ils voyagent bien (9 victoires en championnat. En face, Paris (1,50) a montré des lacunes au Parc des Princes avec 3 nuls et 2 défaites. L'enjeu du titre pourrait pénaliser le jeu. Nul à 3,85. -> Raté
Bordeaux-Lorient
Entre Bordeaux (1,50) qui va fort et Lorient (5,35) qui galère pour assurer le maintien, il semble que les Girondins pourraient se donner une belle impulsion pour chercher l'Europe dans une semaine à Saint-Étienne. Victoire plutôt serrée. -> ça gagne
Nancy-Saint-Étienne
On dirait presque un match en bois. Les Verts (2,50) peuvent s'accrocher à l'idée de jouer l'Europe. Je doute pour ma part de leur motivation face à Lorrains (2,60) sauvés. Ça sent bon le match nul (2,85). -> Raté pitoyable
Dijon-Toulouse
Dans la charrette pour l'heure, Dijon (2,50) a une obligation de résultat face à des Toulousains (2,60) qui semblent en roue libre en cette fin de saison même l'Europa League est toujours accessible. Connaissant les idées d'Alain Casanova, je joue la victoire dijonnaise. ->Raté
Nice-Evian
Entre des Niçois (1,80) qui doivent assurer le maintien et des Savoyards (3,80) sauvés et démobilisés à en croire leur match de jeudi contre Lyon. Pas de doute sur une victoire niçoise même si l'ETG voyage bien. -> Raté
Ajaccio-Lyon
Un match porte ouvertes à Ajaccio (3,10) annonce un stade plein contre Lyon (2,10) qui est déjà venu gagner sur cette pelouse. Une énième défaite des Gones feraient tâche. Je doute que l'ACA puisse s'imposer. Match nul à 2,90. -> ça gagne
Marseille-Auxerre
Les Marseillais (1,70) doivent se faire pardonner et Auxerre (4,00) joue sa peau. Mais je ne résiste pas à la cote de l'AJA ! Victoire des Bourguignons. -> Raté
Caen-Sochaux
Plus mauvaise équipe à domicile, Caen (2,10) aurait tout intérêt à s'imposer avant d'aller finir à Valenciennes. Mais voilà, à Sochaux (3,10) on prend trop de buts en ce moment. Victoire des Caennais. -> Raté
Brest-Valenciennes
Un match qui sent bon la mort et le 0-0. Les Bretons (2,15) ont-ils toujours à l'envers ? Les Nordistes (3,10) ont-ils soudainement appris à Voyager ? Match nul : 2,85. -> ça gagne
4 victoires à domicile, 5 matchs nuls et 1 victoire à l'extérieur pour une cote de 16197. Si je gagne, promis je ne saoule pas avec mes photos de vacances.
Au final, 3 bons résultats pour 7 échecs. On a fait mieux !
Que se passe-t-il à Bordeaux ?
Auteur d'un début de saison catastrophique, les Girondins de Bordeaux terminent la saison en boulet de canon... au point de pouvoir viser l'Europa League.

Si Lille pète le feu en ce moment, une autre formation de Ligue 1 ravage tout en ce moment et c'est de Bordeaux qu'il s'agit. Dans un enchaînement pas injouable mais tout de même compliqué (réception de Marseille, déplacement à Sochaux, réception de Rennes et déplacement à Auxerre), les Girondins ont remporté 4 victoires, inscrit 11 buts pour 5 encaissés. Le fameux critère de ''spectacularité'' de Canal + fait des bons avec des matchs à 4 buts en moyenne !
L'Europa League, vu que les autres n'en veulent pas.
Ce qui paraît étonnant c'est cette mise en route collective des Girondins les beaux jours venus alors que le printemps avait vu les joueurs de Francis Gillot réaliser une série digne du ventre mou avec 4 nuls et 1 défaite en 5 matchs. Semble-t-il, le coach bordelais a enfin trouvé le bonne formule dans un 4-4-2 diamant mettant en valeur la recrue hivernale Ludovic Obraniak. Ainsi, Yoan Gouffran se met à briller. Avec 12 buts au soir de la 36e journée, il a inscrit 3 buts de plus que ses trois premières saisons bordelaises réunies, n'étant plus qu'à 3 longueurs de son record perso (saison 2006-2007 de Ligue 2 avec Caen) mais n'ayant jamais fait mieux en Ligue 1.
10e à la trêve après avoir été 18e au début de l'automne, Bordeaux réalise un parcours remarquable sur les matchs retours au point d'être 4e de ce classement (32 pts / 17 matchs), à un point de Paris. En finissant de cette manière, Bordeaux donne l'impression d'être la seule équipe à vouloir se qualifier pour l'Europa League en compagnie de Lyon et Marseille (ce qui aurait de la gueule) tant les résultats récents des concurrents laissent pantois.
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Classement L1 J36 |
10 derniers matchs |
5 derniers matchs |
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Lyon* |
4 (60 pts +12 / J35) |
20 pts (6V/2N/2D) |
10 pts (VDVVN) |
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Rennes |
5 (57 pts +7) |
14 pts (4V/2N/4D) |
9 pts (VVVDD) |
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Saint-Étienne |
6 (57 pts +6) |
14 pts (4V/2N/4D) |
10 pts (VVVDN) |
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Bordeaux |
7 (55 pts +10) |
19 pts (5V/4N/1D) |
13 pts (NVVVV) |
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Toulouse |
8 (55 pts +5) |
12 pts (3V/3N/4D) |
5 pts (VDDNN) |
* Lyon est d'ores et déjà qualifié pour la C3 après sa victoire en Coupe de France et compte un match en moins qui sera disputé jeudi à Annecy contre ETG.
On constate ainsi que la bataille pour la 5e et dernière place européenne bat son plein avec 4 équipes qui se tiennent 2 points et où la différence de buts (et même le nombre de buts marqués) pourrait avoir son mot à dire. L'on serait tenté de mettre une pièce sur Bordeaux pour cette place du fait du départ en vacances des Toulousains, le nouveau coup de mou des Rennais (associé au pâle visage vu contre Montpellier) et le coup de frein des Verts. D'ailleurs, la 38e journée pourrait nous réserver une belle finale entre Saint-Étienne et Bordeaux qui se joueront à Geoffroy Guichard. Bien sûr tout cela dépend uniquement d'une absence de prise de conscience collective du type : « Merde, la Ligue Europe, ça va nous fatiguer la saison prochaine, on aura pas l'effectif pour la jouer » déjà visiblement répendu à Toulouse, voire Rennes et Saint-Étienne.
