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11 septembre 2008

France – Serbie (2-1) : On respire !

france_2_1_serbieLes Bleus préservent toutes leurs chances de se qualifier pour le mondial 2010 en battant la Serbie (2-1) avec de belles séquences. L'avenir de Raymond Domenech s'éclaircit un peu, mais dans quelle mesure ?

Si les Serbes entamaient positivement le match, c'était parce que les Français devait laisser retomber la pression de l'évènement. Éventuel dernier match  de Domenech, attention à la deuxième défaite de suite... Dans un stade de France rempli de seulement 45 000 spectateurs, l'accueil fut néanmoins des plus honorables, voire même chaleureux. Seul l'apparition de Domenech sur les deux écrans géants provoquait des sifflets et même des « Domenech, démission ! » ont été entendus.
Quel match aurions-nous vu mercredi soir au stade de France si Dejan Stankovic ne nous avait pas quitté au bout de quatre minutes de jeu ? Le Serbe s'est tordu le genou et comme le « stade s'est mis à tourner » selon Jean-Michel Larqué. L'interiste a préféré laisser sa place à un Gojko Kacar, d'ordinaire défenseur, devenu pour la cause milieu défensif. Bosko Jankovic se retrouvait seul habilité à organiser le jeu de son équipe. L'autre surprise était la présence sur le banc de Nikola Zigic qui du haut de ses 2m02 aurait pu insinuer le doute sur coup de pied arrêté dès le début du match. Marko Pantelic était donc seul en pointe.
Les Bleus se présentaient avec un 4-2-3-1 où Yoann Gourcuff recevait la responsabilité d'animer le jeu dans l'axe (et il s'en tira très bien) alors que Benzema (sportivement absent) et Henry alternaient dans le couloir gauche. Govou était reconduit à droite. La paire de milieux défensifs Toulalan et Diarra semblent, à présent, avoir la préférence du sélectionneur avec leur troisième titularisation commune de rang. En défense, Mandanda gardait la maison et n'a toujours pas semblé dans le coup pour commander une défense et s'imposer dans les airs. Evra laissait son poste à Clichy Sagna était lui reconduit à droite. La paire de défenseurs centraux Gallas-Abidal a semblé stable malgré quelques incompréhensions en début de match, ce qui peut se tolérer contre la Serbie, moins contre l'Argentine.

Gourcuff et Anelka passaient par-là...


yoann_gourcuffLes deux équipes jouaient aux échecs en première mi-temps. Fort logiquement aucune des deux n'était réellement dangereuse si ce n'est cette tête de Thierry Henry, presque à bout portant, sur Vladimir Stojkovic laissant les supporters nantais pantois (16è). Les Serbes se montraient essentiellement dangereux sur des centres de Jankovic (7è, 8è et 31è) que Gallas ou Mandanda contraient plus ou moins difficilement. 
Au retour des vestiaires, Benzema laissait sa place à Nicolas Anelka. Le Lyonnais était à côté de ses pompes, pointant ainsi un nouveau constat d'échec de sa supposée entente avec Thierry Henry. Le joueur de Chelsea,  lui, avait des fourmis dans les jambes et montrait une belle entente avec Gourcuff et Henry. Dès la 55è, il permettait à Govou d'entrer dans la surface Serbe (avec un contre favorable) et de décaler Henry qui trompait Stojkovic au premier poteau et de l'extérieur du droit (1-0). Radomir Antic faisait alors entrer son géant de service Zigic à la place de Ergic. La conséquence directe était l'ouverture d'espaces au milieu de terrain et Gourcuff s'en donnait à coeur joie. Le Bordelais lançait Anelka dans la profondeur. Le joueur de Chelsea se débarrassait de ses trois caravanes (petit pont sur Vidic) et du droit, croisait sa frappe (2-0). Gourcuff s'essayait quelques minutes plus tard aux 18 mètres et tapait la barre de Stojkovic. Les Serbes semblaient perdus sur le terrain et une opération goal-average semblait envisageable. Mais voilà que les Bleus tombaient dans leurs travers, sur coup de pied arrêté bien sur ! Branislav Ivanovic devançait tout le monde y compris un Steve Mandanda qui doit davantage s'imposer dans sa zone des 5,50 mètres (2-1).
Un faux air de crispation, les Bleus tenaient malgré tout et s'imposaient  2-1 préservant ainsi toutes leurs chances de qualification pour le mondial Sud-africain et sauvant la tête de Raymond Domenech, mais pour combien de temps ? On a assisté à un match vivant avec de l'allant. Gourcuff a certainement marqué des points, Benzema en a perdu... mais avec les jeunes, on ne sait jamais de quoi demain sera fait. Prochain épisode le 11 octobre à Constanta contre la Roumanie.

Docteur Thierry, Mister Henry :


thierry_henryScientifiquement prouvé, Thierry Henry aurait affaire à deux êtres à l'intérieur de son propre corps. Le premier, évoluant en première mi-temps mérite à peine d'être regardé du coin de l'oeil, tandis que celui de la seconde période mérite toute notre attention car au-delà de son but, la participation au jeu et sa justesse de passe se sont avérées précieuses. À côté du total, le pointage à la mi-temps entre parenthèses.

Temps de jeu : 95 minutes (47)
Ballons joués : 42 (17)
Ballons perdus : 5 (3)
Ballons gagnés : 2 (2)
Passes vers l'avant  : 9 (2)
dont réussies : 8 (2)
Passes vers l'arrière 13 (5)
dont réussies : 12 (4)
Passes latérales 8 (6)
dont réussies : 7 (5)
Contrôles ratés : 2 (2)

Tirs : 3 (1)
dont cadrés : 2 (1)
But : 1 (0)

Hors jeu : 0
Fautes commises : 4 (2)
Fautes subies : 4 (2)
Duels gagnés : 10 (3)
Duels perdus :  11 (8)
Joueur de classe mondiale mis au tapis : 1 (0)

Tentative de déviation de la frappe cadrée d'un copain : 3 (2)
Occasions de but : 2 (1)
Frappe dans le vide parce que le centre allait trop vite le salaud (!): 1 (0)

Les mecs : Et oui moi aussi, je vais donner des notes !

carnetnotes19611962Steve Mandanda : Mais qu'est-ce qu'il attend pour s'imposer 31 centimètres plus loin que sa ligne de but ?! 4/10
Gaël Clichy : Un peu de mal au début, après tout les centres de Jankovic viennent de son côté, mais globalement un match plein où il ne s'est défilé dans la bataille du milieu de terrain et avec une participation offensive intéressante mais à pousser. 4,5/10
Bakary Sagna : Il a tenu son côté, mais ses centres ont rappelés ceux de Bernard Mendy ! 5/10
Éric Abidal : Un bon match pour son retour chez les Bleus depuis France – Italie (0-2). Mais son entente avec Gallas reste à peaufiner. Des passes et des contrôles de la tête flippants. 5/10
William Gallas : De toute façon, il ne pouvait pas faire pire qu'en Suède et en Autriche. 5/10
Lassana Diarra : Le petit protégé de Raymond a ratissé large et son impact physique au milieu est incontestable, mais il s'est montré nettement moins entreprenant que Toulalan. 5,5/10
Jérémy Toulalan : Il donnait l'impression d'être le seul à mériter sa place à Vienne et il a confirmé cette impression à Saint-Denis. Le Toulalan nouveau est arrivé, il a bien dû frapper trois fois au but... Vous verrez qu'un jour il va marquer ! 7/10
Yoann Gourcuff : Pour sa troisième sélection, sa première en tant que titulaire, la pression aurait pu l'étouffer. Au contraire il est dans le coup de l'ouverture du score d'Henry, passeur décisif pour Anelka, tape la barre de Stojkovic et n'a pas semblé carbo en fin de partie. À reproduire. 7,5/10
Sydney Govou : Autant il peut disparaître du jeu pendant 5 bonnes minutes (et plusieurs fois dans le match), autant il est une nouvelle fois décisif en décalant Henry pour l'ouverture du score. 5/10
Karim Benzema : absent 1/10
Thierry Henry : voir plus haut, 5,5/10
Nicolas Anelka : Il a semblé très affûté et surtout très concerné. Avaleur d'espace il s'est régalé et a pris rendez-vous avec Vidic pour le dimanche 21 septembre où Manchester United se déplacera à Stamford Bridge. Son but est un modèle du genre et s'est révélé très précieux. 6/10
Alou Diarra : A apporté des centimètres et des kilos en fin de matches mais c'est tout. (non noté)
Mathieu Flamini : Heureusement qu'il avait deux sélections avant de fouler la pelouse du SDF pendant 5 à 10 secondes, le record de Franck Jurietti en tremble encore. (non noté)
L'arbitre : Non, l'équipe de France n'a pas commis moins de fautes que d'habitude, juste que l'arbitre (Olegario Benquerenca) avait décidé de laisser jouer l'avantage à fond les ballons et d'arbitrer à l'Anglaise, voire même à l'Écossaise. Ça explique qu'il n'y ait eu qu'un carton jaune pour un match engagé et j'aime beaucoup ! 8/10

La der de Raymond ?

