02 septembre 2008
Bilan des Jeux Olympiques de Pékin 2008 : Les surprises (3/3)
La Grande Bretagne qui prend date, le sprint Jamaïcain au-dessus de tout, le sprint Américain en dessous de tout et la Chine qui s'impose vraiment partout, telles sont les surprises de ces Jeux de Pékin qui a défaut de tout révolutionner auront un peu étonné.
À Athènes et à Sydney, la Grande Bretagne a rapporté un peu moins de 30 médailles et fini aux 10è et 9è places. Alors remporter 47 médailles dont 19 en or de Pékin et obtenir la 4è place au tableau de médailles sort singulièrement de la trajectoire, c'est même un nouveau record. À Atlanta en 1996, la Grande Bretagne était 36è avec 15 médailles et une seule en or. Comment expliquer telle (re)prise en main ? Tout d'abord la montée en puissance d'une délégation qui jouera à domicile dans quatre ans. Forcément difficilement quantifiable. Mais l'on remarque qu'en 1984, la Corée du Sud obtenait 19 médailles dont 6 d'or aux Jeux de Los Angeles après le boycott des Jeux de Moscou. Quatre ans plus, les Sud-Coréens recevaient le monde à Séoul et remportaient 33 médailles dont 12 en or. Toutes les fédérations du Royaume ont vu leurs crédits augmenter en prévision des Jeux de Londres. Ils ne s'attendaient peut-être pas à en récolter les fruits si tôt.
La présence de solides leader et/ou favoris est une autre raison. On attendait Chris Hoy, Victoria Pendleton (cyclisme sur piste), Christine Ohuruogu (400m malgré tout), Rebecca Adlington (natation), Ben Ainslie (Finn)... Contrairement aux nôtres, le favoris Britanniques ont eu de l'or au bout du compte. Les Britanniques ont tout raflé là où l'on les annonçait : Cyclisme sur piste (première nation avec 12 médailles, 7 en or), voile (première nation avec 6 médailles, 4 en or), aviron (première nation avec 6 médailles, 2 en or) et même en cyclisme sur route (première nation avec deux médailles, une en or et une en argent, mais ça, c'est de l'acharnement statistique).
Le sprint Jamaïcain et la défaillance américaine
Pour les connaisseurs c'était davantage chronique d'une déroute annoncée pour les yankees. Si quelques chasses gardées n'ont pas souffert comme le 400m ou le 4x400m, les courses hommes et femmes des 100 et 200 mètres voient un méchant zéro pointé pour les États-Unis. La faute à la Jamaïque et un phénomène, physiologiquement parfait paraît-il : Usain Bolt et un triomphe sur 100, 200 et relais 4x100 mètres avec autant de records du monde. Chez les dames Shelly-Ann Fraser a remporté le 100 mètres (Sherone Simpson et Kerron Stewart suivent pour le triplé jamaïcain), Veronica Campbell a remporté le 200 mètres. La Jamaïque au sommet du sprint mondial sans le moindre nuage à l'horizon si ce n'est qu'on aurait aimé voir Asafa Powell remporter quelque chose sur 100 mètres (5è). Tyson Gay (champion du monde du 100 et 200 m aux mondiaux d'Osaka) absent de la finale, le fiasco des relais hommes et femmes sur 4x100mètres (témoins tombés), la seule présence de Walter Dix sur la troisième marche du podium en 100 et 200 mètres met en valeur cet échec alors que le natif de Coral Springs ouvre son palmarès à 22 ans.
La Chine présente là où on l'attendait pas...
Lorsqu'un pays obtient l'organisation des Jeux Olympiques, il a l'impératif de présenter un concurrent (ou une équipe) à toutes les épreuves. C'est ainsi que la Chine s'est découvert une passion du jour au lendemain pour l'escrime, le beach volley, le canoë-kayak ou le lancer du marteau. Le minimum de politesse diplomatique serait de ne pas insister et laisser les habitués gérer le trop lourd fardeau. Pas les Chinois qui ont tout mis en branle pour se rendre crédible sur tous les terrains. S'il n'y a rien eu à faire en saut à la perche ou en canoë-kayak, la Chine a investit dans l'expérience des étrangers pour faire triompher les siens. Ainsi le Français Christian Bauer a entraîné les équipes féminines et masculines de sabre pour un titre en individuel pour Zhong Man et une médaille d'argent par équipe pour les filles. Les deux paires Chinoises engagées dans le tournoi de beach-volley ont trouvé le moyen (même si cela fait deux ou trois ans qu'elles sont sur le circuit) de remporter les médailles d'argent et de bronze.
L'athlétisme n'est pas le sport favoris des Chinois, du moins en terme de possibilité de médailles. Liu Xiang est le seul (et de loin) athlète Chinois de très haut niveau. Tel ne fut pas alors la surprise de voir la Chinoise Zhang Wenxiu remporter la médaille de bronze du concours du lancer du marteau.
Les Stars (2/3) :
L'équipe de France (1/3) :
31 août 2008
Bilan des Jeux Olympiques de Pékin 2008 : Les stars (2/3)
Ils ont ébloui (voire étouffé) de toute leur classe la quinzaine Olympique, mais comme ils ont tout gagné, ce sont devenus des stars quitte à laisser l'olympisme de côté pour les doux yeux d'un sponsor.
Oui Michael Phelps a tout gagné. Il a tenu son pari de remporter huit médailles d'or. Devenir l'athlète le plus médaillé de l'Histoire de l'Olympisme. L'athlète le plus médaillé sur une Olympiade. La nageur Américain a réussit son coup avec la manière. À Athènes, l'américain gagnait six médailles d'or et deux de bronze avec seulement deux records du monde (400x4 nages et 4x100 nage libre) et trois records Olympiques (100m papillon, 200m Papillon et 200m 4 nages). Cette année, le natif de Baltimore descend sept records du monde sur ses huit titres Olympiques. Seul le 100m papillon lui aura résisté avec seulement le record Olympique. Assez souvent ce fut de manière spectaculaire comme le 400m 4 nages où il met plus de 2 secondes au deuxième Laszlo Cseh (qui bat pourtant le record d'Europe sur ce coup-là) et bat le record du monde de plus d'une seconde. Au 200m nage libre, il met presque deux secondes au Sud-Coréen Taehwan Park.
D'autres fois ce fut plus compliqué avec ce relais 4x100 nage libre où les américains gagnent de 8 centièmes à la faveur d'une remontée pas croyable (et dans la vague d'Alain Bernard) de Jason Lezak. Dans ce relais, Phelps fut le premier à s'élancer. C'est dire s'il ne pouvait pas trop influencer le résultat de la course. Il s'est surtout raccroché à ses encouragements au bord de la piscine... Là où le record de Mark Splitz a failli n'être qu'égalé c'est sur le 100m papillon. Michael Phelps n'y bat « que » le record Olympique et devance pour un centième de seconde le Serbe Milorad Cavic. Plus vicieux qu'à la touche, le Serbe est tout simplement dans le mauvais mouvement au moment de toucher alors que l'Américain n'a lui qu'à allonger la main. Avec deux mètres de plus ou deux mètres de moins, Phelps perd la course.
Jusqu'où Usain Bolt peut-il aller ?
En remportant le 100 mètres, le 200 mètres et le relais 4x100 mètres Usain Bolt a mis le monde du sprint sous sa botte. Trois médailles d'or et autant de records du monde qui ont laissé diverses impressions entre le talent indéniable de ce jeune garçon et les soupçons qu'engendrent de telles performances. En tout cas sur la toile, bloggeurs et éditorialistes ont choisi leur camp. Mais c'est sur le terrain scientifique que le débat fait rage. Le record du monde du 100 mètre du roi Usain établi de manière aussi dilettante en 9''69 relance le débat des limites physiologiques du corps humain. Selon Jean-Claude Pineau (chercheur au CNRS), le temps-limite serait de 9''60 ce qui paraît faux à vue d'oeil tant le Jamaïcain a relâché avant de battre le record du monde. Véronique Billat (directrice d'un laboratoire privé d'études sur l'entraînement sportif et professeur de phyiologie) table quant à elle sur 9''50. Le mathématiciens Péronnet et Thibault annoncent un temps de 9''37 dans une étude nommée « Mathematical analysis of running performance and world running records » mais pas avant 250 ans. D'autres mathématiciens voient un record de 9''48 d'ici 500 ans.
Sinon d'un point de vue relationnel, le triple champion Olympique est dans la droite lignée des sprinteurs Américains (hormis qu'il et plus grand et moins bodybuldé): Toujours en train de faire le show, de gigoter dans tous les sens. Une chose est sur, le sprint n'est pas maison d'humilité.
Son 100 mètres :
Son 200 mètres :
Les trois autres triples champions Olympiques des Jeux :
Stephanie Rice, Chris Hoy et Kai Zou sont eux aussi des triples champions Olympiques sur ces Jeux de Pékin. Il faut bien reconnaître que l'on en a nettement moins parlé que d'Usain Bolt. D'ailleurs l'Australienne Stephanie Rice a elle aussi battu trois fois le record du monde pour remporter l'or du 400 m 4 nages, du 200 m 4 nages et du relais 4x200 m nage libre.
Chris Hoy a lui écoeuré les pistards du monde entier à commencer par les Français. L'Écossais a triomphé en Keirin, vitesse individuel et par équipe. À 32 ans, on ne sait pas s'il sera là pour reconquérir ses titres aux Jeux de Londres dans quatre ans.