Précision : D'ores et déjà, il est acquis que la 5e place de Ligue 1 est qualificative pour la C3 du fait du refus de Quevilly de la disputer en tant que finaliste de la Coupe de France, si Lyon venait à terminer 4e de Ligue 1.
Ligue 1 : Le fameux scénario à 77 points
Les réflexions astrologiques façon Raymond Domenech perdurent dans notre beau pays. Ainsi, une théorie d'égalité à trois fait son chemin dans les rédactions. Détaillons l'improbabilité d'un tel scénario.

Ainsi, la Ligue 1 en manque de suspense (apparemment) ne devrait pas consacrer Montpellier ou le PSG, mais nous offrir une inédite égalité à trois à 77 points. Mathématiquement, c'est faisable au soir de la 35e journée. Il faudra pour cela voir Montpellier craquer et prendre 3 points lors des 3 prochains matchs (défaites à Rennes et contre Lille pour victoire à Auxerre). De son côté Paris prendra 7 points sur 9 avec deux succès et un nul dans un calendrier comprenant Valenciennes, Rennes et Lorient. Enfin, Lille devrait réaliser le carton plein face Caen, Montpellier et Nancy. Au soir de la 38e journée, ces trois équipes seraient à égalité avec 77 points, la différence de buts générale faisant office de juge de paix. Et là aussi c'est terriblement serré puisque Montpellier compte une différence de +30, Paris +29 et Lille +28. Cependant, selon ce scénario, à moins d'un gros carton à Auxerre, Montpellier devrait voir son total baisser alors que celui des Parisiens et Lillois augmenterait. Devant l'improbabilité d'un tel scénario, une chose apparaît plus ou moins certaine, cette égalité à trois ne sourira pas au MHSC.
Déjà qu'une simple égalité est rare...
Vous pensez bien qu'une égalité à trois en Ligue 1 française n'est jamais arrivée. Cependant, il arrive tous les 20 ans en moyenne que deux clubs se trouvent à égalité. Je les ai listé :
Saison 1936-1937 : Marseille (+30) champion à la différence de buts devant Sochaux (+14) avec 38 points. Mais si l'on ressitue ce classement avec la victoire à 3 points, l'OM l'emporte avec 2 points d'avance.
Saison 1950-1951 : Nice (+27) devance Lille (+14) malgré une égalité à 41 points. Avec la victoire à 3 points, Nice devant Lille d'un point.
Saison 1961-1962 : Reims et le RC Paris font encore mieux avec le même nombre de points donc (48) et la même différence de buts (+23). Reims est sacré à la moyenne de buts avec une différence favorable de 18 millièmes. Rude...
Saison 1983-1984 : Bordeaux (+39) devance l'AS Monaco (+29) avec une égalité de 54 points. Là aussi, la victoire à 3 points conforte le champion.
Saison 1997-1998 : Les deux agitateurs surprises de la saison se départagent à la différence qui sourit à Lens (+25) aux dépends de Metz (+20). Les deux clubs comptaient 68 points.
Et chez nos voisins ?
Si une égalité à trois n'est jamais arrivée en France, est-ce le cas ailleurs ? Parmi les grands championnats, on retrouve l'exemple (ancestrale) de la saison 1930-1931 de Liga espagnole. Dans un championnat à 10 équipes, l'Athletic Bilbao (+40), le Racing Santander (+12) et la Real Sociedad (+3) terminèrent l'exercice à égalité avec 22 points, le titre revenant à Bilbao à la différence de buts. Dans ce cas, la victoire à 3 points conforte l'Athletic. Plus récent encore et à 18 clubs, la saison 1983-1984 de Bundesliga où le VfB Stuttgart fut sacré à la différence de buts (+46) malgré une égalité de 49 points avec Hambourg (+39) et le Borussia Mönchengladbach (+33). Mieux, dans ce cas précis le titre serait revenu à Hambourg si l'on avait établi la victoire à 3 points.
Je n'ai rien trouvé en Angleterre (malgré les saisons 1954-1955 et 1971-1972 où les 2, 3 et 4 terminent à égalité) ainsi qu'en Italie.
La grille de pronostics de la 24ème journée de Ligue 1
Trois bons résultats sur dix matches la semaine dernière, ça va être compliqué de faire pire, du coup autant me faire confiance pour 24ème journée de notre sitcom préférée !
Nancy-Paris : Victoire de Nancy
Et d'abord commençons par l'énorme coup à jouer de 24ème journée de championnat ! La victoire par 2 buts d'écart de Nancy à Marcel Picot face au PSG qui explose dans tous les sens. À l'heure où j'écris ces lignes, la cote de la victoire nancéienne à handicap est de 6,50 ! Du coup, ne réfléchissez pas à la faisabilité, faites comme au poker et jouez la cote !
De quoi se rassurer : Paris a perdu tous ses matches de championnat depuis la reprise.
De quoi douter : Nancy n'a marqué que 10 buts à domicile depuis le début de la saison et remporté seulement 4 rencontres.
Montpellier-Grenoble : Victoire de Montpellier
D'accord, Grenoble a pété les plombs le week-end dernier et pulvérisé Auxerre 5-0. Mettons ça sur le compte d'un épiphénomène et misons sur le plus ou moins large succès des Héraultais. En ce sens la cote à handicap pour le MHSC est de 2,45 ! Du bonheur pour le 2ème qui reçoit le dernier...
Lyon-Lens : Victoire de Lyon / ou match nul
Lyon est pathétique ces derniers temps, mais les Gones prennent des points, c'est déjà ça ! Lens de son côté affiche quelques progrès, mais le match de Coupe de France contre l'OM pourrait avoir un coût trop important pour les Nordistes. Du coup, je serais tenté de miser sur un cours succès lyonnais à 3,50 (un but d'écart). Le 1N ne cotant que 1,09 ne vaut même d'être débattu.
