03 octobre 2008
Respecter le public.
Déjà considéré comme une vache à lait, le public parisien a souffert le martyr avec le non match du PSG face à Kayserispor. Environ 25 000 spectateurs ont payé un billet pour un courant d'air d'une heure et demi.
A-t-on aujourd'hui voix au chapitre dans le football ? Nous supporters, public, spectateurs... Les gens qui vont au stade et payent leurs places. Hier soir (jeudi), j'étais au parc des princes pour le match retour du premier tour de la coupe UEFA : PSG – Kayseripor. Si les parisiens avaient remporté le match aller 2-1 en Anatolie, le suspense était réduit à éviter une bourde type Maccabi Tel-Aviv. Paris en mal de but, la qualification assurée à 95%, PSG avait l'occasion de travailler son rendement offensif (7 buts en 10 matches toutes compétitions confondues).
Il n'en fut rien ! Paris a balancé son match afin de se préserver pour le suivant (déplacement dimanche à Nancy). Pancrate a raté l'immanquable, Hoarau laisse de plus en plus perplexe devant le but malgré une participation au jeu toujours intéressante. Les parisiens ont tenu le ballon, les Turcs s'en foutaient tout autant et auraient pris une valise face à une équipe joueuse. Balancer un match de coupe d'Europe est une spécialité Française et Paris sait si bien s'adapter à son adversaire surtout lorsqu'il est médiocre. Le match fut chiant à en bailler, le tout lors d'une soirée fraîche et venteuse. 0-0 et une crève, la passion a un prix et impose des sacrifices. Il est vrai que le public parisien a tellement été gâté ces dernières années...
État d'esprit es-tu là ?
La vache à lait dans le public a droit au respect et voir son équipe disputer la rencontre et jouer la gagne. Où est passé l'esprit du PSG – Nantes de la coupe de France 1981 ? Cette épreuve se jouait alors en matches aller-retour. Étrillés 3-0 à Nantes au match aller, les Parisiens inversent la tendance et mènent 2-0. Au retour des vestiaires, un trou d'air Parisien permet au canaris de revenir à 3-2. Qu'importe, les Parisiens auront à coeur de gagner la partie et s'imposent 5-3 bien qu'éliminés. Nantes passe au bénéfice des buts à l'extérieur. Indépendamment de la qualité des joueurs, verrait-on un état d'esprit comparable aujourd'hui ?
Il ne s'agissait que d'un match retour de premier tour de C3 sans enjeux, ni gloire à récolter. Il ne sert à rien de comparer avec les autres matches de la saison, ni même de tirer une extrapolation du contexte parisien actuel (deux défaites de rang en championnat). Le public n'est pas là pour payer sa place et fermer sa gueule peu importe le résultat et surtout la manière.
La coupe UEFA, on en veut pas !
01 octobre 2008
La coupe UEFA fait peau neuve.
En plus d'annoncer l'Euro à 24 d'ici 2016, le comité exécutif de l'UEFA a annoncé vendredi dernier à Bordeaux, la refonte de la Coupe UEFA en Europa League à compter de la saison prochaine. L'occasion de pointer les différences en C1 et C3.
C'est un discours récurrent dans le milieu du football et de ses observateurs : La Coupe UEFA ne fait pas recette, à quoi bon la jouer si c'est pour fatiguer les joueurs pour pas un rond ? D'autant que les tirages au sort et les critères d'admission demandent biens des déplacements exotiques avant de jouer Galatasaray, l'Ajax Amsterdam ou Benfica. Du coup relâchement des esprits (déjà pas au top sur la scène européenne pour nous Français) et des entraîneurs qui font tourner les effectifs. Et si les supporters voudraient avoir leurs mots à dire, les comptables des clubs ont tranché : Entre un huitième de finale de ligue des Champions et une épopée européenne digne de ce nom en C3, quitte à remporter le trophée, il n'y a pas photo.
Réforme de la C3, dites plutôt réformette...
l'UEFA Europa League nous offre un nouveau logo, davantage de matches (avec 48 clubs en phase de groupes avec matches aller-retour), des droits marketing et une diffusion centralisés, un sponsor principal et un ballon unique : Un nouvel habillage et c'est tout en fait. L'UEFA espère que ce rafraichissement attirera davantage les envies. Quelle naïveté de croire cela sans augmenter la dotation de la compétition. Pourtant avec près d'un milliard d'euros récoltés sur la vente des droits télé de l'Euro 2008, la confédération avait une piécette ou deux à mettre dans la corbeille. Bien sûr, à compter de la phase de groupe, chaque aura désormais l'assurance de disputer trois matches à domicile en phase de poule, soit une occasion de plus remplir (à moitié) son stade. Super ! Cette phase de championnat au sein d'une coupe reste une énigme pour moi (tant en C1 qu'en C3) où la multiplication des matches offrent davantage de recettes, de soirées télé-pizza-potes (et donc des grincement de dents du sexe faible), mais également plus de fatigue pour les joueurs et des effectifs à rallonge. Le communiqué de l'UEFA est sans ambiguïté sur la cible visée comme la confirmation d'une promesse de campagne de Michel Platini (élu grâce aux voies des pays de l'est) : « Ce nouveau format va encourager les équipes des pays émergents ou les équipes dites plus petites à remettre en question l'ordre établi. » Le succès du Zenith St-Pétersbourg annonce donc une nouvelle concurrence (du moins la volonté) plus qu'un incident de parcours. À eux quatre l'Italie, l'Espagne, l'Angleterre et l'Allemagne ont remporté 26 des 37 titres( 0 pour la France). Pas touche au trophée.