Kai Zou est un petit Chinois très souple comme il y en a des tas là-bas. Sauf que lui, élevé au grain de la pouponnière nationale est devenu triple champion Olympique sur ces Jeux de Pékin en remportant le concours de gymnastique par équipes et à titre individuel les concours des exercices au sol et de la barre fixe. Ces trois athlètes sont dans les livres d'Histoire les égaux de Usain Bolt.
Kirsty Coventry représente le Zimbabwe.
Avec 4 médailles autour du cou lors de ces jeux de Pékin (une or et trois en argent), Kirsty Coventry a accomplie des Jeux Olympiques tout à fait satisfaisant à titre individuel. Ce qui est exceptionnel ce que le bilan des Jeux de la délégation zimbabwéenne est celui de cette nageuse polyvalente titré en or sur le 100m dos (et record du monde) et en argent sur le 200m dos, 200m 4 nages et 400m 4 nages. Kirsty Coventry et le Zimbabwe sont 38è au tableau des nations. Et ce n'est pas une première. En 2004, à Athènes, la nageuse avait remporté les trois médailles de son pays (déjà le 200m dos, l'argent au 100m dos et le bronze au 200m 4 nages) finissant ainsi 49è au tableau des médailles.
Ce petit pays 12 millions d'habitants, indépendant depuis 1980 du Royaume-Uni, a remporté huit médailles aux Jeux Olympiques dans sa courte histoire. En faisant le compte, on se rend compte que Kirsty Coventry représente à elle seule sept des huit médailles de son pays. La huitième, qui est en fait la première, est arrivée par le concours d'une rupture de continuum espace-temps aux Jeux Olympiques de Moscou en 1980. Une équipe féminine de hockey sur gazon fut montée à la va comme je te pousse le lendemain de l'indépendance et triompha contre toute attente (et grâce au boycott) pour un part de rêve Olympique.
L'Équipe de France (1/3)
27 août 2008
Vivre de Belgique et de bière fraîche.
Grosse performance de nos voisins Belges qui ont réussi à rapporter encore moins de médailles de Pékin que d'Athènes. Le conflit wallons-flamands y est un peu pour quelque chose, le ministre aussi. Ils évitent le zéro pointé de peu.
Il y a beau avoir (eu) des grands noms du sport en Belgique (Mercx, Boonen, Hénin, Clijters, Scifo, Jacques Rogge...), ça n'en fait pas pour autant un épouvantail de l'Olympisme. À vrai dire comment se mêler à la lutte avec la Chine, les USA, la Russie lorsque le pays ne fait que 10 millions de demi d'habitants. La Belgique a donc rapporté 2 médailles de Pékin (une or, l'autre en argent) ce qui en fait la 46è nation au tableau de celui qui pisse le plus loin. Deux médailles donc, c'est une moins qu'à Athènes (une en or, deux en argent) il y a quatre ans.
Ces médailles sont d'ailleurs d'heureuses surprises qui évitent le zéro pointé Olympique (ce qui n'est jamais bon pour un pays, européen qui plus est). Le relais 4x100 dames a récolté l'or en bénéficiant des disqualifications successives du relais Jamaïcain, Américain et Britannique. Kim Gevaert a quant à elle remporté le concours du saut en hauteur au nez et à la barbe d'une Blanka Vlasic qu'on voyait déjà couronnée. Deux médailles en athlétisme, c'est deux fois mieux que le France quand même...
Comme pour le reste, c'est coupé en deux :
Le sport en Belgique est une affaire de compétence communautaire. Comprenez qu'il y a un comité wallon et un comité flamand, de quoi créer une politique du sport à deux vitesses dans le pays. L'ADEPS (Administration de l'Éducation Physique, du sport et de la vie en plein air) pour le territoire francophone et le BLOSO ( Bestuur voor de Lichamelijke Opvoeding, de Sport en het Openluchtleven) pour le territoire Flamand. Ces deux entités gèrent indépendamment de l'autre ses compétitions, ses entraînements, ses formations, ses comptes... Le BLOSO est le l'ADEPS ne se parlent pas ou peu et génèrent ainsi de la disparité aux seins des athlètes sans tenir compte de l'unique critère sportif.
Le BLOSO est l'organisateur d'une des plus manifestations sportives du pays avec le Gordel. Une randonnée à vélo ou à pied autour de la Région Bruxelles-Capitale. L'occasion est donnée à la manifestation politique sur fond de réaffirmation du caractère flamand de la périphérie de Bruxelles et de la volonté d'unilinguisme (photo). Forcément des tensions sont présentes chaque années avec les habitants francophone de ces villes, car 80% de Bruxelles est francophone...
Et la ministre dans tout ça ?
Bah, le ministre des sports en Belgique est une star. Mais pas vraiment comme Bernard Laporte. Fan inconditionnel du Standard de Liège, Michel Daerden serait ce qu'on appel en France un « éléphant » du Parti Socialiste. Il a été ministre fédéral de la recherche, des transports, de l'emploi, et au niveau wallon on le retrouve aux finances, à l'équipement, au budget, au logement... ET Vice-Président de la communauté Française de Belgique en charge des sports depuis juillet 2007. La preuve que le Belgique n'est pas la France dans son rapport à l'alcoolisme, l'homme bénéficie d'une côte de popularité ahurrissante en se pointant ivre mort au moindre point presse. Jean-Louis Borloo fait figure de nouveau né à côté. Morceaux "prélevés... et rebouchés !"
26 août 2008
Bilan des Jeux Olympiques de Pékin 2008 : L'équipe de France (1/3)
Après 16 jours de compétitions, le bilan Français de la XIXè Olympiade est bien de chez nous, c'est-à-dire pas tout blanc mais pas tout noir avec quarante médailles mais trois places de moins au tableau des médailles. La moitié des objectif est remplie.
Ce qui est compliqué avec un tableau de médailles c'est qu'il est à double lecture. Le classement officiel prend en compte le nombre de médailles d'or devant le total de la délégation dans les trois métaux. L'objectif ministériel (Roselyne Bachelot) était lui « de conserver notre 7è rang et d'avoir entre 35 et 40 médailles ». Bernard Laporte suggérait d'épouser Roselyne si la France y arrivait... bref. Des chiffres qui étaient basés sur la foi des résultats des deux dernières années de compétition dans tous les sports engagés lors de cette Olympiade.
C'est raté pour la conservation du septième rang obtenu à Athènes puisque la France termine 10è. En replaçant ce résultat dans la dynamique des derniers Jeux, on remarque que le recul existait déjà, mais que celui-ci s'accélère : 7è à Athènes avec 11 médailles d'or (2004), 6è à Sydney avec 13 médailles d'or (2000), 5è à Atlanta avec 15 médailles d'or (1996). Paradoxalement, l'équipe de France n'a jamais autant rapporté de médailles lors d'une Olympiade moderne (les 50 dont 21 en or de 1900 ça ne compte pas !). 37 en 1996, 38 en 2000, 33 en 2004 et donc 40 en cette année.
Quelles raisons ?
Ce n'est peut-être pas la raison la plus pertinente, mais l'on ne peut l'écarter. À chaque Olympiade l'on constate que le concert de nations s'élargit un peu plus. Ainsi 87 pays ont remporté au moins une médaille à Pékin alors qu'elles étaient 75 à Athènes, 80 à Sydney, 79 à Atlanta. L'on peut néanmoins relativiser (ou s'inquiéter davantage) ces chiffres avec l'apparition de nouvelles disciplines comme le BMX, le VTT ou le taekwondo qui ont apporté 11 médailles (4 en or, 3 en argent, 4 en bronze) à la France depuis leurs arrivées aux Jeux.
Le constat accablant est que dans les 4 grandes disciplines des Jeux Olympiques, celles qui distribuent le plus de médailles, la France en récolte 9 sur les 333 à prendre et un seul titre Olympique sur les 111: L'athlétisme distribuent 141 médailles, la France n'en récolte qu'une (29è nation). La natation distribue 102 médailles, la France n'en prend que 6 (9è nation). 45 médailles à prendre en haltérophilie (10è nation), la France n'en a qu'une. 45 médailles en tir : 1 médaille (14è et dernière nation).
Hormis à Sydney, les Français ont toujours récoltés davantage de médailles d'or que d'argent. La question est alors simple pour Pékin : Une fois en finale, Les Français ne se seraient-ils pas satisfaits d'avoir déjà une médaille, point barre ? On pourrait pointer tout particulièrement Lucie Decosse et Benjamin Darbelet au judo, Daouda Sow en boxe, Julien Bontemps en planche à voile et comment ne pas parler du relais 4x100 nage libre... Ouais, c'est dégueulasse mais c'est comme ça ! Mais se ranger derrière l'arbitrage n'est pas un argument, surtout pas sur une épreuve bisextile et aussi lourdement suspectée soit l'arbitrage de la boxe selon des critères un peu plus évolué que ceux de Christian Delcourt (contre qui je n'ai rien).
