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06 juin 2008

La saison du 2007-2008 du Paris Saint-Germain.

LOGO_PSGAprès une saison galère qui a vu le club de la capitale lutter pour son maintien, les hommes de Paul Le Guen ont connu avec une nouvelle saison de merde avec son lot d’affaires, de crises et de défaites. Même si Paris a gagné un trophée…

Paul Le Guen disait au mois de juin 2007, au sortir d’une quinzième place en championnat, que « le PSG se devait d’être compétitif la saison suivante ». Sans jamais laisser croire le contraire, le PSG a surtout joué le XV d’Europe cette saison. Paris a été reléguable 9 journées sur 36, soit 25% du temps. En position de premier non reléguable (17è) 7 autres journées. Le meilleur classement des Parisiens a été 12è, lors de la deuxième et de la 20è journée. Ce qui restera le grand paradoxe de cette saison aura été le parcours des Parisiens en Coupes remportant la Coupe de la Ligue (contre Lens 2-1) et allant en finale de la Coupe de France (battu par Lyon 1-0 a.p), nous y reviendront plus bas, bien sûr.

Va pour la stabilité… Mort de rire !


Le leitmotiv parisien depuis 10 ans est cette quête naïve de la stabilité. En finissant 15è la saison précédente, le président Alain Cayzac choisit de conserver Paul Le Guen aux commandes de l’équipe. Le parcours catastrophique des Parisiens étant imputé aux moustaches de Guy Lacombe, limogées le 15 janvier 2007 avec un bilan médiocre de 20 nuls, 16 défaites pour 18 victoires toutes compétitions confondues. Avec sa double étiquette de triple champion de France avec Lyon et d’ancien de la maison PSG, Le Guen a les coudées franches lors de l’été 2007 afin de rétablir « une équipe à Paris » malgré une enveloppe de 20 millions d’Euros (c’est peu au PSG). Le mercato est pourtant timide. La cellule recrutement mise sur des jeunes en faisant passer professionnels Chantôme, Sakho, N’Gog, Sankharé et compagnie. Didier Digard débarque à Paris en provenance du Havre, Bourillon (Rennes) signe au sortir d’une rupture des croisés, Luyindula est transféré définitivement de Marseille, Ceara d’on ne sait où (International RS) et le club casse sa tirelire (6 millions d’euros) pour le Stéphanois Zoumana Camara. Font le chemin inverse : Édouard Cissé (Besiktas), David Rozenhal (Newcastle), Boukary Dramé (Sochaux), Hellebuyck (Nice), Cristian Rodriguez (Benfica) et Bonaventure Kalou (Lens) pour les plus marquants. Sans passer comme telle, Paris s’offre une mini-révolution de vestiaire en se séparant de trois joueurs cadres (Cissé, Rozenhal et Kalou) et de trois autres remplaçants réguliers, voire titulaires ponctuels (Hellebuyck, Dramé, Rodriguez). Ce qui ressort de cet été, c’est ce faux air de manque d’attractivité du PSG pour les joueurs bons et connu et l’absence d’un titulaire indiscutable et spécialiste du poste de milieu droit avec les échecs de signature de Sylvain Wiltord et Sidney Govou. La saison s’annonce avec Pierre Alain Frau sur le côté droit. Le grand déprimé qui dépannait déjà la saison passée. Le poste n’est toujours pas pourvu depuis le départ de Fabrice Fiorèse en août 2004.

Paris_Parc_des_PrincesOpération portes ouvertes au Parc.