Dotation de la C1.
Selon l'UEFA et pour la saison 2006-2007, la dotation de la compétition reine se fait sur deux échelles. Une purement sportive avec les résultats et une autre sous la forme de la valeur des marchés commerciaux. Comprenez qu'Arsenal gagne plus que le Steaua Bucarest par sa simple présence. C'est la redistribution des droits télés.
En ce qui concerne les primes fixes, chaque club reçoit 2 millions d'euros au titre des frais de participation. Chaque match joué rapporte 400 000 euros auquel on ajoute une prime de 600 000 euros pour la victoire et 300 000 pour le match nul. À simplement disputer la phase de poule, une équipe de C1 peut recevoir de la part de l'UEFA jusqu'à 8 millions d'euros ! À noter que grâce à un excédent de recettes, chacun des 32 clubs qualifiés a reçu 1 million d'euros supplémentaires.
Les 16 qualifiés pour les huitièmes de finale se voient obtenir un bonus de 2,2 millions d'euros. Les 8 qualifiés pour les quarts reçoivent 2,5 millions d'euros et les demi-finalistes 3 millions d'euros supplémentaires. Le finaliste malheureux reçoit 4 millions d'euros et le vainqueur 7 millions d'euros ! Sur le terrain, le Milan AC, vainqueur de la compétition en 2007 a glané 23,2 millions d'euros.
Pour ce qui est de la valeur du marché elle dépend d'une multitude de critères qui sont : la valeur du marché national, du nombre de clubs par association, du classement dans le championnat national de la saison précédente (champion ou pas) et du nombre de match joués dans la compétition de la saison en court. À ce petit jeu, le Milan AC a reçu 39,59 millions d'euros. Ce qui fait une campagne européenne avec un trophée au bout qui rapporte 62,79 millions d'euros.
Dotation de la C3.
Oui, en regardant la dotation de la C3, on comprend qu'il s'agit de la consolante, d'une sous-coupe d'Europe. Du moins financièrement. 70 000 euros par match joué. Une victoire rapporte 40 000 euros, un match 20 000. En seizièmes de finale, gavage, une prime de 70 000 euros tombe du ciel, comme en huitième de finale. À noter que les équipes venant de C1 (les troisièmes des groupes) ne sont pas concernés. Il manquerait plus que ça ! Les participants aux quarts de finale reçoivent 300 000 euros. Les demi-finalistes obtiennent 600 000. Soit comme si elles disputaient un match en phase de groupe de C1 se terminant sur un score nul. La victoire rapporte 2,5 millions d'euros, 1,5 pour le finaliste malheureux. En 2006-2007, la victoire en Coupe UEFA a rapporté 6,25 millions d'euros et un trophée. 10 fois moins que le Milan AC.
Avec les chiffres de l'UEFA.
La Coupe UEFA, on en veut pas !
26 septembre 2008
L'Euro se jouera à 24 d'ici 2016
Franz Beckenbauer n'était pas peu fier d'annoncer la nouvelle. D'ici 2016 le Championnat d'Europe des Nations se jouera à 24 équipes, l'information sera confirmé vendredi en conférence de presse.
Déjà, à quoi sert Franz Beckenbauer à l'UEFA ? Et bien il est membre du comité exécutif de l'organisation du football européen. Ce qui en fait un des big boss mais qu'il ne décide de pas grand chose tout seul. C'est donc avec l'ensemble du comité exécutif de l'UEFA que la décision a été prise d'élargir l'Euro à 24 participants pour sa phase finale.
Mais l'information c'est donc qu'au bout de deux ans de qualifications, l'UEFA distribuera un ticket gagnant à la moitié des participants, grande intelligence ! Il y a aujourd'hui 53 membres affiliés à l'UEFA, pour donc 24 qualifiés à partir de 2016 (pourquoi pas en France d'ailleurs). De quoi s'arracher les cheveux lorsqu'on estime que les calendriers sont surchargés pour finalement pas grand chose. Les clubs estimant que les joueurs leur appartiennent avant les sélections (le nations) trouveront là du grain à moudre sous forme de « notre joueur n'est pas obligé d'aller à ce match contre Saint – Marin, la France se qualifiera bien en finissant dans les quatre premiers du groupe devant Saint-Marin et l'Azerbaïdjan... » Le tournoi passerait de trois à quatre semaines et de 31 à 51 matches.
Business before pleasure.
Quel intérêt de qualifier 24 équipes ? Sportivement, aucun puisque un élargissement aussi important nivellera par le bas l'épreuve de football la plus relevé du monde avec la présence assidue de la Finlande, de l'Autriche, du Pays de Galles, de l'Écosse, de la Slovénie et pourquoi pas de la Lituanie, de l'Estonie, du Bélarus, de l'Irlande du Nord... Cela ne peut qu'apparaître comme le moyen de générer de nouvelles recettes en terme de droit télés. Business before plaisure, pour l'Euro 2008, l'UEFA a déjà engrangé plus d'un milliard d'euros au titre des droits télés !
En abaissant à ce point le critère de qualification, le mérite des nations en sont moindres et l'on pense tout naturellement à l'Angleterre. Absente du dernier Euro, cette dernière entame pudiquement mais sereinement la réflexion sur ses besoins en formation pour son équipe nationale. Des voix s'élèvent même contre la trop importante présence étrangère en Premier League comme Ian Wright par exemple (ancien joueur d'Arsenal). Avec 24 équipes qualifiés, l'Angleterre trouvera bien le moyen de recruter Robinho pour 40 millions d'euros, proposer des compositions d'équipe avec deux Anglais (maximum) mais Steven Gerrard ne sera pas toujours là.