Monaco-Marseille : Match nul
Si l'OM réussit traditionnellement bien à Monaco, les Phocéens doivent faire sans Brandao sur le Rocher. Les joueurs de Guy Lacombe (sans Park) sont en pleine bourre et s'étaient imposé au Vélodrome l'automne dernier. Dans un match où il paraît difficilement concevable qu'il y est beaucoup de buts, je miserai sur un nul, option 0-0.
Bordeaux-Saint-Étienne : Victoire de Bordeaux
On parle beaucoup de la baisse de régime de Bordeaux par les temps qui courent et il paraît indéniable que l'équipe ronronne moins bien. Certes, mais les champions en titre doivent digérer une préparation physique conséquente dans l'optique d'un pic de forme pour la ligue des champions. En face se présente une équipe stéphanoise qui va mieux, mais qui n'a plus gagné en Gironde (en ligue 1) depuis dix ans. Peu de buts en général, je vois un cours succès bordelais qui empêchera Montpellier de se retrouver à hauteur des Girondins !
Les restes de la France
Lille-Boulogne : Victoire de Lille
Un énième derby du ch'nord pour un énième festival offensif du LOSC (1,82 pour l'handicap).
Valenciennes-Nice : Match nul
Le 1N ne cote qu'1,22, c'est dommage.
Auxerre-Rennes : Victoire d'Auxerre
Va mieux prendre une fois 5-0 que cinq fois 1-0. Va pour un resserrage de vis général face à Rennes qui voyage mal (12ème bilan).
Le Mans-Sochaux : Victoire de Sochaux
Si je vous jure, Sochaux va bien en ce moment !
Lorient-Toulouse : Victoire de Lorient
Pas de Gignac au Moustoir, mais bien Bourillon ! À noter qu'il n'y a jamais eu d'autre score que 1-0 (3 fois) ou 0-1 (une fois) entre ces deux équipes.
La grille de la 23ème journée de Ligue 1
Succombons à la mode générale et publions une grille de paris pour la 23è journée de ligue 1. On ne sait jamais, on peut aussi gagner !
Rennes-Bordeaux : Match nul
Alors histoire d'attirer votre attention, prenons d'entrée un pari pour une grosse cote. Le Match nul de Bordeaux à Rennes (ou même la non victoire de Bordeaux). Pourtant rien ne laisse augurer un tel résultat pour les Bordelais qui disposent de tout leur effectif, sauf Diego Placente, lol ! Peut-être Laurent Blanc s'est-il étourdi durant la semaine avec cette histoire de manager de l'équipe de France. Pour le reste, Bordeaux garde un charmant souvenir de la Route de Lorient avec une victoire à dix la saison passée dans le sprint final pour le titre. À noter à Rennes, le retour d'Asamoah Gyan qui a fait une superbe CAN avec le Ghana. La cote du nul ? Autour de 3,00. Sinon le double chance 1N qui cote tout de même à 1,60.
PSG-Lorient : Victoire de Paris
Le club de la capitale n'a pas remporté le moindre match officiel en 2010 face à des professionnels, la série va bien finir par s'arrêter. Quoi de mieux pour mettre fin à une série qu'affronter une équipe qui s'est plus souvent imposé au Parc que Paris ! (3 victoires contre 2). À noter qu'il n'y a jamais eu de match nul entre les deux formations porte de St-Cloud. La jurisprudence ancien joueur du PSG ne sera elle pas valable, Grégory Bourillon n'est pas qualifié. Va pour une victoire de Paris contre Lorient dont la cote est tout de même de 1,75 ! Soyons fous, visons la victoire à handicap : 3,30 !
Toulouse-Lyon : Victoire de Toulouse
Après Nancy et Lorient, les Gones se déplacent une troisième fois en 2010 en championnat. Deux fois, les Lyonnais ne sont pas passé loin de la défaite. Jamais deux sans trois ? Il y a matière à en douter, d'autant que l'OL n'a pas cassé la baraque face à Paris. Va pour une victoire du TFC à 3,00. Sinon, pour un énorme pétâge de plomb : La victoire à handicap de Lyon : 5,55 !
Marseille-Valenciennes : Victoire de Marseille
À un moment, on va arrêter de jouer les surprises et compter sur un Brandao en pleine bourre, un Benoît Cheyrou revanchard et un Mamadou Niang auteur d'un doublé lors de la dernière sortie au Vél' (contre Le Mans). Victoire à handicap de l'OM contre Valenciennes à 2,20 en moyenne.
Grenoble-Auxerre : Match nul
Et je dirai même que cette rencontre a tout du seizième 0-0 de la saison dont la cote est de 7,75.
Nice-Lille : Victoire du LOSC
Nice au bois, Lille en pleine bourre malgré ses deux éliminations en Coupes, voilà de quoi permettre aux joueurs de Rudy Garcia de répéter la performance de la saison passée (victoire 0-1). Si vous sentez la défense niçoise dans la droite lignée de ses dernières sorties (9 matches sans victoire en Ligue 1, dont 7 défaites et 14 buts encaissés), misez même sur la victoire à handicap de Lille à 3,55. La victoire simple paye 1,85.
Saint-Étienne-Monaco : Monaco ne gagne pas
Difficile de se faire une idée sur l'ASM en ce moment. C'est vrai quoi ! Ça tourne plutôt bien depuis que Nene est de retour et ce petit Park impressionne match après match. Pourtant, l'ASSE est capable de fulgurance sur laquelle on misera pour le coup. Va pour le 1N à 1,42. Le pétâge de plomb paye lui 6,15 pour une victoire stéphanoise par deux buts d'écart.
Les restes de la France
Boulogne-Montpellier : Match nul
42 points pour le MHSC, je serai tenté de miser sur une légère baisse de régime des Héraultais (3,20)
Sochaux-Nancy :Victoire de Sochaux
L'ASNL a tout intérêt à prendre des points à Sochaux avant d'affronter Paris et Marseille. Mais l'air de rien, les Lionceaux restent sur 4 victoires de rang à Bonal dont Rennes et Lille.