RaySi au moins l'équipe de France n'avait pas gagné, on serait presque catégorique sur le nouveau membre de ce club très ouvert en France qu'est l'ANPE. Mais là avec cette victoire, bien difficile de dire ce qu'il va se passer. Ce qui est certain c'est que Gérard Houiller a commandé une réunion (de crise ?) juste après le match et ceci peu importe le résultat. On en sera plus d'ici quelques jours, mais je ne crois pas une seconde que Raymond Domenech puisse s'en tirer aussi facilement : Une victoire et on oublie tout ? Ça serait assister à une terrible inconsistance des médias. On imagine déjà le mea culpa en cas de victoire en Roumanie. ça deviendrait vraiment du n'importe quoi et ça ne m'étonnerai même pas...

Journalisme (ir)responsable :

moscato1Le thème du Moscato Show de mercredi : « Êtes-vous supporter de l'équipe de France ce soir ? » Mais on marche sur la tête ! Des gens prêts à mettre en péril une qualification pour une coupe du monde sur l'autel du sacrifice de Raymond Domenech ?!
Une radio comme RMC est prête à donner son antenne et du crédit (voir créer l'évènement) à de tels agissements ! « ça revient souvent dans vos mails et dans vos appels, très chers auditeurs ! » On a un peu de mal à comprendre la logique journalistique d'une telle émission qui synthétise parfaitement les reproches faits à cette radio : moins d'analyse, plus de populisme. Si l'on écoutait à chaque fois la majorité, on aurait pas abolis la peine de mort ou encore l'esclavage... (Je sais c'est aussi con que Malouda qui parle de la Guyane)
L'on notera également le sentiment de mauvaise foi de la profession qui note que 45 000 personnes seulement rempli le Stade de France (le troisième était fermé). Il est évident qu'une part de cette piètre recette (on parle ça en fait !) et dû à un manque d'affection pour le jeu de l'équipe de France et ses résultats, mais l'on note également que même s'il restait 25 000 places à vendre, aucune n'était à moins de 40 euros...

Troisième sous-sol du journalisme sportif :

Les autres résultats :

miroslav_kloseDuel de leaders à Marijampole où la Lituanie recevait l'Autriche. Les Locaux se sont imposés grâce à un doublé de Danilevicius (2-0). Comme la Serbie samedi, la Roumanie a éprouvé les pires difficulté du monde à battre les Féroé à Torshavn (0-1) et ne s'est pas rassuré après sa défaite à domicile contre la Lituanie (0-3). La Lituanie conserve donc la tête du groupe 7, suivent  la Serbie, l'Autriche, la France et la Roumanie (dans cet ordre de goal-average). Les Féroé ferment la marchent.
Surprise dans le Groupe 1 où le Portugal s'incline à Lisbonne contre la Danemark (2-3). La Suède bat la Hongrie (2-1) et l'Albanie dispose de Malte (3-0). L'Albanie, la Danemark et la Suède sont devant avec 4 points, suit le Portugal avec 3 points.
Ça craint pour la Suisse qui n'a prit qu'un point en deux matches avec son revers à domicile contre le faible Luxembourg (1-2) dans le groupe 2. La Grèce tient son rang en allant gagner en Lettonie (0-2) et Israël s'impose au forceps en Moldavie (1-2).
Piètre prestation des Tchèques qui ne prennent qu'un point en Irlande du Nord (0-0) ce qui profite à la Pologne gagne petitement à Saint-Marin (0-2). La Slovénie gagne la Slovaquie 2-1. La Slovénie et la Pologne ont quatre points, mais la République Tchèque n'a joué qu'un match.
Après la carton 6-0 au Liechstentein, la Mannchaft a inscrit trois buts en Finlande par l'intermédiaire de Miroslav Klose, mais en a encaissé trois également. La Russie s'impose contre le Pays de Galles (2-1), l'Azerbaïdjan et le Liechtenstein font 0-0, c'est triste.
Dans le groupe 5 on a le carton du jour avec le 7-0 de la Bosnie contre l'Estonie. L'Espagne corrige l'Arménie (4-0) et les Belges font une belle performance en ramenant un point de Turquie (1-1). L'espagne a 6 points, la Turquie et la Belgique 4.
L'affiche du soir était à Zagreb où la Croatie retrouvait l'Angleterre. Le British se sont vengés de leur humiliation de novembre dernier en s'imposant 4-1 avec un triplé du gunner Theo Walcott. L'Ukraine gagne 3-1 au Kazahkstan et le Belarus gagne en Andorre. Il ne faisait pas bon recevoir... 6 points pour l'Angleterre et l'Ukraine dans un groupe 6 plus clair qu'on aurait pu croire, pour l'instant.
L'Italie a fait service minimum contre la Géorgie (2-0) avec un doublé du romain Daniele De Rossi et prend les commandes du groupe 8.
l'Irlande fait 0-0 au Monténégro. Dans le Groupe 9, les Pays-Bas et l'Écosse s'imposent sur le même score (2-1), respectivement en Macédoine et en Islande.

Équipe de France : le Goût du luxe

Autriche - France (3-1) : Dans la lignée de l'Euro...



09 septembre 2008

Équipe de France : Le goût du luxe

logo__quipe_de_franceSi les victoires à la Coupe du monde 1998 et à l'Euro 2000 ont ramenés l'équipe de France sur le devant de la scène, l'effet pervers a été la réévaluation des critères de qualité de cette équipe.

La défaite contre l'Autriche samedi soir (1-3) à Vienne suscite une certaine hystérie collective. Quelque part entre vouloir la tête de Raymond Domenech et la reprise de « l'opinion public » par les médias. Cette dernière souhaiterait se rendre au stade de France « pour voir une défaite » des Bleus, mercredi soir, contre la Serbie. Ce sont les propos, en résumé, tenus lors Luis attaque lundi après-midi. Sans pour autant savoir sur quels critères cette fameuse vox populi s'exprime et comment.
On en oublierait presque que seul le Brésil a participé aux 18 phases finales de Coupe du Monde passées. La France en compte 12 (impasses en 1950, 1962, 1970, 1974, 1990 et 1994). Car s'il est bien une histoire quasi inexorable dans le football Français, c'est le vide qui suit le départ d'une brillante génération. Ce fut en le cas après 1958-62, après les années 1980 et donc aujourd'hui après le départ de la génération Zidane &
co. Seulement voilà, aujourd'hui on n'a plus le temps d'attendre, trop d'enjeux financiers polluent la qualification ou non d'une équipe comme la France. TF1, en plus d'être diffuseur des matches, sponsorise et achète à prix fort les droits de diffusion de la Coupe du monde... Un prix dans lequel est induit la participation de l'équipe de France. L'on pointe l'hystérie (et plus simplement la pression) avec un vocabulaire d'ores et déjà d'élimination (syntaxe de la lose) après seulement un match sur les 10 du groupe 7. C'est vrai que la dernière fois que la France avait perdu son premier match de qualification pour un mondial, c'était le 9 septembre 1992 en Bulgarie (2-0) et on y pas allé en Amérique ! Spirale de l'angoisse, dépression nationale, récession économique, chômage tout est lié... Qui sera le Ginola nouveau ?

