10 septembre 2008
Balthazar : « C'était les bleus ou une boîte de 9 ! »
Interview fiction : Au bras de son maître Clément d'Antibes, Balthazar suit tous les matches de l'équipe de France, à domicile comme à l'extérieur (stade de France compris). Rencontre incroyable avec un phénomène de foire.
Rigolons : Balthazar, merci de nous recevoir, votre temps doit être précieux...
Balthazar : Comme tout people je l'admets. Après vous, j'ai un shooting photo pour père dodu...
Vous serez au Stade de France mercredi soir pour France – Serbie ?
Pour tout vous dire, j'aurais préféré aller à ce rendez-vous galant que m'a proposé une charmante petite poulette du sud de la France. L'idée était de l'aider à couver ses oeuf, mais moi je préférai lui voler dans les plumes...
Qu'est-ce qui vous a amené de la basse court au stade de France ?
Je ne sais pas trop. Mais le Stade de France a un faux air de basse court, il y a tout de même de sacré animaux.
Que voulez-vous dire par là ?
Bah au Ernst Happel stadion j'ai vu de gens qui ressemblaient davantage à des orang-outans, et puis la plupart des supporters français avaient la mine déconfite de bouviers bernois abandonnés sur le bord de la route un week-end de juillet...
Comment cela se passe-t-il lors des déplacements hors de France ?
Je voyage en première classe dans la soute des avions. Le seul vrai problème est lorsque je sors de l'espace Schengen, il y a des zones de quarantaine comme en Angleterre. Mais on y a fait de belles rencontres... Il y a eu cette idylle avec une belette norvégienne...
Clément d'Antibes n'a-t-il jamais eu de doute à votre égard ? Après l'Euro par exemple ?
Si bien sûr ! Rien que dimanche, il a failli me bouffer en rentrant d'Autriche ! Alors il a fallu le convaincre que s'il m'avait sorti de la ferme ce n'était pas pour me bouffer après temps de souvenirs en commun. Moi je mets ça sur le compte de la gastro. Dire que dans ma jeunesse j'étais certainement promis à finir en boîte de 9...
"Footix ? Il allait devenir un boulet, vous le savez bien ! "
Mais vous n'auriez pas aimé supporter une autre équipe ? On ne sait même pas si vous êtes un coq Français !
Ne le répétez pas mais je suis Belge, je le sens dans mes plumes ! Alors le choix est vite fait. Et puis comme je vous disais, c'était les Bleus ou une boîte de 9.
À l'époque on a beaucoup parlé de votre relation mouvementée avec Footix, la mascotte de France 98. La presse a été rude avec vous ?
La presse m'a trainé dans la boue, mais je n'ai fait que défendre mes intérêts et ceux des vrais supporters des Bleus ! Je suis le seul coq authentique supporter de l'équipe de France ! Et lui, il s'amène comme ça sur l'épaule de Platini, se plante là et revendique tout ce que j'ai accompli. J'ai pété les plombs, mais qui ne l'aurai pas fait à ma place ?
Pourtant le coq est le seul animal qui chante les deux pieds dans la merde ?!
C'est une blague Belge et je la connaissais. Mais là, c'était plus bas que ça alors il fallait réagir. Parce que je pouvais y laisser des plumes.
Le temps a rendu son verdict, on n'a plus de nouvelles de Footix depuis le 13 juillet 2008.
Cela fait plus de dix ans, il y a prescription... Dans l'euphorie de la victoire en 1998, j'étais un peu bourré et avec le bus de l'équipe de France, j'ai fait une petite erreur d'appréciation. Mais encore aujourd'hui je suis sur que ça passait...
Vous avez écrasé Footix ?!
C'est un accident ! De toute façon est-ce que quelqu'un l'a réclamé ? Non ! Alors j'ai rendu service à tout le monde. Au fil des mois, il allait devenir un boulet vous le savez bien...
Quelle est votre avis sur l'équipe de France d'aujourd'hui ?
Aussi prometteurs soient-ils les louveteaux d'une meute doivent être dirigé par un mâle dominant, un chef de clan. Je ne vois pas qui c'est l'instant. Thierry Henry a le charisme d'une huitre et Patrick Vieira semble avoir été assemblé, comme Willy Sagnol d'ailleurs, en Corée du Nord...
La presse a parlé de faiblesse psychologique également ?
Mais c'est totalement vrai ! À Vienne, j'ai vu dans le regard des joueurs des yeux de biches et de lapins pris dans les phares. Mes compétences en football sont limitées, mais dans la basse court, celui qui veut marquer son territoire fait pipi partout sur les grillages et a des yeux de prédateur.
Est-ce la faute de Raymond Domenech ?
Il est le chef du poulailler, forcément qu'il a une part de responsabilité. Mais je crois que les fermiers n'ont pas compris que le vieux coq ne faisait plus autorité. De l'autre côté je comprend, la famille Ingalls préfère gambader dans la verte prairie plutôt que semer et récolter les fruits de son labeur. C'est que l'hiver sera rude mon petit monsieur...
Un pronostic pour le match contre la Serbie ?
Au delà des luttes de pouvoirs, j'aimerai bien visiter l'Afrique du Sud avant que l'arthrite ne ravage mon vieux corps. Alors j'espère une victoire malgré tout.
12 août 2008
Simple comme une rentrée des classes.
Les feuilles des arbres virent à l'orange et commencent à s'entasser sur les trottoirs. Pas de doute, c'est la rentrée et c'est auréolé de son augmentation de salaire le professeur principal Thiriez accueil ses élèves.