Le nombre de membres et de qualifiés pour l'épreuve continental de chaque confédération :
- UEFA : 53 membres, 24 qualifiés pour l'Euro
- AFC (Asie) : 46 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Asie des Nations
- CAF (Afrique) : 53 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Afrique des Nations.
- CONCACAF (Am.Nord) : 40 membres, 12 qualifiés pour la Gold Cup
- CONMEBOL (Am.Sud) : 10 membres, 12 qualifiés pour la Copa America (+ Mexique et USA)
- OFC (Océanie) : 11 membres, 12 qualifiés la Coupe d'Océanie des Nations. (l'Australie ayant rejoint l'AFC depuis 2006 l'a dispute tout de même).
07 août 2008
Fusionnons la Coupe de la Ligue et le trophée des Champions !
Football proposition : Et si l'on faisait d'une pierre deux coups en supprimant la coupe machin et le trophée des champions en organisant un tournoi préparatoire estival qui aurait un semblant d'enjeu ?
Bon par enjeu, on peut faire gagner une breloque qualificative pour rien d'autre si ce n'est l'édition suivante. Comme les tournois estivaux préparatoires ont à nouveau le vent en poupe, pourquoi ne pas permettre au champions de France de Ligue 1 et Ligue 2 ainsi que les vainqueurs de la Coupe de France et de la Ligue de s'opposer durant un tournoi estival sur terrain neutre ? Tant qu'on y est on peut garder le nom de Coupe de la Ligue et on supprime l'horreur qui plombe le calendrier durant la saison et mine les soirées en couple et/ou entre amis. Un peu comme la Coupe de la Ligue Allemande ancienne version oui ! (Elle concernait le 6 premiers de Bundesliga durant l'été).
Le vainqueur est automatiquement qualifié pour l'édition suivante puisque l'on supprime la Coupe de la Ligue hivernale au profit de cette formule estivale, forcément plus intelligente ! Si une équipe trouve le moyen de faire le doublé coupe-championnat, le dauphin de la compétition moindre est qualifiée. Pour cet été, par exemple, on serait dans une situation un peu compliqué. Le Havre étant champion de L2, Lyon étant champion de L1, Paris vainqueur de la Coupe de la Ligue, mais la finale de la Coupe de France opposait Paris à Lyon. Bah dans ce cas-là, on prend le vice champion de France (Bordeaux) et hop c'est réglé.
Des entraîneurs libres de faire des essais.
Décrisper la compétition et en faire, avant-tout, un tournoi préparatoire où chacune des quatre équipes a quelque chose à travailler. Le promu champion de Ligue 2 de se frotter aux meilleures équipes de Ligue 1. Au champion de se frotter avec des équipes de coupes (ou son dauphin) dans l'optique de l'Europe et aux vainqueurs des coupes de vérifier qu'ils sont mieux que le promu et pas si loin que ça du champion de Ligue 1. Il suffit de regarder un temps soit peu des matches amicaux pour remarquer que les équipes types ne jouent guère plus d'une heure et encore en fin de préparation. Le tournoi aurait pour objet de permettre aux entraîneurs d'essayer des tactiques, des combinaisons et des jeunes joueurs issus de la formation et/ou de retour de prêt. Ainsi, en obligeant 6 changements (au lieu des 3 permis en compétition officielle), les techniciens pourraient faire jouer un certain nombre de jeunes joueurs, la compétition deviendrait alors un ludique laboratoire dans le contexte de la compétition domestique.
Qui pour payer ?
Bah la LFP forcément ! Avec tout ce qu'ils se mettent dans les poches avec les droits télés, ils peuvent bien inviter quatre équipes et de arbitres au Mans, à Saint-Étienne, à Sochaux ou à Marseille ! Forcément après 15 ans sans titre national. La Ligue devrait également mettre la main à la poche pour renforcer la pelouse de l'équipe qui y joue annuellement. C'est pas top de récupérer une pelouse labourée après une compétition où l'on a même pas été invité ! L'on peut également trouver une entreprise du CAC 40 en mal de visibilité (y en a pas qu'une en fait) et une chaîne de télévision qui s'est fait pigeonnée sur les droits télés (oui France Télévision !) pour retransmettre le tout, mais pas de prime time. Trop de pression !
Le calendrier et les matches ? Une heure ou 90 minutes c'est selon, avec les demies-finales se succédant. Le lendemain la finale se joue après la petite finale histoire que tout le monde dispute deux rencontres.
Bon et bien si cela vous intéresse comme formule, n'hésitez pas à laisser des commentaires, on ne sait jamais, peut-être le début d'un buzz ! lol
Jurisprudence Julien : Un lecteur et néanmoins ami a porté à ma connaissance que le format de Coupe de Ligue sous forme de tournoi estival existait avant 1994. Par contre, tous les clubs de première division y participait (en y envoyant leur équipe réserve), pas simplement celles qui avaient gagné quelque chose. Mais le principe était le même : Rien à gagner si ce n'est du temps de jeu pour les jeunes.
08 juin 2008
Les clubs dédommagés par l’UEFA pour l’Euro.
