Rigolons un peu avec le sport

Je poste moins ? Oui ! Retrouvez moi sur myfoot.fr !

26 avril 2008

Épisode 6 (et fin) : Où il faut trouver le moyen de faire cohabiter madame et le foot.

xbox_360_telecommande_v2Déjà qu'il fallait lutter avec moi-même sur l'intérêt d'un Strasbourg-Lorient, voilà que la concurrence déloyale féminine fait son entrée autour du stade et de la télécommande. Le dernier épisode méritait bien un peu de machisme!

Ça on ne m’avait pas prévenu ! L’activité télévisuelle et sportive ne colle que très moyennement avec le genre féminin. Que ça soit Aurélie, Neïla, Maud, Laure, Solenna ou Stéphanie, le schéma s’est produit et reproduit, encore et encore. Au début on croit toujours que ça va pouvoir succomber à l’appel du crapaud : Cohabiter. Toutes sont allées avec moi au stade découvrir ma passion de la chose sado-maso porte de Saint-Cloud qu’est le PSG. À chaque fois c’est pareil ! (Comme dit l’autre) Mademoiselle est sous le charme. Et oui, messieurs, emmener la future nana au stade, ça permet d’emballer. J’ai des statistiques d’enfer au Parc des Princes si vous voulez tout savoir !
Mais un jour ou l’autre l’altercation a lieu, de manière plus ou moins frontale. C’est le foot ou moi lit-on dans le visage de la fille. Parfois même il y a des menaces, des ultimatums.
Parce que le résultat du week-end influe sur les relations sociales. Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si Paris a gagné. Au contraire ça sera la fin de monde en cas de défaite avec des circonstances aggravantes, type OM, au Parc ou injustement (j’vous raconte pas les trois en même temps). Le pire reste à lire ! Parce que si je tire la gueule, normale que mademoiselle trouve ça chiant parce que, pour une fois, elle n’y est pour rien ! Mais que dire de cette remarque (parfois pertinente) que le foot influe davantage sur ma vie sociale et mes rapports aux êtres humains qu’elle. Je vous laisse imaginer la suite à grands coups de menaces sur l’abonnement à Foot +, Canal + et même Eurosport. À la maison, c’est madame qui porte la culotte me direz-vous ? Non pas vraiment pour la télécommande. Mais ainsi il en va de la paix des ménages, il faut savoir sacrifier le match estival de l’Équipe de France, le premier Tour de la Coupe de France et le Lens-Sochaux de samedi dernier. L’été repos ! Pense-t-elle ! Quelle ne fut pas sa déception à l’annonce du calendrier à venir : Roland Garros, Euro, Tour de France et Jeux Olympiques. À regretter la Coupe du monde !
Toujours est-il que j’ai encore deux autres quarts de siècle à vivre (logiquement), voire trois (de manière optimiste). Alors ma chère et tendre, il va falloir faire avec ! L’homme est foncièrement polygame, j’ai encore entendu Brigitte Lahaie le dire cet après-midi !

Posté par beni2503 à 01:07 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 avril 2008

Épisode 5 : Quand la télé devient réalité

ftgsdm01Et oui on poursuit les fouilles archéologiques de ma mémoire, mais l'on franchit le cap de la schizophrénie où les messieurs en short de la boîte à troubadours deviennent des être humains.

Les années 2000, c’est aussi l’époque de mes premiers contacts directs avec des joueurs de football professionnels. Je croise Ali Benarbia et Pierre Ducrocq au Durand Dupont à Neuilly. Ils n’ont pas l’air aussi meurtri que moi de la défaite de la veille. Je pars skier au mois d’août 99 à Tignes. Hôtel de l’équipe de France squatté par l’Olympique Lyonnais (Le Montana). En fait, on ne savait pas où l’on foutait les pieds (ma mère ayant fait la réservation). En arrivant à l’hôtel, mon ami Guillaume et moi tombant sur un gars qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Patrice Carteron dans l’ascenseur. Regards gênés, franchement timides, n’écoutant que mon courage j’ose poser la question : « Excusez-moi monsieur, mais vous ressemblez beaucoup à un joueur de Lyon, Patrice Carteron ? » Sans me traiter de haut il nous répond : « C’est normal c’est moi ! ». Gloups !
« Et vous êtes ici en famille ? »
« Non toute l’équipe est là, on est en stage de préparation… » L’ascenseur arrive à son étage, il descend nous souhaitant un bon séjour. Les  portes de la cabine de fer se referment, silence et « OOOOOOOOOuuuuuuuuuuuuuaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiissssssssss ! » trop bon !
Et oui ça a été trop bon cette petite semaine. Plein de souvenir et d’anecdotes entre Pierre Laigle qui siffle 4 peintes de bières sur le France-Espagne de l’Euro basket, les sortis de dîner à prendre le digestif avec Sonny Anderson, la gourmette à peine plus lourde qu’un âne mort de Tony Vairelles qui fait admirablement la planche dans la piscine, Alain Caveglia qui m’insupporte, ce grand autiste de Frédéric Kanouté, Bernard Lacombe qui ressemble à un être humain… Et les deux VTT de l’équipe qui manquaient l’appel un après-midi où l’on avait décidé d’aller se balader. On s’est même retrouvé un soir en club discothèque avec eux, défoncé à la vodka sponsorisée par Jean-Michel Aulas.

