01 septembre 2008
4è journée de Ligue 1 : Les Olympiques accélèrent, Bordeaux traîne.
L'OM et l'OL en tête du championnat pour la deuxième journée de suite, il manque les girondins de Bordeaux qui patinent hors de leur base. Avec Nantes, Sochaux et Saint-Étienne la zone rouge a air d'années 70.
Et pourtant la dernière fois que l'OM a été leader de la Ligue 1, les phocéens avaient terminé 2è du championnat avec 12 défaites et à 17 points de l'indéboulonnable champion Lyonnais. C'était la saison 2006-2007. Cette saison là, la deuxième place de cet OM joueur et dirigé par Albert Émon renvoyait au fond du gouffre les espoirs de concurrence au sommet de la Ligue 1. Cette saison, les promesses sont plus belles puisqu'en quatre matches, les phocéens ont inscrit 11 buts. Les inquiétudes défensives semblent provisoirement écartées puisque depuis les quatre buts encaissés à Rennes lors de la journée inaugurale, Marseille n'a encaissé qu'un seul but. Mais ce but (l'oeuvre du Sochalien Erding) a eu le mérite samedi soir de relancer totalement un match dont le résultat (2-1) fut préservé par un Steve Mandanda en forme internationale. Néanmoins, je me sens obligé de rectifier quelques peu les superlatifs de canal plus qui désigne de « réflexe exceptionnel » la parade du gardien olympien lors de son face à face avec Erding. En effet, il y a quelques années, la bande à Philippe Doucet (statisticien en chef de la chaîne cryptée) avait annoncé que 7 fois sur 10 le gardien de but remportait le face à face avec un attaquant seul et balle au pied.
Lyon ne prend pas de but...
360 minutes sans prendre de but, voilà une statistique qui fait plaisir à un entraîneur. L'OL façon Claude Puel n'a toujours pas encaissé le moindre but en championnat. Lors du derby face à Saint-Étienne, les gones n'ont pas spécialement fait rêvé mais ont pressé d'entrée et ont vu Benzema démontrer la différence entre un grand attaquant et un bon attaquant (Bafé Gomis). La différence étant de parvenir à marquer tout en touchant un même nombre dérisoire de ballons (même si le Lyonnais décroche plus) que son homologue en vert. 14 ans que les Verts ne battent plus Lyon, il y a de séries vraiment angoissantes dans la vie de supporter, mais vue ce qu'a montré Sainté dimanche soir, il n'y a pas de quoi contester le résultat. Même si les Verts ont eu le ballon par moment (comme en fin de première période) mais il ne ressort de ce match qu'une seule occasion pour les joueurs de Laurent Roussey. Avec 10 points l'Olympique Lyonnais souffle dans la nuque des Marseillais à la faveur d'une moins bonne attaque (différence à +6 pour les deux équipes).
Quant à Saint-Étienne, le manque de première intention fait peur. Les Verts sont 18è à la faveur d'une moins bonne attaque que Le Havre (deux buts contre trois).
Bordeaux a du mal loin de Chaban :
Si les Girondins ont remporté de manière assez convaincante leurs deux premiers matches à domicile (Caen 2-1 et Nantes 2-0), les joueurs au scapulaire compte désormais deux défaites en deux déplacement après le revers (2-1) concédé sur la pelouse de Villeneuve d'Ascq contre Lille. Fernando Cavenaghi avait pourtant ouvert le score, mais Michel Bastos égalisait dans la foulée d'un modèle d'enchaînement contrôle et frappe. À un quart de la fin du match, Fauvergue perforait l'axe de la défense bordelaise, mais l'attaquant lillois était repris par Henrique permettant à Obraniak de récupérer le cuir et de frapper dans le but de Ramé. Si la prestation bordelaise au niveau du jeu n'est pas catastrophique, le bilan comptable est lui peu satisfaisant avec 6 points en quatre journées quant Marseille et Lyon en comptent 10. Laurent Blanc et Jean-Louis Gasset doivent faire face au manque de réalisme de leur équipe qui se fait contrer à force de bien jouer sans tuer le match. Au bout de quatre journées, tirer la sonnette d'alarme est prématurée, mais la victoire a trois points génère des écarts assez vite importants.
Le Mans : Pas mal pour un mort vivant !