16 buts encaissés au Parc des Princes lors des 10 premiers matches de championnat quand Lyon n’en prend que 6 (et encore on les trouve mauvais). À Valenciennes, Paul Le Guen espère un électrochoc et sort une composition digne des plus belles heures du règne de Luis Fernandez : Landreau - Ceara, Camara, Yepes, Sakho (cap) –  Clément, Ngoyi, Arnaud, Sankharé – Diané, N’Gog. Pauleta, Armand, Digard, Mendy et Luyindula sont sur le banc. Rothen est suspendu. Surtout les Parisiens n’arrivent pas à gagner au Parc. Paris subit la loi des équipes en forme du moment : Bordeaux (0-2), Rennes (1-3), Lyon (2-3) et Caen (1-0)… Même Toulouse vient gagner au Parc alors que Paris semble aller mieux dans le jeu. Mais à chaque match, une erreur individuelle coûte de précieux points au classement à l’image de Camara et Landreau contre Toulouse ou de Ceara contre Caen. Ouf ! Paris surnage, s’imposant régulièrement à l’extérieur. À la trêve, Paris est la meilleure formation hors de ses bases. C’est d’ailleurs grâce à une victoire à Saint-Étienne (0-1) que Paris ne passe pas les fêtes sur la ligne de flottaison.

lefootparisLes solutions de la cellule de recrutement, lol

Il manque de la technicité dans cette équipe, ça manque de vitesse et de lucidité devant le but. Le jeu est stéréotypé, archi dépendant des centres de Rothen. Pauleta ronge son frein sur le banc pour sa dernière saison au club avec Diané et Luyindula qui sont pathétiques devant le but. De temps en temps, Amara Diané bouscule les défenses adverses, mais bon.
Pour la modique somme de 6 millions d’euros, le PSG entre dans le livre des plus belles arnaques en recrutant Williamis Souza et surtout Leandro Everton Santos, deux Brésiliens qui viennent respectivement du Sao Paulo FC et des Corinthians. Souza fait illusion lors de la première période de PSG – Le Mans avant de disparaître de la circulation. Everton fait rigoler toute la France du Football (et surtout FF) avant de se péter le pied gauche devant Carquefou : Un joli profile de Ballon de Plomb celui-là…
Au mois de janvier, Paris s’impose enfin au Parc des Princes, et même deux fois d’affilée sur le score de 3-0 (Lens  et Metz). Mais Paris ne vaut plus un rond à l’extérieur avec des défaites à Lorient, Marseille, Bordeaux, Rennes, Lyon, Nancy, Nice et Caen. Paris sombre clairement dans la zone des reléguables et les quolibets bobo et de province sont légions. Cela devient plus que jamais à la mode de vanner le PSG, même quand ce n’est pas drôle, style Laurent Ruquier ou Thierry Ardisson. Les théories de complot pour sauver le PSG fusent et ça énerve Lensois et Toulousains. Pendant ce temps-là, Mickael Landreau fait boulette sur boulette, n’arrive pas à faire un match sans prendre de but. La presse de déchaîne.

Et une petite banderole pour le fun !

Ce qui est énorme avec Paris, c’est que même quand c’est la fête ça ne l’est pas. En remportant le Coupe de la Ligue contre Lens le 29 mars dernier au Stade de France, le PSG devait s’offrir un trophée, un ticket européen et de quoi trouver les ressources morales pour assurer un maintien plus aisé. Faux. La banderole déployée par feu les Boulogne Boys (dixit l’enquête) « Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les ch’tis ! » se heurte au succès populaire du film de Dany Boon. Indignation, vindicte populaire, on a tout dit et son contraire sur cette affaire et Paris se retrouve interdit de défendre son titre la saison prochaine.

photo_1211819267083_1_0Des primes, Cayzac qui saute et Sochaux.