Posté par beni2503 à 00:14 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

Épisode 4 : Les années 2000 où tout fout le camp, l’overdose.

seringueComme prévu, l'envie s'est faite démolir par le ski bonheur, alors le roman photo des vacances à Tignes ça sera pour une autre fois. Sinon, va pour l'épisode 4 de ces quart de siècle.

Deux plus tard, on gagne l’Euro 2000. Jamais personne n’avait triomphé à l’Euro étant champion du monde en titre. Juste l’Allemagne avait fait l’inverse en remportant l’Euro 88 avant la Coupe du monde 90. Une époque où les germains disaient que le football se jouait à onze et que les Allemands gagnaient toujours à la fin. Pour la finale de Rotterdam, je suis à nouveau à l’étranger :  Tenerife. Le match sur la BBC, c’est chiant, mais qu’importe, pas besoin de commentaires pour voir Henry encourager les Italiens à reboucher les bouteilles de champagnes quand Wiltord égalise à 1-1. Quand Trezeguet nous a donné la gagne, je me souviens de la gueule hallucinée de mon frère qui n’en avait strictement rien à faire du foot. Lui son truc, ce soir c’était de passer trois heures au téléphone avec la nana qui partage toujours sa maison, son lit, sa voiture…
Les années lycée sont une période de folie perpétuelle, d’excès dans de nombreux domaines. Je suis fan de l’équipe de Dimanche, je prends un pied pas possible à voir à tout prix les buts d’un Santander - Celta Vigo ou d’Empoli – Reggina (oui à l’époque Canal + les montrait !). Je calque mes week-ends et ma vie sociale en fonction de la journée de championnat. Je rentre du Kfé Court pour le match de 17 heures sur Canal, même si c’est pour un Toulouse – Monaco… Le problème, c’est qu’en 2002, la branlée sénégalaise et la pub d’Adidas avec la deuxième étoile me font monter un sévère excès de ballon rond, je trouve du réconfort dans le tour de France.

Posté par beni2503 à 12:09 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 avril 2008

Épisode 3 : Merci Kostadinov…

kostadinov_france_bulgarieAnniversaire et quart de siècle me poussent par une force surnaturelle à m’imposer le traditionnel exercice du bilan. Après tout ça vaut bien ça des noces d’Argent ! N’écoutant que ma mégalomanie, je décide d’en faire plusieurs épisodes !

D’autant que quelques mois plus tard arrivent ce fameux France-Bulgarie ! Entres temps, je suis tombé amoureux du PSG. J’ai même acheté la cassette vidéo « le contrôle de la poitrine avec David Ginola » (si je la retrouve celle-là !). Parc des Princes, 1-1, arrêts de jeu, coup franc excentré foireux, perte de belle et 15 secondes plus tard Kostadinov donne du boulot aux guignols de l’info pendant six mois. Non, on n’ira pas en Amérique. Quand j’y repense, quelle mine il envoie lui… Pourquoi on ne va pas au mondial quand six mois plus tôt l’Ohème devient le premier club français à gagner une coupe d’Europe ? Paraît-il Marseillais et Parisiens (qui formaient l’essentiel du groupe France, dingue ça aussi !) n’arrivaient pas à s’entendre.

Du chaos dans lequel se retrouve le football français naîtra le groupe qui deviendra champion du monde en 1998, Zidane, Jacquet, Guivarch, Diomède... Tous champions du monde ! Et si les Bleus sont brouillons durant 5 ans, ce n’est pas le cas du PSG qui devient champion de France en 94, fait deux doublé Coupe de France-Coupe de la Ligue en 95 et 98, plus la Coupe des Coupes en 96, 5 demi finales de Coupes d’Europe d’affilées. Tout s’accélère en 1998. Pas de bol, je vis le mondial entre la France, la Grèce et l’Allemagne où je me retrouve en séjour linguistique. France-Croatie et Brésil-Croatie, je les vis avec des commentateurs teutons. Pour la finale, ma famille d’accueil organise une petite sauterie entre voisins (Non pas une partouze). On est huit, assis chacun sur une chaise en plastic. Je fais l’unanimité contre moi. Hors de question que les Französischen gagnent. J’vous dis pas la java que j’ai faite tout seul dans mon coin au moment où Petit marque le troisième but. Même si évidemment à la mi-temps, j’avais une sacrée banane ! J’ai rejoint la cinquantaine de Français qu’on était sur le König Platz d’Essen, on a fait « poliment » du tapage nocturne et même une vingtaine de secondes au journal du midi de la télé locale !