La faillite des stars :
L'ambition aura donc étouffés pas mal de nos champions à commencer par celle que l'on croyait comme déjà la plus grande : Laure Manaudou. La championne Olympique du 400 mètres nage libre d'Athènes (et triple médaillée même cette année) a explosé en vol comme la conclusion d'une pénible agonie mise en épingle, coupé 21x29,7 et vendus à plus de 2 000 000 d'exemplaires. En un an, Manaudou en est à 4 entraîneurs. En natation ou dans n'importe quel autre sport, ce qui compte c'est la stabilité. Les explications ont été avancées partout sur tous les tons, on ne va pas les ressortir. Juste constater qu'à 21 ans, la championne a désormais connu beaucoup de chose : la gloire, la honte (les photos), la lose et la comparaison peu flatteuse à la réussite d'Alain Bernard. L'on peut pointer également le faillites de ceux dont on attendait beaucoup comme Yohann Diniz ou Tony Estanguet. Les raisons sont diverses. Le double médaillé d'or du canoë n'avait pas grand chose à prouver en plus d'avoir la presse médiatique sur ces épaules de porte drapeau de la France, pays des droits de l'homme plus trop prononcés en Chine... Il pouvait juste entrer dans l'Histoire du sport Françai en triplant sa médaille d'or. Yohann Diniz pouvait être le premier Français médaillé d'or en athlétisme depuis 12 ans et avait accumulé des chances d'y croire depuis deux ans (champion d'Europe 2006, vice champion du monde 2007). Le rémois a vécu une défaillance sans nom malgré une préparation qui se voulait optimale allant jusqu'à sécher la cérémonie d'ouverture pour se préserver de la pollution pékinoise.
On donnera tout de même un bémol sur l'échec de Teddy Riner. Le champion du monde, d'Europe a désormais une belle carotte pour changer sa médaille de bronze en or. Il n'a que 19 ans...
L'avènement de nouvelles stars :
La faillite des élites (bien français ça encore) a bien été compensé par des espoirs, des bonnes surprises (Steeve Guenot, Maheidine Mekhissi-Benabbad ou Anthony Terras) et des stars qui ont tenus leur rang (car il y en a eu quand même) puisqu'il y a 40 médailles au bout du compte. Ainsi Alain Bernard était candidat à la médaille, voire à plusieurs médailles. Et si les cheveux arrachés lors de la finale du relais 4x100 nages lui donnait une bonne chance de finir aux côtés de Manaudou, le gendarme et allé se sortir plein de choses du ventre afin de décrocher une médaille d'or hystérique sur le 100 mètres. Une médaille de bronze sur 50 mètres et trois autres de plus (deux pour Duboscq et une pour Levaux) pour un bilan de 6 médailles pour la natation française. L'un des rares bons bilans Français de ces Jeux.
Le BMX et le VTT auront apporté deux médailles d'or et deux médailles d'argent. Anne-Caroline Chausson a remporté le titre Olympique alors qu'elle revenait d'une dizaine d'années de descente en VTT (et autant de titres mondiaux), ce qui en fait une athlète qui marquera le cyclisme Français (bon y a Jeannie, certes...). Julien Absalon a lui rejoint le club très fermé des Français doubles médaillés d'or d'une olympiade à la suivante, à titre individuel et dans la même catégorie. Ce qu'on appelle vulgairement à la télé « conserver son titre ». Ils ne sont que neuf même à l'avoir fait depuis 1896.
Que se passe-t-il dans l'athlétisme Français ?
Que la délégation Française ne rapporte qu'une seule médaille des Jeux de Pékin n'est pas une contre-performance en soit. C'était plutôt prévisible. Une bonne performance pour les plus pessimistes. La médaille d'argent de Maheidine Mekhissi-Benabbad sur le 3000 mètres steeple fut une heureuse surprise qui a, en plus, trouvé l'utilité d'éviter le zéro pointé.
Le linge sale va se laver en famille après les échecs plus ou moins retentissant des quatre relais (4x100 et 4x400 hommes et femmes) variant entre temps médiocres et chutes de témoins. Guy Ontanon, co-entraîneur des relayeurs, annonçait le 21 août sa démission et s'en prenait vivement à l'état d'esprit très individualiste des athlètes Français à l'entraînement : « Je démissionne, ils sont ingérables, je vais consacrer mes week-ends à ma femme », déclarait-il à RFI ! Dans le collimateur, Ronald Pognon qui a renoncé au relais des sprinteurs Français, la faute à une petite douleur. Problème une IRM passée « montrait » qu'il pouvait courir. Pour ne rien arranger ce forfait intervenait à quelques heures seulement de la course. Un point de vue sensiblement partagé par son homologue des filles, Laurence Bily : « Si elles ne comprennent pas qu'il faut un collectif soudé pour avoir des médailles... » On est à des années lumières des titres mondiaux du 4x100 de 2005 (messieurs) et de 2003 (femmes).
Le DTN, Franck Chevallier a surtout critiqué la forme de ces pets de cervelle : « Ce sont des choses qu'on doit régler en interne ». Mais sur le fond, l'Athlétisme Français va devoir sérieusement tout repenser en plus de couper quelques têtes puisque des athlètes ne seraient pas harmonie avec leurs entraîneurs. La fédération a annoncé revoir les règles de sélections pour les épreuves individuelles et réaffirmer l'importance des relais. Mais plus loin que ça, l'équipe de France d'Athlétisme a besoin de structures, de détection, de professionnalisme et de concurrence !
24 août 2008
Seizième et dernière journée Olympique : Voilà... c'est fini !
Français et Italiens ont le fait le cassé du renard, mais avec 40 médailles la France ne termine que 10è de ces Jeux Olympiques de Pékin. Les Handballeurs ont conquis leur Graal suprême et Daouda Sow ne « représente » que l'argent.
Les experts (comme l'usage est de dire) ont décroché une médaille d'or mérité qui leur tendait les bras. Face à des Islandais déjà ravis d'être là. Les bleus ont menés toute la partie pour s'imposer 28-23 sans faire souffrir qui que ce soit. Hein, vite fait derrière la nuque !
Les bleus n'auront pas croisé les Allemands (sortis dès les poules), alors je reste un peu sur ma faim. On dira que ce titre a été gagné contre les Croates (25-23) en demi-finale. Des Croates d'ailleurs qui ont perdu la petite finale contre les Espagnols (35-29). On a trouvé un Karabatic de compétition (8 buts), un Thierry Omeyer de classe internationale (19 arrêts). Ce n'est que le troisième sacre Olympique pour une équipe de France en sport collectif après le water-polo en 1924 et le football en 1984. La performance est exceptionnelle, un grand moment. Blessé après le premier match, Jérôme Fernandez était sur le podium avec une médaille autour du cou.
D'ailleurs, il faut falloir que je vous retrouve le prêche du révérend Joël Abati après le match au micro de Fred Brindelle, que voici !
Daouda Sow manque la coche.
La boxe française pouvait décrocher trois médailles d'or sur ces Jeux Olympiques de Pékin. Il n'y en a finalement aucune. Daouda Sow a lutté avec ses armes et celui qui « représente pour ses proches et son coach » doit se contenter de la médaille d'argent à l'issue d'un combat où le clan français a encore plein de chose à dire sur l'arbitrage (mais c'est un mal Français ou quoi !?). Dominique Nato emboite le pas d'Oliver Krumbolz (l'entraîneur des handballeuses) avec les mêmes mots de frustrations pointant les « magouilles » de ce sport après ce qu'il est arrivé à Alexis Vastine, battu de manière discutable en demi-finale des 64 kg. Daouda Sow tempère : « On ne va pas commencer à polémiquer sinon on ne s'en sort pas. C'est le sport. Il faut un gagnant et un perdant. Je l'accepte. J'ai donné le maximum. J'aurais voulu l'or et j'ai une médaille d'argent. »
Rectification d'une anomalie de l'Histoire :
Avec 65 représentants parmi les 100 meilleurs mondiaux, le Kenya n'a jamais trouvé le moyen de remporter le marathon Olympique. Par exemple, le champion Olympique en titre était l'Italien Stefano Baldini... C'est désormais chose réparé après le succès Samuel Wanjiru. À seulement 21 ans et sous 30 degrés dès 8 heures du matin, le Kenyan faisait parti d'un groupe qui durcissait la course d'entrée, réalisant les 15 premiers kilomètres en moins de 45 minutes (bonnes bases pour battre le record du monde). Ce groupe d'une trentaine de coureurs s'effilochait au fur et à mesure des kilomètres. Le détenteur du record du monde du semi-marathon se retrouvait seul au 36è kilomètre. Dès lors il gérait son effort et s'imposait en 2h06'32 (record Olympique) devant le Marocain Jaouad Gharib et l'Éthiopien Tsegaye Kebede. Premier européen Viktor Rothlin termine 6è. Simon Munyutu, seul Français engagé, termine 57è.
Mission accomplie pour Redeem team.
Mais que ce fut compliqué quand même pour les Américains face à des Espagnols qui n'avaient rien à voir avec ceux qui avaient pris +37 dans le groupe B, le 16 août dernier (119-82). C'était la rumeur qui courrait, les champions du monde 2007 (les Ibériques hein !) en avaient gardé sous le pied. Quitte à battre les Yankees, autant le faire dans une rencontre à élimination directe.
Team USA était en mission de rédemption, donc, après trois campagnes catastrophiques (Athènes 2004 et les mondiaux de Tokyo 2005 et d'Indianapolis 2007). La dream team de 1992 reste dans les mémoires, mais en 2008 les États-Unis ont prouvé à nouveau qu'ils pouvaient accumuler les star NBA ( Bryant, James, Anthony, Wade, Howard, Kidd, Bosh, Prince...) sans renier sur le collectif, la percussion, la défense et la réussite (insolente) au tir.
