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03 juillet 2008

Raymond Domenech : Pour ou contre bien au contraire…

20050818dasdasftb_5_I_LCOAujourd’hui le conseil fédéral de la Fédération Française de football doit statuer sur le maintien ou non de Raymond Domenech à son poste de sélectionneur de l’équipe A. On a pesé le pour et le contre. La conclusion paraît du coup évidente. Il n'y a pas d'argument de fond à son éviction au-delà de la frustration de l'Euro.   

Pour:
- Il a lancé tous ceux qui sont censés incarner la relève de l’équipe de France (Benzema, Nasri, Ben Arfa, L.Diarra, Toulalan, Ribéry…) et il les connaît.
- Une grande partie des joueurs qui se sont exprimés sur le sujet apportent leur soutien au sélectionneur (Thuram, L.Diarra, Boumsong, Sagnol, Vieira, Ribéry et même Dhorasso !).
Saint Aimé Jacquet le soutient
- L’argument d’un Didier Deschamps plus orienté sur l’attaque est pipo avec le capitaine de l’équipe d’Aimé Jacquet qui a tourné le dos au hourra football des années 1980-1990.
- Pour que les joueurs de France 1998 ne croient qu’ils ont tant d’influence que ça, le lobbying plombe davantage le débat qu’il ne le crée.
- Depuis qu’il est en place, Raymond Domenech a toujours rempli sa mission première : Qualifier les Bleus pour la Coupe du Monde ou l’Euro. Cadeau bonus, la finale de la Coupe du Monde 2006.
La liste de Raymond n’était nullement contestée avant l’Euro.
- Le choix de Deschamps ne serait-il pas avant tout un choix politique et marketing au détriment du sportif ? En effet, Deschamps jouit du soutien de nombreux présidents (Seydoux, Caïazzo, Sadran), de l’UCPF (l’Union de Clubs Professionnels de Football qui ne laissera pas insensible le patron de la ligue Frédéric Thiriez) et de France 98 (Pires, Zidane, Dugarry, Leboeuf, Lizarazu).

Contre:
- Au bout de quatre ans, il serait peut-être de bon ton de relancer un nouveau cycle.
- Il a gagné quoi Domenech dans sa carrière d’entraîneur ?
- Le maintien de Domenech entraînera une sournoise contestation médiatique avec des journaux qui verront des noyaux de crise dans n’importe quel match nul plombant la situation de l’Équipe de France.
- Domenech maintenu, il en va de même pour le staff médical ?
- Le retour de Didier Deschamps, fétiche aux alentours des années 2000, pourrait redonner un mental de winner au groupe et la connaissance de la gagne !
- Jouer pour ne pas perdre, à défaut d’avoir clairement été un mauvais choix à l’Euro, ça va finir par lasser beaucoup de gens et couper l’Équipe de France de ses supporters.
- David Astorga n’en peut plus des « Je ne dis pas que je le savais, je ne dis que c’est une surprise, je dis que c’était une option… » lors des interviews d’après match.
- Au moins avec Deschamps il n’y aura plus d’affaire d’État avant un France-Italie… (À moins de lui trouver un lien de parenté avec Jean-Marc Furlan).  
- Peut-être que Zizou rechausserait les crampons…
- Peut-être Deschamps trouvera le moyen d’intégrer Trezeguet dans son système…



30 juin 2008

Et l’Espagne vaincu

290608_trophee_ReutersComme quoi bien des choses irréelles arrivent, l’Espagne et son soi-disant jeu offensif et séduisant ont remporté l’Euro 2008 en mettant fin au stéréotype d’une Allemagne au mental d’acier et qui gagne toujours à la fin (1-0).

Alors oui la Roja comptait encore quatre joueurs dans la surface allemande lorsqu’il restait 10 minutes à jouer en menant 1-0 pour une action de 2-0.
Dire que l’Espagne a produit du jeu durant ce Championnat d’Europe des Nations est quelque peu prétentieux. Luis Aragones dans sa folie traumatique n’a certes pas sorti Fernando Torres pour faire entrer un défenseur central mais a sorti Cesc Fabregas pour Xavi Alonso. Le second étant tout de même plus défensif que le premier. Moi le premier, louais les prétendues qualités mentales allemandes dignes d’un triple vainqueur de l’épreuve et de la Coupe du Monde. Allant jusqu’à faire de l’eugénisme pensant que c’était dans leurs gênes cette culture de la gagne qui fait qu’un teuton sort inévitablement vainqueur d’une finale. Les Espagnols étant, au regard de l’histoire, là par hasard c’est tout juste si le match devait avoir encore un semblant d’intérêt.
Et c’est bien l’inverse qui arriva. Cette Allemagne habituée depuis peu aux places d’honneur (Finaliste de la Coupe du Monde 2002, troisième de la Coupe des Confédérations 2005, troisième de la Coupe du Monde 2006) a même paru résignée à l’approche du coup de sifflet final laissant aux Espagnols le soin de faire un énorme bras d’honneur à l’Histoire. Pas tant que ça pour la génération Inesta, Fabregas, Torres, Sergio Ramos, champions d’Europe des moins de 17 ans et de 19 ans à plusieurs reprises depuis quelques années. Le mental de vendeurs winners étant de l’autre côté des Pyrénées. L’ouverture du score par Fernando Torres, qui a bien choisi son jour pour débuter son Euro, symbolise plutôt bien ce nouvel état d’esprit.

Un vrai favori pour le mondial 2010.


L’Espagne championne d’Europe, voilà une insanité de l’Histoire réparée, ne reste plus que les Pays-bas. Du coup, les Ibériques s’offrent la légitimité de prétendre au titre mondial d’ici deux ans. Leur faculté à se qualifier les doigts dans le nez pour les grands rendez-vous faisant foi de leur évidente participation.
Que cela soit claire, l’Espagne qui remporte cet Euro n’est pas imméritée à la vue du jeu proposé et surtout cette capacité à faire tourner le score à sa faveur lorsque le contexte du match le demande (comme lors de la demi-finale contre la Russe avec la sortie de Villa et l’entrée de Fabregas). L’on remarquera aussi que la culture du gabarit qui fait foi de nos jours en a pris un coup dans la gueule avec un groupe ibérique assez petit et pas spécialement athlétique, mais surtout technique.