Pour un enfant les vacances sont toujours trop courtes. Mais arrivé le jour de la rentrée scolaire, ce dernier se demande s'il aura le plus beau cartable, les plus cahiers et bien sûr le dernier t-shirt que tout le monde s'arrache.
La petite Nancy fera-t-elle toujours les yeux doux au premier de la classe, comme depuis la deuxième maternelle, Lionel ?
Paris laissera-t-elle tous ses voisins copier sur elle les dictées ?
Marcel arrêtera-t-il d'être si volatile ?
Les parents de Lilian ont-ils enfin trouvé un logement décent ?
Et puis il y a le petits nouveaux. Destins variés mais souvent tragiques que l'adaptation à une nouvelle école. Cette année, ils sont trois. Il y a le petit Grégory dont le dossier scolaire indique qu'il aura du mal à se situer au dessus de la ligne de flottaison. Le petit Nathan qui revient après une année de pensionnat. Et Hervé dont le grand frère a connu la même école.
L'année dernière trois ont redoublé leur CM1 : Metin, Stuart et Lancelot (ses parents ont certainement perdu un paris). Alors avec toutes ces histoires de classes surchargées et d'éducation nationale qui manque de moyen, Professeur Thiriez est bien comptant qu'il n'y ai pas plus de trois nouveaux élèves dans sa classe. Il y a déjà assez de problème comme ça entre la petite orpheline Paris baladée de famille d'accueil en famille d'accueil et le petit Lionel dont le père est un homme à femme. Depuis la maternelle, Lionel a eu quatre mères différentes : Jacqueline, Pauline, Gertrude et Aline. Apparemment l'été au camping a été fatal à cette dernière. La rumeur dit que la nouvelle maman de Lionel s'appelle Claude. Mais la nouvelle idylle est partie sur les chapeaux de roues et ça se voit dans les yeux du petit Lionel. Plus lèche-cul qu'à son tour il a grillé la politesse à tout le monde pour s'installer au premier rang devant professeur Thiriez. Présenté comme un petit nouveau sans intérêt, le petit Grégoire ne s'est pas encore assis à sa place que déjà Sasha assure qu'il lui a volé sa trousse. Ça commence bien pense-t-on.
Néanmoins le professeur se demande si ses élèves ont conservé leurs bases d'avant les vacances. Une dictée est quelques opérations plus tard le constat est sans appel. Marcel a oublié jusqu'aux soustractions les plus élémentaires insistant que 4 – 4 font 1. Renée était persuadé de la même chose... À la dictée Paris s'est encore laissé copié. Cette fois c'est Monica qui recueille tous les fruits du labeur de sa voisine. À la récrée Loïc a volé le tour de marelle à Mansour.
24 juillet 2008
Sport Fiction : Le football génétiquement modifié.
Le Docteur Henning Wackerhage, de la faculté de médecine d'Aberdeen en Écosse, assure qu'un club professionnel l'a sondé sur la possibilité de soumettre de joueurs à des tests afin de savoir s'il avaient une prédisposition génétique à l'excellence sportive. De ce point de départ, imaginons nous dans 30 ans.
Comment a-t-on pu faire pendant de décennies sans les tests génétiques sur la prédisposition génétique de enfants de six ans à l'excellence sportive ? En ce mercredi 15 mai 2028, le Milan AC rencontre Manchester United en finale de la Ligue des Champions à Doha. Cette finale ne surprend personne. Non pas que c'est deux clubs-là sont des spécialistes de la Coupe aux grandes oreilles, mais parce que ces deux clubs-là ont su prendre le train des tests génétiques au tournant des années 2010. Rares sont les joueurs aujourd'hui à avoir échappés aux tests. Durant des années, les procédures en pagaille ont à peine ralentis l'inexorable marche en avant de ces clubs de football devenu plus que jamais des entreprises avec actionnaires, chiffre d'affaire programmé et classement en championnat aussi. Comment ça, c'est de la discrimination de croire, à 100%, qu'un gamin de 6 ans de déjà 70 kilos a plus de chances de faire une carrière pro qu'un autre tout à fait svelte et qui tripote bien la balle ? L'association des petits clubs d'Europe (qui a échappé de peu à l'European Football League en 2020) a même traîné le G30 devant les tribunaux pour délits d'initiés. Mais rien n'a abouti. "Autant tirer à la grenaille sur le train de l'avenir" disait Marcel Desailly, le sélectionneur Français.
Les championnats européens ont également profondément changé de nos jours. À la pointe de cette révolution du football, de part la nationalité du Docteur Henning Wackerhage, l'Écosse est devenu le championnat majeur du continent. Finis le XXè siècle où le Celtic et les Rangers bataillaient pour la suprématie de la ville et du pays. Le nouveau championnat c'est Hibernian Edimbourg, vainqueur de la Ligue des champions l'an passé d'ailleurs. Devant les divergences chrétiennes, l'Italie a raté ce train-là. Du moins ce qui reste de l'Italie. Le Ligue du Nord étant parvenu à couper le pays en deux. Hier botte, aujourd'hui l'Italie est une bottine qui s'arrête à Pescara. Il se murmure qu'avec l'alliance napolitaine en Naples et Foggia, l'Italie ne deviendrait plus qu'un sandale... Souvent à la pointe du dopage dans les années 1960 et 1970, les pays de l'est on su tirer leur épingle du jeu grâce à la manne pétrolière. Quelle ne fut pas la surprise de observateurs de voir le 1.FC Lokomotive Leipzig remporter la Coupe UEFA.