Il y a un mois, alors que les pronostics allaient bon train à l'heure de l'ouverture de la nouvelle saison, il y avait une certaine unanimité quant aux grosses difficultés pour le MUC 72 dans ce championnat 2008-2009. En effet, sept joueurs de l'équipe type ont quitté la Sarthe : Marko Basa, Jean Calvé, Tulio De Melo, Daisuke Matsui, Ndri Romaric, Stéphane Sessegnon et Hassan Yedba. Malgré une défaite inaugurale contre Lorient (1-0), les manceaux ont aujourd'hui 9 points correspondant à trois victoires lors des trois dernières journées. Samedi soir, les Sarthois ont disposé de Nantais en démission (4-1). Le Mans a également battu Saint-Étienne (1-0) et pris trois points sur le terrain lillois (3-1) de leur ancien entraîneur (Rudy Garcia). Des victoires significatives qui en font la deuxième attaque au bout de quatre journées derrière l'OM. L'intégration vitesse grand v des deux Norvégiens Fredrik Stromtad et Thorstein Helstad y est pour quelque chose, le premier étant triple passeur décisif pour les trois buts du second. Forcément Yves Bertucci ne s'y attendait pas vraiment...
Quand Canal + cherche la polémique.
En plus de marteler l'esprit du téléspectateur que les arbitres sont nuls et que eux seuls possèdent la vérité, Canal + prêche désormais sur le banc de touche. À la 17è minute de Caen – PSG, L'homme de touche (Lucien quelque chose) s'aperçoit que Franck Dumas n'est pas parti dans une grande envolée lyrique et faisait plutôt la moue (sans plus) sur l'accrochage entre Camara et Savidan dans la surface parisienne. En bon journaliste, l'homme de touche précise qu'« il y a penalty » au technicien normand, on ne sait jamais ça pourrait suffire à nous l'énerver.
Alors que la mi-temps était sifflée par monsieur Thual, l'homme de touche allait prendre le poul des caennais cueillis à froid par Paris (1-0). Il en venait à ce qu'il voulait vraiment : L'affaire du penalty qu'il y aurait du avoir (en son sens) avec la faute de Camara sur Savidan. L'homme de touche demande son avis à Savidan, qui dit qu'il n'a pas l'habitude de commenter les actions et que c'est du passé. Bien deçu d'avoir une telle langue de bois, le journaliste s'en va lui compter qui si « il y avait penalty »...
Les hools nancéiens pas assez glamours :
Il faut croire que si c'est pas dans le contexte du PSG, c'est pas sexy. Pourtant le côté get appen des supporters nancéiens de débarquer au milieu d'un barbecue entre supporters havrais et messins à Louvigny (près de Metz) avait tout pour susciter l'indignation des gazettes. L'information est disponible mais pas mis sous les yeux de tous. Deux poids, deux mesures... L'affrontement qui a concerné une centaine de personnes a fait une dizaine de blessés et « obligé » la gendarmerie a ouvrir une enquête. Pauvres choux...
Le makéléléthon :
S'il en déconne ouvertement avec Ludovic Giuly dans un sujet de Téléfoot en envisageant obtenir 22 cartons jaunes sur l'ensemble (dont 10 d'ici la fin décembre) de la saison, Claude Makélélé réalise pour l'heure un étonnant grand chelem avec un carton jaune reçu à chaque match du PSG cette saison. Le capitaine parisien sera suspendu pour la réception du FC Nantes et s'il contenu à ce rythme (un jaune par match joué) il le sera également pour la réception de Lorient lors de la neuvième journée. Pas étonnant donc qu'au bout de quatre journées de championnat, le PSG ait déjà reçu 12 biscottes (aucun rouge) ce qui en fait l'équipe la plus turbulente à ce niveau-là de ce début de saison.
Le revanchard du jour :
Frédéric Piquionne pour un doigt d'honneur monumental au public de Geoffroy Guichard lors du derby Saint-Étienne – Lyon (0-1). En effet l'ancien « esclave » Stéphanois avait jeté de l'huile sur le feu en déclarant qu'il s'attendait à être « traité de tous le noms » pour son retour dans le Forez. À peine entré, le lyonnais récupérait le ballon côté droit, enrhumait deux Stéphanois et frappait dans un angle impossible obligeant Viviani a dévier sur sa barre. Les sifflets se sont changé, en moins d'une seconde, en mer de la tranquillité.
Résultats et petit topo classement...