De la qualité, mais pas de mentalité ?

nasriVenir jouer en équipe de France rapporte concrètement un survêtement et éventuellement une nouvelle paire de chaussures. Du moins lors des matches de qualification. Il me semble utile, en ces temps brouillés, de le rappeler. Et si l'équipementier reprend la formule à son avantage, porter le maillot reste un honneur (et un formidable accélérateur de carrière).
Depuis 10 ans, les clubs, les journalistes, les consultants et la légende urbaine nous encrent dans le ciboulot que l'on a la meilleure formation du monde, que les autres ne savent pas former des joueurs de haut niveau, que c'est pour ça qu'on nous pille la Ligue 1 et qu'en plus on a une qualité technique et physique supérieur à tout le monde. La belle affaire.
Le match de samedi a donc prouvé que ce n'était pas forcément le cas et que de toute façon ça ne suffisait pas face à 11 gars qui faisaient le match de leur vie.
Car aussi doués techniquement et physiquement soient les jeunes joueurs Français, il doivent aussi faire avec une défaillance mentale qui semble hallucinante dès lors la tunique bleue enfilée. Comment ce fait-il qu'un joueur en confiance comme Nasri, un modèle d'intégration à Arsenal, se sente aussi seul sur le terrain, ne sachant que faire du ballon ? La thèse de Malouda prend du galon. L'« hypertacticité » et le nombre (trop ?) important de consignes supposées par Raymond Domenech laisserait peu ou plus de place à la spontanéité d'un dribble pour éliminer son vis-à-vis ? Quelle est la différence dans l'approche d'un match entre Arsène Wenger et Raymond Domenech ? Faut-il un psychologue pour coacher les bleus ? Où sont les morts de faim sur le terrain ? Faut-il à tout prix être faible techniquement pour compenser par le mental et la volonté de se battre sur tous les ballons ? Il me semble que les Argentins ont répondus à la question.

Faut-il virer Domenech ?

domenech_conf_pressLa question est surtout politique dans le contexte où elle est posée. Chacun veut tirer la couverture sur soi et conserver son job. D'autant que tous ceux qui prennent la parole dans les médias son susceptibles de conflit d'intérêt. Gérard Houiller, Didier Deschamps, Alain Boghossian et même Raymond Domenech, tous bénéficient aujourd'hui de soutiens de la part de la fédération, de la ligue, des clubs, des joueurs, des entraîneurs et des journalistes. Pourquoi Deschamps a-t-il rompu son contrat avec RMC sans pour autant accepter d'offre d'un club ?
En général à l'heure de décider de l'avenir d'un entraîneur, l'on regarde son bilan. Depuis le 12 juillet 2004 et sa nomination à la tête des Bleus, le sélectionneur a dirigé 56 matches pour un bilan de 31 victoires, 17 matches nuls et 8 défaites (au bout du temps réglementaire + prolongations si y a). Ce qui en fait un bilan pas trop mal au regard de ce qu'ont pu faire ses prédécesseurs. C'est en regardant le bilan année par année que l'on se rend compte d'une chute des résultats assez nets (si ça ne se voyait pas déjà sans ça). Raymond a attendu le 1er mars 2006 (soit 17 matches) pour connaître la défaite avec les l'édf, c'était au SDF face à la Slovaquie (2-1). Ce qui veut dire 8 défaites entre le 1er mars 2006 et le 6 septembre dernier  (39 matches). Cette année, alors qu'il reste encore un match, les Bleus ont perdu 4 de leurs 10 matches (deux lors de l'Euro, les autres étant l'Espagne et l'Autriche). Sur ces critères de purs résultats, l'idée de se séparer du sélectionneur est louable. Mais alors quid de l'été où de nombreux joueurs sont montés au corner pour défendre leur sélectionneur (Toulalan, Ribéry, Benzema, Diarra, Nasri...). Et si certain joueurs reconnaissent l'affect pour le sélectionneur, il serait tout de même intéressant de procéder à un audit de sa méthode et ce qu'en retiennent les joueurs. Notamment sur les coups de pied arrêtés défensifs : Ce n'est pas possible d'avoir pour consigne de défendre sur la ligne des 5,50 mètres !
Par contre en terme et communication et de défoulement du commun des mortels, là il ne fait aucun doute que l'éviction de Domenech serait de salut public. Néanmoins l'on se demande ce qui a mené la fédération à reconduire Raymond la science à son poste pour lui imposer un impératif de 5 points en trois matches (qui est un objectif faible) si ce n'est afin de préparer une reprise en main de la DTN (Gérard Houiller).

Raymond Domenech : Pour ou contre, bien au contraire...
Autriche – France (3-1) : Dans la lignée de l'Euro...

07 septembre 2008

Autriche - France (3-1) : Dans la lignée de l'Euro...

060908_lead_autricheSi la moitié des joueurs qui ont perdu le match de samedi soir à Vienne (3-1) n'étaient ou n'ont presque pas joué à l'Euro alpin, les mêmes manquements sont pointés à commencer par les coups de pied arrêtés et la détermination.

Ah les années 1970, quelle belle époque ! Le sommet des trente glorieuses, Pompidou bourré aux conseils des ministres, le col en V giscardien à la mode mais le néant total au niveau de l'équipe de France de football. C'est en 1970 (le 7 octobre) que les Bleus ont perdu pour la dernière fois face à la sélection autrichienne (1-0). C'était déjà à Vienne, mais dans feu le Prater Stadion.
Samedi soir, au Ernst Happel Stadion, l'équipe de France a une nouvelle fois sombré. Cette fois-ci c'est face à la 101è équipe la FIFA, c'est-à-dire calée entre le Congo et l'Albanie. Il y a deux ans (deux années lumières en terme de football), on louait encore la faculté des Bleus à ne pas prendre de buts sur coup de pied arrêté. À Vienne, la bande à Domenech a pris trois buts de cette façon. Et si le penalty est sournoisement compté comme coup de pied arrêté, c'est sur corner qu'il est sifflé. D'ailleurs, le second but  Autrichien (à la 42è par Aufhauser) est le copier-coller du premier (à la 8è par Janko, enfin Mexès en csc selon Henry). C'est en cela que la défense de l'équipe de France inquiète énormément. Au-delà de la pitoyable performance de Philippe Mexès qui remplaçait le suspendu Éric Abidal, c'est le placement de la défense française sur la ligne des 6 mètres lors des deux coups francs Autrichiens à plus de 30 mètres du but de Mandanda qui pose problème. La défense commande les attaquants adverses et pas l'inverse. Si les Autrichiens veulent être 5 hors-jeu au point de penalty, ça les regardent... Et là, ce n'est pas Mexès que l'on doit pointer du doigt, mais Gallas qui commande cette ligne, voire Mandanda qui aussi bon soit-il sur sa ligne doit s'imposer dans ce genre de situation. Lilian Thuram se fait remarquer par son absence, une place de patron est à prendre. À la mi-temps, l'occasion la plus dangereuse des Bleus (la seule) était ce centre d'Evra repris par Paul Scharner du tibia qui manquait de tromper son gardien et touchait la barre transversale (16è).