Ballack, Ullrich même combat…


200608_BALLACK_leadAinsi fond trois fois fond, les désillusions germaniques dans une grande compétition et d’un siècle qui ne semble vraiment pas fait pour eux. Et si Schweinsteiger clamait haut et fort en avoir marre des places d’honneurs, le fait est que l’équipe d’Allemagne, génération Michael Ballack, doit se rendre à l’évidence d’un destin plombé tel Jan Ullrich sur les cols du Tour du France avec ses cinq deuxièmes places (1996, 1998, 2000, 2001 et 2003).
Qui d’autre que le natif de Göriltz en ex-RDA (comme Ullrich) pour symboliser (oui parce qu’il y a beaucoup de symboles dans cette soirée) ce soudain esprit de la lose ? Son bilan annuel est d’être deuxième de Premier League avec Chelsea, finaliste de la Ligue des Champions et finaliste de l’Euro (logique vue sa piètre prestation et sa demi-douzaine de faute commises avant la mi-temps qui aurait pu lui valoir une expulsion). Une saison à s’y méprendre à celle de l’an 2002 où il a perdu la finale de Coupe d’Allemagne, finit deuxième de Bundesliga et finaliste de la Ligue des Champions avec son club d’alors, le Bayer Leverkusen, avant d’être suspendu pour la défaite de la Mannschaft contre le Brésil lors de la finale de la Coupe du Monde (2-0). Quant ça veut pas…

Un jour l'Espagne vaincra.

27 juin 2008

Espagne 3-0 Russie : ça a fait pschittt !

PSCHITTPour la deuxième fois en un peu plus de quinze jours, l’Espagne a battu la Russie par trois buts d’écart et renvoyé la Russie à l’âge de pierre. Dimanche les Ibériques disputeront contre l’Allemagne leur première finale d’Euro depuis 1984.

Pour reprendre les grands clichés du football, les Espagnols en voulaient plus que les Russes si l’on veut résumer à cela cette seconde demi-finale.
D’aucun pensait pourtant que ce deuxième Espagne-Russie de la compétition serait une copie conforme au match de poule remporté 4-1 par la bande à Villa. Et si 3-0 semble un score large qui ne souffre d’aucune contestation, on peut difficilement penser que les Russes ont été totalement à côté de leurs pompes. Ne serait-ce pas qu’il y avait 0-0 à la mi-temps. De là à dire qu’ils ont été à la hauteur, faut pas pousser…
Volontaires, accaparant le ballon, le récupérant même par moments dans le camp adverse, les Espagnols prenaient le match par le bon bout, même si les occasions n’étaient pas légion. Marcos Senna livrait à nouveau un travail colossal tandis qu’Iker Casillas attendait sereinement le premier tir cadré en sa direction. Moins en vue que lors de la première rencontre, David Villa combinait assez justement avec Fernando Torres (dont une jolie frappe en pivot dès la 5è) avant de se blesser et de céder sa place à Cesc Fabregas peu après la demi-heure de jeu. Le joueur de Valence ne devrait pas pouvoir disputer la finale dimanche soir.
Sur son côté droit, Sergio Ramos avait toute la latitude à apporter le surnombre et ses tripotages de balles intempestifs tant l’opposition défensive et offensive de Zhirkov semblait anecdotique.
Côté russe on attendait énormément d’Archavin depuis le quart de finale contre les Pays-Bas (3-1 a.p), l’enjeu, la rumeur du transfert à Barcelone pour 17 millions d’euros, l’orage, la pluie, la position des étoiles que sais-je ont fait de la nouvelle starlette du football un joueur moyen ne pesant absolument pas dans le jeu de son équipe dans les 40 derniers mètres. Pavlyuchenko (à peu près le seul bon russe hier soir) ratait quant à lui l’ouverture du score avant la mi-temps, mais San Iker n’eut pas à brûler un premier joker « arrêt classe mondial » puisque ce tir ne fut toujours pas cadré (34è).
À la mi-temps, les deux équipes sont dos-à-dos, mais l’on devine clairement l’Espagne l’emporter à moins que la Russie ne se décide à commencer son match.

300x135_68893L’apport de Fabregas…

Si les Russes reviennent avec de meilleures intentions pour la seconde période avec un placement plus haut, les ardeurs de Guus Hiddink sont vites rafraîchis par l’ouverture du score par la Roja sur un mouvement trop peu vu cette année à Barcelone entre Inesta et Xavi. Le premier se jouait de Saenko, Semak et Anyukov avant de centrer aux six mètres pour le second qui devançait la sortie d’Akinfeev et le tacle d’Ignashevitch (50è). La machine à baffe ibérique se met en route avec la réorganisation tactique en 4-5-1 pour incorporer Fabregas. C’est d’ailleurs le Gunner qui trouve Güiza (une louche avec une touche de balle). Le Majorcain enchaîne contrôle poitrine et petit lobe extérieur du droit pour inscrire là son premier but dans l’Euro. Fabregas qui trouvera également Silva 10 minutes plus tard pour un 3-0 des familles. L’absence de Kolodin fait-elle à ce point porter un lourd fardeau défensif à ses coéquipiers ?
L’entrée de Fabregas et la sortie de Villa change tout également. En 4-4-2 l’Espagne aurait pu galérer davantage. Mais quelque part sa blessure enlève une aiguille dans le pied de Luis Aragones : Comment se passer de Villa pour intégrer Fabregas sans froisser les médias et personne dans le vestiaire : Une blessure.
Ainsi Dimanche soir au Ernst-Happel Stadion, Allemands et Espagnols se disputeront le treizième Championnat d’Europe des Nations. Rayon historique en 19 confrontations, la Mannschaft mène 8 victoires à 5 pour 6 nuls. La dernière confrontation remonte à 2003 où à Palma de Mallorca les locaux avaient disposé des germains 3-1 en amical. La dernière fois que ça a comptée pour autre chose que du beurre, c’était dans le groupe C de la coupe du monde 1994 qui avait donné 1-1. Les buteurs ? Goicoechea pour l’Espagne et Klinsmann pour l’Allemagne.
La grande question existentielle sera de savoir si l’Espagne pourra gérer un événement comme une finale, chose qui ne lui est plus arrivé au plus niveau depuis 1984…