Nantes 1-4 Le Mans
Nice 2-0 Valenciennes
Grenoble 1-0 Monaco
Caen 0-1 PSG
Lorient 0-2 Auxerre
Nancy 2-1 Le Havre
Marseille 2-1 Sochaux
Lille 2-1 Bordeaux
Toulouse 0-0 Rennes
Saint-Étienne 0-1 Lyon
Si au bout de quatre journées aucun écart n'est définitif, il commence doucement à se dessiner une petite tendance ou deux. La première est que Nantes s'est réinstallé au même endroit que lors de son dernière exercice en ligue 1. Avec Sochaux et Saint-Étienne la zone de relégation sent bon le refermé et les années 70. Juste histoire de marquer le coup, il faut noter que le PSG (avec trois déplacements pour une réception au Parc) fait son meilleur mois d'août depuis trois ans. En disposant de Monaco (toujours aussi inquiétant), Grenoble envisage l'avenir avec le sourire en atteignant la trêve internationale avec 9 points en quatre matches avec une flatteuse 5è place. En tête de gondole les Olympiques sont sur un rythme de 95 points en fin d'exercice.
30 août 2008
4è journée de Ligue 1 : Présentation.
Avec un ventre mou digne de n'importe quel mois de février ce sont 13 équipes qui peuvent se retrouver leader du championnat d'ici dimanche soir. L'intérêt est donc ailleurs notamment avec quelques jolies affiches.
À commercer par Marseille – Sochaux (21 heures) au Vélodrome, puisqu'au mois de mars les doubistes y ont gagné 1-0. Une fois sur deux, les Sochaliens rapportent au moins un point de Marseille (ça tombe bien ils en ont besoin). Peu d'équipes peuvent présenter pareil bilan, même pas Bordeaux. Un OM qui se passera d'Hatem Ben Arfa jugé trop juste au niveau des adducteurs mais qui pourrait intégrer Mathieu Valbuena pour son grand retour depuis sa pubalgie du mois de juillet. À noter qu'un troisième hommage sera rendu aux deux supporters décédés dans l'accident de bus de la semaine dernière. Ça devient lourd.
Avec les critères Français, ce Nantes – Le Mans a presque l'air d'un derby. Il y en a eu 3 par les passé, Le Mans n'y a pris qu'un point (0-0 en 2006-2007) et s'y est incliné deux fois auparavant et sur le même score 1-0. Du côté canaris on été certain qu'Alain Perrin serait le nouvel entraîneur et puis non. L'ancien entraîneur a estimé que les conditions sportives n'étaient pas réunis pour qu'il gagne une troisième coupe de France de suite avec un troisième club (après Sochaux et Lyon). Perrin voulait avoir les pleins pouvoirs sportifs, ce qui lui a été refusé. Une grande plaid du football moderne : Des managers qui imposent leurs outils de travails au techniciens. Du coup c'est Chritian Lariepe qui fait l'intérim juqu'à la trêve internationale. Côté manceau, on est 4è alors on peut envisager de se faire plaisir à la Beaujoire, donc de gagner.
Au stade des Alpes, Grenoble (qui s'est fait prêté le Parisien Albert Baning dans la semaine) reçoit l'AS Monaco qui s'effeuille encore un peu plus avec le départ dans la semaine de Jérémy Menez pour la Roma et la rumeur du départ de Nenê pour l'Espanyol Barcelone. Monaco brade et n'a plus grand monde devant, ça sent mauvais pour cette saison.
Paris avec deux pointes ?
Nice – Valenciennes et le genre d'affiche de ligue 1 qui laisse indifférent. Pourtant (et parce que c'est le début du championnat) il s'agit du 6è qui reçoit le 5è. Le vainqueur de ce match pourrait se retrouver leader du championnat samedi soir en cas de contre performance de Marseille. Après la victoire à Auxerre dimanche dernier (1-0) Frédéric Antonietti déclarait : « Il est parfait (ce match). N'oubliez pas que nous sommes en reconstruction. La confiance viendra avec les victoires ». On peut y lire que l'OGCN a deux ou trois ambitions malgré tout dans ce championnat. Côté Valenciennois on a suivi l'état de santé de David Sommeil (qui est sorti du coma) et l'on s'intéresse à des défenseurs pour le remplacer comme l'ancien capitaine Niçois Jacques Abardonado qui est descendu avec Nuremberg en Bundesliga 2 ou l'ancien Strasbourgeois Christian Bassila. Son club (Cottbus) demanderait 300 000 euros pour le libérer.