C’est une grande première, l’UEFA indemnisera les clubs dont des joueurs participent à l’Euro alpin à hauteur de 4 000 euros par jour et par joueur. Quels sont les clubs qui s’en tirent le mieux ? Encore les plus riches…
Forcément les clubs les plus riches d’Europe vont bénéficier de cette nouvelle disposition de l’UEFA, vu que ce sont les vecteurs préférentiels d’internationaux européens. Des indemnités à hauteur de 4 000 euros par jour et par joueur participant à l’euro 2008. Ce n’est bien sûr pas un philanthrope du football qui est parvenu à cet accord avec l’instance européenne du ballon rond, puisque c’est Jean-Michel Aulas en sa qualité de Président du G14 (dissous depuis) qui a annoncé la nouvelle au mois de février dernier.
Véritable pourfendeur de sélections nationales, le Président de l’Olympique Lyonnais est monté à plusieurs reprise au filet pour exprimer sa frustration de voir « ses joueurs » revenir blessés de sélection avec un feuilleton, que dis-je un psychodrame, tout particulier autour d’Éric Abidal durant l’année 2006 qui a touché le fond lors du déplacement des bleus en Martinique pour le match France – Costa Rica (3-2) en hommage aux 160 victimes du crash du vol West Carribean Airways.
Combien à qui ?
Ce ne sont plus les Internationaux qui mettent les clubs en valeur, qui rendent les clubs attractifs, vendeurs, qui leur apportent de la notoriété et qui leur permettent d’avoir des compléments budgétaires avec les ventes de maillots, mais l’inverse. Un club de football étant plus que jamais une entreprise comme les autres, l’idée d’indemniser les clubs durant une période où de toute façon les joueurs ne joueraient pas, n’a choqué personne. C’est un peu comme si la sécurité sociale payait à une entreprise l’absence de ses cadres pendant les grandes vacances au nom du manque de productivité. Bref… Sur 23 jours de compétition, un joueur allant en finale rapportera 92 000 euros.
Ce n’est pas vraiment un hasard de retrouver Lyon, le Bayern, Barcelone, Arsenal, Chelsea en première ligne de ce nouveau système (qui montera à 5 000 euros par jour et joueur lors de l’Euro 2012) qui avantage un peu plus encore les plus riches. Détails :
- Olympique Lyonnais (10) : Boumsong, Benzema, Clerc, Coupet, Govou, Squillaci, Toulalan, Grosso, Källström, Müller
- Panathinaïkos (10) : Goumas, Karagounis, Salpingtidis, Spyropoulos, Tziolis, Vintra, Ivanschitz, Galinovic, Helder Postiga, Nilsson
- Bayern Munich (9) : Jansen, Klose, Lahm, Podolski, Schweinsteiger, Ribéry, Sagnol, Toni, Hamit Altintop
- FC Barcelone (8) : Puyol, Iniestia, Xavi, Abidal, Thuram, Henry, Zambrotta, Deco
- Werder Brême (8): Fritz, Mertesacker, Borowski, Frings, Harnik, Klasnic, Almeida, Rosenberg
- Galataray (8) : Linderoth, Akan Kadir, Servet, Güngör, Sabri, Ayhan, Topal, Arda
- Real Madrid (7): Metzelder, Casillas, Ramos, Robben, Sneijder, van Nistelrooy, Pepe (Cannavaro ayant été retiré sur blessure)
- Arsenal (7) : Lehmann, Fabregas, Gallas, van Persie, Fabianski, Djourou, Sanderos,
- Chelsea (7) : Ballack, Makélélé, Malouda, Anelka, Carvalho, Ferrera, Cech,
- Liverpool (6): Reina, Arbeloa, Alonso, Torres, Babel, Kuyt
- Milan AC (5): Simic, Ambrosini, Gattuso, Pirlo, Jankuloski
- Manchester United (5) : Evra, van der Saar, Kuszczak, Ronaldo, Nani
- Juventus (5): Buffon, Chiellini, Camoranesi, Del Piero, Grygera
Hormis le Werder Brême et le Pana, que des clubs de l’ex G14 ! Les clubs les plus huppés et les plus riches seront donc favorisés par les performances des équipes nationales concernées et quand JMA s’explique ça devient plus clair : « Si on envoie 10 à 12 joueurs dans une phase finale d'un Euro, ça peut faire jusqu'à 1,2 millions d'euros pour récompenser les efforts ». Selon mes calculs, et avec des éléments favorables c’est-à-dire une finale France-Suisse, une demi finale France Italie, la Suède qualifiée pour le quart de finale numéro 4 en tombant sur l’Italie ou la France donc.
Sans tomber dans un socialisme délirant, il semble de tout de même assez discriminatoire de voir les clubs recevoir de nouvelles « subventions » européennes au détriment de clubs moins huppés avec moins d’internationaux le tout sur le dos et la sueur des sélections nationales qui disposent de marges de manœuvres de plus en plus serrées.
19 mars 2008
Les incohérences de Benzema
Bon, on ne parlera pas de ce gâchis monumental face au gardien de l'ASM Flavio Roma alors que l’OL menait 0-3, mais Karim Benzema a prolongé son contrat jeudi dernier laissant paraître des éléments troublants.
« Lyon – Benzema jusqu’en 2013 », c’est ainsi que se nommait le papier sur l’Équipe.fr la semaine dernière pour annoncer la prolongation de contrat de Karim Benzema (17 buts en ligue 1 et une dizaine d’autres toutes compétitions confondues). Courant jusqu’en 2012, l’OL de Jean-Michel Aulas a préféré dès cet hiver bétonner le contrat de son poulain auquel toute l’Europe fait les yeux doux.