Tout s’accélère pour Paris au printemps. Pas un jour ne passe sans qu’on parle du club et de ce qui se passe autour. Après la déroute à Caen (3-0), Alain Cayzac démissionne après un différent stratégique avec Sébastien Bazin, l’actionnaire du club. Pour faire court, ça le fait chier de se faire torpiller par Michel Moulin qui débarque comme conseiller sportif à 4 journées de la fin du championnat. Au lendemain du revers de Michel d’Ornano, le centre d’entraînement du PSG (le camp des Loges) est dégradé par des gens frustrés et vindicatifs. La voiture d’Armand prend des coups de battes de baseball et dans la foulée Daniel Hechter balance à 100% foot que les joueurs parisiens ont demandé une prime de maintien (). Paris évite le pire en ne se faisant pas battre par Carquefou () en coupe de France (1-0). Le championnat se dirige inexorablement vers son dénouement. En prenant un point à Toulouse (1-1), alors que Lens perd au Mans, et un autre contre Saint-Étienne au Parc (1-1) quand Toulouse et Lens perdent, Paris se retrouve en position favorable avant le dernier match de la saison de ligue 1. Celui de Sochaux. Seule équipe du manége à trois pour deux places en ligue 1 à se déplacer, Paris s’impose presque facilement à Sochaux malgré un petit moment de stress à l’heure de jeu quand Sochaux égalise et Lens aussi contre Bordeaux. Un doublé d’Amara Diané et surtout un deuxième but minablement importantissime avec ce ballon qui franchit la ligne au ralenti. Paris est sauvé encore…

Le paradoxe des Coupes.

Ce qui aura marqué bien des observateurs dans la saison du PSG c’est le paradoxe de cette équipe entre le championnat et les coupes. Comment une équipe qui joue le maintien peut-elle s’imposer en Coupe de la Ligue et retourner au Stade de France deux mois plus tard pour la finale de la Coupe de France ? Bah déjà parce que Paris a eu beaucoup de bol aux tirages au sort. Lorient, Montpellier (L2), Valenciennes, Auxerre et Lens pour la coupe machin et Épinal (CFA), Poiré-sur-Vie (CFA2), Bastia (L2), Carquefou (CFA2), Amiens (L2) et Lyon pour la Coupe de France. Néanmoins, ce n’est pas l’équipe du championnat qui joue ces matches. Sakho, Sankharé, Arnaud, Boli, N’goyi… Ce sont les jeunes joueurs qui envoient Paris par deux fois au Stade de France. L’avenir leur appartient de toute évidence. Pourtant, l’avenir de Paris s’annonce sous des jours incertains avec l’arrivée de Charles Villeneuve aux manettes et le minimum de politesse serait de lui laisser faire ses preuves ou pas. N’empêche que ce garçon ne connaît strictement rien au football et c’est très préoccupant. Le pire est peut-être encore à venir.

298438288Les larmes de Pedro...

Le grand moment de cette saison parisienne restera les larmes de Pauleta lors de son dernier match au Parc des Princes. Meilleur buteur de l’histoire du club, le Portugais n’aura pas eu la possibilité d’accomplir la dernière saison dont il rêvait. Des adieux émouvants contre Saint-Étienne qui ont rappelé ceux de Raï en 1998.
Selon les dernières informations de la presse spécialisée, le buteur des Açores se serait mis d'accord avec Benfica, club où il a toujours rêvé de finir sa carrière.

 



28 mai 2008

La saison 2007-2008 de l’Olympique de Marseille

olympique_marseille_logoCela aurait pu être une belle désillusion. Marseille pontait à la 19è place fin octobre. Un changement d’entraîneur et un redressement exemplaire plus tard, l’OM termine sur le podium et gagne une stabilité relative en finissant dans les 5 premiers pour la quatrième année consécutive.