Pour son déplacement à Caen, Paris entretient le mystère d'aligner Mateja Kezman avec Guillaume Hoarau à moins que l'ancien havrais ne soit seul en pointe comme lors des trois premiers matches. Néanmoins l'apport du Serbe en seconde période lors du déplacement à Sochaux (1-1) n'a pas laissé Paul Le Guen insensible. Côté Caennais, Boucansaud s'est mis indisponible un mois et Proment 10 jours. Lilian Compan a, pour sa part, fait ses valises pour Montpellier. Ce Caen-PG sera l'occasion de croiser les deux joueurs à avoir réalisé le grand chelem des cartons jaunes : Trois jaunes en trois matches pour Claude Makélélé d'un côté et Juan Eduardo Eluchans de l'autre.
À Marcel Picot les supporters de l'AS Nancy Lorraine aimeraient bien voir un but. Les lointains souvenirs de la saison passée commencent à devenir flous. Contre Le Havre cela semble possible.
Auxerre qui ne compte que trois points tentera quelque chose (qui sait ?) à Lorient qui compte à peine un point de plus. Autant Lorient peut effectuer une grosse remontée, autant Auxerre peut se retrouver relégable ce soir. Voilà la différence entre avoir trois points et en avoir quatre.
Petites phrases, banderoles et amour de son prochain...
Lille ne compte qu'un point et est dernier de la classe. Et si dans un championnat avec autant de matches nuls à l'année une situation mal embarquée peut très vite se retourner avec trois victoires, les hommes de Rudy Garcia feraient bien de débuter leur championnat dimanche à 16 heures. Face à une équipe Bordelaise qui aura le ballon, qui l'utilisera bien mais quiaura un mal de chien à marquer... Alors bon, on ne sait jamais...
Dans le même temps Rennes se déplacera à Toulouse. Dans la semaine on a vu Wiltord réintégrer le groupe, Olivier Sorlin dire qu'il avait envie de partir, comme M'bia et le club se qualifier pour la coupe UEFA en battant Stabaek (2-0). Le tirage au sort du premier tour a donné aux Rennais le FC Twente (entraîné par Steve McLaren) qui s'est pris 6-0 sur les deux matches en 3è Tour préliminaire de C1 par Arsenal. Jamais avare d'ambitions le manager du club Breton, Pierre Dréossi, nous a sorti un « on verra comment on va gérer la compétition avec le championnat » qui laisse présager un joli rien à foutre de la coupe d'Europe en automne qui succède toujours aux ambitions d'être européen au printemps.
À 21 heures, Saint-Étienne tentera de remporter pour la première fois depuis la saison 1993-1994 le derby contre les méchants Lyonnais. Et si en football « Lyon sera toujours la banlieue de Saint-Étienne », faut bien avouer que ça fait un peu long. Laurent Roussey a décrété le huit clos à l'Étrat, Gomis a bossé dur puisqu'il n'a toujours pas marqué en championnat depuis la reprise. Côté Lyonnais Piquionne fera sa victime
et Claude Puel a déjà pris le vocabulaire du comptable en déclarant qu'il « faut matérialiser notre progression là-bas ».
26 juillet 2008
Rien ne va plus à Monaco !
En surplombant le casino et quelques banques peu regardantes, les finances de l'AS Monaco, aux côtés de la famille princière, n'ont jamais vraiment tremblé devant l'adversité. C'en est fini, après trois saisons médiocres, le Président Jérôme de Bontin a décidé de jouer la transparence.
À en écouter le nouveau Président de l'AS Monaco (Jérôme de Bontin) à propos de la possible arrivée du Croate Niko Kranjcar pour 15 millions d'euros, le temps des facilités fiscales pour payer Christian Vieiri, Fernando Morientes et Javier Saviola semblent à des années lumières : "C'est un des meilleurs joueurs du monde mais nous n'avons pas soumis une offre de 15 million d'euros". Dans le contexte de la phrase il est sous-entendu que l'ASM n'en a clairement pas les moyens. Révolution de palais sur le Rocher (j'adore la formule !) un franco-américain a pris la place du chef a décidé de jouer franc jeu. Déjà en faisant table rase du passé (du moins en partie) et se séparant d'entrée de Marc Keller (directeur général) et de Jean-Luc Ettori (directeur sportif). Reconstruire sur des bases seines et à peu de frais histoire d'équilibrer les comptes. L'ambition pour 2008-2009 ? "Une place dans les dix premiers serait un bon résultat". Bientôt l'ASM sera atteinte d'une Guy Roux aiguë... Pourquoi ne pas annoncer jouer le maintien aussi !
Pour une fois qu'à Monaco c'est plat...