Certainement le joueur le mieux payé de ligue 1, selon le quotidien du sport et de l’auto, Benzema confie avoir les dents qui raye le parquet en souhaitant faire le doublé coupe-championnat cette saison et remporter la ligue des champions avant de partir « dans deux ou trois ans ». Il va falloir s’activer. Car si Lyon s’est mis, une fois de plus, dans les meilleures dispositions pour triompher à nouveau en championnat, il n’en reste pas moins qu’une victoire en coupe n’est pas du domaine du prévisible. À moins d’être le PSG où une saison pourrie équivaut à une victoire en coupe depuis maintenant quelques années. Et puis je ne relève même pas la C1 tellement j’ai pouffé de rire.
Clair dans sa tête, pas dans la sémantique.
« Dans ma tête, c'était clair, je voulais poursuivre ma progression ici et non pas m'exiler en Espagne, en Angleterre ou en Italie. Je suis bien à Lyon, je suis né ici, j'habite ici, je voulais continuer mes classes à l'OL. Tout le monde a confiance en moi, mes partenaires sont derrière moi. J'ai envie gagner beaucoup de titres, à commencer par un doublé Coupe-Championnat cette saison et la Ligue des champions, que j'aimerais gagner un jour avec l'OL. Il y a encore beaucoup de choses à faire à Lyon. » Et bien, dans ma tête à moi, cette phrase est tout sauf claire ! Dans la même phrase, l’attaquant Lyonnais (qui a récemment découvert l’usage des lunettes de soleil par temps couvert) estime être bien à Lyon tout en mentionnant là où il irait bien. Affirme vouloir continuer à faire ses classes alors que toute l’équipe est derrière lui. Continuer de progresser oui… Faire ses classes ça signifie que le gamin de 20 ans avec sa trentaine de buts cette saison vient tout juste de sortir de son œuf (69 matchs de ligue 1). Les coéquipiers et les adversaires apprécieront.
Les contrats ne servent plus à rien.
Engagé jusqu’en 2013 (voire 2014 avec une année option), l’attaquant lyonnais affirme partir avant le terme de son contrat confirmant une fois de plus la marchandisation de l’être humain devant un joli transfert au Real. Qu’un joueur se considère lui-même comme une valeur marchande laisse augurer d’une quasi-prostitution du joueur de football à moyen terme. Oui le football est bien mort. Aujourd’hui des imposteurs gagnent leur vie en tripotant un peu mieux que les autres un ballon et courant le 100 mètres en moins 11 secondes.
À savoir sur ce qu’il pense de son salaire, on reste sur le cul : « J'ai eu ce que j'ai demandé. Mais je ne pense pas trop à l'argent. » Mieux : « L'argent vient quand on réalise de bonnes performances. » Le fameux « travailler plus pour gagner plus » à l’échelle d’un milieu déjà pourri par le pognon, le pauvre bougre priant pour son emploi à l’usine Salomon appréciera à son tour.
À faire des conférences de presse à la moindre prolongation de contrat, le service communication de l’Oèle marque bien son territoire, celui d’une expertise minutieuse dans l’art de faire détester un club.
23 février 2008
Les Bleus chez Nike
En lâchant 320 millions d’euros sur un contrat de sept ans et demi, l’équipementier Américain habillera les équipes de France de football à partir de 2011. La FFF s’est clairement vendue au plus offrant sous couvert de faire vivre le football français.
Il faut bien avouer que cet appel d’offre a bien moins mobilisé foules, esprits et médias que celui des droits audiovisuels de la ligue 1. Mais cela pouvait en dire long sur les orientations intellectuelles de la Fédération Française de Football (FFF).
Sur la ligne de départ se dressait l’équipementier des Bleus depuis une quarantaine d’année (Adidas), son rival mondial Américain qui fait une politique de sélection des équipes (Nike) et le petit outsider Français (Airness) qui espérer faire un coup sensationnel avec l’incarnation de la France « black, blanc, beurre ». Un choix hautement symbolique donc, puisque sous ses trois marques se dessinait trois choix politiques :
Rester chez Adidas revenait à un statut quo dont personne ne se satisfaisait, surtout depuis le nouveau maillot extérieur rouge des Bleus. Il fallait du changement, mais pas ça ! Puis après tout, les trois bandes ne lâche que 10 millions d’euros par saison.
Nike voulait incarner le changement mais, explicitement, aussi le virage total vers le marchandising et le mercantilisme de l’équipe de France : Une institution qui fait de la publicité quoi… C’est tendance ces derniers temps.
Airness incarnait un choix audacieux, celui d’une succes story à la Française d’un patron issu des banlieues black, blanc, beurre qui a réussi dans un business sinistré dans notre pays avec des ateliers derrière le stade de France. La faute à des ptits gars aux yeux bridés qui bossent chez Nike et Adidas.
Le seul défaut, l’idée d’un nouveau tricot national très (ultra) moulant a dû refroidir bien des dirigeants, qui, à la cinquantaine passée, ne sont pas dans une bonne position pour mettre en valeur leurs abdos... Le sens commun de l’esthétique les en remerciant infiniment. Pourtant Lille, Auxerre, Nancy et Nantes font confiance à la panthère.
Le diable s’habille en Nike.
La loi du plus offrant l’a donc emporté. La virgule remporte le marché et fournissant la modique somme de 320 millions d’euros sur sept ans et demi. Soit un peu plus de 42 millions d’euros par saison. La FFF assume avoir choisi la formule la plus intéressante financièrement et donc vendu l’âme des bleus au plus offrant en quadruplant l’offre actuelle. Offre qui maintiendra à flots le football amateur (ce qui sera mis en avant dans les jours prochains), mais surtout les comptes assez instables de la fédération qui sortent pourtant de la phase purgatoire de l’après-simonet.