Dauphin de Lyon la saison passée, l’OM se qualifie pour la ligue des Champions. Pour cette nouvelle saison, et comme chaque été, on se demande si Lyon pourra conquérir un nouveau titre national les doigts de pieds paisiblement installé dans ses OL charentaises. Qui mieux que Marseille peut symboliser la fin d’une Ère (qui plus est avec les départs de Malouda et Abidal de Lyon). Marseille, deuxième, Marseille champion l’année suivante ! Ça tombe sous le sens si l’on boit les paroles de France 2 Foot et les superlatifs de Louis Acariès. Malgré 12 défaites lors du précédent exercice et 17 points de retard sur les Gones, le prisme médiatique s’emballe et voit l’Ohème de retour au sommet. Après tout, ça fait bien quinze ans que Marseille n’a rien gagné, ça va bien s’arrêter un jour ; qui sait ? Sous le commandement d’Albert Émon, la préparation phocéenne est saluée par les observateurs et les supporters s’y voient déjà (où ?). D’autant que le recrutement estival semble avoir de la gueule. Auteur d’une seconde partie de saison tout à fait intéressante, Djibril Cissé est transféré définitivement de Liverpool. Suivent Boudewijn Zenden (Liverpool), Karim Ziani (Sochaux), Gaël Givet (Monaco), Steve Mandanda (Le Havre), Laurent Bonnart (Le Mans) et Benoît Cheyrou (Auxerre). Ambitieux et pas trop dégueulasse si l’on survole ces noms et qu’on n’est pas pris d’une soudaine déficience cardiaque à l’idée d’associer Givet et Rodriguez dans l’axe de la défense, gros boulet (Givet) monégasque d’un passé récent.

sochaux_original19è au soir de la 12è journée.

Le championnat ouvre ses portes sur Canal+ et à l’Ohème pour un déplacement à Strasbourg. À 17h10, un 4 août, les spectateurs de la chaîne cryptée ont bien du mal à se sortir de la sieste devant ce pathétique 0-0 bien de chez nous. Signe d’une affolante méprise sur le groupe marseillais, seul Mamadou Niang n’obtient pas la moyenne dans l’Équipe du lendemain avec 4,5 sur 10. Cissé obtient 5 ; Zenden 6,5 ; Carrasso 7 et Taiwo 5,5. Même Salim Arrache participe au match en entrant à un quart d’heure de la fin !
Comme on dit si facilement, l’enjeu tue le jeu. Marseille met 5 matches à décrocher sa première victoire (à Caen 2-1 ). Il faut attendre le premier match de ligue des Champions contre Besiktas pour voir les marseillais remporter un match au Vélodrome. Le match suivant, à Auxerre, l’OM s’incline pour la quatrième fois de la saison. Une défaite de trop pour Albert Émon qui est débarqué. Lui, grand prophète du renouveau marseillais la saison passée (deuxième) et amateur d’un jeu, sinon beau, qui avait le mérite d’ouvrir les rencontres (sans partir dans un hourra football de quart de finale de Coupe). Émon est remplacé en lieu et place par Éric Gerets.
Avec à peine deux jours pour préparer le match de Liverpool à Anfield, Marseille est le premier club français à s’y imposer grâce à un but venu d’ailleurs de Matthieu Valbuena. Mais les carences du championnat perdurent trois jours plus tard sur la pelouse de Sochaux. Marseille réussit à inscrire deux de ses trois buts contre son camp via Zubar et Bonnart (et Cissé de rate un penalty) pour une jolie défaite 2-1 à Bonal. Après un nul 1-1 contre Porto en C1 (qui aurait pu être bien être une défaite), Marseille doit avoir recours à la séance des tirs aux buts contre Metz en 8è de finale de la Coupe de la Ligue (2-2 ; 5 t.a.b 4) : Le sommet de l’ennui durant une heure et demie.

1258064128_smallLe paradoxe marseillais.

Ce paradoxe est donc à son comble. Séduisant en Ligue des Champions, pathétique en championnat, les marseillais inquiètent. Et comme de par hasard c’est en perdant son premier match de Ligue des Champions (à Porto 2-1) que Marseille se rassemble en Ligue 1. Dès lors, la remontée au classement va être aussi fulgurante que l’Ohème subit trois défaites de rang en C1 et se retrouve du fauteuil de presque huitième de finaliste à reversé en Coupe UEFA. 6 matches sans défaite jusqu’à la trêve dont une victoire retentissante sur la pelouse de Gerland (2-1) pour l’un des meilleurs matches de la saison. Hormis la rouste reçue au Vélodrome contre Liverpool (0-4). L’OM a presque l’air de retour aux affaires à la trêve (10è).