Lens-Le Mans : Victoire du RCL
Sans trop de conviction, mais sur l'esprit que Lens tient son maintien par les deux mains tandis que cela reste à désirer pour les Sarthois. À la rigueur, je miserai une petite pièce sur l'homme "on fire" du 72, Anthony Le Tallec : Son but est coté à 4,00.
Ce qui nous donne au final un cote cumulé de 34 936,32... On va donc mettre une pièce !
Ah il est beau le PLM !
L'axe Paris-Lyon-Marseille, venté par Frédéric Thiriez et les diffuseurs, devait sauver le football français de son marasme. Sauf que depuis Bordeaux est en passe de conserver son titre de champion de France, Paris est 14è, Lyon joue toujours aussi mal et Marseille gagnera peut-être enfin un trophée... La Coupe de la ligue.
Qu'il était beau ce classement de la 24è journée du championnat 2008-2009. Premier Lyon avec 49 points, deuxième Paris avec 45 points et troisième Marseille avec 44 points. Toulouse, Bordeaux et Lille suivaient et l'on ne se doutait que très peu du futur titre girondin, tout juste si Lyon bafouillait quelque peu. Éternel épicurien, les diffuseurs et Frédéric Thiriez se félicitaient de cet axe Paris-Lyon-Marseille fait pour faire rêver la France et les chiffres d'affaires publicitaires. La suite on la connaît. Bordeaux empile 11 victoires, l'OM perd le championnat contre Lyon au Vélodrome, des Lyonnais qui sauvent les apparences en terminant sur le podium tandis que Paris ne s'est pas donné le mal de finir Europa League pour une sinistre affaire de différence de buts. Oublié le PLM, il faudra faire avec le BLM! Bordeaux n'étant diffusé que de manière très confidentiel en Ligue des champions, vous notez la frustration...
Et depuis ?
Amusons nous à répertorier le nombre de points pris en championnat par Paris, Lyon et Marseille depuis un an et comparons avec d'autres forces en présence comme Bordeaux, Lille et Toulouse...
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Pts pris de la 25è à la 38è journée, saison 08-09 (14 matches) |
Pts pris de cette saison jusqu'à la 22 journée |
Total |
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Bordeaux |
37 (2,64 pts/ match) |
48 (2,18) |
85 |
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Marseille* |
33 (2,36) |
36 (1,64) |
69 |
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Lille |
24 (1,71) |
40 (1,81) |
64 |
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Lyon |
22 (1,57) |
39 (1,77) |
61 |
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Toulouse |
20 (1,42) |
32 (1,45) |
52 |
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PSG |
19 (1,36) |
29 (1,32) |
48 |
*1 match en moins (contre Sochaux)
Si l'on résonne en terme de point pris, on note que Bordeaux maintient sa cadence de champion depuis un an (une moyenne de 2 points pris par match suffit en Ligue 1 pour être, en général, sacré) tandis que Marseille s'essouffle (même avec un match en retard). On note évidement le changement d'entraîneur. Mais la situation était prévisible de la part d'un OM toujours aussi inconstant à domicile et moins tranchant à l'extérieur. La comparaison est même douloureuse avec Lille, Lyon et Toulouse dont les moyennes progressent (à leur rythme).
L'autre grand malade du PLM se trouve être le PSG qui ne fait pas mieux cette saison par rapport à sa fin de saison dernière. Sur un an (36 matches), Paris joue un maintien aisé avec 48 points, soit 1,33 point pris par match. Et si l'on veut même détailler, sur ses derniers matches Paul Le Guen a pris 1,36 point par match, Antoine Kombouaré n'en prend que 1,32. Vous l'avez compris, si Marseille régresse en partant de presque le sommet, Paris stagne dans le ventre mou.
Le troisième larron, l'Olympique Lyonnais, va un peu mieux que lors des 14 derniers matches de la saison passée. Mais pas de quoi casser la baraque : 1,57 point par match en fin de saison dernière contre 1,77 cette saison, ce qui reste au final moins que sa moyenne totale de la saison passée (1,86). Avec une moyenne de 1,77 point, l'OL terminera le présent exercice avec 67 points, soit quatre points de moins que la saison passée (71). Suffisant en l'état pour se maintenir sur le podium, mais Toulouse, Lille et Paris avaient terminé avec 64 points. Le hic pour Lyon, ce n'est pas Toulouse, ni Paris, mais bien Lille qui, avec 1,81 point pris par match, peut envisager de terminer devant Lyon avec 2 points d'avance. Il restera alors au Lyon-Lille du 10 avril (32ème journée) d'infirmer ou non une statistique qui ne tient évidemment pas compte de la glorieuse incertitude du sport.
7è journée de ligue 1 : Présentation
Le Mans qui va à Marseille, Rennes qui reçoit Nice, Sochaux accueillant Lorient, Lille rendant visite à Monaco... la Ligue 1 devrait-elle être éco-responsable avec une taxe carbone ?
Le Mans (4è) accueil l'OM (2è). En quatre déplacements, les Phocéens ne s'y sont jamais imposé et Fabien Barthez y avait même encaissé trois buts le 5 novembre 2005. Mais l'important est ailleurs. Après un départ sur les chapeaux de roues qui ont vu 5 victoires toutes compétitions confondues succéder au 4-4 à Rennes, les hommes d'Éric Gerets marquent le pas et n'ont plus gagné depuis quatre matches (nuls contre Bordeaux et Monaco en L1, défaites contre Liverpool en C1 et Sochaux en Coupe de la Ligue 1). Une nouvelle contreperformance ne manquerait pas de voir pointer quelques grincements de dents même si l'OM est toujours invaincu en championnat et dauphin de Lyon. D'autant qu'avant d'aller défier l'Atletico Madrid (la meilleure équipe d'Europe actuellement selon Pierre Menès, propos tenus dimanche soir lors de 100% foot) en ligue des champions, ça serait une bonne idée de se rassurer. Côté manceau, on reste sur un nul arraché au couteau à Nice (2-2) après avoir été mené 2-0. Mais avec la défaite il y a 8 jours contre Toulouse et l'élimination à Rennes mercredi en Coupe de la Ligue, une contreperformance aurait l'air de début de série négative. Du coup, les perdants de ce match (s'il y en a) auront les oreilles qui vont siffler.