Le maillot bleu est aujourd’hui le nouveau le plus cher du monde. Devant les 30 millions d’euros que donne Umbro pour habiller les onze Anglais pas foutus de se qualifier pour l’Euro, mais qui en vendent des dizaines de milliers.
Ainsi ce ne seront plus des trois bandes dont la France se foutra de la gueule en voyant les maillots « pitch » de la Coupe de France. Des maillots Nike fabriqués par des petits Pakistanais payés 3 dollars par jour (Même si Adidas fabrique en Chine). Mais au moins, à ce prix-là, ils seront un peu plus près d’une étoile…
22 février 2008
Affaire Ouaddou : l’aveu de faiblesse.
Les insultes racistes qu’Abdeslam Ouaddou a pris pour lui avec sa réaction et surtout celles de la France bien pensante qui en ont découlés ne font que confirmer ce qui paraît évident: Au quotidien, rien n’est fait pour endiguer le « problème ». Par contre les communications tournent à plein régime.
Une fois de plus les commentaires de tout bord (professionnels ou non) se sont rangés derrière la terminologie habituelle du « pseudo supporter » qui « n’a pas sa place dans un stade ». Nous voilà bien avancés quand même !
Car si Ouaddou a réagi en tant qu’homme doué d’une sensibilité et d’un ego, ce n’est pas vraiment ce qu’on demande, hypocritement, à un joueur de football. Capitaine, qui plus est.
En allant lui-même au contact du supporter messin qui vociférait dans sa direction des propos racistes (selon un document de l’Équipe TV , les insultes étaient destinées au joueur de Metz Babacar Gueye, mais ça ne change pas grand-chose au dossier), Ouaddou ne s’est plus comporté comme un joueur de football, mais comme n’importe qui. Et l’hypocrisie est bien là. À ce titre l’arbitre, Damien Ledentu, fait bien de lui mettre un carton jaune, puisqu’il ne se comporte plus comme un footballeur. Ce qui est moins normal c’est que ce dernier ait ignoré les réclamations des joueurs durant la première période du match comme l’indique Ouaddou dans son interview à l’Équipe : « Lors d'un arrêt de jeu, j'ai signalé à l'arbitre que des insultes racistes venaient d'une tribune. On voit sur des images de la télévision que je lui montre avec le doigt ce coin de tribune. M. Ledentu m'a juste dit de rester concentré sur mon match... Et José Saez, mon coéquipier, le lui a également signifié à deux reprises en quelques secondes. Je demandais seulement à l'arbitre de m'écouter, afin qu'il prévienne le délégué pour qu'une décision soit prise. Pas celle d'arrêter le match, mais au moins d'évacuer cette ou ces personnes du stade ». Ce qui a, semble-t-il, été fait durant la mi-temps.
Et encore un procès à l’arbitrage :
S’en est suivi un week-end d’attaques contre l’arbitrage de Ledentu, qui, à défaut d’avoir été intelligent, a au moins suivis les règles. Je m’explique. Histoire de se dédouaner au plus vite, la Ligue Professionnelle de Football a très vite diffusé nombre de communiqués aux différentes rédactions, trusté les journaux de 20 heures et mis en home de son site, le texte de règlement qui indique ce que doit faire un arbitre en pareille situation :
« S’agissant de banderoles, elles doivent êtres obligatoirement retirés par les services de la sécurité (Directeur de l’organisation et de la sécurité et ses services)
S’agissant de manifestations sonores racistes provenant d’un groupe restreint, les individus devront être « gérés » par les services de sécurité (retour au calme ou expulsion)
S’agissant de manifestations sonores racistes d’un plus grand nombre, en liaison avec les Directeurs de l’organisation et de la sécurité, un message de prévention (contenu à définir par les Directeurs de l’organisation et de la sécurité) validé par la CNMSA est lu par le speaker pour mettre en garde le public visé.
Si les directives sont suivies d’effet, la rencontre se poursuit normalement sans interruption du jeu.
Après un certain temps marquant une volonté délibérée de la part des contrevenants de ne pas respecter les directives données, le délégué principal demande alors à l’arbitre l’interruption du match.
Un message d’information est alors lu par le speaker pour avertir le public des motifs de l’interruption du match ».
On remarque donc que la LFP met davantage les services de sécurité en avant que l’arbitre qui n’intervient que dans cas extrême, cela semble implicitement dit. À l’heure où l’on loue volontiers les stades ultramodernes et les dizaines de caméras qui nous fliquent en tribune sans compter les différents agents de sécurité, des RG ou de police qui rôdent dans les tribunes dîtes à risques, la LFP fait donc appel à ces professionnels du maintien de l’ordre plutôt qu’à un arbitre. Ce dernier est surtout payé pour surveiller les 22 joueurs et éventuellement les bancs de touche quand le quatrième arbitre discute de trop avec le délégué qui ne sert à rien d’autre que prendre note de ce qui se passe.