Et en France me direz-vous ? Lorsque je parle de procédures judiciaire et d'association des petits clubs d'Europe, je parle bien d'une initiative française ! Lyon, qui écrase toujours le championnat, est le seul club français à avoir pris le train de tests génétiques. Paris, Marseille, Saint-Étienne, Bordeaux, Nantes, Monaco... ont refusé. Et comme Lyon n'a toujours pas gagné la C1, la France a reculé de 7 places à l'indice UEFA. Lyon, bien que champion pour 17è fois, doit passer par le deuxième Tour Préliminaire de la Ligue de Champions pour espérer faire troisième dans son groupe. Dans l'hexagone, la compétition domestique est une lutte acharnée entre ceux qui disposent de joueurs génétiquement prédisposés et ceux élevés en plein air. Bien que retissant au départ, Paris s'y est jeté corps et âme afin de faire le tri dans les 12 millions de Franciliens, idem pour Lyon donc. Marseille a choisi l'inverse, mais des rumeurs courent sur la pratique de tests lors de élection en Afrique. Les "petites" villes de province n'ont pas les moyens (disent-elles) de telles pratiquent. Mais Paris a joué une nouvelle fois le maintien cette saison car les dirigeants parisiens ont oublié quelque chose au passage. À cibler son recrutement et sa formation sur la capacités physique de joueurs, ils en ont oublié de leur apprendre à jouer au ballon.
21 juillet 2008
Me suis dopé, mais mon chien est mort…
Force est de constater que le sportif dopé pris par la patrouille se sent très con. Du coup, il puise dans les méandres de son enfance les excuses les plus pathétiques, dignes du CM2.
« À l’insu de son plein gré », à cause du médecin véreux, de la belle-mère, de l’alcool ou des adversaires, le sportif dopé n’y est jamais pour rien. Remettant systématiquement en cause la fiabilité du test, le sportif gagne du temps et devrait, par conséquent, trouver une excuse sinon logique, au moins crédible.
Moises Duenas ne s’est pas foulé pour sa défense. Contrôlé positif à l’EPO lors du contre-la-montre de Cholet (4è étape), l’Espagnol a signifié que c’était de la faute de son médecin (Jesus Losa) qui lui a vendu ces produits… L’érythropoïétine, dit EPO, sert à la base pour l’anémie des dialyses et de l’insuffisance rénale chronique.
Petit joueur puisque dans le vélo ses « prédécesseurs » ont, dans une incroyable surenchère, fait preuve d’imagination pour justifier leurs contrôles.
Les bonbons à la cocaïne…
En 2002, le coureur de la Lampre, Raimondas Rumsas se voit contraint d’improviser lorsque les gendarmes viennent lui demander pour quelle raison sa femme avait été cueillie à la frontière avec un arsenal de produits dopants. Acculé, le Lituanien avait expliqué que ces « médicaments » étaient pour sa pauvre maman toute malade, restée seule dans le froid au pays. Une histoire un poil tiré par les cheveux que les juges ne croiront pas. Ils ont condamné les époux Rumsas à quatre mois avec sursis en 2006.
En avril 2001, l’Italien Gilberto Simoni trouve une histoire tellement conne qu’elle en devient presque crédible. Contrôlé à cocaïne, le coureur s’explique par les bonbons à la coca rapportés par son épouse de son voyage au Pérou. Il sera blanchi… hihi !
Le bidon frelaté et le bon dos des femmes…
S’enfermer dans une défense toute bête : « C’est pas de ma faute à moi si les bidons sont mal nettoyés et traînent à la portée de n’importe qui ! » Andreas Trocke avait tenu cette ligne de défense lors du Tour 1967. Indiquant même que c’était son compère d’échappée qui lui avait passé le fameux bidon : l’Espagnol Linarès, lui-même convaincu de dopage sur ce Tour de France. En 1975, l’Italien Felice Gimondi pense que c’est le bidon tendu par un spectateur…Danilo Hondo a renvoyé la responsabilité sur son équipe, point barre. Le sprinteur allemand a justifié de cette sorte les traces de carphédon ( stimulants) retrouvé dans ses urines… Deux ans de suspension.
Au début de l’incroyable feuilleton judiciaire de l’affaire Floyd Landis, le coureur américain met son contrôle positif sur l’excès d’alcool de la veille (victoire à Morzine avec 6 minutes d’avance sur tout le monde après avoir été aux fraises la veille) : « deux bières et quatre whiskey ». Oscar Pereiro Sio est déclaré vainqueur du Tour 2006.
Mais si y a du dopage dans le football !
En 2007, Romario s’est fait piquer à la finasteride (un agent masquant). L’attaquant (autoproclamé) aux mille buts annonce du tac au tac que cette substance est présente dans un produit capillaire « dont Ronaldo fait la promotion » et sera blanchi. Marco Borrielo a pour sa part accusé sa femme d’utiliser une crème qui contenait de la cortisone pour ses parties intimes. Le pauvre chou, il fut victime des ardeurs…
La palme revient sans aucune contestation possible au cycliste Franck Vandenbroucke. En 2002, les policiers belges découvrent chez lui sa réserve perso de Clenbuterol (agents anabolisants). Le coureur prétend que c’est pour son pauvre chien qui est malade.
17 juillet 2008
À votre bon cœur messieurs, dames ! Voici le Drogbathon !
Les naïfs trouvent ça touchant, moi je trouve ça débile et profondément malsain de voir des supporters de l’OM lancer un appel au don afin de revoir Didier Drogba fouler la pelouse du stade Vélodrome.