Vous reprendrez bien un petit café viennois ?

fus_oefb_wm_quali_popup1_b_aMalgré le score flatteur, les Autrichiens n'ont pourtant pas mené de la tête et des épaules ce match annoncé perdu d'avance. Justement, le contexte était celui de « rien à perdre, tout à gagner, ça serait un exploit » (dixit Brückner). Alors les locaux ont joué crânement leur chance au niveau de l'envie et de leur seul point fort : les coups de pied arrêtés, rentabilité inattendue ! À 2-0 à la mi-temps, les coéquipiers du capitaine Andreas Ivanschitz (même pas titulaire au Panathinaïkos) étaient bien partis, mais quid de leur niveau technique et surtout physique ? Car au retour des vestiaires, les Français sont partis à la chasse et les Autrichiens se sont mis à reculer, souvent en retard sur leurs interventions et ce qui devait arriver, arriva. À l'heure de jeu de Sydney Govou contrôlait un centre d'Evra, pivotait et frappait au premier poteau de Manniger (1-2). Un vent de folie poussaient les Bleus. À la 65è Jérémy Toulalan (qui a tenté de se donner de la consistance offensive samedi soir) propulsait une frappe puissante vers la lucarne, mais ce fourbe de Manniger se détendait de tout son long pour dévier sur la barre transversale. L'on commençait dès lors à se dire que l'égalisation était possible et qu'après tout il restait bien assez de temps pour gagner, finalement. Sauf que Philippe Mexès n'était vraiment pas dans son soir et concédait un penalty façon Mario Yepes en ceinturant Janko (un peu comme sur le premier but Autrichien d'ailleurs). Ivanschitz transformait. Le défenseur Romain devrait poser un pudique mouchoir blanc sur la sélection. Plus que 2,5 dans l'Équipe serait de la condescendance. Et dire que des gens s'offusquaient de son absence à l'Euro... Je sais, c'est facile !

Du renouvellement, mais rien.


fus_oefb_wm_quali_gal_10_coeSamedi soir à Vienne, cinq joueurs sur onze ont débuté la rencontre alors qu'ils n'avaient pas joué l'euro (regardé du banc ou du canapé) ou très peu : Steve Mandanda, Philippe Mexès, Bakary Sagna, Lassana Diarra et Samir Nasri. À cela on peut ajouter Sydney Govou qui est barré par Franck Ribéry. Yoann Gourcuff (entré en jeu à la 70è) a fêté sa deuxième sélection, mais la première de plus d'une minute. Patrice Evra était lui titulaire lors des matches contre les Pays-Bas et l'Italie, mais ne compte depuis samedi soir que 15 sélections.
Encadrée par quelques tauliers ou tauliers en devenir (Gallas, Toulalan, Henry et Benzema – 16 sélections en 18 mois) cette nouvelle génération n'a pas montré les dents plus que ça à l'image d'un Samir Nasri bien loin du beau jeu pratiqué à Arsenal depuis un mois. L'on entend déjà les mauvaises langues dire qu'il avait les mêmes consignes défensives que Malouda (dans les tribunes après ses propos dans l'Équipe mardi), mais couper un action alors qu'il est balle au pied avec de la vitesse c'est une consigne aussi ? Néanmoins l'explosivité nettement supérieure des Bleus aurait du être utilisé à la moindre occasion. Au lieu de cela, on a vu une équipe de France attendre les contres. Elle aurait pu aussi montrer qui a gagné une Coupe du monde et deux Championnats d'Europe des Nations sur le terrain. L'équipe de France ne prend plus le jeu à son compte, ou du moins en début de match et c'est franchement énervant ! Possession de balle, ne veut pas dire prendre le jeu à son compte. Mais cela ne veut pas dire que le résultat aurait été différent car comment prévenir les coups-francs à 30 ou 40 mètres des buts ? Devant Henry et Benzema ont roulé à l'ordinaire et l'on devine même qu'avec un meilleur facteur chance, l'un et l'autre aurait marqué. Mais voilà, la chance ça se provoque.

La pénible statistique :


Lors de ses quatre derniers matches, l'équipe de France a joué des nations d'un plus haut standing que les Féroé ou Malte et ça se voit ! En tout, contre les Pays-Bas (1-4), l'Italie (0-2), la Suède (3-2) et l'Autriche (1-3), les Bleus ont encaissés 11 buts, soit presque 3 par match. Une statistique qui fait froid dans le dos si l'on projette d'aller à la coupe du monde sud-africaine en 2010.
L'on notera que lors des quatre derniers matches, l'équipe de France ne s'est présenté qu'une seule fois avec la même défense. Contre les Pays-Bas (1-4), la première ligne de quatre devant Grégory Coupet était composé (de droite à gauche) de Sagnol, Thuram, Gallas et Evra. Contre l'Italie (0-2) c'était Clerc, Gallas, Abidal (puis Boumsong après le rouge) et Evra. Face à la Suède (3-2) Mandanda faisait son entrée dans l'équipe type et devant l'on avait Sagna, Gallas, Mexès et Evra. Ce « 5 majeur défensif » était reconduit contre l'Autriche en attendant le probable retour de suspension d'Éric Abidal pour le match de mercredi contre la Serbie. Le départ à la retraite de Lilian Thuram ainsi que celle forcé de Grégory Coupet impose de retrouver une défense avec des cadres et rôdé à jouer ensemble. La patience semble être de mise. Problème, les Bleus n'ont pas le temps.

Sydney Govou aime la rentrée...

Sidney_Govou36 sélections et 10 buts, la ratio de Sydney Govou n'est pas le plus mauvais des joueurs de l'équipe de France. Pour l'info, le Lyonnais a honoré sa première cape le 21 août 2002 lors d'un déplacement en Tunisie (1-1). Sur ses 10 buts, on est obligé de noter que 8 d'entre eux sont inscrits entre la fin août et la fin novembre ce qui en fait un joueur de début de saison en bleu.

1 but lors de Autriche – France (3-1) 6 septembre 2008
2 buts lors de Suède – France (2-3) 20 août 2008
1 but lors de Ukraine – France (2-2) 21 novembre 2007
1 but lors de France – Maroc (2-2) 16 novembre 2007
2 buts lors de France – Italie (3-1) le 6 septembre 2006
1 but lors Belgique – France (0-2) le 18 février 2004
1 but lors de France – Japon (2-1) le 20 juin 2003
1 but lors de Tunisie – France (1-1) le 21 août 2002.

Domenech a besoin de revoir la vidéo...

domenechC'est contractuel entre TF1 et la FFF, David Astroga a toute latitude pour recueillir les propos à chaud de Raymond Domenech. Et si la fédé a demandé au sélectionneur de se faire plus miel sur sa communication, les faits sont troublants et pour le journaliste (qui n'a plus peur de passer pour un con) et pour le sélectionneur au bord du délit d'incompétence : « J'ai des impressions, mais il faut que je revois les images... » Le jeu du chat et de la souris avec les journalistes commencent à irriter sérieusement et la profession (notamment à RMC) et moi-même. Au bout du compte c'est le téléspectateur, le supporter qui se trouve floué. De son côté, Jean-Pierre Escalettes (le Président de la FFF) a semblé pris de court, n'imaginant pas une telle défaite, et a déclaré à peine une heure après le match : « Raymond Domenech est l'entraîneur de l'équipe de France, il est parti sur un challenge pour qualifier la France, cela à mal commencé, espérons que cela se terminera bien... Il était prévu que la reconstruction soit longue... » Sur les fameux 5 points qui serait l'objectif minimal d'ici la fin de l'année, le Président déclare vaguement énervé : « Pour sa tête, ça ira, on n'est plus à l'époque de la guillotine ». De toute évidence, le Président joue la montre. En tout cas jusqu'à mercredi soir...

La Roumanie surprise à Domicile.

coupe_du_monde_2010Au moins, la France ne sera pas la seule nation a être passé à côté de son premier match éliminatoire pour la Coupe du Monde 2010. À Cluj, la Roumanie a vu déferlé une tornade lituanienne (0-3) ce qui a le mérite d'arranger un peu les Bleus. Dans le troisième match de ce groupe 7, la Serbie a difficilement tenu son rang face aux Îles Féroé (2-0).
Dans le groupe 1, le Portugal a pris le commandement après a victoire 4-0 à Malte. Hongrois et Danois ainsi qu'Albanais et Suédois n'ont pu se départager (0-0). Meilleure nation lors des qualifications pour l'Euro 2008, la Grèce a pris la tête du groupe 2 en disposant du Luxembourg (0-3) alors qu'Israéliens et Suisses font 2-2. La Lettonie gagne 2-1 en Moldavie.
Seuls deux matches ont eu lieu dans le groupe 3 et la Pologne n'a fait que 1-1 face à la Slovénie tandis que la Slovaquie a battu l'Irlande du Nord (2-1). Le premier gros carton des éliminatoires a eu lieu dans le groupe 4. Au Liechtenstein où les Allemands se sont imposés 6-0. Dans l'autre match le Pays de Galles a battu l'Azerbaïdjan 1-0.
Le Groupe 5 accueille les champions d'Europe Espagnols qui ont fait service minimum face à la Bosnie (1-0) mais l'actualité était ailleurs avec les retrouvailles entre Arméniens et Turcs dont la reconnaissance d'un génocide de 2 millions de personne au début du XXè siècle pose problème... Sur le terrain, les demi-finalistes du dernier euro ont gagné 2-0. La Belgique bat l'Estonie (3-2).
En attendant les grandes retrouvailles du 10 octobre prochain, Croates et Anglais ont assurés la victoire pour leurs débuts dans le groupe 6. Les premiers contre le Kazakhstan (3-0), les seconds en Andorre (0-2). Shevchenko donne la victoire à l'Ukraine face au Belarus (1-0). Dans le groupe 8, l'Italie s'impose petitement à Chypre (2-1) et l'Eire dispose de la Géorgie à Mayence. Le Montenegro et la Bulgarie font 2-2.
Enfin dans le groupe 9, L'Écosse s'est fait surprendre en Macédoine (1-0) tandis que la Norvège et l'Islande partagent les points (2-2).