Les Espagnols comptaient faire le hold-up de l'année et ils n'ont pas été loin de réussir leur coup. Toujours dans le coup, les Ibériques n'ont jamais été décroché plus que ça : 69-61 à la mi-temps (20 minutes de jeu !). Au retour des vestiaires, les Espagnols se tenaient à -4. Koby Bryant se mettait en route (20 points), Rudy Fernandez aussi (22 points et un dunk contre Dwight Howard !). À 8 minutes de la fin du match, l'Espagne revenait à 89-91. Mais les Américains n'avaient pas envie de trembler et sur une nouvelle accélération, les camarades de Pau Gasoil (21 points) baissèrent les bras pour s'incliner finalement 118-107 : Plus gros écart du match si l'on ne tient pas compte du premier quart.
Le tableau final de médailles :
And the winner is : China ! Plus de la moitié de ses 100 médailles (51) sont en or, voilà où l'Empire du milieu a fait la différence. Avec 110 médailles au total, les Américains glanent 36 titres Olympiques, ce qui est dans les clous des Olympiades précédentes. On voit la performance des Chinois avantagés de jouer à domicile ? Les Russes (3è) terminent à 72 médailles (23 en or), ce qui est tout de même 20 breloques de moins qu'à Athènes. La Grande-Bretagne (4è) prend rendez-vous pour le trentième olympiade dans quatre ans chez eux. Avec 47 médailles (17 de plus qu'Athènes, 19 de plus qu'à Sydney, 32 de plus qu'Atlanta !) dont 19 en or, les Britanniques sont la bonne surprise de ces Jeux. On pourrait les voir plus haut encore dans quatre ans... forcément.
Cinquième au tableau des nations, l'Allemagne gagne une place par rapport à Athènes (16 médailles d'or contre 14) en forme de trompe l'oeil. En effet depuis la réunification, l'Allemagne perd une dizaine médailles par olympiade partant de 82 à Barcelone, 65 à Atlanta, 57 à Sydney, 48 à Athènes et donc 41 à Pékin.
6è, l'Australie (46 médailles, 14 en or) est dans les clous de ses performances d'Athènes (49 médailles, 17 en or) malgré une place de moins. Avec 20 millions d'habitants, c'est l'un des tous meilleurs ratio médaille par habitant (avec Cuba) dans les hauteurs du classement.
7è la Corée du Sud qui fait presque comme à Athènes (31 contre 30), mais avec 4 médailles d'or de plus (13 contre 9) et gagne donc deux places.
Avec 12 médailles de moins (37 contre 25) et 7 titres Olympiques en moins (16 contre 9), le Japon perd trois places par rapport à Athènes. Neuvième l'Italie (qui nous passe devant pour la première fois depuis 1984) avec quatre médailles de moins qu'Athènes (32 contre 28) et deux titres Olympiques en moins.
Arrive enfin la France qui fait mieux qu'à Athènes (40 contre 33) mais qui perd 4 titres Olympiques en route et trois places au classement. Ce n'est donc pas les Italiens qui nous passent devant, c'est nous qui reculons (à pas de charge !). 11è l'Ukraine (+1), 12è les Pays-Bas (+5), 13è la Jamaïque (+21). 87 nations figurent au palmarès sur 204 engagés. Bien mieux qu'à Athènes où 75 nations avaient reçu au moins une médaille.
Quinzième journée Olympique : Absalon encore !
Quatorzième journée Olympique : Quelle belle journée !
23 août 2008
Quinzième journée Olympique : Absalon, encore !
Il y avait suffisamment de Français qui était censé réaliser le doublé Athènes-Pékin pour que le premier qui réussisse la performance ait les honneurs de la gazette. Le total de Sydney est battu avec 40 médailles au minimum.
Qu'ont en commun Laure Manaudou, Nicolas Touzaint et le couple Adrien Hardy - Jean-Baptiste Macquet ? En or, à Athènes, ces Français étaient favoris pour reconquérir leurs titres plus ou moins les doigts dans le nez. Et ils ont échoués. Pas Julien Absalon. Champion Olympique du cross country à VTT à Athènes, il y a quatre ans, champion Olympique ce matin à Pékin. Le porte drapeau de la communication de la Fédération Française de Cyclisme réalise le doublé et c'est assez rare pour le signaler.
Derrière lui, la médaille d'argent s'est installée autour du cou de Jean-Chritophe Peraud. Un joli doublé pour une jolie course d'équipe où Peraud a fait le bouchon après le départ d'Absalon dans le premier tour avant d'attaquer à son tour. Si on ajoute Miguel Martinez en 2000, ça fait trois médailles d'or de suite en VTT aux Jeux.
Une épreuve cycliste commenté sur Canal par Frédéric Brindelle qui commence à avoir une bonne tête de fétiche dans le cyclisme ! Et qui vaut bien mieux que Jean-René Godart !
Cédric Ravanel termine 14è et chez les filles Laurence Leboucher finit 17è.
Les Français en or individuellement d'une olympiade à l'autre et dans la même catégorie depuis 1896 :
Tony Estanguet : canoë-kayak (2000 et 2004)
Marie-José Perec : athlétisme (1992 et 1996)
Félicia Bellanger : cyclisme sur piste (1996 et 2000)
David Douillet : judo (1996 et 2000)
Jean-François Lamour : sabre (1988 et 1984)
Nicolas Henard : voile ( 1988 et 1992)
Daniel Morelon : cyclisme sur piste (1968 et 1972)
Christian D'oriola : escrime (1952 et 1956)
Louis Hostin : boxe (1932 et 1936)
et donc Julien Absalon : VTT (2004 et 2008)
Delattre et Viard en bronze :
Marie Delattre et Anne-laure Viard ont pris la médaille de bronze dans la finale du kayak biplace dans l'épreuve des 500m. Les Françaises ont résisté au retour des Allemandes. Elles étaient 10è à Athènes, belle progression !
En C1 sur 500 mètres, Mathieu Goubel échoue encore en finale, cette fois-ci il finit à la pire place : 4è.
En K2 500 mètres femmes, Vincent Lecrubier et Sébastien Jouve terminent 7è.
Pas de finale en moins de 57kg, en fait :
Khedafi Djelkhir boxait l'Ukrainien Vayl Lomachenko en finale des 57 kg. Sauf que le combat n'a pas eu lieu. Si le Français touchait en premier, il ne paru jamais en position de s'installer dans le combat, l'Ukrainien envoyait gros bras et le Français était compté une première fois au bout de 40 secondes ! Lomachenko touchait encore et encore. À 9-1, et 14 secondes avant la fin de la première reprise, l'arbitre comptait le Français pour la troisième fois dans le combat, ce qui est éliminatoire... Une médaille d'argent pour Djelkhir tant l'or paraissait inaccessible aujourd'hui. Trois médailles aux J.O pour la boxe française, c'est le meilleur résultats depuis 1920. Daouda Sow boxe demain sa finale un peu avant 9 heures du matin.
Il faudra m'expliquer... le taekwondo.
Toujours dans les sports de combat, Mickael Borot (qui remplaçait au pied levé Pascal Gentil) a été sorti au premier tour du tournoi de taekwondo dans la catégorie des plus de 80kg et sans être repêché. Après avoir lutté toute la saison pour voir finalement Gentil recevoir la sélection Olympique à sa place, le Français a dû tout relâcher au mois de juillet avant d'apprendre le forfait du double médaillé de bronze de Sydney et Athènes le 6 août dernier. Borot était très déçu de son non-sélection pour les Jeux, lui le champion du monde 2005 et 2006, vainqueur du tournoi de qualification aux J.O à Manchester et champion de France en titre.
Un peu plus tard dans la journée on a appris que dans cette même catégorie des 80kg, le Cubain Angel Valodia Matos a mis un coup de pied dans le visage de l'arbitre alors qu'il disputait le match pour la médaille de bronze. Le gars (ainsi que son entraîneur) a été exclut à vie de toute compétition internationale. Voilà qui devrait donner des arguments à ceux qui, au CIO, veulent supprimer le taekwondo du calendrier Olympique pour son manque de lisibilité au niveau des touches (l'alternative serait un plastron électronique).
Les regrets des handballeuses :
Isabelle Wendling, Véronique Pecqueux-Roland, Valérie Nicolas arrêtent leur carrière avec la 5è place du tournoi Olympique de handball. Mais que de regrets ! Pour obtenir cette place honorifique, les bleues ont battus en matches de classement la Roumanie hier (36-34 ap) et la Chine aujourd'hui (31-23) deux équipes qui ont eu raison de nos filles en phase de poule (la Chine merde !) et qui avait contraint les Françaises à rencontrer les Russes en quart de finale (32-31 après deux prolongations).
4620 contrôles après 11 jours de compétition.
Le Comité International Olympique (CIO) avait déclaré avant les Jeux vouloir procéder à 4550 contrôles antidopage. Après 11 jours de compétition, le CIO a annoncé avoir procédé à 4620 tests : 3681 sont des tests urinaires, 939 des prélèvements sanguins. 5 cas se sont révélés positifs : La cycliste espagnole Maribel Moreno (EPO), le double médaillé tireur nord-coréen Kim Jong-su (bêtabloquant), la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong (diurétique) et l'Ukrainienne Lyudmila Blonska, vice-championne olympique de l'heptathlon, (stéroïde anabolisant) ont été contrôlés en Chine. L'athlète grecque Fani Halkia, championne olympique du 400 m haies à Athènes en 2004, l'a été à un stéroïde lors d'un stage d'entraînement au Japon. Cette information ne laisse penser que 5 athlètes sont assez crétins pour ne pas prévoir qu'ils seront contrôlés lors de l'Olympiade. Le véritable défi de la lutte contre le dopage est de maitriser les périodes d'entraînement avant les Jeux. On peut penser par exemple à Rachid Ramzi qui est devenu champion Olympique du 1 500 mètres alors qu'on ne le voit pas de l'année en meeting alors que le sultanat de Bahrein n'est un exemple en matière de lutte contre le dopage. On pense également à Christine Ohuruogu, la Britannique avait été convaincu de dopage après avoir séché trois contrôles entre 2005 et 2006 et avait menacé de représenter un autre pays (Nigéria) si le Comité Olympique Britannique la suspendait.