En tout cas, le coup de pub est une totale réussite. Toute le toile en parle et même les médias plus institutionnels. Cela fait une semaine que Mathieu Gomila, un internaute fan de l’Ohème, fait appel à la générosité des supporters marseillais afin de faire revenir Didier Drogba sur la Canebière. Dans le journal « La Provence » le jeune homme de 24 ans explique qu’avec ses amis « On était sûr que si tous les supporters de l'OM du monde entier se cotisaient, on pourrait faire revenir Didier ». Passé tout juste une saison à la Commanderie avant de partir à Chelsea, l’attaquant ivoirien avait enflammé le cœur des supporters et inscrit 18 buts en championnat (et pas que des vilains) et 11 en Coupe d’Europe (5 en C1 et 6 en C3). Parti à Chelsea, l’Ivoirien entretenait son image dans les Bouches-du-Rhône en clamant son amour pour l’Ohème allant jusqu’à crier « allez l’OM ! » alors qu’il marquait en ligue des champions contre le PSG avec le maillot des pensionnaires de Stamford Bridge.
Qui sème le vent récolte la tempête. Tant d’amour dispersé pour un public conquis fait naître une initiative totalement farfelue, voire débile. Selon son instigateur (Mathieu Gomila), le but de la quête est de réunir 28 millions d’euros, somme rondelette, qui selon lui, devrait suffire au rapatriement sanitaire de l’idole locale. En début d’après-midi du 16 juillet, le site avait recueilli plus de deux millions d’euros de promesses de don. L’initiative et le buzz générés ont forcé Pape Diouf (le président olympien) à sortir de sa réserve et de faire un commentaire : « Elle montre ce que peut-être la passion d’un supporter ». Le Président phocéen n’a par contre souffert d’aucune ambiguïté sur le retour de la star phocéenne quand bien même l’OM avait les moyens du transfert : « Je connais le salaire de Didier à Chelsea », déclare-t-il, fendu d’un large sourire. Sa revalorisation de salaire à Chelsea lui offrira 160 000 euros par semaine pendant quatre ans.
Quelle crédibilité pour le club ?
Au moins cela change de voir des évènements touchants auprès des gloires marseillaises qui prêtent à sourire. Après la sex tape de Djibril Cissé et l’escroquerie à la carte bleue dont ont été victimes Mamadou Niang et Boudewijn Zenden, on est rassuré sur la ferveur phocéenne. Si besoin était… Mais comment le service communication de l’Ohème va-t-il gérer cette situation ? Indirectement, cette initiative indique que le club n’a pas un rond et, vue de loin, que le club fait appel à la cotisation de ses supporters pour élargir son budget pour les transferts. Certes avec la gestion catastrophique des années passées, on n’est pas loin de la vérité. Mais ce n’est pas le cas, le budget de l’OM peut supporter un transfert de cette ampleur (bon derrière il n’y a que des prêts !). La confusion des genres prêterait à croire que l’OM est un club fauché. Je connais un Jean-Michel dans le Rhône qui est mort de rire… Déjà que le coup de la pétition pour le retour du joueur, c’était moyen… Imaginez la gueule de l’action si le club est côté en bourse ! Et Didier Drogba himself qu'en pense-t-il ? Sur le site Internet Starafric.com, l'agent du joueur (Thierno Seydi) assure qu'"Il a trouvé l'initiative sympathique mais pathétique, car cela montre un peu que l'OM et les clubs français ont vraiment du mal à attirer les grands joueurs."
30 000 pigeons, pardon fans irréductibles, et deux millions d’euros de promesses de don. Drogba ne reviendra pas à Marseille, désolé de casser l’ambiance. Cependant l’opération fait davantage figure de blague : La manipulation consistant à laisser un pseudo et une somme (voulue réaliste par le webmaster, c’est-à-dire moins de 200 euros). Ni adresse mails, ni numéro de carte bleue… Rien ! Du coup, voilà un coup de pub savamment orchestré pour attirer l’attention de la direction de l’Ohème, mais « si impossible n’est pas marseillais », impossible est la fiscalité et la réalité !
Piraté dans la journée de mercredi, la cagnotte a atteint 50 millions d'euros et est indisponible pour quelques temps... Oups !
14 juillet 2008
Le dixième anniversaire, oui mais…
Bien sûr cela a fait plaisir à 80 000 spectateurs au Stade de France et quelques millions d’autres derrière leurs télés de revoir la bouille des champions du monde 1998. Mais le culte de la nostalgie est-il vraiment une bonne idée ?
Soirée déambulateurs et bêtabloquants au Stade de France samedi soir, l’association France 98 rencontrait une sélection mondial de grands noms du football, jeunes retraités (ou sur le point de l’être). Au moins, derrière mon poste de télé, je m’en suis payé une bonne tranche. Ne serait-ce lorsque j’ai vu David Trezeguet fouler la pelouse du SDF avec le maillot bleu : La voilà son dernier match en bleu ! Au coup d’envoi, je prends le pari avec moi-même qu’il ne marque pas ce soir-là ! Hop, j’ai gagné, j’avoue c’était facile.