Frédéric Thiriez, le patron de la LFP en a remis une couche chez Pujadas déclarant que « face à des comportements absolument inadmissibles, la seule réponse est la plus extrême fermeté dans la répression. On ne veut plus de ces individus racistes ou violents dans nos stades ». Ce qui revient à prendre la parole sur le service public pour dire « non à la guerre » ou « le SIDA, ça craint ». Pour un tableau parfait, il fallait évidemment que le sous-secrétaire d’État aux Sports, Bernard Laporte, aille faire acte de présence aux côtés du joueur sous une forêt de caméras et d’appareils photo crépitant mille flash et déclarer avoir « eu le préfet de Moselle et il va appliquer la sanction de trois mois car il ne peut pas appliquer plus », mais « le sport et qui plus est le monde professionne l » ne doit « pas laisser passer ce genre de comportement ». Car dans la grande habitude de la real politique (car l’affaire est devenu politique), l’on a demandé à faire du supporter messin un exemple en lui appliquant une interdiction de stade d’un an, quand le texte dit trois mois.
Agir au lieu de réagir
Débats démagogues (voire populistes), café du commerce et conclusions définitives. On sous-entend à longueur d’apéro qu’un supporter n’est pas raciste ou n’est pas un supporter. Sans s’en rendre compte, on aurait tendance à idéaliser les tribunes comme s’il n’y pouvait pas y avoir ni plus, ni moins qu’abrutis qu’ailleurs. Bonne morale oblige (dont il est question du retour à l’école), oser dire qu’il y a des racistes dans tous les stades du monde relève de la collaboration éhontée. Pourtant il suffirait de croiser toute bonne étude sur le sujet pour se dire qu’environ 30% des Français seraient racistes (dont celle de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, dite CNCDH). Mais aucun dans les stades !
La vraie question en appelle bien plus que des interdictions de stades pour un an ou même plus. Le racisme est un phénomène social pandémique. Que faisons-nous (citoyens, État, entreprises, législateurs…) au quotidien pour lutter contre le racisme ? Pourquoi le racisme serait le seul problème des stades et donc de seulement les clubs, supporters, police, commentateurs sportifs (hautement qualifiés en études sociologiques selon les théories des cafetiers Marcel et Roger) ?
Une fois de plus, les divers responsables politiques et publics dans cette affaire se seront vite dédouanés en priant de renforcer encore plus la répression au détriment de la prévention. Mais que sera-t-il fait d’ici trois mois ? Trois ans ? Quand Metz sera officiellement en Ligue 2 et l’histoire oubliée ? Mais pas les racistes…
Histoire de marquer le coup, la LFP (à l’initiative de l’UNFP, demandent aux joueurs de L1 et L2 d’arborer ce week-end un t-shirt : « Racisme… Plus jamais ça ! » comme c’est mignon ! De là à dire que de cette affaire il ne restera qu'un t-shirt...
13 février 2008
Le championnat Anglais se briderait bien les yeux…
Extrêmement suivi à l’autre bout du monde, le Président de la Premier League, Richard Scudamore, envisage d’ici 2011 une 39è journée qui se disputerait en Asie. Taulé général de la part des clubs, des joueurs, des entraîneurs, de la fédération et des instances européennes. Mais le pavé a bien été jeté dans la marre.
Si des naïfs croyaient encore en un football honnête où l’argent ne serait pas seul décisionnaire, il est grands temps pour eux d’aller se jeter du haut du Westminster Bridge les pieds dans 50 kilos de ciment. Le grand patron du championnat Anglais, Richard Scudamore, a annoncé le projet de délocaliser la Premier League en Asie pour une inédite 39è journée, soit 10 rencontres de plus. « Je pense que le temps est venu pour une telle idée », disait-il début février. L’idée, elle vient des Etats-Unis (et donc pas étonnant qu’elle fasse son entrée européenne par la succursale britannique) lorsque la NFL délocalisa, l’automne dernier, une rencontre de la saison régulière de foot us. À Wembley, les futurs vainqueurs du Superbowl, les New York Giants, ont pu massacrer la pelouse anglaise et disposer des Miami Dolphins (13-10). L’opération fut un succès. Scudamore voudrait bien reprendre l’idée, car comme pour le match us, les résultats de ces 10 autres matchs compteraient dans le classement final de la Premier League. Sur terrain neutre, nul besoin de match retour. L’Asie n’est qu’un premier pas, l’Amérique et le Moyen-Orient (Dubaï, Qatar) sont envisagés.
Levée de bouclier
Le pavé dans la marre avait-il à peine éclaboussé le déjà très remuant championnat le plus riche du monde que les réactions fusaient déjà. À commencer par le Ministre Anglais des Sports, des Médias et de la Culture, Andy Burnham, venu faire le pompier de service tout en nuances : « Faire jouer une partie de notre championnat dans d’autres pays soulève des questions pour les supporters et les autorités du football anglais et mondial. Créer une journée supplémentaire est également un problème pour l’intégrité de la compétition ». Et l’intégrité ainsi que la crédibilité des championnats asiatiques également. Car le championnat anglais est une véritable plaie pour le football asiatique. Les jeunes supporters Chinois se tournent en effet volontiers vers Arsenal et Manchester United plutôt que Shenhua ou Shandong. Enfin une délocalisation dont ne veulent pas les Asiatiques peut-on dire et lire avec le communiqué de Mohamed Ben Hammam, le Président de la Confédération Asiatique de Football (AFC) : « A mon avis, ce n'est pas une bonne idée d'organiser des matches de championnat national sur un territoire autre que le sien. (...) J'ai recommandé au Comité exécutif de l'AFC de rejeter toute initiative de cette nature, a-t-il ajouté. Nous allons demander aux fédérations membres de l'AFC de protéger leur championnat national et leurs clubs sur leur territoire. C'est notre position. » De son côté, l’UEFA ( à qui l’on n’avait pas encore demandé son avis) a aussi répondu par l’intermédiaire de son Président, Michel Platini, qualifiant l’idée de « blague » et argumentant que « cette idée comique ne sera jamais acceptée par la FIFA, les supporters et les fédérations nationales. Le football n'est pas un cirque qui voyage. » La dernière phrase étant pour les naïfs du haut de page qui n’ont pas encore sauté…
Wenger défend http://arsenal.tom.com
Les premiers concernés sont tout aussi sceptiques que les instances devant une telle idée. L’argument majeur étant tout simplement d’écourter des vacances qui ne sont déjà pas longues. Beaucoup s’interrogent sur la pertinence d’une telle mesure à l’heure de la surcharge des calendriers. Tous ? Non ! Un irréductible Alsacien pousse encore et toujours le bouchon monétaire un peu plus loin. Arsène Wenger est le seul entraîneur des 20 clubs de Premier League à trouver l’idée plutôt bonne étant donné qu’Arsenal possède une version de son site en Chinois, Thaï et Coréen et que plutôt que de se taper une tournée asiatique au mois de juillet, autant fusionner la tournée « vente de maillot » de juillet avec celle de mai… Pas con. Pas étonnant donc, que son meilleur ami de la Premier League, Sir Alex Ferguson, le manager de Manchester United, rejoigne lui aussi l’opposition qualifiant ironiquement le projet de « merveille d’idée ». Cependant Man Utd n’est pas le dernier club Anglais à parcourir le monde pour asseoir une notoriété et vendre des maillots.