Messie champion Olympique :
Sans casser la baraque mais avec un football appliqué en engagé l'Argentine a remporté le tournoi Olympique de football pour la deuxième Olympiade de suite. Les Argentins, physiquement au bout du rouleau quand même, ont battus en finale le Nigéria (1-0) qui méritait peut-être mieux. Argentine – Nigéria était déjà la finale du tournoi aux Jeux d'Atlanta (1996), mais les Africains avait pris le dessus (3-2). Lionel Messi inscrit donc une ligne de plus à son palmarès et Riquelme obtient enfin une récompense internationale (hormis la Coupe intercontinentale en 2000 et les deux Copa Libertadores). Même si ces deux là ont roulé à l'ordinaire durant le tournoi. Ceux qui en sortent beaux comme des camions sont le red de Liverpool Javier Mascherano, le buteur de l'Atletico Madrid (19 buts la saison passée en championnat) Sergio Agüero et celui qui a marqué en finale : Angel Di Maria (à qui Maradona a fait un câlin).
Ce n'était pas arrivé depuis 40 ans qu'une équipe remporte deux fois de suite le tournoi Olympique. Le Brésil prend la médaille de bronze en battant le Belgique (3-0).
La perf' du jour :
Tia Hellebaut est Belge et avait finit 14è au concours du saut en hauteur aux mondiaux d'Osaka l'année dernière. Elle a battue la grandissime favorite Blanka Vlasic qui restait sur une trentaine de succès de rang en meeting et qui avait annoncé vouloir battre le record du monde (2m09) lors des Jeux, un peu comme la perchiste Russe Yelena Isinbayeva. Pas de record du monde et une médaille en argent pour la Croate qui n'a pas passé 2m07. La Belge est Championne Olympique en passant 2m05 du premier coup, pas la Croate et ses superbes yeux.
La bonne côte :
L'équipe de France de Handball, forcément ! Et à votre avis, contre qui l'équipe de France a décroché sa première médaille Olympique lors du match pour le bronze aux J.O de Barcelone en 1992 ? Et oui l'Islande (24-20) ! Alors comment ne pas y voir là un signe du destin !
Le tableau des médailles :
Au mieux, l'équipe de France pourra être 9è au tableau des médailles (12è pour l'heure). Ce résultat est négatif si l'on se réfère aux ambitions ministérielles qui souhaitaient conserver le 7è rang d'Athènes. Depuis 1996, la France perd des place et des médailles d'or reculant d'une place entre Atlanta et Athènes, là le déficit est plus important. L'internationalisation du sport est-elle la seule responsable ? On est tenté de répondre non car les bleus rapportent pour l'heure 38 médailles et virtuellement 40 (bénéficiant du levier mécanique des nouvelles disciplines comme le BMX par exemple), ce qui est le deuxième objectif ministérielle (selon les résultats mondiaux dans chaque sport sur les deux dernières saisons) et mieux que Sydney qui constitue le record moderne aux J.O pour la France avec 38 médailles. On y reviendra à l'heure des bilans.
Pus haut la Chine remporte ses Jeux Olympiques à domicile. L'écart avec les Américains étant de 15 médailles d'or (49 contre 34). Les Américains réussissent tout de même à en être à 106 médailles en tout. Troisième, la Russie qui passe enfin la Grande Bretagne (4è) avec 21 médailles contre 19. Nénamoins au niveau du total, les Russes en sont à leur plus mauvais total (69) depuis les Jeux d'Atlanta (1996). Pas de changement derrière, Allemagne (5è), Australie (6è), Corée du sud (7è), Japon(8è), Italie (9è),
Ukraine (10è), Pays-Bas (11è) et France (12è). La Jamaïque est 13è.
Quatorzième journée Olympique : Quelle belle journée !
Treizième journée Olympique :... rien
22 août 2008
Quatorzième journée Olympique : Quelle belle journée !
Les demi-finales de la boxe confiaient quelques certitudes sur l'obtention de médailles aujourd'hui. On croyait en avoir une de plus avec Yoann Diniz, mais le Français a vu ses ischio-jambiers avoir raison de lui. "Vive le BMX !"
On attendait monts et merveilles de Yoann Diniz sur le 50 km marche. Le champion d'Europe et Vice-champion du monde (seule vrai chance de médaille en athlétisme) a senti des douleurs à la cuisse peu après la mi-course. Un arrêt au stand pour s'étirer, un second pour faire passer une nouvelle crampe (les ischio-jambiers en fait). L'addition est terrible : Presque deux minutes de retard sur le groupe de quatre échappés. Deux, trois minutes plus tard, Diniz ressent une nouvelle douleur, s'arrête, repart, s'arrête à nouveau. Que faire ? Après tout il était cinquième et si les quatre autres devant explosaient à leurs tours ? Mais la douleur était trop forte, le vice-champion du monde 2007 s'arrêtait au bout de 2 heures et 24 minutes de « course » au moment où les 6è et 7è le dépassaient.
35 bornes de marche par jour depuis des mois et des mois et de la fonte en veux-tu en voilà pour un sport qui fait (sou)rire, une grosse patate de winner et des mots durs sur le régime Chinois, Diniz avait tout du héros moderne. Bah non en fait...
Les ischio-jambiers c'est quoi ? Un groupe de muscles (biceps fémoral, semi-tendineux et semi-membraneux) permettant la flexion du genou via les quadriceps.
Le BMX, nouveauté Olympique : C'est bien !
Comment ça se passe le BMX ? Par série de huit, les cyclistes s'élancent en hauteur sur un circuit d'un peu moins de 400 mètres. Bosses, virages en épingles et sauts le tout sur trois runs pour se qualifier pour un finale sur un run unique. Le premier prend un point, le deuxième 2 points... le dernier huit points.
Anne-Carole chausson et Laetitia Le Corguillé se sont baladées en remportant chacune leur demi-finale avec deux victoires sur les trois runs. Deux Françaises en finale pour huit places, le podium avait de bonnes chances de voir du bleu, blanc, rouge et d'entendre la Marseillaise.
Côté garçons, Damien Godet se qualifiait in-extremis pour la finale en finissant 4è des deux premiers runs et 6è du troisième. Ça s'annonçait compliqué quand même.
Lorsqu'il y a un vélo et un ressortissant Britannique dans le coin, ça en fait un épouvantail ! Shanaze Reade en l'occurence et son départ canon. Mais voilà, la Britannique s'est vautré deux fois en demi-finale. Et dans cette finale, lorsqu'elle était juste derrière Anne Caroline Chausson (qui revenait à son premier amour après 10 titres mondiaux en descente VTT) et devant Laetitia Le Corguillé, la Britannique chutait à nouveau dans le dernier virage laissant nos petites Françaises réaliser le doublé et offrir une cinquième médaille d'or, les 31è et 32è médailles. En plus, c'est un soulagement de revoir des filles apporter des médailles à l'équipe de France Olympique. Ça valait le coup de ne pas être couché à 4h30 du matin !
Damien Godet lui semblait dans le coup pour une médaille de bronze mais le Français s'est retrouvé embarqué dans une chute collective lors du deuxième virage. Il termine 6è.
Les demi-finales de la boxe :
C'est connu depuis plusieurs jours, la boxe nous annonçait la venue de trois breloques de plus pour la délégation française. Cette journée de vendredi devait nous en dire un peu plus sur la nature du métal. Alexis Vastine (64kg) était le premier à boxer pour aller en finale face à un Dominicain (Félix Diaz). Le combat était bien dominé par le Français qui menait 9-6 à l'issue de la troisième reprise. Mais durant la dernière, le Français reculait, perdait du temps volontairement et refusait le combat tout en prenant des touches. L'arbitre décidait de pénaliser le Français causant la victoire 12-10 de Diaz. Le bronze pour Vastine, des regrets et l'impression de s'être fait arnaquer par l'arbitre. S'il avait boxé jusqu'au bout...
L'on sait donc qu'une des trois médailles de la boxe sera en bronze, mais il faudra patienter pour les deux autres. En effet Khedafi Djelkhir (57kg) et Daouda Sow (60kg) se qualifient pour aller disputer l'or. Finale demain autour de 13h30 pour Djelkhir et dimanche pour Sow à 8h40.
Toujours dans le combat rapproché, la médaille de bronze de Gwladys Patience Epangue dans les 67kg du tournoi de taekwondo.
Mieux que les bronzés, les barjots et les costauds.
Les bleus se sont qualifiés pour la finale du tournoi Olympique de Pekin en disposant des Champions Olympiques en titre Croates (25-23). L'expression ressort dans toutes les bouches de nos handballeurs : « Une finale ça ne se joue pas, ça se gagne ». L'équipe de France aura l'occasion de remporter une médaille d'or qui s'est si souvent refusée. Pudique la petite... 4è à Atlanta, 6è à Sydney (les barjots) , 5è à Athènes (les costauds).