Un jour l'Espagne vaincra
Gros plan sur le sexy championnat russe
Allemagne 3-2 Turquie : Le high et le Löw

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26 juin 2008

Allemagne – Turquie (3-2) : Le high et le Löw.

phillip_lahm2Malgré une pauvreté technique affligeante, la première demi-finale de l’Euro a tenu ses promesses romanesques entre une Allemagne friable et une Turquie qui fait figure d’épouvantail. Mais le football est un jeu qui se joue à onze et où l'Allemagne gagne toujours à la fin, enfin presque...

Fatih Terim, le sélectionneur turc, avait beau disposer de 14 joueurs dont 2 gardiens pour composer son équipe, ses hommes faisait office d’égorgeur de brebis si l’on se fit un temps soit peu à leur parcours. Habités par l’âme de Kostadinov, les Suisse, les Tchèques et les Croates pensaient avoir fait le plus dur en menant au score à quelques encablures du coup de sifflet final.
Certainement qu’au coup d’envoi de cette demi-finale au moins à moitié surprise, les Allemands se sentaient un peu à l’étroit dans leurs shorts. Jamais deux sans trois, c’est connu, mais trois sans quatre ? Presque pas étonnant vu ainsi de voir les Turcs occuper l’espace et le ballon durant le premier quart d’heure. Les coéquipiers de Ballack ne s’en inquiétaient pas plus que ça vu que la domination Turc ne procurait pas de frappe au but dangereuse jusqu’à ce que Kazim-Richards frappe la barre transversale en reprenant un centre d’un Hamit Altintop bien décidé à vanner ses coéquipiers du Bayern à la reprise. La Mannschaft sort alors de son coma léger et remonte d’une vingtaine de mètres mais n’obtient réellement que deux corners qui ne donnent rien.

Qui a des nouvelles de Sébastien Pérez ?


boral_perezMais la sélection turc ne laisse pas faire et se jette corps, âme et biens dans la fameuse bataille du milieu de terrain sans que par miracle personne ne se blesse (à part Stefan Rolfes qui s’ouvre le crâne sur un duel aérien).

Sans farouchement le mériter par autre chose que la possession de balle et sa barre transversale 10 minutes plus tôt, la Turquie ouvre le score sur un cafouillage assez britannique lorsque Cazim-Richard (encore lui) rate son retournée acrobatique qui se transforme en lob pour Jens Lehmann. Le cuir rebondit à nouveau sur la barre et devient passe décisive Ugur Boral qui bat Lehmann d’une frappe presque écrasé qui passe entre les jambes du portier teuton (22è). L’on remarque dès lors que le héro du pays, qui joue à Fenerbahçe, a un faux air de Sébastien Pérez. Remarque qui sera débattue entre amis jusqu’à la mi-temps quand même. 
À 1-0 pour les outsiders, la machine à baffe germanique se met en branle et réaffirme le théorème qu’il n’y a rien de plus dangereux qu’une équipe d’Allemagne menée au score (Jurisprudence Séville 1982) et quatre minutes après l’ouverture du score Bastian Schweinsteiger égalise en reprenant un centre de Lukas Podolski, qui aura été transparent ce soir (26è). À 1-1, le match est lancé comme on dit sur le direct de l’Équipe.fr mais les égarements techniques des uns et des autres sont autant de bouées de sauvetages à des défenseurs visiblement pas dans un grand soir d’un côté comme de l’autre.

Concours du plus mauvais gardien...

Rustu_LehmannÀ la mi-temps Joachim Löw décide de faire entrer en jeu Thorsten Frings (incertain pour un mal de dos) à la place de Stefan Rolfes qui en a pris plein la tronche et qui se fait recoudre sur le bord de touche. Ce qui constitue l’information principale d’une bonne partie de la seconde mi-temps dès lors que Ben Laden, le trou dans la couche d’ozone, Greenpeace, le Parti Communiste Luxembourgeois et Dieudonné eurent décidé de perturber à trois reprises la retransmission. Entre deux sujets à charge sur Raymond Domenech (sa sélection incontestée avant le début de la compétition passée au broyeur, J-M Larqué après six mois de lobbying pro Abidal dans l’axe s’offusque de ce choix par le sélectionneur contre l’Italie…), la Mannschaft trouve le moyen de prendre l’avantage et s’offre ainsi une fenêtre, que dis-je une véranda, sur la finale de Vienne. Miroslav Klose reprend victorieuse un centre de Philipp Lahm et profite surtout de la sortie Superman style de Rüstü au niveau du point de penalty (79è).
La Turquie est-elle capable  de revenir au score après avoir ouvrir le score puis concédé égalisation et avantage à l’adversaire ?  Le débat de Turkish addict or not est à son comble lorsque Sarioglu dépose Lahm sur son côté droit, centre pour Sentürk qui égalise en profitant de l’espace laissé entre Lehmann et son poteau gauche (86è). À 2-2, le match vire dans l’hystérie (ou alors il y avait trop de fille autour de moi) et l’on se voit déjà avec l’équipe de Turquie arrachant sa qualification pour la finale en prolongations ou bien penalty. Fautif sur l’égalisation Turc, Philipp Lahm n’a de remord que pendant quatre minutes. Lorsqu’il prend son costume de buteur à Mario Gomez pour jouer un une-deux avec Ballack, entrer dans la surface de réparation et frapper on dira en pleine lucarne et se rattraper de sa bévue en offrant à l’Allemagne sa première finale d’un tournoi majeur depuis la finale du mondial 2002 et d’Euro depuis 1996. En passant par tous les états, les Germains auront donc l’occasion de remporter leur quatrième Championnat d’Europe des Nations (1972, 1980, 1996), nul doute qu’il faudra plus pour être sur le toit du monde, mais à l’image de la prestation de Michael Ballack ce mercredi soir, la Mannschaft en a encore beaucoup sous le pied.