Sinon on a revu Lilian Thuram jouer au football et sur le côté droit de la défense (comme à la bonne époque) et n’a pas fait de crise cardiaque sur le terrain…
Honneur oblige, 10 des 11 titulaires du 12 juillet 1998 débutaient le match de charité 10 ans plus tard. Barthez dans les buts, une défense à quatre qui allait de l’avant : Thuram, Desailly, Blanc (qui était suspendu il y a 10 ans) et Lizarazu. Trois milieux plus ou moins défensifs avec Franck Leboeuf juste devant la défense (en lieu et place d’Emmanuel Petit absent, son bouquin n’a pas dû ravir tout le monde), Karembeu et Deschamps. Zidane ayant toute latitude pour faire le spectacle, tout comme youri Djorkaeff. Stéphane Guivarc’h ayant pour seul but d’enfin marquer un but au SDF… Bah non pas là non plus en fait.
Une sélection mondiale qui a de la gueule !
En face Arsène Wenger et Hristo Stoitchkov (l’ancienne gloire du Barça et de la Bulgarie) se sont concocté un 4-4-2 où Zuberbühler (gardien suisse), Fernando Couto, Hierro, Song et Le Saux constituaient les lignes arrières. Les quatre milieux étaient très offensifs avec Karpine, Boban, Nakata, Davids. Deux attaquants avec Zola et Butragueno, ce qui aurait fait un beau duo, il y a 20 ans. Du moins c’était les équipes au coup d’envoi. Thuram ne jouera qu’un quart d’heure (remplacé par Candela) et Guivarc’h sort pour Dugarry. Voilà l’idée. Côté « reste du monde », on citera Dominique Casagrande (qu’est-ce qu’il foutait là d’ailleurs ?), Franck De Boer, Gianluca Festa, Jari Litmanen, Moussa Saïb, Leonardo, Martin Jorgensen, Sonny Anderson, Pedro Miguel Pauleta (dont le but a dû faire sonner une demi-douzaine de fois le portable de son agent samedi soir), Pierre Van Hooijdonk, Davor Suker (qui a triplé de volume mais fait un festival dans la « défense » des bleus pour le troisième but) et Faycal Mobarak. Chez les bleus, vous pensez bien qu’il fallait faire le nombre avec Vincent Candela, Bernard Lama, Lionel Charbonnier, Robert Pires, David Trezeguet, Alain Boghossian et Bernard Diomède (qui a mis une jolie patate). Ainsi que des Guest star et les recalés du stage de Tignes 1998 : Ludovic Giuly (qui a annoncé reprendre à Rome le 20 et donc pas à Paris), Johan Micoud, Marc Keller, Nicolas Anelka, Martin Djetou, Sabri Lamouchi, Pierre Laigle, Claude Makélélé, tous membres de l’association France 98.
Nostalgie quand tu nous tiens…
Au-delà de la Nostalgie de ce bel été 1998, on a bien pu se rendre compte que les souvenirs déforment les faits et l’on s’interroge tout de même sur la pertinence de l’argument de Canal + (Stéphane Guy et Éric Besnard en tête) de penser que « c’est en 1998 que les sportifs Français ont pris conscience que la France pouvait gagner ». Yannick Noah, Les Champions d'Europe de football 1984 (Euro et J.O), l’équipe de France de Handball 1995, l’équipe de France de Rugby 1997 et 1998 (deux grand chelems consécutifs), l’Olympique de Marseille 1993, le PSG 1996, Carole Merle, Jean-claude Killy, Alain Prost, Bernard Hinault, Laurent Fignon (et bien d’autres) ont certainement apprécié. Il est hyper prétentieux d’appeler les adversaires des bleus « reste du monde » comme on l'a pas mal entendu. Limite démago…
En France, on a une grande tendance à fêter les victoires passées, une façon de se dire que c’était mieux avant. De se mettre des œillères sur l’avenir. D’autant que le contexte de l’élimination prématurée des Bleus à l’Euro 2008 fait tache d’huile.
Champion de la récupération pseudo politique, Charles Biétry qui annonçait en lever de rideau qu’alors, tout frais Président du PSG, il avait proposé durant l’été 98 à Aimé Jacquet d’entraîner l’équipe. Mémé qui, bien sûr, avait refusé ! Cela a tout de même valu une brève sur l’Équipe.fr.
À l’instar du culte de la défaite qu’avait engendrée la finale des Verts à Glasgow en 1976. Il y a tout de même une différence notoire : la victoire.
Mais vera-t-on 30 ans après un événement aussi colossal au Stade de France ? Il y a deux ans, la bande à Platini s’était bien réunie pour marquer le coup. C’est à peine si les vainqueurs de Bruxelles ont fait un dîner pour se remémorer la victoire du PSG en Coupe des Coupes 1996. Concurrence verte oblige…
En 2003, Eurosport avait fait une opération spéciale pour marquer les 10 ans de la seule victoire française en Coupe des clubs Champions avec rediffusion du match et plateau télé « remember » avec Basile Boli, Didier Deschamps et Fabien Barthez… Quel intérêt ? Comparer ce qui n’est pas comparable ?