La belle histoire du handball Français commence en 1992 lorsque le pays découvrait la bande à Jackson Richardson et qu'elle décrochait la première médaille Olympique Française en sport collectif depuis l'or des footballeurs à Los Angeles (1984). On les appelait les bronzés.
Ceux que la fédération appelle désormais les experts auront l'occasion de devenir champions Olympique devant l'Islande dimanche matin (9h45). Ce serait une superbe récompense pour ces grands joueurs et pour ce sport qui (on l'oublie trop souvent) fut le premier collectif à donner une couronne mondiale à la France (1995, puis 2001).
Ça ne pouvait pas être la fête partout non plus !
Dans la course du canoe-kayak, Mathieu Goubel avait une bonne tête de vainqueur en C1 1000 mètres. Caramba encore raté, il finit 7è. De même que le K2 1000 mètres où la paire Française Philippe Colin et Cyrille Carré finit 7è de la finale. Un genou au bord de l'embarcation, l'image rappelle franchement les peaux rouges d'Amérique. Avec un bison mort à l'avant du canoë ça aurait plus de gueule...
Le pentathlon moderne (encore) femmes où la championne du monde en titre (Amélie Cazé) ne termine que 9è.
En athlétisme, Romain Barras termine 5è du décathlon, les relais 4x400 mètres hommes comme dames ont sautés et Jérôme Clavier termine 7è de la perche.
Le mec qu'il fallait marquer à la culotte aujourd'hui :
Frédéric Brindelle est un de ces journalistes touche à tout du groupe Canal +. Spécialisé à la base dans le cyclisme et le handball, cette bonne vieille brindille était dans les bons coups du jour en commentant le titre Olympique de Anne Caroline Chausson (et la médaille d'argent de Le Corguillé) en BMX et en se postant en homme de touche sur le France-Croatie de hand recevant les baffes amicales des Narcisse, Abalo, Girault fous de joie d'aller en finale.
L'on notera ce dialogue de sourds digne d'un vieux couple fatigué sur le BMX avec Cyrille Guimard son consultant :
- « Oh il est beau ce sourire d'Anne Caroline, il est beau ! »
- « Bah oui, c'est normal elle a gagné sa série ».
- « Oui mais ce souuuuuuurire, Cyrille ! »
- « Mais c'est normal elle a gagné ! »
Après le « résiste, résiste, prouve que tu existes ! » à propos de Michael Bourguin lorsque celui-ci décrochait le bronze sur la vitesse individuelle, forcément il ne peut pas en rester là !
La perf' du jour :
Le relais Jamaïcain ! Si les filles ont raté le coche devant un titre presque assuré, les garçons eux ont mis 3 dixièmes au record du monde du relais 4x100 mètres. Donc 3 médailles d'or et trois records du monde pour Usain Bolt.
La bonne côte :
Pour trouver une bonne côte française pour la journée de demain, il a quand même fallu bien regarder en détail le programme pour trouver quelqu'un d'autre que Julien Absalon. Le champion Olympique d'Athènes tentera le doublé. Et vue, comment se sont comporté les favoris Français depuis les début des Jeux...
Le tableau des médailles :
Hip, hip, hip : Hourra ! La Belgique a enfin décroché sa première médaille lors de ce Jeux Olympiques ! La performance vient d'un concours de circonstances hallucinant. En effet pour remporter une médaille Olivia Borlee, Hanna Marien, Kim Gevaert et Elodie Ouedraogo devaient compter sur ET une très mauvaise perf' ET une erreur lors du passage de témoin des Américaines, des Jamaïcaines et des Britanniques. C'est ce qu'il est arrivé entre les demi-finales d'hier (USA) et la finale de ce soir (Jamaïque et GB). Les Belges prennent la médaille d'argent derrière les Russes (tout aussi heureuses de gagner) et le Nigéria. Du coup, le royaume des Flamands et des Wallons (pour combien de temps encore ?) intègre la hiérarchie de celui qui pisse le plus haut occupant désormais la 65è place. Ce qui est mieux que l'Arménie, Taïwan, l'Irlande et Maurice (entres autres) !
Pour revenir à des choses plus terre à terre La Chine devrait finir en tête du tableau en maintenant l'écart à +16 au niveau des médailles d'or face aux Américains (47 contre 31). La Grande-Bretagne résiste au retour des Russes avec toujours une médaille d'or en plus (18 contre 17). L'Allemagne accroche la 5è place devant l'Australie (6è). La Corée du Sud, le Japon et l'Italie se maintiennent toujours entre les 7è et 9è places. Les Pays-Bas sont désormais 10è avec 7 médailles d'or. La Jamaïque gagne un place (11è), La France gagne également une place grâce au BMX (12è). Avec le handball et la boxe (trois médailles d'or potentielles), la France peut envisager de coiffer au poteau l'Italie (9è), mais n'ira vraisemblablement pas plus haut.
Treizième journée Olympique : … rien
Douzième journée Olympique : Aussi bien qu'à Athènes !
21 août 2008
Treizième journée Olympique : … rien
Pas de quoi s'extasier sur une journée largement perturbée par des pluies démentielles. Déjà que l'on avait pas beaucoup de chances de médailles... Djhone finit 5è du 400m, Doucouré 4è du 110m haies.
Quatrième : La place du con, la médaille en chocolat, le truc qui énerve. Ladji Doucouré termine à la quatrième place (13''24) du 110m haies derrière l'incontestable favoris Cubain Dayron Robles (12''94) et les deux Américains Payne (13''17) et Oliver (13''18). Le Français, auteur d'une belle course malgré tout, fait mieux qu'à Athènes où il avait finit dernier de la finale. Mais le champion du monde 2005 ne monte pas sur la caisse.
20 minutes plus tôt Leslie Djhone a terminé cinquième (et premier européen) du 400 mètres, chasse gardée des Américains. Jeremy Wariner a été battu par Lashawn Merritt (en 43''75). Avec un temps de 45''11, le Français ne pouvait pas espérer beaucoup mieux, mais en battant on record de France de 44''46, il pouvait envisager l'argent puisque Jeremy Wariner termine deuxième en 44''74. Mais tout ça, ce sont des chiffres. Le Français a déclaré avoir ressentie une douleur aux ischio-jambiers au bout de 10 mètres de course...
Un peu plus près des étoiles...
Avec le premier et le troisième temps des qualifications, les Françaises Anne Caroline Chausson et Laëtitia Le Corguillé auraient en temps normal (c'est-à-dire en Coupe du Monde) été médaillées d'or et de bronze. Et oui, le règlement de cette toute nouvelle discipline impose d'éditer le classement des qualifications comme finale en cas de pluie rendant impossible la pratique du BMX. Mais pas aux Jeux Olympiques où les organisateurs ont choisis de reporter les demi-finale et la finale à vendredi.
Le pentathlon moderne existe toujours :
Dans la ligne de mire du Comité International Olympique qui vise sa suppression du calendrier Olympique, le pentathlon moderne survit encore et toujours. Véritable lien historique avec son ancêtre grec, le concours est constitué de cinq épreuves : l'escrime, le pistolet, la natation, l'équitation et le cross-country. La version antique faisait succéder le lancer du disque, du javelot, le saut en longueur, la course et la lutte. L'inscription au Jeux du pentathlon moderne date de 1912 (Stockholm) sous proposition directe du Baron Pierre de Coubertin, le Français à qui l'on doit cette orgie de performances tous les quatre ans. Le Baron avait actualisé le concours en notant que l'ancien pentathlon mettait en valeur les qualités du parfait soldat. Au XXè siècle, le soldat parfait devait être capable de monter un cheval inconnu, de combattre au pistolet comme à l'épée, de courir et de nager. L'épreuve essuie de nombreuses demandes de suppression parce que ce très peu télégénique (disputé sur 5 jours, mais ramené à une seule journée depuis les jeux de 1996) et que quoiqu'il arrive c'est toujours un gars de l'Europe de l'est qui gagne à la fin. Hormis 1984, année du boycott des états satellites et de l'URSS, le titre Olympique ne leur a plus échappé depuis 1972. D'ailleurs c'est le Russe Andrey Moiseev qui remporte le titre devant deux Lituaniens. Côtés Français : Jean-Maxence Barrou se classe 21è et John Zakrewski termine 34è (avant dernier) après avoir réalisé une très jolie gamelle à cheval et pris un coup de sabot dans le nez !
Le sprint Américain dans le cordes.
Déjà que la Jamaïque truste les podiums sur le 100 et le 200m hommes comme femmes, les sprinteurs de l'oncle Sam avait tout intérêts à sauver leurs Jeux par exemple sur le relais 4x100. Mais comme souvent, la transmission de témoin a foiré (comme les Français) et ni les filles, ni les garçons ne seront en finale pour empêcher la Jamaïque de récolter deux nouvelles médailles d'or qui leur tend les bras avec les yeux de l'amour. Du coup, 0 pointé pour le sprint américain et 6 sur 6 probablement pour les rastas et cela influe directement la guerre des médailles d'or opposant Chinois à Yankees.
La perf' du jour :
L'équipe Américaine de football féminin (soccer donc) qui conserve son titre Olympique. Après prolongations, les coéquipières de Carli Lloyd se sont imposées (1-0) face au Brésil qui récolte l'argent comme à Athènes. Les Allemandes complètent le podium. C'est le troisième titre Olympique américain en 4 tournois Olympiques. Le Brésil lui n'y arrive toujours pas aux J.O.