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23 juin 2008

Espagne-Italie (0-0, 4 t.a.b à 2) : San Iker c'est le plus fort !

166Quitte à avoir les deux meilleurs gardiens du but sur le même terrain, le minimum de politesse aurait été de les faire briller ou bien de brûler en pleine gloire comme n’importe quel Petr Cech venu. Les penaltys s’en sont chargés faute de combattants.

Hormis la frappe « Olive et Tom » de Senna où le ballon bouge encore avec plein d’effet après l’arrêt de Buffon (81è), bof rien. Espagne-Italie, c’est un match à ranger aux côtés des autres matchs ennuyeux de cet Euro 2008 comme Roumanie-France ou Suisse-République Tchèque. Signe que les temps changent, même en football, ni l’Italie, ni l’Espagne ne fait office de favori contre la Russie jeudi prochain, paradoxalement. Mais lors d’une demi-finale, qu’est-ce qu’être favoris ? Le football a rendu bien assez de verdicts proprement hallucinants pour qu’on sache que ça se joue régulièrement à peu de chose.

Boucher les trous, point barre.

mur8253wx6Sur un rythme de match amical, Espagnols et Italiens étaient d’accords sur un point : Ne pas encaisser le premier but. Les hommes de Donadoni et d’Aragones appliquèrent scrupuleusement les consignes quitte à se faire siffler par le Ernst-Happel Stadion à la mi-temps et à la fin du temps réglementaire. Il Faut dire que les duos Toni-Cassano d’un côté et le duo Torres-Villas de l’autre se sentaient très seuls à l’approche des buts adverses. Visiblement parce qu’Aquilani et Ambrosini d’une part et Silva et Iniesta de l’autre avaient pour sacerdoce de tenir leurs couloirs. David Silva trouvant tout de même le moyen de faire voir… sur le côté droit frappant une demi-douzaine de fois au but sans réussite et pouvant obtenir une fois ou deux un penalty.
La première période de l’extra time laissait croire que les Ibériques étaient plus pressés d’en finir que leurs homologues aux quatre étoiles. Mais voilà, David Villa a fini le match sur les rotules. Fernando Torres a bien été muselé par la charnière Panucci-Chiellini. Tout bon en Liga a-t-il été cette saison avec l’Atletico Madrid, Daniel Güiza (27 buts) n’a fait rêver personne du haut de sa sixième sélection (un but contre la Grèce) lorsqu’il est entré en jeu à la 85è. Il a en plus trouvé le moyen de rater son penalty qui mettait l’Espagne en demi-finale. Visiblement à côté de ses pompes dans la projection du jeu vers l’avant, Xavi fut sorti à l’heure de jeu au profit de Fabregas, ce dernier ayant le punch nécessaire pour trouver quelques décalages mais souffrant de la fatigue de ses coéquipiers.
Au rayon Italien, Gattuso et Pirlo étaient suspendus, mais n’ont pas manqué dans les tâches défensives. Néanmoins, l’activité et la précision laser de Pirlo auraient pu faire la déférence sur coup de pied arrêté pour trouver Toni dans la profondeur ou de la tête. Là où Perrotta et De Rossi ont montré toutes leurs limites, y compris pour tirer un penalty (De Rossi). San Iker sort deux penalty et met les Ibériques sur la bonne voie. Fabregas finissant le boulot.

C’est qui les joueurs de ballon ?


subbuteoPas de France-Italie, mais un Russie-Espagne ! donc… Comme dit Pierre Menes chez Estelle Denis, « on est enfin débarrassé de cette équipe d’Italie ». Rappelons que les deux équipes se sont jouées dans la Poule D, victoire 4-1 de la bande à Villa qui avait réalisé un triplé et réussit à chopper en le ballon du match comme le veut la tradition chez eux.
Autant vous prévenir, les Russes n’ont pas le niveau du premier match, et la paire Kolodin-Shirokov ne se fera pas attraper deux fois en trois semaines et Archavin le jouera ce match-là. Et puis je ne parlerai pas de Semak, ça va m’énerver.
Biens moins tranchant dans leurs frappes que lors de la finale de la Coupe du Monde en Allemagne contre les Bleus, les Italiens quittent la compétition par la petite porte évitant ainsi que pour la quatrième fois dans ces quarts de finale, qu’un deuxième de poule ne sorte un premier. Déjà trois fois c’est un record. Alors pour parler des espagnols que l’on survend beaucoup (y compris dans ces pages), l’on voit que l’Espagne ne joue pas tant que ça du football offensif et que comme toute équipe sous pression, son jeu soi-disant attractif est sacrifié sur l’autel de l’enjeu.

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20 juin 2008

La Turquie avec les dents

TurquieHabitée par le fantôme de Kostadinov, la Turquie fait son petit bout de chemin dans un Championnat d’Europe qui est d’ores et déjà une réussite. Prochaine étape pour la sélection de Fatih Terim, un quart de finale contre la Croatie.