Du coup, Ricardo (qui est passé entre les gouttes on ne sait trop comment) voit passer les jolis transferts de l'été sous son nez (Koné, Giuly, Séssegnon, Gouffran, Ben Arfa, Mensah...) sans rien pouvoir dire. Ricardo a surtout vu son effectif se réduire avec les fins des prêts d'Almiron (Juve), Santos Romeu Fabio (Cruzeiro), les départs tout courts de Jérémy Berthod (Auxerre), Arnaud Lescure (Rodez), Steve Pinau (Geneo) et Matthieu Sans (Arles). L'ASM s'est également montré généreuse en prêtant Massamba Sambou au promu havrais, Vincent Ramaël au KV Courtrai (Belgique) et Manuel Vallaurio à Croix-de-Savoie. Bolivar et Vargas (qui revenait de Sochaux) sont prêtés avec option d'achat à l'Internacional RS et à Guadalajara. Pour tous ces départs (qui tels autant des boomerangs reviendront l'été prochains), le technicien monégasque a vu revenir (déjà) Alexandre Licata (Bastia), Thomas Mangani (AC Ajaccio), Frédéric Nimani (Sedan) et Juan Pino (Charleroi). Les seuls arrivées sur lesquels pourra compter Ricardo sont le prêt du défenseur Elia Legati (Milan AC), du milieu défensif ivoirien Gosso dont l'essai a été concluant et d'un petit phénomène de précocité américain et moitié ghanéen) en provenance de Benfica pour un prêt : Fredua Korenteg, dit Freddy Adu. Titulaire en Major League Soccer à l'âge de 14 ans, international yankee à 16, il ne sera pas le phénomène (de foire ?) du ASM-PSG inaugural puisqu'il sera d'abord aux J.O de Pékin.
Une occasion pour les jeunes.
L'année dernière déjà, l'ASM nous avait fait profité des éclairs de génie de quelques uns de ces jeunes talents. Champions de France amateurs, la classe biberon a désormais toute légitimité pour venir se tailler une place de titulaire auprès de cadres à côtés de leurs pompes la saison passée comme Frédéric Piquionne. L'ancien stéphanois courtisé par Rennes et Lyon dans le cadre d'un échange avec Baros ou Fred (pipeau à mon avis). Va devoir composé avec Serge Gakpé, ou Djamel Bakar (+ Freddy Adu). Pour les deux premiers, une place est à prendre tant le côté droit de l'équipe est déserté. À condition toute fois de s'adapter au 4-2-3-1, en fait c'est un 4-5-1 où Piquionne se tourne les pouces... Et Jérémy Menez me direz-vous ? Son polyvalence des pieds lui permet de jouer sur les deux côtés (ou dans l'axe) et d'échanger éventuellement avec un Pino plus vraiment désiré. Certes, Monaco reste un club de haut standing (7 fois champion de France) qui trouvera toujours des investisseurs. Promesse en tout cas du nouveau Président pour la rentrée. Il n'en fallait pas moins pour qu'on annonce de négociations entre l'ASM et l'Atletico Madrid à propos du zombie qui habite dans le corps José Antonio Reyes. L'ex perle d'Arsenal devenu poids mort du Real Madrid et de l'Atletico pourrait débarquer sur le Rocher pour un transfert de 7 millions d'Euros.
Ce grand déprimé de Flavio Roma...
Monaco a tout de même pris 48 buts la saison passée, ce qui en fait la 13è défense de France. Autrement dit, en finissant 12è du dernier exercice, l'ASM était à sa place. Mais la défense monégasque a fait preuve d'une empathie certaine (hormis le carton bordelais 6-0) que Flavio Roma n'est pas parvenu à compenser accomplissant de biens belles boulettes qui ne seraient pas passé inaperçues s'il eut joué du côté de Paris... Et puis avec une tête de déprimé comme ça, franchement...
Le 1-0 béton armé bien chiant qui avait fait la réputation de Ricardo n'est plus d'actualité depuis que le Brésilien sévit sur le Rocher. L'équipe a repris l'entraînement le 2 juillet dernier (la dernière hormis Sochaux) n'a toujours pas remporté la moindre victoire en match de préparation. Et si l'habit ne fait pas le moine, deux nuls (contre Toulouse 1-1 et le Dinamo Zagreb 2-2) et une défaite contre Marseille 3-1 n'engage pas la confiance d'un groupe qui a encore la tête à la saison passée comme le montre bien Flavio Roma dans l'Équipe de jeudi :"S'il n'y avait pas eu la victoire à Nice (0-2, 34è journée), on y allait (en L2). On a plutôt un bon groupe de joueurs, mais la saison passée, on n'était pas bien". Quelle lucidité !