590355299_smallDanse avec Nancy.

La reprise est terrible pour Marseille qui, à part sa qualification en Coupe de France à Beauvais, subit deux défaites en deux déplacements : À Rennes en ligue 1 (3-1) et à Auxerre en quart de finale de la Coupe machin (1-0). Le retour des démons du début de saison ? Non, parce que Gerets semble avoir trouvé la bonne carburation offensive avec son casse-tête du placement de Mamadou Niang et Djibril Cissé. Dans l’axe, Cissé a commencé sa saison, enfin. Niang fait le spectacle sur le côté gauche et Valbuena affole les forums de supporters. S’en suit dès lors une série de 10 matches sans défaites. Dans le ventre mou de la Ligue 1, cela suffit à se remettre en course pour l’Europe. D’autant que les marseillais marquent les esprits avec des matches bien maîtrisés (Valenciennes, Monaco) ou biens spectaculaires (le 3-3 à Lens, le 6-1 contre Caen). Marseille semble capable de gérer le championnat et la Coupe UEFA se qualifiant (chauds les marrons chauds quand même) contre le Spartak Moscou. Mais la victoire 3-1 au Vél contre le  Zénith St-Petersbourg ne suffit pas. Les Russes s’imposent 2-0 au retour et se dégagent la route pour leur futur triomphe de Manchester.

carquefou_fou_fou_actusToujours des couacs

L’élimination en Coupe UEFA semble marquer les esprits. Une semaine plus tard, les Marseillais se font sortir de la Coupe de France par un attaquant sans emploi, Papa N’Doye, joueur de l’équipe amateur de Carquefou (1-0). Dès lors il ne reste que 9 matches de championnat. Les Marseillais profiteront de la baisse de régime des nancéens ( qui s’entêtent en procédures diverses et variées) pour attraper la troisième place qualificative pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions et ceci, malgré trois défaites à domicile (Sochaux, Lille et Bordeaux). C’est lors de la dernière journée que les phocéens s’adjugent le Tour préliminaire de la Ligue des Champions en battant 4-3 des Strasbourgeois condamnés alors que les Rennais leur rendaient un fier service en gagnant à Marcel Picot 3-2 pour l’unique défaite de Nancy à la maison cette saison.
En partant de la 19è place à la 12è journée, forcément la saison de l’OM apparaît comme pas si dégueulasse que ça. Mais les éliminations en Coupe de France par Carquefou et en Coupe UEFA (alors que le Zénith pouvait prendre bien plus que trois buts au Vélodrome) laissent penser qu’il y avait mieux à faire. En attendant Marseille n’a plus rien gagné depuis 1993 (et les plateaux pour vider les poches de la Coupe Intertoto, ça compte pour du beurre !). Pire, Samir Nasri prolonge son contrat deux semaines avant de vraisemblablement s’engager ave Arsenal. Mardi soir, avant le match France-Équateur, on l’entend vomir l’hypocrisie ! Vouloir être compétitif et vendre son animateur offensif, il y a un choix à faire…

OM : La peur du vide ?
 

 

26 mai 2008

La saison 2007-2008 de l'Olympique Lyonnais

y4xwidxeSans convaincre qui que ce soit, l'OL d'Alain Perrin réalise le premier doublé Coupe-Championnat de son Histoire avec la meilleure attaque de ses sept dernières campagnes. Au bout de sept titres d’affilés de nombreuses questions se posent. On tente de répondre à quatre d'entres elles. 

trpar1401133_13308_sq_smallAlain Perrin sera-t-il encore l'entraîneur de Lyon l'année prochaine ?