Ce Championnat d’Europe des Nations est critiquable, mais pas sur son lot d’émotions et de retournements de situations inespérés. Si l’Italie a été dans la charrette l’espace de deux minutes lors de son match contre la Roumanie (1-1), la sélection Turc revient de nulle part ayant été mené 2-0 par la République Tchèque lors du dernier match de poule. Un poteau tchèque plus tard, Arda Turan et Khaveci  Nihat mettaient en route la machine à baffe et disposaient d’une équipe qui maîtrisait plutôt bien son match jusque-là. Un renversement de situation, forcément cruel pour les joueurs de Karel Brückner, inoubliable sur les rives du Bosphore, tout simplement exceptionnel pour le commun des mortels absolument pas partisan, en tout cas sur des critères footballistiques. Ce n’est même pas comme si les coéquipiers du frère caché de Mickael Landreau, Petr Cech, n’avait pas été prévenus ! Lors du deuxième match, la Suisse avait fait les frais d’une jurisprudence très Bulgare en menant au score jusqu’à la 58è minute avant de se faire rejoindre, puis battre deux minutes après la fin du temps réglementaire. Ainsi les buveurs de sang turc ont renversé des montagnes, créé une dynamique et pris un ascendant psychologique indéniable sur tous leurs prochains adversaires, à commencer par les Croates ce soir.

Le renouveau du football turc.

519987_mediumsquareN’oublions pas qu’un club turc (Fenerbahçe) était en quart de finale de la Ligue des Champions cette saison, après avoir battu en huitième de finale le FC Séville (double tenant de la Coupe UEFA) en arrachant une prolongation et une séance de penalty à 10 minutes de la fin du temps réglementaire. Les coéquipiers de Deivid sont sortis de la compétition la tête haute face au futur finaliste : Chelsea, 3-2 sur l’ensemble des deux matches. Le cliché des abominables buveurs de sang ottomans fait de cette équipe un Petit Poucet en ces quarts de finale de Championnat d’Europe des Nations que l’on doit craindre. Cette équipe qui a évolué avec un 4-4-2 en losange contre la Tchéquie a une tonne de défauts pour du football moderne.  À jouer avec un seul milieu récupérateur en la personne de Mehmet Aurélio. Tumer Metin (qui joue à Larisa en Grèce) étant très largement porté sur l’offensif et l’organisation du jeu, proche de ses deux attaquants Tuncay Sanli et Nihat. Quid d’un jour sans pour Aurélio ? Déséquilibrer une équipe par un placement plus bas ? D’autant que la défense Turc n’a rassuré personne au cours des deux premières semaines de compétition. Avoir pris cinq buts (deux contre le Portugal, un contre la Suisse, deux contre la R.Tchèque) et figurer dans le tableau final ressemble à un ovni. Servet Cetin (32 capes quand même) s’est fait balader par Koller et n’a pas souvent empêché Cristiano Ronaldo de repiquer dans l’axe en partant de son côté droit. D’autant plus que Volkan Damirel sera suspendu pour son carton rouge récolté sur un geste d’humeur à l’encontre de Jan Koller. L’occasion de revoir Recber Rustu (35 ans, Besiktas), l’emblématique gardien qui porta la maison à bout de bras au mondial asiatique en 2002. Zengin Tolga, 24 ans qui joue à Trabzonspor et ses deux sélections part avec peu de côte. Si cette équipe est un peu tremblante, elle a néanmoins beaucoup de cœur et si ça ne suffira pas pour aller au bout, qui sait si la Croatie ne va pas elle aussi tomber dans le panneau ? D’autant plus, que Tuncay Sanli (qui ressemble comme deux gouttes d’eau à votre serviteur) n’a pas encore commencé son Euro.

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18 juin 2008

France 0-2 Italie : Les jolies colonies de vacances…

446639_3113406_317_238Ayé, les bleus sont en vacances après une nouvelle défaite dans cet Euro 2008, la faute à l’Italie, à la blessure Ribéry, à l’arbitrage, à Domenech, à pas de bol. Rien n'enlève le fait d'avoir été mauvais. Virer Domenech ne règlera pas tout.

L’air de rien en alignant une équipe Coupet – Evra, Abidal, Gallas, Clerc – Ribéry, Makélélé, Toulalan, Govou – Benzema, Henry Domenech suit l’opinion publique, ou du moins des médias, qui lui réclame cette équipe depuis six mois pour les plus visionnaires, depuis trois jours pour le commun des mortels.
Astérix disait ne craindre qu’une seule chose, que le ciel lui tombe sur la tête. En bon gaulois, on peut assurer qu’entre la blessure de Ribéry (qui avait l’air en forme), le penalty (certes incontestable) et l’expulsion d’Abidal (difficilement contestable, désolé messieurs Leboeuf et Roland), le tout en moins de 25 minutes de match, c’est bien ce qui est arrivé. Il était guère envisageable d’imaginer pire scénario catastrophe.
Ce qui est regrettable, c’est que le débat sur les raisons de ce retour prématuré à la maison pour les Français sera plombé par les « et si » de  Ribéry, du penalty, de l’expulsion d’Abidal, de l’arbitrage, de la liste des 23 et bien sûr de la légitimité de Domenech. La prestation de Lubos Michel ayant été (certes pas terrible) ébranlé par la paire Roland – Le Bœuf comme aux plus belles heures de TF1 : « Il ne siffle que dans un sens », « il a choisi son camp », « c’était déjà ça à la finale de la ligue des champions »…

445268_3091431_317_238Le bénéfice du doute ?