Les États d'âmes de Fred
Pas Piquionne, l'autre ! Le Brésilien. L'attaquant lyonnais a tenu une conférence de presse jeudi pour témoigner de ses malheurs. L'attaquant a surpris son monde en étalant sa vie privée comme le font encore rarement les footballeurs. Le motif de ses piètres performances depuis si longtemps seraient la faute à son divorce et le départ de sa fille avec sa mère pour le Brésil. Le joueur a expliqué qu'il avait souhaité être prêté au Brésil l'hiver dernier, ce que le club avait refusé préférant l'option d'un transfert en Europe. On en aurait la larme à l'oeil, mais Fred a détruit le peu de sensibilité qu'on pouvait avoir à son égard en revenant au business et assurant qu'il cherchait à prolonger son contrat à Lyon puisqu'il se sera libre en juin prochain. Si avec ça, il est sur la feuille de match pour la réception de Nancy (13è) à Gerland, ça sera déjà énorme ! La dernière fois que le chardon s'y est imposé, c'était lors de la saison 1990-1991 ! Par contre Lyon (1er) reste sur cinq victoires par un seul but d'écart contre les Nancéiens. D'ailleurs le communiqué du Président Rousselot pour rassurer les supporters de l'ASNL est à mourir de rire à base de : « Nous devons être patients. Nous n’avons pas encore retrouvé notre football champagne de la saison passée, mais n’avons aucune raison de perdre espoir ».
Taxe carbone pour les clubs de Ligue 1 !
En voilà une idée qu'elle est bonne pour l'ami Frédéric Thiriez réélu il y a deux semaines à la tête de la LFP. Au lieu de nous faire croire, enfin plutôt rire, à la victoire en ligue des champion en 2012 (d'un club français). Promouvoir une compensation carbone (en euros hein, pas en place gratis pour le stade en construction !) pour tous ces vols (affrétés par les clubs la plupart du temps) de ces équipes qui se déplacent à travers tout le pays ! Combien de tonnes de carbone vont rejeter les avions qui conduiront Lille, Nice, Lorient, Toulouse à Monaco, Rennes, Sochaux Valenciennes !? Et puis au moins ça aurait le mérite de concerner un peu ce milieu d'argent roi sur les préoccupations des gens, enfin d'après les sondages...
Paris cherche l'efficacité.
Les hommes de Paul Le Guen (7è) ont bien géré la coupe de la ligue en gagnant à Monaco (0-1) avec une équipe du PSG bis où seuls Landreau, Ceara, Armand, Clément et Rothen étaient titulaires à Saint-Étienne (0-1) et le seront vraisemblablement pour la réception de Grenoble (8è), affiche inédite du championnat de France, samedi à 21 heures. Jeudi, Ludovic Giuly s'est exprimé devant la presse insistant que le manque d'efficacité de l'équipe (et tous ses cheveux qu'il s'arrache sur les ratés de Hoarau !) n'était pas inquiétant : « On ne peut pas gagner tout le temps 5-0 ! » Non, mais une fois pour voir, ça serait bien. L'occasion se présente avec des Grenoblois peut-être plus émoussés que les parisiens puisqu'ils sont allés en prolongations contre Nancy en coupe de la ligue (2-3 a.p). Les Isérois ont également perdu le week-end dernier contre Bordeaux (0-1) alors qu'ils étaient à 11 contre 9. Quel état d'esprit pour les joueurs de Mehmet Bazdarevic ?
On pourrait déjà s'enflammer pour le maintien...
Si on était pas à la septième journée, on pourrait s'enthousiasmer pour la lutte pour le maintien puisqu'il y a deux rencontres directes dans cette optique. Sochaux (20è) reçoit Lorient (17è) qui cherchera l'embellit après son succès contre l'OM en coupe de la ligue (1-0) à Bonal. Le fil conducteur sera de savoir si enfin Sochaux remportera un match dans ce championnat. Rappelons qu'avant son succès sur Marseille mercredi, les hommes de Francis Gillot restaient sur 12 matches et un été sans victoire.
L'autre match de bas de tableau opposera Auxerre (14è) au Havre (18è). Des normands qui n'ont plus gagné en championnat depuis la première journée (contre Nice 1-0) et enchaînés quatre défaites et un nul avant de se reprendre contre Caen en coupe de la ligue (3-1 a.p, 0-0 à la fin des 90 premières minutes). Le Havre n'a jamais gagné en Bourgogne en 13 confrontations. Enfin, Nantes (19è) rend visite à Caen (10è). Mais quel Nantes va-t-on voir à d'Ornano ? Celui qui s'est repris en championnat contre Valenciennes (2-0) ou celui qui a coulé à pique à Créteil (N) en coupe de la ligue (1-0) ?
Et Nice sinon ?
Nice est cinquième, mais Nice a pris cinq buts lors de ses deux derniers matches de championnat et en menant 2-0 par deux fois. Et si les Aiglons en ont inscrit quatre, ils n'en demeurent pas moins qu'ils font du sur place. En se déplaçant à Rennes (12è), on attendra un bétonnage défensif plus important alors que Rennes, l'air de rien, n'a plus perdu depuis sept matches toutes compétitions confondues mais qui reste sur trois matches nuls en championnat (Toulouse, Le Havre et Nancy) dont deux 0-0. Quid de la pelouse du stade la route de Lorient ? Cette dernière souffre depuis de nombreuses années (la faute à la rivière qui passe à côté paraît-il (à moins que ce soit les tacles de Mickael Pagis) et a servi durant 120 minutes et une séance de penalty mercredi soir.
Dimanche.
Valenciennes (15è) – Toulouse (3è) et Monaco (9è) – Lille (11è) auront pour intérêt principal de ne pas battre la plus faible affluence de la saison. La seconde sera de corriger l'anomalie de voir le TFC sur le podium de la Ligue 1.
À 21 heures, Bordeaux (6è) reçoit Saint-Étienne (16è) pour ce qui semble être l'affiche de la journée selon Canal. À noter, que depuis de nombreuses années, les groupes de supporters des deux équipes s'entendent cordialement, notamment les Magic Fans stéphanois et les ultras marines girondins le tout pour la promotion d'une image de fair play entre supporters et même ultras. Depuis sa remontée pour la saison 2004-2005, les stéphanois (soulagé de Feindouno et Nivaldo, partis au Qatar) n'ont jamais inscrit le moindre but à Chaban Delmas.