Si Lyon avait perdu la finale de la Coupe de France contre le PSG, il y aurait eu fort à parier que Jean-Michel Aulas se serrait séparé d'un entraîneur avec qui la communication passe mal. On y ajoute qu’il a fait passer la fin de saison sur le banc à l'un de ses joyaux en la personne de Hatem Ben Arfa. Le replacement à gauche de Karim Benzema pour quelques matches cette saison. L’élimination en huitième de finale de la Ligue des Champions. Bernard Lacombe, conseiller du Président pour le sportif, n'a pas apprécié. Mais voilà, Perrin a remporté le championnat avec la meilleure attaque (74 buts) des 7 titres lyonnais et a permis à Lyon de s'offrir la Coupe de France, plus aperçue entre Saône et Rhône depuis 1973. Il bénéficie également de l'éclosion de Benzema qui est le premier gone à inscrire 20 buts en championnat depuis la saison 2000-2001 de Sonny Anderson (22 buts).

5Quelle équipe pour la saison prochaine ?


Samedi soir, Jean-Michel Aulas (JMA) a bien lâché deux secondes la Coupe de France pour expliquer ce qu’il comptait faire pour la saison prochaine. Pour la première fois, l’accent sera mis sur la Ligue des Champions : «  On avait dit qu’après avoir gagné la Coupe, on ferait une équipe pour gagner la ligue des Champions. Je vous le dis, pour la première fois, ce sera la priorité la saison prochaine… » Un peu avant, JMA a « promis »  50 à 60 millions d’euros d’investissements, sans préciser si Ederson et Pjanic font partie du chiffre. Car oui, le Niçois et le Messin sont déjà dans les tubes pour l’année prochaine. Désireux de partir (à la retraite ou dans un autre club, on ne sait pas encore) Grégory Coupet pourrait voir Hugo Lloris le succéder dans les buts lyonnais. Le Niçois serait au Milan AC après avoir visité Milanello (le centre d’entraînement du Milan AC) il y a deux semaines. Sidney Govou a un bon de sortie pour la troisième année consécutive. Sera-t-il à nouveau Lyonnais en août ? L’avenir de Hatem Ben Arfa semble lié à la situation d’Alain Perrin, si le technicien lyonnais restait, le joueur demanderait certainement à partir. L’OM s’est déjà positionné sur le dossier, JMA n’a fermé la porte à rien. Juninho a émis le souhait de finir sa carrière à Lyon avec qui il a encore deux années de contrat. Comme souvent, Lyon va annoncer l’arrivée de stars du foot (ou pseudo star), rarement suivi des faits (jurisprudence Trezeguet, Drogba, Pauleta, Nasri…). Néanmoins comme le dit si JMA « on réalise des gros transferts à l’intersaison et il y aura probablement trois ou quatre joueurs supplémentaires ».

766fee3682614775053d49b086fa5015Jean-Michel Aulas va-t-il fermer sa gueule ?


Jamais président de club n’aura été aussi méticuleux à faire détester son club. Si Claude Bez, Bernard Tapie voire Michel Denisot avaient leurs travers, JMA a enchaîné les déclarations sulfureuses. Cela avait commencé dès le match de la deuxième journée de championnat. Le fameux déplacement à Toulouse. JMA avait réquisitionné le micro de Canal + pour fustiger l’arbitrage du match (expulsion de Kim Källström pour un crachat envers l’arbitre et la blessure de Cris) ouvrant ainsi la voie à une année de polémiques arbitrales pénibles, sournoises et irresponsables. Chaud comme une baraque à frite, JMA en a rajouté toute la saison avec son caprice sur les internationaux (débuté la saison précédente avec Abidal), le fameux complot anti-lyonnais, le refus du report de l’avant-dernier match de la saison contre Nancy en raison de la demi-finale de la Coupe de France contre Sedan trois jours plus tôt. Et des cours de journalisme dispensé à Grégoire Margotton si le licenciement ou non d’Alain Perrin.

celtic_glasgow_bhoys_badge_4900861C’est quoi cette histoire de record ?