Alors voilà, l’équipe de France part en vacances dès la phase de poule de cet Euro 2008 et c’est même pas comme si, l’espace d’un instant, une qualification pour les quarts de finale eut été envisageable. Le 0-0 contre la Roumanie a peut-être plombé d’entrée le parcours des Français, la déroute contre les Pays-Bas (4-1) a fait gagner le scepticisme et la défaite contre l’Italie (la première dans le temps réglementaire depuis 1978) confirmer le tout.
Le débat s’orientera au fur et à mesure sur le psychodrame autour de la blessure de Patrick Vieira, de la compétence de Raymond Domenech, du manque de fraîcheur des cadres (Thuram, Sagnol, Malouda, Vieira, Henry), de l’arbitrage (parce qu’il aura forcément un tort pour l’homme en noir). Le fait est que l’équipe de France a été mauvaise durant ce mois juin et la voir aller plus loin avait un côté irrationnel.
Faut-il pour autant tout envoyer en l’air ? Makélélé et Thuram ont d’ores et déjà annoncé leurs retraites internationales, Raymond Domenech est sous contrat jusqu’après la Coupe du Monde 2010. Mais la FFF a les moyens de se séparer de Domenech sans mettre ses comptes dans le rouge. Le fait est qu’hormis Thuram et Makélélé (et Coupet), le sélectionneur n’en a pas fini avec cette génération de joueurs qu’il connaît bien. La réciproque est-elle encore d’actualité ? La blessure de Ribéry et l’expulsion d’Abidal pourrait accorder le bénéfice du doute au sélectionneur.
Toujours est-il que l’on retiendra que l’équipe voulu par l’opinion publique a volé en éclats face à des champions du monde qui iront en quart de finale après avoir été virtuellement éliminé l’espace de deux minutes lorsque les Roumains avaient ouvert le score par Adrian Mutu avant l’égalisation de Panucci (1-1). Si on ajoute à cela le penalty arrêté dans le même match par Buffon, l’on se demande si l’Italie n’est en syndrome coupe du Monde 1982. Se qualifier pour la seconde phase de poule de la compétition après trois matches nuls dans la première contre la Pologne (0-0), le Pérou (1-1) et le Cameroun (1-1) pour finalement remporter l’épreuve contre la RFA (3-1). Rééditer un tel exploit devra passer dès dimanche contre l’Espagne puisque les coiffeurs hollandais ont disposé de Roumains (2-0) qui avaient leur destin entre leurs crampons et qui avaient pris 4 points aux oranje lors des qualifs.

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17 juin 2008

Un jour l’Espagne vaincra…

espagneC’est une histoire sans fin, l’Espagne se qualifie les doigts dans le nez pour les grands rendez-vous internationaux, fait figure de favoris et se fait éliminer en quart de finale. N’empêche que la Furia Roja a fière allure cette année.

À quand un trophée majeur pour une nation si joueuse et si souvent catalogué comme favoris d’une compétition majeure ? Le palmarès de l’équipe d’Espagne A se limite à l’Euro 1964, une éternité. Si en plus, on se remémore les conditions du « triomphe » des protégés de Franco…
Et comme quoi l’Espagne ne sait pas, historiquement, gérer les grands rendez-vous, le meilleur résultat des Rojas en Coupe du Monde est une quatrième place en 1950, au Brésil. À l’Euro, la plus belle aventure espagnole (hormis 1964) s’est finie sur la pelouse du Parc des Princes une après-midi de juin 1984. Et si la France remportait là son premier trophée majeur, il ne resta de l’autre côté des Pyrénées que la désormais célèbre expression « faire une Arconada » lorsque le ballon roule sous les bras du gardien pour faire but. Le seul motif de satisfaction un temps soit peu récent et reconnu du football espagnol est le titre olympique conquit aux Jeux de Barcelone en 1992. Un bémol cependant, les équipes des jeunes marchent sur l’eau ces dernières années avec des succès fédérateurs pour des générations : Championnat d’Europe des moins de 19 ans en 2002, 2004, 2006, 2007. Championnat d’Europe des moins de 17 ans 2007.

Repartir sur les bases de 2006

luis_aragonesLuis Aragones a repris la Roja au lendemain de la désillusion de l’Euro 2004. Les hommes d’Inaki Saez sont restés dans la poule A aux dépens de la Grèce qui eue le droit le d’éliminer la France au bénéfice du nombre de buts inscrits. Ambiance !
Mais l’ancien joueur (1964-1974) et entraîneur (1974-1980 ; 1992-1987 ; 1991-1993 ; 2002-2003) de l’Atletico Madrid se fait remarquer dès sa prise de fonction en qualifiant Thierry Henry de « negro de mierda ». si l’affaire ne passe pas inaperçue, la fédération ne le condamne qu’à 3 000 euros d’amende.
Comme d’habitude, l’Espagne fait figure d’épouvantail au mondial Allemand de 2006. En gagnant tous ses matches du groupe H, passant notamment quatre buts à l’Ukraine, la bande à Raùl se retrouve en huitième de finale contre la France espérant légitimement mettre à la retraite Zinédine Zidane. Et si David Villa ouvre le score sur penalty à la demi-heure de jeu, Franck Ribéry, Patrick Vieira et Zizou renvoyèrent les Ibériques à leurs traditionnelles désillusions.

Du génie, mais pas vraiment de défense.