Sponsorisé par Orange et Canal +
Absent (de même que Vieira et Henry qui avaient des mots d’excuses), Emmanuel Petit était lui en pleine promotion de s’autobiographie aidée dans une librairie monégasque. Arguant n’avoir reçu l’invitation qu’il y a deux semaines (!), l’homme du 3-0 contre le Brésil se met à l’index de France 98 estimant que cette association à but non-lucratif est à côté de ses pompes et ne sert plus que des intérêts particuliers : « Au début, le but de l'association était simple, redonner de l'amour, aider des gens en détresse morale ou en souffrance physique. Il y a eu un impact conséquent, magnifique. Pour les sinistrés des inondations du Gard ou par rapport à AZF, par exemple. Et puis, ça s'est ensuite réduit à des matches ou tournois événementiels sponsorisés par Orange et Canal +, qui a six champions du monde sous contrat. Ça permet à certains joueurs d'entretenir leur image, de gagner de l'argent. On a dévié de la trajectoire initiale. Il y a un mélange des genres, à la base, c'est une association à but non lucratif ». On ajoutera que Canal+ avait avant le match diffusé son émission « Les Spécialistes » spécial Brésil – France du 12 juillet 1998. Autour de Lionel Rousseau : Aimé Jacquet, Didiers Deschamps, Christophe Dugarry, Zinédine Zidane, Bixente Lizarazu et Marcel Desailly ont décortiqué le match avec un rapport de 1 à 3 entre l’intéressant et les blagues de vestiaire. Que des consultants de Canal + et donc pas de Franck Le Boeuf (M6), Emmanuel Petit (l’ÉquipeTV) ou de Christian Karembeu (France 2), pourtant tous titulaires il y a 10 ans. La question de Petit sur France 98 qui servirait à « des intérêts particuliers » mérite d’être débattu.
Champions du Monde 1998 : Que sont-ils devenus ?
13 juillet 2008
Les grands noms du sport.
Cholet ville de Basket, mais ville de cyclisme avec contre-la-montre individuel du Tour de France. On attendait Fabian Cancellara, ce fut Stefan Schumacher qui a mis tout le monde d’accord. Instinctivement on se demande s’il n’est pas un cousin de Michael, mais l’on remarque qu’il y a des noms plus répandus que d’autre dans le sport de haut niveau.
Les 5 Schumacher :
Michael Schumacher, Ralf Schumacher (FI allemand) Stefan Schumacher (cyclisme allemand), Harald Schumacher (football allemand) et Thiago Maier Dos Santos dit Schumacher (attaquant brésilien qui joue à l’Udinese).
Les 6 Blanc :
Éric Blanc (rugby français), Georges Blanc (rugby à 13 français), Laurent Blanc (football français), Louis Blanc (rugby français), Paul Blanc (rugby français) et Serge Blanc (football français).
Les 7 Mendy :
Bernard Mendy (Football Français), Cristian Mendy (rugby argentin), Étienne Mendy (football français), Félix Mendy (rugby sénégalais), Frédéric Mendy (football franco-sénégalais), Jean-Baptiste Mendy (boxe français), Roger Mendy (football Sénégal).
Les 10 Jones :
David Jones (Hockey sur glace, Canada), Davy Jones (pilote), Duncan Jones (joueur gallois de rugby), Greg Jones (skieur alpin), Jeremy Jones (Snowboarder), Marion Jones (athlète américain), mark Jones (rugby et basket), Tami Jones (tennis), Tom Jones (pilote).
Les 10 Camara :
Aboubacar Sidiki Camara, dit Titi (football, guinéen), Hassoun Camara (football français), Henri Camara (football, guinéen), Jaime Camara (pilote brésilien), Kadiatou Camara (athlète malienne), Mohammed Camara (football guinéen), Pierre Camara (athlète français), Souleymane Camara (un né en 1944 et un autre né en 1982 tous les deux joueurs de football et Sénégalais) et Zoumana Camara (football français).
Les 11 Sanchez :
Cristina Sanchez (Matador), Daniel Sanchez (l’espagnol billard 3 bandes et football français), Emilio Sanchez (Tennis), Félix Sanchez (athlète dominicain), Francisco Perez Sanchez (cycliste espagnol), Hugo Sanchez (football mexicain), Javier Sanchez (tennis espagnol), Lawrie Sanchez (football nord irlandais), manolo Sanchez (football et matador), Martin Sanchez (boxe mexicain), Oswaldo Sanchez (football mexicain).
Les 12 Gomez :
Andrès Gomez (tennis, Équateur), Cédric Gomez (Basket, France), Daniel Gomez (Football, France), Derlis Gomez (Football, Paraguay), Fabio Gomez (Rugby, Argentine), Marc Gomez (Cyclisme, Belgique), Mario Gomez (Football, Allemagne), Michel Gomez (entraîneur, Basket, France), Ronald Gomez (Football, Costa Rica), Scott Gomez (Hockey, USA), Stéphane Gomez (Natation, France), Yohan Gomez (Football, France).
Les 14 Johnson :
Allen Johnson (Athlète américain), Andy Johnson (footballeur anglais), Ben Johnson (athlète canadien), Bill Johnson (skieur alpin américain), Gavin Johnson (rugby sud-africain), Joe Johnson (basket américain), James Johnson (pilote anglais et nageur canadien), Larry Johnson (basket américain et football américain), Magic Johnson (Basket américain), Marques Johnson (basket américain), Mickael Johnson (Athlète américain), Penny Johnson (tennis américaine), Tom Johnson (hockey sur glace, canadien), Walter Johnson (baseball américain),
Les 14 Smith :
Adrian Smith (Basket américain), Alan Smith (football anglais), Anne Smith (tennis américaine), Billy Smith (Hockey sur glace canadien), Dean Smith (Athlète américain), George Smith (Rugby australien), Horton Smith (golf américain), Joe Smith (basket américain), Nathan Smith (Hockey sur glace canadien), Ozzie Smith (baseball américain), Rachelle Boone Smith (athlète américaine), Theron Smith (basket américain), Tommie Smith (athlète américain), William Smith (nageur américain)
Et puis si toi derrière ton ordinateur tu trouves d’autres homonymies du genre, n’hésite pas à me les faire parvenir.