Durant toute la saison, JMA nous a gonflé à vouloir nous faire croire qu’aucun club majeur en Europe n’avait réussi à être sept fois de suite son championnat domestique. C’est faux ! Le Celtic Glasgow (j’ose croire que c’est un club majeur) a réussi à faire neuf titres de rang entre 1966 et 1974. Ça ne date pas d’hier, mais le club catholique de la capitale Écossaise avait réussi à remporter dans l’intervalle la Coupe d’Europe des clubs champions  en 1967, année du triplé avec la Coupe d’Écosse. Le doublé Coupe-championnat, le Celtic l’a réalisé par quatre fois sur cette période, 13 fois en tout.

article_CPSEst-ce la fin d’un cycle ?

Serpent de mer en fin de saison, la question se repose une nouvelle fois ? Lyon ne va pas remporter 50 fois de suite le championnat de France alors la série prendra-t-elle fin la saison prochaine ? Parce que si l’on enlève les deux confrontations directes, Bordeaux a pris plus de points cette saison. Parce que l’air de rien, ça fait quatre saisons que l’OM finit dans les 5 premiers du championnat (une stabilité enfin retrouvée). Avec la meilleure attaque de ses sept titres, Lyon n’a pour autant pas vraiment conquis les foules quand Laurent Blanc et Éric Gerets focalisaient l’attention médiatique. Le jeu Lyonnais a pourtant paru emprunté. Le rouleur compresseur a paru largement prenable notamment sur les matches de Lens (0-3), la double confrontations contre Marseille (1-2 à Gerland et 1-3 au Vélodrome) et samedi dernier encore contre Paris au Stade de France (1-0 a.p). Les longues absences de Cris et Coupet et l’intérim minable de Cleber Anderson sont autant de raisons. Un certain malaise dans le vestiaire une autre avec un Alain Perrin qui n’a pas vraiment contrôlé les cadres pendant la saison. Juninho n’a pas semblé autant en forme que les saisons précédentes, notamment sur coup de pied arrêté, son influence dans le jeu a baissé au profit de qui ? Karim Benzema, pas 100 matches en ligue 1. La grande déception est une fois de plus venue de l’Europe où Manchester United n’a pas forcé son talent pour sortir les gones (1-1 ;1-0). Lyon n’a pas su emballé un match européen, ce qui aurait permis l’euphorie d’une épopée européenne. Une fois de plus, on dit que Lyon c’est la dernière fois et certainement qu’une fois de plus, Lyon sera à nouveau au rendez-vous la saison prochaine.

Les archives de la saison :

Et revoilà JMA
Les incohérences de Benzema
Quel gâchis !
Olympique Lyonnais : on s’inquiète !

20 mai 2008

La saison 2007-2008 du FC Metz

82262_logBon dernier de la classe, le champion de ligue 2 n’a jamais paru être en mesure de faire le poids. Des joueurs pris en grippe par le public dès l’automne, Francis de Taddeo limogé et l’affaire Ouaddou le contexte n’a pas vraiment aidé les messins.