Suède – France (2-3) : Un bon match de rentrée.

06 septembre 2008

L'Autriche : mode d'emploi

drapeau_autricheMalgré un euro 2008 flatteur, la Wunderteam est un adversaire tout à fait à la mesure d'une équipe de France moyenne. L'Autriche est une nation qui préfère le ski au football. 101è à la FIFA, il y a de quoi être compatissant, mais pas trop. 

Le plus grand hard rocker de tous les temps et le quintuple mister univers devenu acteur puis gouverneur du plus puissant État Américain, voilà de quoi être fier d'être Autrichien avec ces stars mondiales que sont Mozart et Arnold Schwarzenegger.
L'Autriche est un pays merveilleux si l'on n'est pas trop penché sur des futilités du type plages de sable blanc et eaux turquoises. Avec la Suisse, l'Autriche est l'un rare pays totalement enclavé à tenir un niveau de vie nettement supérieur à la moyenne. Préférez ce gris Danube à  cette bleue-verte Méditerranée. Du coup avec ce si beau Tirol (les Alpes Autrichiennes), les locaux sont davantage enclin à dévaler les pistes de Kitzbühel, Flachau ou Schladming. Le football est devenu accessoire, mais ce n'a pas toujours été le cas. Car les livres d'Histoire ne reculent devant rien en faisant de Matthias Sindelar le Mozart du football. Rien que ça : Matthias Sindelar c'est les années palmarès du fussball autrichien !

Médaille d'argent aux Jeux de Berlin...

sindelarMatthias Sindelar et ses potes ont sévis durant les années 1920 et 1930. C'est d'ailleurs de cette période que figure la seule ligne du palmarès national. La médaille d'argent aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936 obtenu après une finale perdue contre l'Italie mussolinienne. Troisième Reich, Adolf et Jessy Owens dans le contexte Olympique. Mais au moins l'Autriche a eu le temps d'ouvrir son palmarès avant l'Anschluss : l'annexion politico-militaire de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938. Du coup, les meilleurs joueurs Autrichiens jouent pour le Reich et pas de Coupe du monde 1938 en France pour l'Autriche qui n'existe plus.
Mais revenons à Matthias Sindelar. Né en 1903 et mort le 23 janvier 1939. La version officielle indique qu'il s'est suicidé au monoxyde de carbone avec sa femme quand ses origines juives et son action antinazi laissent à penser que la Gestapo devait y être pour quelque chose. L'écrivain Friedrich Torberg lui dédia un poème (Auf den Tod eines Fussballers : À propos de la mort d'un footballeur) suggérant que le footballeur s'était suicidé à cause de l'Anschluss.  Il était attaquant et il était aimé par son réalisme et sa résistance physique malgré une silhouette filiforme qui lui valut le surnom d'« homme de papier ». Au total il cumule 44 sélections et 27 buts et a été désigné athlète Autrichien du siècle. Oui monsieur, devant Herman Maier !

Quelques spasmes et puis plus rien...

carsten_janckerAprès la guerre, la football Autrichien a bien tenté de reprendre sa progression. Et il a bien faillit réussir son coup. La Wunderteam renaît de ses cendres et prend la troisième place du mondial Suisse de 1954 (qui se jouait à 16). Demi-finale perdue contre la RFA (6-1), mais une petite finale gagnée (3-1) contre les champions du monde en titre pour un jour alors : l'Uruguay. Ernst Stojaspal, Ernst Ocwirk et Gerhard Hanappi sont les chefs de file de cette génération. Et puis plus grand chose. L'Autriche a bien été en quart de finale de l'Euro 1960, mais cela constituait alors le premier tour. L'Autriche disparaît du paysage pendant 20 ans et ressurgit pour les mondiaux de 1978 et 1982. Les années Hans Krankl et Herbert Prohaska. Si Krankl enchanta le Barça pendant quelques années ce que le commun des mortels retient de cette époque c'est surtout le fameux match de la honte du 25 juin 1982 entre la RFA et l'Autriche. On note la présence autrichienne aux Coupes du Monde 1990 et 1998 (qui n'aura perdu que 2-1 contre l'Italie). 7 participations au mondial mais aucune à un Championnat d'Europe des Nations jusqu'à ce que l'UEFA lui donne le droit d'organiser avec la Suisse l'Euro 2008.
Au niveau de Coupes d'Europe, les faits d'armes des équipes Autrichiennes sont quatre finales malheureuses. L'Austria Vienne fut la première avec la finale de la Coupe des Coupes 1978 perdue 4-0 face à Anderlecht (au parc des Princes). En 1985 La Rapid de Vienne perdait sa première finale de Coupe des Coupes face à Everton (3-1) avant de revivre pareil drame face au PSG en 1996 (1-0). Salzbourg a été le finaliste malheureux de la Coupe d'UEFA 1994 perdue deux fois 1-0 contre l'Inter Milan.

L'équipe d'aujourd'hui :

karel_bruckner_941222L'Autriche entend bien se servir de son euro 2008 pour progresser et regagner un semblant de respect dans l'Europe du football. Mais l'Euro des autrichiens a eu le mérite de mobiliser un temps soit peu le public. La télévision Autrichienne s'est jetée sur les droits et diffusera tous les matches de qualification en direct. Une première depuis longtemps. Pour cela, la fédération locale a lourdé son sélectionneur Josef Hickersberger et fait appel à Karel Brückner. L'homme qui a fait de la République Tchèque le champion des matches de qualification. À 68 ans, Brückner devrait redonner une coordination collective à cette sélection, ce qui pourrait embêter l'équipe de France si elle ne parvient pas à rapidement ouvrir le score au Ernst Happel Stadion de Vienne samedi soir. Durant l'Euro l'Autriche a joué trois matches avec autant de système de jeu différents. Pour son premier match, la Wunderteam s'était présenté dans un pré-historique 3-5-2 face à la Croatie (0-1) qui s'était révélé catastrophique. Le 4-4-2 contre la Pologne (1-1) étant un peu plus stable et surtout moins cacophonique défensivement mais quelque peu manquant d'imagination devant. Face à l'Allemagne, le 4-5-1 bétonné n'a pas empêché Ballack de décrocher un missile dans la lucarne de Macho sur coup franc (0-1) malgré du coeur et de la hargne à corriger l'Histoire des Autriche-Allemagne. Vous avez noté, l'Autriche n'a pas marqué le moindre but durant l'Euro, mais n'a pas été ouvert aux quatre vents défensivement (hormis la première mi-temps contre la Croatie) et a concédé trois fois moins de buts que l'équipe de France (2 contre 6)... Si on devait comparer l'Autriche a une équipe actuelle de notre Ligue 1 ça serait Lille, Nancy ou Toulouse. Chiant à voir, qui ne prend pas beaucoup de but mais qui en marque encore moins. C'est d'ailleurs l'idée directrice de la dernière confrontation en date entre Français et austro. Le 1-0 du 28 mars 2007 n'a laissé de mémorable que le premier but en bleu de Karim Benzema sur la première passe décisive dans la même couleur de Samir Nasri. Du coup, le conseil logique serait d'aller samedi soir au cinéma avec chérie et de faire l'impasse en vue de la Serbie mercredi soir.