6è journée de Ligue 1 : peu de buts, mais de sacrés scénarios !
Des penalty, des cartons rouges des retournements de situations et des mea culpa, ce sixième épisode de notre sitcom favorite a marqué les esprits par ses rebondissement plus que par ses buts. Mention spéciale à Bordeaux qui gagne à 9 !
Au hasard d'un zapping à cadence professionnelle samedi sur Foot + quelle ne fut pas ma surprise de constater que Bordeaux jouait en seconde période à 9 contre 11. Et qu'en plus Mathieu Chalmé et Franck Jurietti étaient toujours sur le terrain ! Diarra était exclu pour un tacle par derrière (49è) tandis que Wendel manquait de casser le genou d'Albert Baning et était expulsé à son tour (54è). On a beaucoup parlé du tacle du lyonnais Reveillère sur le Brésilien la saison passée, mais il me semble que c'est la deuxième fois que Wendel nous sort un truc pas possible, bref.
Grenoble semblait bien parti pour enfin trouver la faille dans la défense réduite des girondins, mais non. Avec ses deux lignes de quatre et pas un cheveux qui dépasse... Les Isérois ne savaient plus trop comment gérer des Marines qui en avaient pris quatre à Stamford Bridge mardi. Du coup, aucune occasion mémorable : Un coup franc lointain qui succédait à un reprise de Moreira qui ne donnait rien d'autre qu'un poignet tordu. Djadjedje, lui, méritait amplement une flopée de 10 sur 10 après a pirouette au-dessus des 1m77 de Franck Jurietti. C'est finalement Bordeaux qui gagnait (qui tenait bien le ballon lorsqu'il le récupérait). Et comme un symbole c'est Jussiê qui fêtait son grand retour dans le groupe et qui offrait la victoire au siens (0-1, 80è), la fin du match se résumant à un grand balancement de ballon et à l'expulsion de Martial Robin qui a eu le malheur de mettre un coup de crampon à un Yoann Gourcuff au sol. Arcade sourcilière ouverte, c'est ma belle mère qui gueuler...
Lyon gagne sans convaincre.
Le penalty obtenu fort justement par Frédéric Piquionne aura été à peu près le seul moment de vivacité des lyonnais au stade Jules Deschaseaux du Havre. Peu avant la mi-temps Ederson transformait le coup de pied de réparation (0-1, 45è) malgré un arrêt dans sa course qui ne ratera pas d'être commenté (on a vu le même à Nantes avec Bagayoko et il y en a toutes les semaines).En seconde période Sydney Govou se fait expulser pour un second carton jaune consécutif à un tacle rude sur Stéphane Noro (quelle poissard celui-là aussi !). Cela demande vérification, mais il me semble bien que c'est le premier carton rouge de la carrière de Sydney Govou toutes compétition confondues. Les assauts du HAC se répétaient, mais la digue rhodanienne tenait bon cette fois-ci. Lyon gagne sans Juninho (resté chez lui) et avec Benzema entrant à l'heure de jeu. Claude Puel nous a tout de même ressorti du bon vieux bétonnage lillois avec l'entrée en jeu de Boumsong en fin de match à la place d'Ederson. Pas serein, mais l'OL garde la main avec 16 point sur 18 possibles : « C'est un très bon résultat, un match terminé au courage, il a fallu mettre les 'grosses semelles', dans des conditions de nouveau très difficiles ». Avec cette défaite, le HAC n'a pas de quoi rougir, mais l'opération comptable est mauvaise puisque les normands n'ont toujours que 4 points et doivent leur 17è (premier non reléguable) à la différence de buts avec Nantes (-3 contre -5).
Le Mans revient de loin...
Nice a encore mené 2-0 à la mi-temps d'un match, Nice a encore raté trois points. Contrairement à Lyon (3-2), les Aiglons obtiennent tout de même un point face à une équipe mancelle qui aura eu le mérite de ne pas lâcher (2-2). Tout avait bien commencé pour s'éviter de trop cogiter avec l'ouverture du score du revenant Emerse Faé dès la 2è minute (1-0). À la demi-heure de jeu Loïc Rémy récupère un ballon à l'entrée de la surface mancelle et va au bout de son effort pour tromper Pelé (2-0). Très critique quant à son transfert à 8 millions d'euros cet été, l'ancien lyonnais est en à 4 buts en 6 matches, alors on se dirige vers un certain mea culpa. Voilà ce que je disais le 5 août dernier : « Le pire c'est que Nice a recruté n'importe comment pour ne pas dire n'importe qui. C'est ça de se retrouver avec autant d'argent d'un coup, ça brûle les mains : Chaouki Ben saada (Bastia), Emerse Faé (Reading), Eric Mouloungui (Strasbourg) et surtout Loïc Rémy (Lyon) pour ce qui semble être le casse de l'année : 8 millions d'euros ! Bonus, le retour de prêt de Matt Moussilou ! Vont jouer le maintien les Niçois, je mets une pièce dessus également ! ».
En menant 2-0 à la mi-temps, à la maison, les Aiglons semblaient bien partis. Et une fois de plus, ce score a révélé qu'il n'a d'intérêt que lorsque le troisième est marqué. Dès la 49è, David Hellebuyck inscrivait un modèle de but contre son camp (que d'autres accorde à Mathieu Courtadeur) pour le 2-1. Le match était alors engagé et le MUC 72 ne voulait pas en rester là. Les attaquants niçois étaient porté disparus. À cinq minutes de la fin du match, le Belge Roland Lamah (20 ans, passé Anderlecht et Roda auparavant) portait un coup de poignard terrible au Ray (2-2). Orange foot a le mérite d'avoir le nez creux.
Dans la série mea culpa...