villa_torresCasillas, Puyol, Sergio Ramos, Xavi, Senna, Fabregas, Xabi Alonso, Villa, Torres sont toujours là. Pas de Raùl. Aragones se passe pour cet Euro du meilleur buteur espagnol de l’histoire de la sélection avec ses 44 buts en 102 capes. Pourquoi ? ragones est un fan inconditionnel de David Villa, ses quatre buts en deux matches contre la Russie et la Suède ne lui donne évidemment pas tort. Quitte à sous-utiliser Fernando Torres et les 33 buts toutes compétitions confondues inscrits avec Liverpool cette saison.
Le sélectionneur est un touche à touche tactique. Allant que du 4-4-2 au 4-1-4-1 en passant par le 4-5-1. La chance des Espagnols est de posséder un gardien au-dessus encore du niveau international en la personne de (san) Iker Casillas. La paire défensive centrale Puyol-Marchena n’est pas une garantie en or massif notamment du côté du joueur de Valence (10è de Liga cette saison), mais permet à Puyol de s’exprimer dans un rôle de pompier de service qu’il maîtrise pas trop mal au Barça.
À gauche, Joan Capdevilla est le dernier témoin vivant d’un Deportivo La Corogne qui jouait les premiers rôles sur la scène nationale et continentale. Parti depuis un an à Villareal, Capdevilla a rassuré sur ses capacités à l’image d’un sous-marin jaune de retour en Ligue des Champions cet automne. Il est passeur décisif sur le but victorieux de David Villa contre la Suède (2-1).
À droite, Sergio Ramos occupe un poste sur la foi de sa jeunesse (22 ans) et de son statut de star madrilène. Ramos est un bon contre-attaquant, même s’il ne lâche souvent que bien trop tard sa balle, mais un défenseur moyen qui compte un peu trop sur la compensation tactique de Xavi ou Senna après ses montées plus ou moins foireuses.
C’est au milieu de terrain que le génie espagnol prend toute sa splendeur. Rien qu’en disant que Cesc Fabregas n’y est que rarement titulaire.
En 4-4-2 (comme contre la Suède et la Russie), Marcos Senna (Villareal) y joue un rôle de milieu récupérateur, tendance pit-bull, histoire de soulager quelque peu Xavi Hernandez. Le Blaugrana (préféré au gunner) est censé remonter les ballons d’une vingtaine de mètres et lancer David Villa (ou Torres) dans la profondeur ou bien décaler les deux muchachos excentrés que sont Andrés Iniesta (Barcelone) et Silva (la petite perle de Valence). Ou Ramos lorsqu’il prend son couloir. Hyper emmerdant pour un défenseur suédois (1m70), c’est Silva qui centre pour le but de Fernando Torres contre la Suède (2-1).
Fernando Torres est lui en léger retrait par rapport à David Villa. Le joueur de Liverpool apportant sa présence au bord de la Mersey sur les ballons aériens.

Conserver le ballon et faire moins d’effort.

IM_237_Xavi_Espagne_Tunisie_juin_2006La version 4-1-4-1 conserve généralement David Villa (privilégié pour sa vitesse) seul en pointe et met Fernando Torres sur le banc. La ligne Silva, Xavi, Inesta est conservé, mais voit l’homonyme du pilote de Formule 1 être remplacé par un autre milieu axial aux côtés de Xavi en la personne de Cesc Fabregas. Cette ligne de milieux évolue un peu plus haut puisque Xavi Alonso vient densifier le milieu de terrain et s’occupe en grande partie de la récupération et de lancer du plus bas les montées des défenseurs latéraux.
Si le 4-4-2 a les faveurs du sélectionneur pour l’instant grâce à la vista des milieux, l’on peut se poser la question de la pérennité de ce système d’ici la fin de l’Euro. En effet, un 4-4-2 à plat comme celui-ci n’a de réel intérêt que si la vitesse, et donc la condition physique, est là. l’Espagne est parvenu à se qualifier en remportant ses deux premiers matches, nul doute que ce le match de mercredi contre la Grèce, d’ores et déjà éliminée, sera l’objet d’une grande revue d’effectif afin de soulager les cadres d’un troisième match en huit jours avant un quatrième en douze jours. Mais au cas où, le 4-1-4-1 est un système qui permet la conservation du ballon à moindre effort. Jusqu'à ce qu'ils perdent, encore !

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15 juin 2008

Pays-Bas 4-1 France : Une branlée mémorable, on a les chiffres !

paysbasPrendre quatre buts (ou plus) en compétition officielle n’arrive pas tous les jours, même pour l’équipe de France. Retour sur ces matches historiques qui ont fait la petite Histoire des Bleus avant la grande.

Déjà qu’il a fallu reprendre le Larousse du Football pour savoir quand est-ce que l’Italie avait pris trois buts en compétition officielle (demi-finale de la Coupe du Monde 1970, mais victoire italienne 4-3 après prolongations contre la RFA), retrouver là où les Français en ont pris quatre relève davantage de l’archéologue.

La dernière fois qu’on a encaissé quatre buts ?
 

La dernière fois que les Bleus ont pris quatre buts (ou plus) lorsque ça ne comptait pas (comme un match un match amical ou la Coupe des Confédérations), c’était contre la Pologne. Qui plus est au Parc des Princes. Le 31 août 1982, la France n’a pas encore lancé son opération « Chopper Schumacher avant sa fuite en Amérique Latine, lui péter les genoux et gagner l’Euro 84 ». Non, la France a encore mal au cul après sa tragédie de la demi-finale de Séville, d’autant qu’à la Coupe du Monde 1982, la France a perdu le match pour la troisième place contre la Pologne (3-2 à Alicante).
Du coup, à la fin de l’été, histoire de tourner la page, l’équipe de France rejoue la Pologne. Et là, au Parc des Princes, les Polonais s’imposent 4-0 contre une équipe de France remaniée : Ettori, Amoros, Janvion, Bossis, Delamontagne, Biotat, Tigana, Genghini, Stopyra et Soler.

La dernière fois en compétition officielle ?


Une défaite avec quatre buts encaissés ou plus en compétition officielle, il faut remonter encore plus loin pour trouver. 1960 même ! En demi-finale du premier Championnat d’Europe des Nations, au Parc des Princes, La Yougoslavie a passé cinq buts aux Français (Galic, Zanetic, Knez et Jerkovic deux fois). Néanmoins les Yougos ont la politesse de laisser les Français marquer par quatre fois (Vincent, Heutte deux fois et Wisnieski) pour un résultat final de 5-4.

Défaite par trois buts d’écart en compétition officielle ?

Pel_1958On remonte un peu plus loin encore pour trouver trace de la dernière défaite des bleus par trois buts d’écart en compétition officielle. Coupe du Monde 1958 (celle en Suède). Là aussi c’est en demi-finale. Le 24 juin à Solna, le Brésil et un petit jeune qui débute, qui s’appelle Pelé, font exploser la défense Française pour une victoire 5-2. Pelé réalise un triplé, Vava et Didi ayant mis les Auriverde sur de bons rails. Les buteurs Français sont Piantoni et Fontaine qui inscrit là son neuvième but des 13 de la compétition (quadruplé contre la RFA pour la troisième place, victoire 6-3). Record toujours à battre, celui-là. Pour la petite histoire, le Brésil remporte sa première Coupe du Monde sur le même score contre le pays hôte : La Suède.