La bonne côte :
Yohann Diniz est le chef de file de l'athlétisme Français depuis son titre de vice-champion du monde du 50 km marche à Osaka l'année dernière. Sans l'Australien Nathan Deakes (champion du mode à Osaka), le pensionnaire de l'EFS Reims fait figure de favoris. Réponse cette nuit à partir de 1h30.
Le tableau des médailles :
La Jamaïque, 11 500 km² et 2 millions et demi d'habitants, nous passe devant au tableau des médailles et occupe désormais la 12è place. Avec la médaille d'or Hollandaise en 10 km nage marathon, les Bataves grimpent également (10è). Du coup, la France occupe une peu flatteuse 13è place à la hiérarchie de celui qui pisse le plus loin.
L'écart se réduit un peu entre Chinois et Américains (malgré tout) puisqu'il n'est plus que de +17 pour l'Empire du milieu. Notamment grâce aux filles qui remportent l'or en beach volley et football.
Sur la troisième marche du podium, les Britanniques (17) ne possèdent plus qu'une seule médaille d'or d'avance sur les Russes (16) qui avaient récolté le premier titre de la journée (20 km marche dames). De la 5è à la 9è place, pas de changement (Australie, Allemagne, Corée du Sud, Japon et Italie).
Douzième journée Olympique : Aussi bien qu'à Athènes !
Onzième journée Olympique : Service minimum
20 août 2008
Douzième journée Olympique : Aussi bien qu'à Athènes !
Avec les trois médailles en balance du côté de la boxe, la France a obtenu sa 30è médaille de ce J.O pékinois. Mais l'évènement était ailleurs : Le roi Usain Bolt a ouvert une nouvelle Ère.
Un peu comme hier, ce n'est pas ici qu'on va vous expliquer pourquoi le Français Julien Bontemps obtient la médaille d'argent et pas celle en or alors qu'il était leader du classement provisoire de la planche à voile avant la dernière course, la « medal race ». La Français a chuté et termine 4è de cette ultime manche. Cette médaille est malgré tout la 30è de la délégation Française et si l'on ajoute les 3 autres en balance du côté de la boxe, cela veut dire que les Bleus font aussi bien qu'à Athènes avec 33 médailles. Rappelons néanmoins que l'objectif est de 35 à 40 médailles et surtout de conserver le 7è rang au tableau des médailles, ça c'est mort. Une autre médaille est à envisager du côté du plan d'eau de Qingdao. En star Xavier Pohart et Pascal Rambeau sont 4è au classement provisoire, ils disputeront demain la Medal Race. En revanche c'est fini pour Xavier Revil et Christophe Espagnon en Tornado : 11è.
Les handballeurs vengent les filles.
C'est une qualification qui a tenue compte de nos pauvres petits coeurs fragiles. Ces mêmes coeurs qui n'avaient pas été ménagés par les filles hier contre cette même Russie (32-31 après deux prolongations). Les garçons n'ont jamais été menés au score et ont, plus ou moins, toujours maintenus un écart de trois buts avec les Russes. Performants en défense et sérieux en attaque, Daniel Narcisse et Luc Abalo ont montré la voie à suivre pour atteindre le dernier carré du tournoi Olympique. Chose qui n'avait plus été réalisée depuis les Jeux d'Atlanta en 1996. Les Bleus sont donc à 75% sur le podium et en découdront avec des Croates (champions Olympiques en titre) qui ont battus les Danois (26-24) pour une place en finale. Une revanche du match de la poule A remporté par les Bleus (23-19). La grande différence sera la présence d'Ivano Balic (peut-être le meilleur joueur du monde), mais quel est son état de forme ? Une place en finale sera en balance. France – Croatie, ça sera vendredi à midi, heure de chez nous.
Pas de médaille pour Montebrun :
Manuela Montebrun est parvenue à se hisser en finale du concours du marteau. En soit, c'est déjà une belle performance pour elle. Avec 72,54m elle prend la 5è place du concours à presque deux mètres du podium quand même. La Chinoise Zhang Wenxiu décroche le bronze avec une lancé à 74,32 ; 8 centimètres de moins que son record de France. Dommage quand même.
Ladji Doucouré s'est lui qualifié pour la finale du 110 mètres haies avec le troisième temps des deux courses du jour. Pas de miracle pour Samuel Coco-Viloin qui était en demi-finale avec le 16è et dernier temps des quarts de finale.
Muriel Hurtis a terminé 5è de sa demi-finale du 200 mètres (en 22''71), il fallait être au moins 4è pour aller en finale. Après sa demi-finale à Sydney et son quart à Athènes, la Française n'ira pas en finale Olympique. Le sprint Français fait donc un zéro pointé aux Jeux Olympiques. Comme d'hab... Il faudrait arrêter de nous faire croire qu'en France on ne sait pas courir et que la Fédération d'Athlétisme se mette à refaire de la détection, c'est pas normal de voir les mêmes gueules depuis 8 ans.
Après un premier essai à 5,55m les doigts dans le nez, Romain Mesnil n'est pas parvenu à passer une barre à 5,65m. Le vice-champion du monde 2007 du saut à la perche à Osaka ne sera pas en finale. Finale où sera tout de même Jérôme Clavier qui a passé ce fameux cut à 5,65m. Problème, son record personnel est à 5,75m, ça va être très dur de monter sur la caisse.
Bons baisers de Russie :
Comme je vous l'annonçais hier, la Russie a enfin débuté ses Jeux et entame sa remontée sur la Grande-Bretagne, stupéfiant troisième au tableau des médailles (16 médailles d'or). Et si les sujets de la Reine ont glanés quatre médailles de plus aujourd'hui (une en argent, trois en bronze), les Russes en ont trois nouvelles médailles qui sont toutes en or. Larisa Ilchenko a remporté le 10 km marathon en natation (devant deux Britanniques), Anastasia Davydova et Anastasia Ermakova en or au duo de la natation synchronisée et Buvaysa Saytiev triomphe en lutte libre 74 kg. En une journée, les Russes (13 médailles d'or) ont comblés de moitié l'écart qui les séparaient de la troisième marche du podium.
Usain Bolt : surdoué ou surdosé ?
Usain Bolt est allé chercher son doublé 100-200 mètres avec un nouveau record du monde. Deux centièmes de moins que le fameux record du monde de Michael Johnson aux Jeux d'Atlanta en 1996 : 19''30 pour le Jamaïcain (avec un vent de face de presque un mètre par seconde). C'est le premier à réaliser cette performance (exploit) depuis Carl Lewis en 1984. Usain Bolt s'impose peut-être déjà comme le plus grand athlète de la Terre. Un talent dingue (et certainement peut-il faire pareil avec le 400 mètres où il n'est pas engagé). Demain il aura 22 ans et l'on est certainement parti pour 10 ans de règne du roi Usain.
Forcément des questions se posent. Rien que sur le record du monde battu de Michael Johnson (19''32) à Atlanta. L'américain avait vraisemblablement couru sous EPO dans les 90's, certainement dans la période des Jeux d'Atlanta. Ce qui serait intelligent de faire, c'est de publier très vite les résultats des analyses d'Usain Bolt, non seulement après ses deux (premiers) titres Olympiques mais également de tous les autres tests de la saison. Comme disait, justement, Michael Johnson à la télé Suisse en début d'année : « Il est évident qu'il y a toujours des gens qui chercheront à emprunter des raccourcis et à tricher. Dans une société, il y a des gens bons et des gens mauvais, et il en sera toujours ainsi. Le sport n'est qu'un microcosme de la société ». On aimerait y croire malgré tout. Il courait le 200m en 20''50 à l'âge de 15 ans...
Disqualification en pagaille sur le 200m :
Alors Usain Bolt n'est pas concerné. Mais cette course verra demain un podium renouvelé aux deux tiers par rapport à l'arrivée de la course. À la base, le représentant des Antilles Néerlandaises (Churandy Martina) et l'Américain (Wallace Spearmon) ont été déclassé après avoir fini deuxième et troisième pour la même raison : Avoir mordu la ligne blanche à leur gauche. Après un semblant de caca nerveux, Shawn Crawford accepte le bronze et puis de bonne grâce l'argent, lui qui a fini 4è de la course. Plus fort encore Wlater Dix (troisième sur 100 m) avait finit la course 5è montera finalement sur la troisième marche du podium. Les cinq athlètes avaient tous parcourus les 200 mètres en moins de 20 secondes.
La perf' du jour :
Rohullah Nikpai est Afghan, pas de bol. Néanmoins pour quelques heures lui et son peuple opprimé par la famine, la guerre, le mollahs, la drogue, la corruption et l'axe du bien ont certainement connu un vrai moment de bonheur (ont-ils une chaîne de télé qui diffuse les Jeux ?) avec la médaille de bronze glanée au tournoi des 58 kg de taekwondo. La première de l'Histoire du pays. Une jolie performance, pour le troisième des Championnat d'Asie cette année, puisqu'il a battu le Champion du monde en titre de la catégorie en finale de repêchage : L'Espagnol Juan Antonio Ramos. Et comme ils sont quatre dans leur délégation : ça fait tout de même du 25% de médaillés ! Plus fort encore, une sérieuse chance pour une seconde chance de médaille, en taekwondo toujours, avec le vice-champion du monde des 68 kg : Nesar Ahmad Bahawi.
La bonne côte :
Une Française, n'importe laquelle parce qu'avec trois médailles sur les 30 l'équipe de France Olympique, ça ne fait pas beaucoup et ça devient inquiétant. Certains experts jugent de la qualité des sportifs d'un pays aux résultats des féminines... Même les Nord-Coréennes ont fait mieux avec 5 médailles.