Le foot étranger n'a pas d'avenir : L'Autriche ( les CDF).

22 août 2008

Jean-Pierre Escalettes, maître tacticien.

escalettesAprès avoir convoqué le spectacle au chevet de l'équipe de France, le Président de la Fédération Française de Football ne s'est pas fait prié pour donner son avis sur le match des bleus en Suède.

Toujours dans la spirale du soit-disant beau jeu proposé par certaines équipes lors de l'euro, le Président Escalettes ne lâche pas un bout de terrain à Raymond Domenech quant à la qualité du jeu proposée par son équipe mercredi soir en Suède (2-3). Décrétant ne « plus vouloir revoir France - Roumanie », le patron de la fédé a déclaré avoir « aimé car on a eu un jeu plus tourné vers l'avant, on a moins fait tourner vers l'arrière. Je les ai trouvé généreux dans la volonté d'aller vers l'avant ». La déclaration passe comme une lettre à la poste au café du coin, pour les fins tacticiens que nous sommes à la rédaction, l'on se permettra néanmoins de formuler une petite remarque à usage unique : Lorsque l'on joue une équipe évoluant en 3-5-2, le pressing dans le camp adverse n'est nullement sa vocation première. Ce système est en fait une espèce de goulot d'étranglement, mais pour cela, il faut laisser l'adversaire pénétrer dans ses propres lignes avant de serrer le noeud. Sans arrières latéraux, ce système ne peut se permettre d'envoyer ses ailiers au charbon étant donné qu'ils sont sensé assurer le blocage des couloirs.
Le Président des 3F nous a ensuite servi un joli portfolio de clichés sur le football où il faut « marquer un but de plus que le autres », « cette victoire est bien pour la confiance... », « il reste des choses à régler ».

Domenech sous pression.

tactique

Si le Président de la Fédération se permet des commentaires technico-tactiques sur le moindre match amical de l'équipe de France (qui plus est de reprise), nul doute que dès que ça va compter pour autre chose que du beurre, les oreilles de Raymond vont siffler fort. Et si l'équipe de France a toujours réussi à se qualifier pour la phase finale d'un tournoi en année paire (euro ou Coupe du monde) depuis 1994, cela ne s'est jamais réalisé sans souffrance, ni contre-performance (euro 2000, euro 2004, coupe du monde 2006, Euro 2008). Qu'adviendra-t-il si cette même équipe « tournée vers l'avant », qui fait « moins tourner », qui marque « de jolis buts » perd en prenant « un but de plus que l'adversaire »? Resurgira alors le bon vieux schéma de la qualification point barre : « peu importe la manière, l'important c'est les trois points ». Bonjour la tranquillité.
Au fait, en plus d'Alain Boghossian, il y a eu un autre changement au sein du staff des bleus. Alain Simon devient le médecin de l'équipe de France (en plus de celui du PSG) en remplacement du docteur Jean-Pierre Paclet (en place depuis 2004) qui a demandé « à prendre du recul ». En effet, la structure médicale des Bleus avaient sacrément été pointé du doigt durant l'euro, ici même compris.

Les résultats amicaux des adversaires de la France dans le groupe 7 :

Italie 2-2 AUTRICHE
Portugal 5-0 ILES FÉROÉ
LITUANIE 3-0 Moldavie
ROUMANIE 1-0 Lettonie.
La serbie a elle limogé son sélectionneur Miroslav Djukic pour le remplacer par Radomir Antic après un tournoi Olympique qui s'est soldé par deux défaites contre la Côté d'Ivoire (4-2) et contre l'Argentine (2-0) et un pauvre match nul contre l'Australie 1-1.

21 août 2008

Suède – France (2-3) : Un bon match de rentrée.

edfAprès une entame de jeu délicate, l'équipe de France a remporté hier soir à Göteborg (2-3) son premier succès de la saison face à la Suède. Benzema et Govou (deux fois) sont les buteurs Français, mais le chantier est important, surtout en défense.

Raymond Domenech a fait avec les nombreuses absences du moment (Abidal, Ribéry, Sagnol, Vieira) et les retraites internationales (Thuram, Makélélé, voire Coupet) pour composer son onze de départ afin d'affronter la Suède. Les bleus se présentaient avec un nouveau maillot dénué de rouge variant sur deux tonalités de bleu et un col franchement à l'ancienne. Un 4-4-2 tout public avec Mandanda dans le buts, Evra à gauche (Abidal étant suspendu pour jouer l'Autriche n'a pas été convoqué) et Sagna à droite (Sagnol blessé) entouraient une charnière centrale Mexès-Gallas. Le gunner occupait d'ailleurs le poste de droite ce qui constituait une petite révolution. Le romain Mexès prenait le coté gauche certainement pour s'ouvrir davantage le terrain avec sa bonne relance du pied droit. Lassana Diarra et Jérémy Toulalan formait la paire de récupérateurs. Malouda à gauche, Govou à droite chargés de fournir en ballons Thierry Henry et Karim Benzema.
De son côté, Lars Lagerbäck n'a pas été fan de son équipe durant l'Euro (troisième du groupe D avec l'Espagne, la Russie et la Grèce). Du coup la Suède abandonnait le 4-4-2 et se présentait dans un anachronique 3-5-2 qui allait être très exigeant pour les ailiers Wilhemsson (qui a laissé un souvenir ému du côté de Nantes) et Svensson (puis Wendt). La charnière défensive à trois (Hansson-Mellberg-Majstorovic) allait forcément laisser des espaces dans le dos des ailiers. Andersson, Kallstrom et Nilsson comblaient le milieu tandis que Rosenberg et Larsson (capitaine du haut de ses 37 ans le 20 septembre prochain) étaient chargés de marquer des buts.
Rien que pour entendre la Marseillaise, si tristement ignoré à Pékin, c'était utile de suivre ce match. Caramba encore raté, puisqu'elle fut interprété par une jolie jeune femme qui a fait la Star'ac locale. Les fous rires de Govou et Benzema se dissipèrent assez vite (contrairement à ceux de Barthez et Lizarazu lors d'un comique Islande -France en septembre 1998), parce que c'est vrai qu'elle chantait assez bien en Français la gamine.

Un bon match de reprise.

200808_TOULALAN_KALLSTROMDevant les 23 000 spectateurs du stade Ullevi (qui avaient décidés de ne pas déranger les joueurs par des chants incongrus), les 22 acteurs entamaient une rencontre qu'on pouvait supposer soporifique. Quelle audace de penser cela lorsqu'au bout d'à peine cinq minutes de jeu, Kim Kallstrom prenait déjà le dessus sur Patrice Evra, aspirait sur lui toute la défense centrale Française et centrait au point de penalty pour Henrik Larsson qui avait tout le temps d'ajuster Steve Mandada pour le 1-0. Le vétéran avait déjà eu l'occasion de tester la lenteur de la charnière centrale bleue deux minutes auparavant. La France n'était toujours pas dans le match et la paire Rosenberg-Larsson trouvait encore le moyen de faire tourner William Gallas et Philippe Mexès en bourrique.
À la 8è minute du match, Henry débutait le match de son équipe et avançait, balle au pied, dans le camp Suédois sans être attaqué, puis lançait Benzema, dont on ne sait toujours pas si la frappe était un centre ou un tir. Deux minutes plus tard, Florent Malouda prenait de vitesse Majstorovic et centrait pour la tête de Benzema qui était, in extremis, détournée par le crane de Mellberg. Les suédois commençaient à sérieusement reculer et ce qui devait arriver, arriva ; sur attaque placée qui plus est ! Toulalan trouvait, dans le dos d'Hansson et Wilhemsson, Bakary Sagna qui centrait pour Benzema étrangement seul au milieu de la surface de réparation pour une égalisation méritée.
À 1-1, l'ambiance du mois d'août s'installait enfin et il fut bien un bon quart d'heure pour revoir quelque chose. Kallstrom (qui était dans tous les bons coups) se promenait dans la surface Française avant d'obliger Mandanda à une double parade. Deux minutes plus tard (36è), Rosenberg centrait côté droit toujours pour Larsson obligeant Mandanda à revêtir sa panoplie de super héros. Patrice Evra était décidément aux fraises. Un autre centre dangereux ne prenait pas preneur à la 41è alors que trois minutes plus tôt (38è), Henry combinait joliment avec Govou pour pas grand chose...
1-1 à la mi-temps, l'équité reflétait l'esprit du débat.