La 39è journée de championnat sera débattue tout au long de l’année et la question tranchée d’ici janvier 2009 pour une entrée en vigueur (éventuelle) lors de l’exercice 2010/2011. Ça n’a, à priori rien à voir, mais à réfléchir de la sorte, il ne faut pas s’étonner de l’absence des Anglais à l’Euro.
12 février 2008
668 millions d’euros et le droit de payer !
Victoire pour la ligue de football professionnel et Frédéric Thiriez ! Les droits télévisuels de la ligue 1 coûteront désormais la modique somme de 668 millions d’euros par saison. Cerise sur le gâteau, le téléspectateur devra payer pour la Ligue 1. France 2 foot disparaît.
Le pari était osé, on s’est même dit qu’il était suicidaire. Quitte à aller au clash avec son diffuseur historique : Canal +. La LFP et les Présidents des clubs de L1 assuraient vouloir une manne financière supérieure à celle des trois dernières saisons. Finalement Canal + et Orange vont payer à eux deux 668 millions d’euros par saison de ligue 1 pour accéder aux droits télés et Internet du sitcom préféré des Français. Mais pas de panique, nous aussi on va payer !
Pas de bol, France 2 a été trop court (forcément quand Nicolas Sarkozy annonce que la publicité va disparaître sur le service public audiovisuel) et perd son France 2 foot qui devait encore convaincre plein de gens de toute façon. Le magazine du dimanche midi passe également sous juridiction Canal. Mon petit doigt me dit tout de même qu’il devrait être en clair. La bonne nouvelle c’est que Philippe Lucas et Guy Carlier n’auront plus à nous faire croire que le café du commerce a besoin d’une carte de presse.
Ligue 1, Football 0
Avec tout ce pognon, il ne faut pour autant pas se mettre le doigt dans l’œil. La ligue 1 ne va pas pouvoir se payer les stars du football mondial tant réclamé pour son diffuseur, ni même garder Benzema, Nasri, Ben Arfa quand les gros clubs d’Europe se mettront en ordre de bataille.
Il faudrait commencer par rétablir une échelle des salaires adaptés. Trop de joueurs moyens sont surpayés. Le salaire moyen de la ligue 1 tourne autour des 40 000 euros nets par mois, hors primes. L’idée n’étant pas de rentrer dans le cliché du trop payés. Mais de garder les bons joueurs du championnat qui n’en sont pas pour autant les stars comme Utaka (Portsmouth), Grafite (Wolfsburg) ou De Melo (Palerme) à un coût. Il faut l’avouer, ça fait mal au cul de voir ces bons joueurs partir dans des clubs qui ne jouent pas vraiment l’Europe non plus.
Depuis trois ans, les clubs de Ligue 1 ont profité de la manne de Canal + (payé sur un argument de poids qui était le suspense du championnat) pour combler leur découvert comme tout le monde (Toulouse). En ont profité pour améliorer les centres d’entraînement (Lille, Bordeaux, Paris) et lâcher quelques ronds aux investisseurs tout surpris de voir le football de temps en temps rentable. Il n’était donc pas question d’investir dans les stars…pffff ! Vous alors !
Financement de l’euro 2016
Et avec ce nouveau contrat de quatre ans, il ne va pas être non plus question de stars à gogo, mais de rattraper le retard de la France sur ses stades par rapport aux copains Allemands et Anglais. Histoire d’organiser l’Euro 2016 si possible. Mais surtout pour lever de meilleures recettes lors des matchs avec des stades plus grands et mieux équipés… des boutiques vendant toutes sortes de choses à des prix exorbitants parce que estampillé et dont sont très friands les supporters. Dans un budget annuel, un stade de 40 000 places au lieu de 20 000 fait une différence significative. Le schéma c’est donc Canal + - LFP – Clubs – Stades – Euro 2016 – Clubs, FFF et État.
La semaine dernière, la France du football a décidé d’enfin entrer dans le XXIe siècle. Il était temps, mais de là à dire que le football y gagnera autre chose que du pognon…
Reprise de la ligue 1 : Ce qui change à la télé.
Dossier Stades