Je disais samedi ne vouloir pour rien au monde assiter à Lille – Auxerre et forcément, les éléments se sont déchaînés pour me donner tord. Les Lillois ouvrent le score trop tôt dans le match (2è) par l'intermédiaire de Tulio De Melo. 1-0 à la mi-temps, le match a pris du relief en seconde période avec l'égalisation auxerroise de Julien Querçia (50è). Ce même Querçia (apparemment donc bel et bien footballeur) qui se payait un doublé à la 80è. L'AJA menait 2-1 là haut dans le ch'nord et c'est là que le match est devenu fou. Parce que Lille l'avait mauvaise d'avoir perdu le match à Rennes dans les arrêts de jeu, Eden Hazard (17 ans) égalisait au bout du temps réglementaire et De Melo donnait la gagne à son équipe après un joli cafouillage dans la surface bourguignone. Un doublé pour sa première à Villeneuve d'Acq et la victoire 3-2. Je ne donnai pas chère de la peau de Nantes face à VA. Et ça a failli d'ailleurs, puisqu'un penalty venait sanctionner le n'importe quoi défensif ambiant. Danic récupérait le ballon consécutif à une action de Pujol et voulait déborder sur le côté gauche. Jean-Jacques Pierre (qui a décidé d'arrêter la sélection Haïtienne à 27 ans...) passait par là provoquait un penalty pas vraiment contestable. Sauf que dans le but Alonzo est quand même un spécialiste de l'exercice et que l'à peu près de Danic suffisait à préserver le 0-0. Encore une histoire qui donnera de l'eau au moulin de l'argument qu'il ne faut pas se faire justice soi-même. Tnoy Chapron sifflait également un penalty pour Nantes après un main de Djamel Belmadi dans la surface. Mamadou Bagayoko cassait sa course d'élan comme Ederson et ouvrait la marque (1-0, 40è). Les Nantais s'en trouvaient métamorphosés (en tout cas dans l'état d'esprit ça reste techniquement très faible) et 10 minutes après la pause, le Malien s'offrait un doublé (2-0, 54è). Malgré un dernier quart d'heure pénible, le FCN tenait sa première victoire de la saison soulageant un Waldi Kita qu'on a enfin aperçu applaudir ses joueurs. On pointait du doigt le TFC également qui, l'air de rien, avec sa victoire (2-1) contre Sochaux (qui s'oriente vers une saison pénible) monte sur la troisième marche du podium.
Saint-Étienne sort de la zone rouge, Nancy fait encore 0-0.
Dimanche les européens du jeudi s'affrontaient entre eux. Avantage à Saint-Étienne qui pris le meilleur sur Paris (1-0). Mamadou Dabo a débloqué la situation d'une lumineuse frappe excentré pied droit au quart d'heure de jeu. Moins de 10 minutes avant, Guillaume Hoarau avait manqué l'immanquable (et bah si en fait !) après un excellent travail de Giuly. Le centre de l'ancien romain battait Viviani, laissant le but grand ouvert pour le plat du pied du parisien qui passait incroyablement à côté. En fin de match, Paris jouait avec Hoarau, Kezman, Luyindula (à la place de Traoré), Pancrate (à la place de Rothen) et Giuly, mais plus personne ne tenait le ballon au milieu car Paris était coupé en deux en procédant à de grands ballon inutiles. C'était les Verts qui manquaient de nombreux contres du coup. Paris s'est procuré trois occasions dans tout le match et avec 5 attaquants lors du dernier quart d'heure n'a frappé que 6 fois au but de tout le match. La logique du football offensif à grand coup d'attaquant en prend un coup... Coup d'arrêt pour Paris qui s'incline pour la première fois depuis la journée inaugurale à Monaco (1-0). Les Verts ont semblé avoir davantage d'huile dans les rouages et sort de la zone rouge (16è), mais Gigliotti a surtout donné l'impression d'être en vacances. Gomis est sur la voie de la rédemption, mais ce n'est pas encore ça.
Du coup, je n'ai pas trop suivi le 0-0 entre Nancy et Rennes, mais le score ne m'étonne pas le moins du monde. C'est le troisième match nul 0-0 en 6 journées de championnat pour l'ASNL et le troisième sur quatre matches à domicile. C'est combien l'abonnement à Marcel Picot ?! Les deux équipes gagnent une place, respectivement 12è et 13è.
Marseille cale contre l'ASM
Décidément ce dimanche était bien radin côté buts avec un but en trois matches. En conclusion de cette sixième journée, Marseille et Monaco se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0). Apparemment les monégasques ont réussis leur coup de prendre un point au Vélodrome : Trois tirs dans tout le match, aucun cadré. Marseille a évolué en seconde période en 4-4-2, frappé 20 fois au but, mais Stéphane Ruffier était dans un bon soir et repoussait tout, les rares fois où c'était cadré et aidé par son poteau sur une tête de Niang. Ce résultat permet à Lyon de disposer de quatre points d'avance les phocéens qui conserve leur deuxième place. Monaco est neuvième.
Le challenge Makélélé continue !
De retour de sa suspension purgée contre Nantes, Claude Makélélé continue de montrer l'exemple sur le terrain en récoltant son cinquième carton jaune en autant de matches de Ligue 1 disputé. La classe internationale pour le capitaine parisien qui représente à lui seul le tiers des avertissements de son équipe (15). Du coup, le PSG est l'équipe la plus avertie du championnat à égalité avec Bordeaux et Nice. Néanmoins ces deux équipes ont déjà récolté des cartons rouges (deux pour Bordeaux et un pour Nice) contrairement aux parisiens. Pour revenir à l'ancien joueur de Chelsea, au rythme où il va, il sera averti lors de la réception de Grenoble et devrait donc être suspendu pour la réception de Lorient le 18 octobre (9è journée) prochain à moins que le milieu ne dispute le match de Coupe de Ligue à Monaco, ce qui avancerait la suspension au déplacement à Nancy (8è journée).
Sixième journée de Ligue 1 : Présentation
ça n'arrive que deux fois par saison et donc c'est à relever : Ce soir deux champions de France s'affrontent avec Le Havre – Lyon. À suivre Nice – Le Mans et Grenoble – Bordeaux. Dimanche Paris se déplace chez les Verts et Marseille reçoit Monaco.