Duel de Lyonnais.


48873Aux retour des vestiaires, les Suédois remettaient la main sur la rencontre. Kallstrom trouvait d'entrée Rosenberg (qui manquait de vista) avant de récupérer un ballon dans les pieds de Malouda, d'enrouler une jolie frappe et faire briller Mandanda. Le Lyonnais initie un autre mouvement de classe en talonnant astucieusement pour Larsson qui laissait filer jusqu'à Rosenberg dont la frappe était détournée en corner. Alors que l'on commençait tout doucement à se demander à quel moment la Suède allait prendre l'avantage, les locaux sombrèrent dans le jeu et physiquement.
À l'heure de jeu, Thierry Henry (capitaine jusqu'au retour de Patrick Vieira) jouait de son expérience et encourageait ses coéquipiers à aller de l'avant. Récupérant un coup franc généreusement accordé par monsieur Braamhaar, le Barcelonais semblait envoyer le cuir sur la barre transversale avant qu'Isaksson n'y oppose sa main ferme. Ce même Thierry Henry sera également l'initiateur de l'action amenant le deuxième but Français. Passant latéralement pour Jérémy Toulalan (qui aura roulé à l'ordinaire hier soir), le Lyonnais lançait à une touche de balle de l'extérieure Florent Malouda dont le centre parfait trouvait Sidney Govou. Le plat du pied suffisamment appuyé du Lyonnais ne laissait aucune chance au portier scandinave (1-2). Dans la foulée, après un nouveau travail de Malouda, Henry manquait à 15 mètres le troisième but à la faveur d'une belle parade d'Isaksson.
Les Suédois tentaient vainement d'égaliser en procédant à chaque fois sur le côté gauche de la défense Française. Du coup, Domenech effectuait son premier changement et sortait, poste pour poste, Malouda au profit d'Alou Diarra.
Le match tombe dès lors dans un nouveau temps mort. Comme disait Jean-Michel Larqué sans le moindre parti pris : « les Suédois n'ont pas envie de prendre le troisième ».
À l'entrée des dix dernières minutes, Sagna trouvait Henry au bout de la ligne de but adverse. Le barcelonais levait son ballon et d'une aile de pigeon (mais du talon) centrait à l'aveugle pour Govou qui avait suivi. Le Lyonnais déviait de l'extérieur du droit comme il pouvait. Le cuir rebondissait sur Isaksson avant de lui revenir sur le bras ou les côtes. 1-3 et un doublé pour Govou.
À cinq minutes de la fin du match, un petit relâchement coupable conduisait Alou Diarra à se souvenir que Kim Kallstrom l'avait mis sur le banc à Lyon et de lui faire un joli croche patte dans la surface. Manque de bol, l'arbitre sifflait penalty et le milieu Suédois se faisait justice lui-même. 2-3. La fin du match consistait essentiellement à de la passe à dix et l'entrée en jeu de Yoann Gourcuff  pour 47 secondes.

Que retenir ?

- 47 : c'est le nombre de secondes qu'aura durée la première sélection de Yoann Gourcuff. Le record de Franck Jurietti (5 secondes contre Chypre en 2005) a tremblé.
- Patrice Evra : ça ne m'étonnerait pas que ça soit la dernière fois qu'on le voit en bleu.
- Florent Malouda s'est enfin montré au niveau de l'équipe de France dans le secteur offensif, forcément le jeu défensif sur son côté a connu des jours meilleurs, hélas sans être compensé par Patrice Evra.
- Philippe Mexès : Ce n'est pas sur ce match qu'il a mis une grosse option pour remplacer Lilian Thuram.
- Sidney Govou à droite, Franck Ribéry à gauche, ça aurait de la gueule aussi ?
- La déclaration d'après match de Raymond Domenech à David Astorga (TF1): « Je préfère gagner 3-2 que 1-0 ». Il va nous faire croire ça ? Lui ?
- Fa

La Suède : Mode d'emploi.
Fanni, Gourcuff, Clichy, Mexès : Domenech ouvre le bal des prétendants.


20 août 2008

La Suède : mode d'emploi

Drapeau_SuedeCe soir, l'équipe de France de football dispute à Göteborg son premier match de la saison, le fameux match inutile de l'été. L'occasion nous est donc offerte de faire la présentation d'un joli pays qui joue aussi au ballon.

C'est quand même le bouquin le plus imprimé au monde, même devant la Bible ! Le fameux catalogue IKEA. En ça, être Suédois c'est déjà une fierté. Et pourtant rien ne laissait présager pareille chose. Car bloqué entre des montagnes (ces méchants Norvégiens) et la mer Baltique, le blondinet aurait plutôt tendance à se morfondre au fjord à picoler de la vodka avant de prendre du bon temps avec les jolies filles du coin. C'était sous-estimer ce valeureux peuple anciennement dénommé viking.
Car les Suédois aiment jouer avec leurs corps, en plus d'avec celui des autres. Même les petites vieilles, désormais, pratiquent de part le monde la fameuse gymnastique Suédoise. Et puis de temps en temps, on pousse jusqu'à la compétition. Même en ayant l'air de trouver ça chiant, Björn Borg a trouvé le moyen de tout gagner au tennis dans les années 70-80 (sauf l'Open d'Australie). Dans n'importe quel sport, en cherchant bien, il y a toujours un Suédois et la différence notable avec les Français c'est que eux, trouvent le moyen de gagner de temps en temps. On a parlé du tennis, avec Björn Borg, mais l'on remarque que la paire Aspelin-Johansson a remporté la médaille d'argent en double à Pékin. Il y des stars aussi comme en athlétisme ou en sport d'hiver :
- Christian Olsson (champion Olympique du triple saut à Athènes et champion du monde en 2003 à Paris).
- Stefan Holm (champion Olympique du saut en hauteur à Athènes).
- Carolina Kluft la très jolie triple championne du monde de l'heptathlon (2003, 2005 et 2007) et championne Olympique à Athènes.
- Ingemar Stenmark est le recordman (qui ne sera jamais battu) des victoires en coupe du monde de ski alpin (86) entre les 70's et les 80's.
- Anja Pärson a mis sa spatule sur le slalom mondial en 2003, 2004 et 2006.
- L'équipe de Hockey sur glace est championne Olympique à Turin comme à Lillehammer d'ailleurs.
Été comme hiver, les Suédois assurent !

Ils jouent au football aussi ?