05 juillet 2008
Lettre à Ingrid Bétancourt
Chère Ingrid, te voilà libre ! PPDA, David Pujadas et tous les autres en ont fait des caisses, si bien que moi aussi j’ai lâché une petite larme. Non pas que l’émotion m’ait débordé comme une montée de Bernard Mendy mais plutôt comme un doigt furieusement entré dans l’œil tant je ne croyais pas une seconde que quelqu’un ait pris soin de faire ta mise à jour système sur les questions footballistiques.
Loin de moi l’idée de faire le service public après ventre, mais plutôt une espèce de croisade de droit, non pas divin quand même, mais bien au-delà de la limite du hors-jeu. Un peu comme nanard voilà…
Sais-tu à quel point les mœurs ont changés ! Autrefois, le pays se coupait entre pro et anti-PSG. Il y avait deux camps, un peu comme lors de la guerre froide. Désormais, il faut faire avec Lyon ! Sept fois champions de France qu’ils sont ! Le tout sans ce faire aimer de personne. En chef de file du football Français, les gones sont aussi appréciés que les derniers communistes français. Même Josiane Balasko a pris ses distances, c’est dire.
Le point commun entre le Communisme et l’OL c’est la naïveté qu’il engendre. Et si le premier paraissait vachement crédible après 19 verres de vodka et un AK47 dans la bouche, le second se contente de vendre ses maillots aux enfants de 8 à 12 ans. C’est un peu comme croire en Dieu. Au début, lorsque tu es babin, ta foi est toute petite comme un verre à digestif alors il ne faut pas grand-chose pour le remplir.Mais en grandissant tu découvres les soirées Open-bar et les clubs de vacances all inclusive et là du coup, il t’en faut plus pour être rassasié (et vomir partout). Au moins, à cet âge, ils ne fabriquent pas les ballons de l’Euro au Pakistan. C’est déjà ça !
Et Dieu sait (et puis plein d’autres) qu’il en a fallu des verres pour oublier que Lyon ne valait pas les cacahuètes de l’apéro, mais surtout que l’Équipe de France allait de désillusion en déconfiture. Après le bide (à force de picoler et de voir double l’étoile sur le maillot bleu) de la Coupe du Monde 2002, on a enchaîné avec l’Euro 2004. Tellement bourré qu’on était qu’on voyait un poisson parler à la télé à la place d’un sélectionneur. Alors quant il nous a dit qu’il filait à Tottenham… On a cru que c’était un canular de Ben Laden. Tu vois, le terrorisme est partout de nos jours, même dans nos télés.
En 2006, c’était reparti pareil ! Parce qu’il fallait bien s’occuper à 18 heures devant les matches de la Suisse et de la Corée du Sud sous peine de sieste. Et tu sais bien qu’une sieste si tardive et d’une heure et demie empêche de dormir le soir. Tu sais comme je suis sensible là-dessus. Sur un air de fin du monde, on a joué avec deux attaquants contre le Togo qu’on a finalement réussi à battre. Puis est arrivé l’Espagne qu’on a battue aussi. Alors on a fêté ça tu penses bien. Puis le Brésil, le Portugal… L’euphorie nous gagnait alors que nous voilà en finale. Il faisait chaud, les filles étaient en jupe, la frivolité était de mise.
Et puis arriva Armagedon quand Zizou (tu sais les deux coups de tête en 1998) étala Materazzi lors des prolongations. Penalty et comme on manquait de lucidité, on a perdu. Deuil national et chasse à l’homme qui parle avec les mains et vit dans une botte. On croyait laver les outrages du temps et l’alcool cet été, mais on a refait le même coup qu’en 2002 en restant dans les poules. Mais comme les Français n’ont plus un rond, on ne peut plus boire pour oublier. C’est encore plus triste.
Sur ce, je vais te laisser à tes nouvelles frivolités et te remettre de l’apéro en ton honneur à Villacoublay et à l’Élysée avec Nicolas et Carla. Bois un coup pour moi, c’est un peu moi qui paye aussi…
24 juin 2008
Y a plus de respect pour rien !
Pelé peut s’ouvrir un compte sur vie de merde.com. Il y a deux semaines, il s’est fait détroussé par une bande de sauvageons dans sa ville de Santos et dans sa voiture.
Si même les légendes vivantes ne sont plus à l’abri de l’insécurité, où va le monde ma bonne-dame ? Il y a deux semaines, le Roi Pelé s’est fait détroussé dans sa voiture par une bande de sauvageons alors qu’il se trouvait dans la ville du club de son cœur : Santos. L’information a été rapportée par le magazine Brésilien Veja avant d’être reprise, évidemment, par toutes les agences de presse du monde.
La bande de jeunes a encerclé la voiture dans laquelle le triple champion du monde 1958, 1962 et 1970 avait pris place. Se faisant reconnaître, Pelé pensait certainement couper au dilemme de « la bourse ou la vie » ses agresseurs étant armés de revolvers et de couteaux. Niet, le trésor national s’est fait soulager de sa montre, de sa chaîne en or, de son portable et de son ego.
À 67 ans, le joueur du XXè siècle selon la FIFA en a certainement vu d’autres, mais la proximité de cette agression avec l’affaire des travelos de Ronaldo met en évidence une tendance lourde pour les délinquants à s’octroyer quelques richesses des gloires du ballon rond. Les footballeurs stars d’aujourd’hui ne sont-ils plus considérés comme des demi-dieux comme ils semblaient l’être autrefois au pays du football samba, des nichons refaits et de Copa Cabana. Le chantage à la sex tape de Djibril Cissé pourrait confirmer une tendance devenant lourde.