Pas près de battre le record quand même…


180px_Sophus_nielsenComme la France a mis un peu plus de temps à débuter dans le football que ses voisins, les bleus ont subi quelques branlées de moins en moins mémorables. C’est avec un certain scepticisme que j’aurai pu vous annoncer que c’est l’Angleterre qui nous a collée la plus large défaite de notre Histoire, et pourtant. Même si le 15-0 de 1906 et le 12-0 de 1908 contre l’équipe amateur d’Angleterre ont chacun une belle côte, c’est contre le Danemark qui l’équipe de France a concédé les plus de buts et la défaite par le plus grand écart : Aux Jeux Olympiques de Londres de 1908 (les Anglais n’étaient donc pas loin), contre le Danemark : 17-1. L’unique buteur Français s’appel Émile Sartorius. Pour sa part Sophus Nielsen (photo) inscrit 10 buts (sur son total 16 buts en 20 sélections).

Et les Pays-Bas dans tout ça ?


C’est la troisième fois de l’Histoire que les oranges nous pressent à ce point… La première fois, c’était en 1908 (année faste) lorsque Français et Battaves se sont rencontrés pour la première de leur 22 confrontations à Rotterdam. La seconde, c’était en 1949 toujours à Rotterdam, mais les Français avaient eu le mérite de remporter le match précédent 4-0 et le match suivant 5-2 à Paris les deux fois.
Il s’agit donc de la troisième fois qu’on perd de la sorte, mais de la première fois en compétition officielle, les deux précédents étant des matches amicaux. La plus large défaite concédée aux Hollandais est sur le score de 8-1, en 1923 à Amsterdam.

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10 juin 2008

La France patine au démarrage

animhomeLe match nul consternant d’ennui entre Français et Roumains (0-0) conjugué à la victoire tonitruante des Hollandais contre les Italiens (3-0) semblent brouiller les cartes dans un groupe C que l’on voyait peut-être joué d’avance bien que de la mort.

C’est une tendance qui reste à confirmer, mais les matches de 18 heures sont soporifiques en comparaison avec ceux de la soirée. Les affiches parlent d’elles-mêmes, mais le Portugal - Turquie (2-0) avait davantage l’air d’un match de football que le Suisse – République Tchèque (0-1), à décharge de la défense, l'on retiendra qu’avec 11 joueurs qui fréquentent, ou ont fréquenté, la ligue 1 sur la feuille de match, on ne pouvait s’attendre à mieux.
L’idée est valable également entre le Autriche – Croatie (0-1) de dimanche après-midi et le Allemagne – Pologne du soir (2-0). Du coup, et jamais deux sans trois, c’est dans un ennui sidérant (mais arrosé de bière) que le Roumanie – France (0-0) commenté Thierry Roland et Franck Le Bœuf s’est paisiblement déroulé entre amis qui avaient plein de chose à se dire. Ça tombait bien pour le coup.
L’on retient de ce match que s’il existe effectivement une vie sans Thierry Henry, cette dernière a encore besoin de rodage et surtout d’un vrai patron devant que ni Benzema (trop jeune), ni Anelka (sans charisme), ni Ribéry (à côté de ses pompes ce lundi), ni Malouda (mais c’est pas possible ce mec-là !) ne semble près à être. C’est dommage. En l’absence de Patrick Vieira, Jérémy Toulalan a tenu le milieu avec Claude Makélélé sans briller pour autant malgré quelques incursions offensives qui auraient mérité une frappe ne serait-ce que cadrée.
Alors oui la France n’a pas pris du but. Mais contre qui ? Qui a vu les Roumains parvenir à 30 mètres des buts de Coupet ? De l’autre côté, on n’a pas vraiment vu les Français tenter beaucoup et je n’ai pas souvenir d’une véritable occasion franche, si ce n’est cette tête de Nicolas Anelka sur la ligne de 5,50 mètres qui passe presque un mètre au-dessus à la demi-heure de jeu. La faute à la chaleur donc, vu que personne ne voulait des trois points qui auraient peut-être évité d’avoir à jouer sa qualification lors du troisième match.

Image_1À Berne, la Squadra Azzura prend l’eau.


Encore un de ces matches où l’on se demandera jusqu’à la fin des temps «  et si van Nistelrooy est sifflé hors-jeu, est-ce que les Pays-Bas gagnent 3-0 ? » Et Buffon qui déclare que «  depuis 12 ans que je suis gardien de l'Italie, c'est le pire match de ma carrière, au nom de toute l'équipe, je présente mes excuses aux tifosis. » C’est dire si les hommes de Donadoni ont apparemment été à côté de leurs pompes. Moi je n’ai pas vu le match, mais deux idées sanctionnent cette fin de soirée.
1.La dernière fois que l’Italie a pris trois buts au cours d’un match c’était il y a pas si longtemps, mais c’était dans le contexte d’un match amical contre la Hongrie (3-1) en août 2007. Au cours d’une phase finale d’un championnat majeur, il faut remonter à la finale de la Coupe du monde 1970 pour voir l’Italie encaisser trois buts (victoire contre la RFA  4-3 après prolongations). L’Italie prendre trois buts à un championnat d’Europe des Nations ? C’est la première fois.
2. À toujours se demander si les Pays-Bas ne présentent pas une nouvelle fois une équipe débordante de talent (van Persie, Sneijder, van der Vaart, Robben, Huntelaar…) mais qui n’avance pas une cacahuète, pour une fois on a une réponse rapide. Le système de jeu des Pays-Bas en 4-2-3-1 penche pour un 4-2-4 offensif laissant même la place à des latéraux offensifs. À la batave quoi !

Posté par beni2503 à 03:14 - EURO 2008 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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