Samedi soir, à Saint-Symphorien, le FC Metz a remporté sa troisième victoire à domicile de la saison. Contre Le Mans qui ne jouait plus rien, les Grenats ont offert un vrai match de gala (4-3) à un public qui en a vu des vertes et des pas mûrs depuis le mois d’août. 12 points pris sur 57 possibles à la maison, pas besoin de chercher plus loin là où ça a bloqué. Quand l’opinion publique considère que c’est honteux de faire match nul à Metz c’est quand mal barré.
Mais pour cela il faut des raisons. Et l’idée du simple promu trop faible pour la ligue 1 n’est qu’à moitié recevable. Lors des premiers matches à domicile, la fragilité Richard Trivino sur les ballons aériens (comme ce corner direct contre Lille) conduisent des supporters locaux à des biens bas quolibets. Christophe Marichez le remplace, mais n’inspire pas beaucoup plus de confiance, mais bon. Trivino, lui, part lors du mercato à Boulogne-sur-Mer. Il retrouvera ses anciens coéquipiers la saison prochaine en L2.
Psychologiquement, l’opération maintien d’un promu doit débuter avec des prises de points rapides. Au bout de 8 journées, le FC Metz n’a pas gagné le moindre match et ne compte que 2 points. Depuis la quatrième journée, les Grenats se sont confortablement installés à la dernière place du classement. Une place qu’ils ne quitteront plus de la saison. Tout part en vrille, les tribunes deviennent de plus en plus agitées et clairsemées, la LICRA multiplie les mails d’indignation sans pour autant que ça soit pris en compte pour l’heure. Cette équipe qui ne s’est pas spécialement renforcée durant l’été souffre de carences techniques affolantes. De Taddeo a visiblement oublié de lire le manuel de l’entraîneur qui passe de la Ligue 2 à la Ligue 1. Mais les dès sont déjà bien plombés. Que peut-on espérer d’une défense (quand bien même à 5) Cubillier - Diop - Delhommeau (ou Strasser) -Gueye (ou Bassong)-Leoni (typiquement un bon joueur de ligue 2 qui n’a rien à faire en Ligue 1 par contre) ? On prend un gars comme Check Gueye, on le balade dans l’axe puis sur le côté gauche, pour le remettre à nouveau dans l’axe. Les carences d’effectif sont criantes…

1181340730Et l’hiver arriva…

À la trêve, Francis De Taddeo est débarqué, remplacé par Yvon Pouliquen. On croit que Metz débute enfin sa saison lors du 32è de finale de Coupe de France quand Metz passe 6 buts à Vesoul (CFA). Bah ouais quand même…
Et là, c’est le drame ! Le 16 février dernier, alors que les Grenats sont déjà dans la charrette, l’affaire Ouaddou  va mettre le feu au train-train du football français. Le supporter a depuis été condamné mais, à travers le prisme médiatique, les supporters messins (à l’image de ce que vivent aussi ceux de Bastia, du PSG, de la Lazio Rome, d’Aix-la-Chapelle ou du Zénith St-Peterbourg) la vindicte populaire a tranché, supporter le FC Metz, c’est être un ennemi de la démocratie et du pacte répiblicain. Je ne comprends pas cette légende urbaine qui consiste à dire qu’un supporter ne peut pas être raciste sinon ce n’est pas un supporter. Il y a bien des racistes de gauche ! Paradoxalement ces moments correspondent à la meilleure période sportive du club de la saison. Entre la 23è et la 29è journée de ligue 1, les Grenats n’ont perdu « que » trois matches, passés deux Tours de Coupe de France (à Strasbourg 3-0, et à Lorient 1-0) pris 10 points sur 18 possibles, un parcours de milieu de tableau.
Le printemps ne sera guère mieux, le 12 avril dernier au soir d’une défaite (avec les honneurs) contre Marseille à Saint-Symphorien (1-2), les Grenats compostent définitivement leur billet pour la ligue 2. La fin de saison sonnera comme une lente agonie, mais le FC Metz joue plus libéré sans la pression du maintien, mais concède à nouveau deux défaites à domicile, mais fait deux fois 0-0 à Auxerre et à Sochaux. Samedi dernier donc, les Grenats ont dit au revoir à la ligue 1 en apportant une contribution non négligeable aux 43 buts de cette dernière journée de championnat. C’est ça en fait, on ne les avait pas calculés comme ça, mais le FC Metz a beaucoup fait pour que la moyenne de but française ne soit pas plombée plus qu’elle ne l’est !
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Esprit messin es-tu là ?

Metz au fond du trou.

Posté par beni2503 à 01:22 - La saison 2007-2008 de... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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