djurgardenEt pas qu'un peu ! Le Suède abrite un de ces fameux clubs presque inconnu mais qui nous rend très cons (nous Français) tout d'un coup à la lecture de son palmrès. Bah oui, L'IFK Göteborg a remporté autant de Coupes d'Europe que tous les clubs Français réunis avec deux victoires en Coupe de l'UEFA (1982 contre Dundee et 1987 contre le Hambourg de Horst Hrubesch). Cela doit éveiller quelques lointains souvenirs pour quelques uns d'entre vous. On a déjà entendu parlé d'Helsingborg qui était venu prendre un bouillon au Parc des Princes (4-1) en C1 2000-2001, Djurgarden a donné Kim Kallstrom et Johan Elmander au championnat de France. Ibrahim Ba y a joué certainement pour se tenir à l'écart de Ruud Gullit quand ce dernier à su que le Français s'était tapé sa femme. Si, j'vous jure !
Le championnat Suédois s'est réformé en 2006 afin de créer deux troisièmes division (deux fois 14 équipes) tout à fait comparable à notre ancien National et ses deux poules (nord et sud). Comme chez nous, ce championnat sert de sas de décompression entre les formations amateurs qui jouent avec les réserves des clubs professionnels et les clubs professionnels moins forts. L'élite du football Suédois c'est la Superettan (équivalent Ligue 2) et l'Allsvenskan (Ligue 1). 16 clubs à chaque fois. Forcément en Scandinavie, les contraintes climatiques sont différentes de chez nous et le championnat se déroule d'avril à octobre. Du coup, le champion et les qualifiés européens disputent les Coupes d'Europe de la saison suivante. Ainsi c'est l'IF Elfsborg qui a joué le deuxième tour préliminaire de la Ligue des Champions 2008-2009 contre le FC Bâle (5-3 pour les Suisses sur l'ensemble des deux matches) bien que champion de Suède 2007. Nos amis Suédois ont gardé un super concept dans leur système de promotion-relégation au sein de l'élite utilisé en France jusqu'en 1993. Si les deux derniers d'Allsvenskan descendent et les deux premiers de Superetten montent, un barrage est organisé entre le 14è d'en haut et le 3è d'en bas.
À l'indice UEFA au 1er juin 2008, la suède est 23è (moins bien que le Danemark 19è et la Norvège 18è) ce qui lui offre une place en tour préliminaire de Ligue de champions et deux places en tour préliminaire de la Coupe UEFA. Pour ce qui est de l'équipe nationale IKEA, je vous invite à consulter le papier du 13 août.

13 août 2008

Fanni, Gourcuff, Clichy, Mexès : Domenech ouvre le bal des prétendants.

raymond_domenechLe traditionnel et inutile match amical de fin d'été des bleus implique une première liste de Raymond Domenech depuis l'Euro. Avec les absences ou retraite d'Abidal, Clerc, Coupet, Makelele, Nasri et Ribéry, Sagnol, Thuram et Vieira il faut boucher les trous.

Une fois de plus on a eu droit à une spécial Domenech. Double qui plus est avec les convocations de deux novices en bleus : Rod Fanni (Stade Rennais) et Yoann Gourcuff (Bordeaux). Pour le premier, le sélectionneur donne un encouragement à celui qui profite des blessures de Willy Sagnol et François Clerc pour récupérer un survêtement des Bleus. De plus, le sélectionneur convolait en noce à la route de Lorient pour le 4-4 contre l'OM du week-end dernier. Auteur d'un excellent début de saison en 2007-2008, le joueur de 27 ans formé à Martigues revenait d'une blessure à la cheville qui l'avait privé des 10 derniers matches de la saison. Sa première déclaration aura été : « Sur le coup, j'ai d'abord cru à une connerie ». ça restera dans l'Histoire un tel commentaire...
Pour Yoann Gourcuff (22 ans), c'était dans l'air du temps tant le joueur prêté par l'AC Milan a été impressionnant en matches amicaux et contre Caen (2-1) en championnat avec un but et une passe décisive. Alors comme Nasri et Ribéry sont blessés...

Mandanda et Lloris dos à dos.


mandanda_llorisGrégory Coupet n'a pas été clair quant à la suite à donner à sa carrière internationale. Raymond Domenech doit en savoir un peu plus et ne l'a pas retenu pour le déplacement en Suède. Du coup, ce sont les prometteurs Steve Mandanda et Hugo Lloris qui sont retenus pour garder la maison bleue (adossée la colline ?). Steve Mandanda a tout de même pris quatre buts à Rennes (bon il n'y est pas pour grand chose sur les deux premiers mais un csc quand même). Hugo Lloris en plus de son talent et affiché comme le successeur de Grégory Coupet. Point barre. Attendons les premiers matches de Ligue des Champions pour voir et dire.
En défense Éric Abidal sera suspendu contre l'Autriche (expulsion contre l'Italie lors de l'Euro) et Sébastien Squillaci n'est pas retenu. En y ajoutant la retraite de Thuram, pas étonnant de voir Philippe Mexès (AS Rome), Bakary Sagna (Arsenal), Gaël Clichy (Arsenal) revenir (en plus de Rod Fanni). Jean-Alain Boumsong (Lyon) et Patrice Evra (Man Utd) font le nombre. William Gallas (Arsenal) est toujours là. Sur 7 défenseurs sélectionnés, 4 jouent en Angleterre !

On redonne sa chance à Malouda.

400x400_FlorentMaloudaNew3Au milieu, Mathieu Flamini (Milan AC) fait on retour et c'est justice après sa saison 2007-2008 avec Arsenal. Jérémy Toulalan (Lyon), Lassana (Portsmouth) et Alou Diarra (Bordeaux) l'accompagne au nom de leurs cartes de visite. Sidney Govou (Lyon), Yoann Gourcuff (Bordeaux) et Florent Malouda animeront les couloirs. Le joueur de Chelsea bénéficie du soutien du sélectionneur et de son nouvel entraîneur (Felipe Scolari) qui entend « le refaire jouer à son poste de Lyon ». ça serait sympa.
En attaque, on retrouve les trois mêmes larrons qu'à l'Euro. Karim Benzema (Lyon) est déjà en forme avec ses deux buts contre Toulouse. Nicolas Anelka a pas mal marqué en match de préparation avec Chelsea où il a un temps de jeu supérieur du fait de la blessure de Didier Drogba. Quant à Thierry Henry (Barcelone), le sélectionneur ne semble pas encore décidé à se passer du meilleur buteur de l'histoire de l'Histoire de l'Équipe de France. Exit Béfé Gomis, pas de Djibril Cissé.

C'est quoi la Suède de nos jours ?

Drapeau_SuedeLa Suède au niveau du football compte trois dates fondamentales dans son Histoire. 1958 où elle disputa la finale de sa Coupe du Monde face au Brésil (2-5) d'un ptit jeune qui débutait : Pelé. La deuxième date c'est 1994 avec la demi-finale de Coupe du Monde (et la troisième place glanée 4-0 contre la Bulgarie) perdue contre le Brésil encore, mais cette fois sur un seul but de Romario. Et la troisième avec la demi-finale de l'Euro 1992 chez elle, battue par l'Allemagne (3-2) .
Qui y joue aujourd'hui ? Toujours Henrik Larson qui n'a toujours pas annoncé sa retraite à 36 ans, mais plus l'ancien gunner de 31 ans Fredrik Ljungberg qui a annoncé sa retraite internationale juste après l'Euro 2008.
Deux joueurs du championnat de France évolue dans le 11 type suédois. Le rennais Peter Hansson en défense et le milieu lyonnais (passé par Rennes également) Kim Kallstrom. Le défenseur Erik Edman et le gardien Andreas Isaksson sont également passés Route de Lorient. La star de cette équipe s'appelle Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan) qui est assez souvent associé avec Johan Elmander l'ancien toulousain.
La Suède n'a plus été absente d'une Coupe du Monde ou d'un Euro depuis 1992, mais n'a pas connu mieux qu'un quart de finale à l'Euro 2004. Une équipe solide, qui joue régulièrement en 4-4-2, rude  mais un peu lente et qui manque de talent offensif et si en plus Zlatan pète les plombs comme lors d'un match sur deux...

Au fait le calendrier 2008-2009 est tombé :

- 20 août 2008 : Suède-France (amical) à Göteborg
- 6 septembre 2008 : Autriche-France (éliminatoire Mondial 2010)
- 10 septembre 2008 : France-Serbie (éliminatoire Mondial 2010)
- 11 octobre 2008 : Roumanie-France (éliminatoire Mondial 2010)
- 14 octobre 2008 : France-Tunisie (amical) au Stade de France
- 19 novembre 2008 : France-Uruguay (amical) au Stade de France
- 28 mars 2009 : Lituanie-France (éliminatoire Mondial 2010)
- 1er avril 2009 : France-Lituanie (éliminatoire Mondial 2010)
- 19 août 2009 : Iles Féroé-France (éliminatoire Mondial 2010)
- 5 septembre 2009 : France-Roumanie (éliminatoire Mondial 2010)
- 9 septembre 2009 : Serbie-France (éliminatoire Mondial 2010)
- 10 octobre 2009 : France-Iles Féroé (éliminatoire Mondial 2010)
- 14 octobre 2009 : France-Autriche (éliminatoire Mondial 2010)

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