La titularisation de Jean-Alain Boumsoung elle permetterait-elle à la défense de Lyon (1er) de retrouver un début de solidité ? L'international Français sera une nouvelle fois sur le banc tandis que Cris et Bodmer formeront la charnière centrale d'une défense lyonnaise qui a pris quatre buts lors des deux derniers matches (Nice et la Fiorentina) ou comment passer de meilleure de défense de France à passoire ! Bien sûr, le Havre c'est supposé moins fort, mais rien ne vaut la réception de Lyon pour faire le match de sa saison (si on ne le fait pas contre Marseille ou Paris). Dans le grand jeu des chaises musicales du côté gauche depuis la blessure de Grosso (deux côtes contre Chypre avec l'Italie) John Mensah glisse à gauche. À droite Reveillère est sorti du formol. Le milieu sera classique au vu du recrutement estival : Toulalan, Makoun, Pjanic et les trois larrons de devant seront Ederson à gauche, Govou à droite et Piquionne dans l'axe. Benzema sur le banc et Juninho reste à Lyon.
Côté havrais (16è), on aimerait bien gagner un match (ce qui n'est plus arrivé depuis la première journée contre Nice) car la zone rouge se rapproche eu égard de l'incapacité à conserver un résultat (Nancy et Toulouse). Mais bon, c'est le Septuple champion en titre qui arrive à Deschaseaux.
Bordeaux doit se faire pardonner...
Après sa terrible déconvenue à Stamford Bridge (4-0 et un poteau et une barre), les Girondins de Bordeaux (10è) débarquent au stade des Alpes pour y affronter une équipe grenobloise (4è) mieux classé qu'eux. L'idée est de se faire pardonner de nous avoir fait passer pour des amateurs dans l'Europe entière. S'il n'y a pas encore le feu dans les rangs girondins, le Président Jean-Louis Triaud a estimé que le jeu pratiqué à Londres n'avait la « manière » au delà du résultat et d'une défaite qui était clairement envisagée. Le Président attend donc une réaction aux Alpes où Grenoble est toujours invaincu. Pour cela, Laurent Blanc dispose de l'intégralité de son groupe. Même Jussiê.
Côté Grenoble, pas grand chose, tout le monde est là (sauf Battles suspendu). Dans la semaine la presse a fait état d'un contact avec l'ancien espoir du football français Sébastien Piocelle (formé à Nantes puis passé par Bastia et Vérone) qui est libre depuis cet été. Il s'entraîne à la Jonelière.
Nice veut passer à autre chose, mais Cohen n'en démord pas !
Nice (6è) et Le Mans (5è) (21 heures) ont le point commun d'avoir les faveurs d'un pronostic à jouer au mieux le maintien et d'avoir réalisé un bon début de saison. L'autre point commun est que ces deux équipes ont perdus le week-end dernier plus ou moins contre le court du jeu (à Lyon et contre Toulouse). Même s'il assure « tourner la page » et « ne pas en faire une affaire d'État », le Président niçois, Maurice Cohen, n'a pas arrêté de la semaine souhaitant que la Direction Nationale de l'Arbitrage (DNA) « arrête d'être opaque » (en fait avoir accès aux notes sur les arbitres histoire de leur mettre un peu plus de pression), a failli avoir un ulcère lorsqu'il a appris que M.Cailleux arbitrerait ce week-end (Toulouse-Sochaux). Cohen a également écrit à la fédération envisageant toujours un recours devant le civil, a taillé Platini « J'ai toujours eu de l'admiration pour Michel Platini, le joueur, mais en tant que Président de l'UEFA ce n'est pas cas ». Enfin, le Président du Gym a estimé qu'il serait normal de sanctionner Juninho puisqu'il a reconnu en avoir ajouté. C'est vrai que la Jurisprudence Fiorèse sonne creux. Wouah, quelle semaine ! Sinon les joueurs on a essayé de faire passer le message qu'ils étaient surtout satisfaits de leur bon match à Lyon, mais qu'il fallait à présent capitaliser. Diakité devrait remplacer Cyril Rool (enfin) suspendu.
Côté Manceaux on débarque sur la Côte d'Azur avec un 4-2-3-1 ambitieux, la ligne de trois Le Tallec, Stromstad, Maïga s'annonçant très mobile pour Helstad. Problème ? Gervinho commencerait sur banc...
À noter que le MUC 72 a réglé le problème de la confidentialité de la diffusion du match sur Orange Foot en installant un écran géant sur la Place de la République avec des animations dès 16 heures. Une très bonne initiative.
Les autres matches de samedi :
La dernière fois que Valenciennes (11è) est venu à la Beaujoire, Steve Savidan a marqué quatre buts à Fabien Barthez pour une victoire 5-0, il y a deux ans. De l'eau est passée sous les ponts, mais l'idée du match de ce soir pourrait être la même, tant à Nantes (20è), on chasse davantage les journalistes que les contrôles foireux...
Lille – Auxerre, ce fut un huitième de finale de la Coupe UEFA en 2005. Ce soir, c'est le 15è qui reçoit le 12è. Un bon match de milieu de tableau auquel je n'assisterai pour rien au monde ! Lorient (17è) – Caen (9è) devrait être un de ce matches charnière qui peut en dire long sur la saison des hommes de Christian Gourcuff dont le jeu direct semble ne plus suffire cette saison. Son absence en l'occurrence.
Les matches de dimanche :
À 17 heures, les européens du jeudi s'affrontent entre eux. Saint-Étienne (18è) reçoit Paris (3è) pour éventuellement se lancer en championnat après son retour victorieux (2-1) en Coupe UEFA (sur le terrain de l'Hapoël Tel-Aviv). En face, Paris a tout a gagner de cette rencontre ayant gagné à Kayseri (2-1) en ayant menagé Hoarau, Giuly, Makélélé et Sessegnon.
Dans le même temps, nancéiens (14è) et rennais (13è) exprimeront leur goût pour le beau jeu à Marcel Picot.
On terminera à 21 heures avec un grand classique du championnat avec Marseille (2è) – Monaco (7è). Les monégasques restent sur trois défaites de rang au Vélodrome. L'Équipe croit savoir que Ben Arfa, M'Bami et Zubar serait mis au banc annonçant les retours de Zenden, Erbate et Cana dans le 11 de départ en championnat.
5è journée de Ligue 1 : Revoilà les polémiques !