Le tableau des médailles :
Il a fallut attendre les deux dernières courses de la journée au nid d'oiseau pour voir les Américains remporter leurs deux premières médailles de la journée (argent et bronze). Une journée sans pour les Yankees qui profitent aux Chinois qui font pourtant service minimum avec deux nouveaux titres Olympiques aujourd'hui. Du coup, l'écart se creuse en tête du tableau des médailles avec +19 pour l'Empire du milieu (45 contre 26). La Grande Bretagne (3è) sent le souffle rageur d'une délégation Russe (4è) lancée. Derrière, pas de changement avec l'Australie (5è), l'Allemagne (6è), la Corée du sud (7è), le Japon (8è), l'Italie (9è) et l'Ukraine (10è). L'équipe de France conserve miraculeusement sa 11è place, mais voit désormais trois nations avec le même nombre de médailles d'or (4), puisqu'en plus des hollandais et de Roumains, les Jamaïcains sont en pleine bourre avec le quadruplé en sprint (100 et 200 hommes et femmes). Attention, les relais s'annoncent costauds ! Avec les arrivées de l'Afghanistan ou encore d'Israel, il y a désormais 79 nations sur 204 à figurer au tableau des médailles.
Onzième journée Olympique : Service minimum
Dixième journée Olympique : Pochette surprise
19 août 2008
Onzième journée Olympique : Service minimum
C'est presque certain, la délégation française fera mieux qu'à Athènes au nombre total de médailles. La 29è s'est installée autour du cou de Mickael Bourgain lors de la vitesse individuel. Mehdi Baala prend la 4è place du 1 500m.
Si les Britanniques en sont à 16 médailles d'or, ils le doivent en grande partie (8) au cyclisme et tout particulièrement au cyclisme sur piste (7). Les grands bretons continuent leur razzia au vélodrome et Chris Hoy n'est plus très loin d'avoir son avenue à Londres avec ses trois médailles d'or (vitesse individuel, Keirin et vitesse par équipes).
Du coup, il faut savoir reconnaître qu'ils sont les plus forts et savoir se satisfaire de l'argent, voire du bronze en cas de doublé des sujets de la Reine. C'est le cas de Mickael Bourgain qui n'a rien pu faire contre Chris Hoy, le laissant s'expliquer poliment avec son compatriote Jason Kenny. Pour la petite miette en bronze que le royaume déniait concéder au reste du monde, Mickael Bourgain a du s'expliquer avec l'Allemand Maximilian Levy. Ouf, il n'a pas fait la mauvaise blague de gagner la première manche pour perdre les deux suivantes. Juste la deuxième pour donner du suspense à une discipline où les Anglais gagnent, désormais, toujours à la fin.
Une troisième médaille en balance pour la boxe.
Les boxeurs Français sont en pleine bourre avec la garantie d'une troisième médaille grâce à Daouda Sow dans les 60 kg en battant un Chinois et avec un arbitrage qui n'a pas avantagé le local. En effet, lors de la 4è et dernière reprise, l'arbitre Canadien a donné une pénalité au boxeur Chinois alors qu'il menait 6-5. Du coup avec les deux points de la pénalité le Français menait 7-6 et enchaînait deux autres touches pour assurer la qualification (9-6).
Des qualifications en veux-tu, en voilà en athlétisme.
On ne va pas bouder notre plaisir avec les Français en athlétisme qui ne se sont pas trop mal débrouillés aujourd'hui. Bon Mehdi Baala était la bonne côte d'hier, mais n'a terminé que 4è (comme à Sydney) du 1 500m en partant de trop loin. Sinon, sur le 200m femmes, Muriel Hurtis s'est qualifiée pour les demi-finales en 22''89. Ladji Doucouré et Samuel Coco-Viloin passent en demi-finale du 110m haies et Leslie Djhone a remporté sa demi-finale du 400m (44''80) en laissant une très belle impression. Va-t-il perturber Jeremy Wariner et Lashawn Merrit ? Pour cela il faudra battre son record de France qui est de 44''46 et bien même!
Séquence magnéto au handball féminin.
Après l'énorme désillusion contre les Chinoises (21-18) en phase de poule, on ne donnait pas chère de la peau de nos petites Françaises en quart de finale du tournoi Olympique de Handball contre les championnes du monde Russes. 16-12 à la mi-temps, l'équipe de France créait le suspense en laissant la Russie revenir à 18-17 après 10 minutes en seconde période. Mais cette équipe de France là défendait mieux, perdait moins de ballons. En plus Valérie Nicolas se mettait à arrêter des tirs Russes (21 arrêts au bout du compte). La Françaises relevaient le défis physique imposé par des Russes plus grandes, plus lourdes. Seule Mariama Signate (7 buts) pouvait pourtant répondre par les mêmes arguments du haut de son mètre 88 pour 80 kg. Cinq dernières minutes haletantes, les filles ne trouvaient plus la faille et malgré une balle de match. La prolongation allait départager les deux équipes (24-24). Une perte de balle de chaque côté, et Isabelle Wendling (37 ans et 7 mois !) récupérait un ballon perdu pour le premier but de cette prolongation. 27-26 à la mi-temps. Nina Kanto donnait deux buts d'avance à la France (28-26) à l'entrée de la seconde prolongation. Pourtant la messine se relâchait juste derrière et concédait un pénalty et deux minutes dans la foulée. Quelle dramaturgie ! Pertes de balles et contres assassins, la Russie revenait à 28-28 et Stéphanie Cano touchait du bois. Il reste une minute à jouer. Qu'est-ce qu'on fait ? Les équipes n'arrivent pas à se départager. Va pour une deuxième prolongation...
Et la Russie passait devant d'entrée, mais Stéphanie Cano égalisait à 29 partout. 30-30 à la mi-temps de la deuxième prolongation. L'équipe de France manquait deux buts sur contre et les Russes menaient 32-31 à une minute de la fin. Camille Ayglon prenait un tampon, les Russes à une de moins. malgré une perte de balle inimaginable et une seconde expulsion temporaire, les Russes tenaient leur avantage d'un but et sur une dernière action à 4 secondes mal négociée, la sirène retentit et au bout de deux prolongations, l'équipe de France s'inclinait (32-31) dans un match qui reste malgré tout exceptionnel. Les Françaises auront désormais les matches de classement pour les places de 5è à 8è. L'histoire est belle, on préfère les larmes de Valérie Nicolas aux déclarations du coach Olivier Krumbholz qui nous a servi un medley de « magouilles politiques » et de « décisions anti-françaises ». Et la fédération Française de poser une réclamation sur l'arbitrage demandant à rejouer le match, rien que ça. 0,01% de chance de voir une réponse positive.
Le hold-up de jour :
Christine Ohuruogu est devenue championne Olympique du 400 mètres. Une performance dans la lignée de l'euphorie qui règne dans la délégation Britannique (16 médaille d'or, 33 en tout). Il y a juste un hic, la championne du monde d'Osaka en 2007 a séché trois contrôles anti-dopage entre 2005 et 2006. La fédération Internationale (IAAF) et le comité Olympique Britannique (BOA) étaient d'accord sur une suspension d'un an. Ne reculant devant rien, Christinie Ohuruogu fait appel de la décision et menace de représenter un autre pays (Nigeria) si on ne l'écoute pas. Comment ça ? Laisser partir une sérieuse chance de médaille ? Hors de question, après tout, elle a juste manqué trois contrôles, c'est pas comme si elle avait été convaincue de dopage...
La perf' du jour :
Chris Hoy et son troisième titre Olympique à Pékin y est pour beaucoup dans l'allant Britannique (il est Écossais) au tableau des médailles. Le multi champion du monde (9) et Olympique (4), pose sa patte sur la piste mondial à 32 ans. Sera-t-il encore là pour les Jeux de Londres dans quatre ans ?
La bonne côte :
Les filles du BMX. Anne-Caroline Chausson a tout gagné au VTT mais revient à son premier amour pour tenter de remporter une médaille. Laëtitia Le Corguillé est une valeur sûr de cette discipline, championne d'Europe cette année et du monde en 2006.
Le tableau des médailles :
L'écart se maintient entre la Chine et le USA au nombre des médailles d'or. Les Chinois comptent 43 récompenses ultimes contre 26 pour les boys de l'oncle Sam, soit +17. Pourtant les Américains disposent davantage de médailles au total que les Chinois, 79 contre 76. Les britanniques tiennent la troisième marche du podium avec 16 médailles d'or contre 11 pour ses poursuivants directs que sont l'Australie (4è) et l'Allemagne (5è). Seule la Russie (6è) semble en mesure de venir les coiffer avec 10 médailles d'or pour l'heure avec son incroyable vivier en athlétisme et les handballeuses. Avec 33 médailles pour l'heure, les sujets de la Reine peuvent sereinement envisager de battre le record moderne des Jeux de Los Angeles, soit 37 médailles (le record ultime étant les 146 médailles des Jeux de Londres en 1908). Pas de changement derrière la Corée du sud est 7è, le Japon 8è, l'Italie 9è et l'Ukraine 10è. La France conserve sa 11è place avec ses quatre médailles d'or au bénéfice d'un nombre plus élevés de médailles d'argent que les Hollandais (12è) et les Roumains (13è).
Onzième journée Olympique : Pochette surprise.
Dixième journée Olympique : Et trois de plus !