Individualité contre sport collectif : le culte de la personnalité.
Alors que l’opinion publique (celle des journalistes et Fabien Onteniente en fait) réclame une équipe de France plus ouverte à son public lors des grandes compétitions. Les événements récents vont donner du grain à moudre aux spéculateurs sécuritaires. L’argument de la pression et du nécessaire besoin d’unité d’un groupe prenant le dessus auprès de staffs techniques qui ne regardent qu’à la performance.
Le football devient-il un sport individuel ? L’on pourrait trouver ici une raison à ce soudain reflux de réalité pour des joueurs déconnectés par leurs professions et leurs trains de vie.
Les échecs du Portugal, des Pays-Bas ou de l’équipe de France à l’Euro 2008 confirment que les sélections d’individualités souffrent au détriment d’(esprits d’) équipes comme la Turquie ou la Russie. Cristiano Ronaldo a montré que tout pétri de talent soit-il, il ne crée l’exploit qu’une fois sur 20, 30 ou 100 et quand ça ne passe pas, il n’a pas cette culture du jeu collectif, ce sens de mettre son talent au service d’un collectif défaillant.
14 juin 2008
Mon Euro à moi, femme !
Revoilà Stéphanie ! Avant c’était une collègue, maintenant c’est une femme au foyer qui plus est dans le même que moi ! Du coup, Stéphanie bouffe du sport à longueur d’année. De quoi avoir des choses à dire :
Voici un petit billet d’humour sur la monopolisation de la télécommande lors des grands événements sportifs et au quotidien. Autrement dit, comment est perçu un Euro dans les foyers des vrais amoureux du ballon rond.
Faut-il vraiment aimer le foot pour apprécier un Euro ? Sur le principe, non. On est tous ou plutôt toutes des footix qui ont aimé l’émulation qu’il y a eu autour des bleus en 98, en 2000 et même en 2006 jusqu’à la finale.
Un Euro ce n’est pas vraiment pareil que les matches de foot de la ligue 1 qui vous pompent tous vos samedis soirs car il faut attendre que Monsieur ait vu le match de l’équipe qu’il supporte. Sans oublier, Jour de Foot, sur Canal, car il ne serait pas raisonnable de sortir sans connaître parfaitement tous les résultats de la soirée (même si il les connaît déjà grâce aux directs sur l’Equipe.fr). Et je vous passe les matches du dimanche soir. Les plus importants bien sûr ! ! ! Mais un Euro, normalement, ce n’est pas pareil, ce sont les Bleus qui jouent, c’est la France. On va regarder les matchs chez des amis en buvant un petit coup et c’est très souvent de bons moments. Oui mais… Je ne fais pas partie de ses chanceuses qui se coltinent les quelques matches des bleus pendant trois semaines, entouré d’amies. Non, je n’ai pas cette chance-là. Moi, après dix mois de Ligue 1, ligue des champions, Coupe de France, Bundesliga, et j’en oublie. Moi, depuis samedi, je me tape deux matchs par jour, celui de 18h et celui de 20h45. Je n’en ai pas loupé un seul ou presque, du moins ennuyeux et plus rébarbatif. D’ailleurs, pour l’instant, la palme du somnifère footballistique revient à la France et à la Roumanie, bien que la Suisse contre la République Tchèque c’était pas mal non plus.
Alors, à la maison, un Euro ça se prépare. Il faut durant tout l’hiver conserver le plus de séries à regarder. Une fois les provisions faites, il suffit de s’armer d’écouteurs et d’un ordinateur portable, le meilleur moyen de passer une petite soirée agréable dans son canapé avec son homme. À la différence près que moi je regarde le dernier épisode de la saison 4 de Grey Anatomy et que lui est concentré sur Allemagne - Croatie. La dernière difficulté, c’est qu’il faut quand même suivre un peu le match car il sera le sujet de conversation des prochaines heures, et je commence à plutôt bien m’en sortir. Pour les matches de la France, là c’est différent. Pas de série, le match, même moi je dois le regarder, être attentive et surtout avoir l’air concerné : « Allez tir, bon Dieu tir ! ! » Je suis très convaincante et j’y crois car en plus d’être le futur sujet de conversation, c’est surtout l’humeur de Monsieur qui est en jeu. Et les performances de la France de ces derniers jours vous laisse imaginer l’ambiance… Le pire, je dois l’avouer est lorsque qu’il n’est pas là. Au lieu de passer un bon moment avec MA télécommande, j’ai tendance à zapper du côté de l’Euro juste pour voir ce qu’il se passe mais chut, il ne faut pas le lui dire sinon il va croire qu’il a enfin réussi à me convertir. Mais comme toute femme qui se respecte, j’ai mes petites vengeances télévisuelles. Les miennes concernent les films à l’eau de rose. Un match de foot est en général précédé ou suivit de Mary Poppins, Titanic ou encore Aladin et en ce moment j’ai très envie de voir Brokeback Mountain, alors qui sait après Pays Bas / France on pourrait peu être aller louer un DVD pour finir la soirée…
Prochains épisodes : Mon Tour de France ; Mes Jeux Olympique et pour finir la reprise de la Ligue 1 et moi. Non c’est sur je n’ai vraiment pas de chance !
Et sinon :
Pourquoi les femmes préfèrent le rugby :
Coupe de France et d’ailleurs (pédagogie de la télécommande) :