Bon sinon, je me barre toute la semaine à Tignes. Si vous êtes sages, je vous un roman-photo, mais ça dépendra d’une connexion Internet fiable et surtout gratuite.Je ne conçois pas une seconde de payer pour du wifi.

Posté par beni2503 à 01:30 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 avril 2008

Épisode 2 : Premier souvenir, Albertville 1992

248116Anniversaire et quart de siècle me poussent par une force surnaturelle à m’imposer le traditionnel exercice du bilan. Après tout ça vaut bien ça des noces d’Argent ! N’écoutant que ma mégalomanie, je décide d’en faire plusieurs épisodes !

Et d’ailleurs mon premier souvenir de sport télévisuel n’est même pas du football. Ce sont en fait Senna et Prost qui se tournent la bourre. Mais surtout les longues, très longues, après-midi assis (pas bougé) sur le canapé à digérer devant le Tour de France et Greg Lemond, et Miguel Indurain. Qu’est-ce que ça a pu m’emmerder le Tour de France… La chaleur écrasante des étés. La finale de Bari que l’Ohème perd aux tirs au but me passe assez dessus du crâne, même si je me souviens relativement bien du match.
Les Jeux Olympiques d’Albertville de 1992 ont eu une espèce de facteur déclanchant, le patient zéro. Plus tard, lorsque j’allais au ski, je me souviens qu’on passait tout près du site de la cérémonie d’ouverture. Cette espèce de place avec ce grand pylône qui rouille le long de l’autoroute d’où jaillissaient des filles en élastique.
On gagne 9 médailles et la médaille de Franck Piccard en descente a un côté très attendrissant pour moi. Cette combinaison verte et rouge/orange je vous jure…
1992, année olympique sur toute la couture. Mais avant il y a l’Euro Suédois. Pas de quoi casser trois pattes à un canard. Dans mon inconscient, je fais un rapprochement entre la finale de Bari et l’échec en Suède qui conclut à ce que la France et le football, ça fait deux. Au mieux. Je me souviens du Allemagne-Pays-Bas du groupe B. (À l’époque le championnat d’Europe se jouait à 8 !) et ce but de Rijkaard au tout début match. J’avais dit « ça fait but » avant même qu’il frappe le cuir !
Et puis Marie-José Perec qui devient championne olympique du 400 mètres. Quelle gazelle ! Et ça bien avant la théorie des chinois du FBI à Sydney !

Posté par beni2503 à 22:28 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2008

25 ans de sports

275221_1046811_303_227Anniversaire et quart de siècle me poussent par une force surnaturelle à m’imposer le traditionnel exercice du bilan. Après tout ça vaut bien ça des noces d’Argent ! N’écoutant que ma mégalomanie, je décide d’en faire plusieurs épisodes !

Épisode 1 : C’est quoi le sport ?

Il est assez paradoxal de s’auto persuader d’avoir été conçu dans la défaite de la demi-finale de Séville en 1982. Sans avoir vu le match avant mes 17 ou 18 ans, Schumacher éclatant la gueule de Battiston ça fait déjà un peu parti de moi. Amoros qui dit « tu » à la barre également. Sans cette amère défaite, je n’aurais pas été conçu tel que je suis ou alors ça aurait été un autre moi, peut-être que je n’aurai jamais rien compris au sport, peut-être n’aurais-je pas cette tendresse particulière pour les perdants qui fait de moi un abonné du PSG et non un technicien économique du football comme ceux qui garnissent, par milliers, les tribunes du stade Gerland.
Tout cela renvoie à la psychanalyse et ce n’est pas le but de ces lignes. Même s’il est impossible aujourd’hui d’ignorer l’importance du sportif de haut niveau préféré. Y compris au niveau de ses valeurs morales et surtout en tant que jeune être humain tentant de s’affirmer.

J’aimerais vous dire que mon premier souvenir de sport est la victoire de la bande à platoche à l’Euro 84. Pfff rien du tout, l’Euro 1984, du haut de mes juste un an, m’est passé bien au-dessus de la tête. À vrai dire, comme tout le reste mesurant 87 centimètres…

La victoire de Noah à Roland Garros en mai 1983 ? Je devais encore être légèrement collant… Je n’ai pas connu Guadalajara, Séville et Los Angeles. Certain pensant que le football est mort au Mexique en 1986. En tout cas je ne garde pas un souvenir impérissable du mondial Italien de 1990. Les années 1980 et leur cortège de shorts kitch au possible. Un billet que Platini ne pensait pas une seconde que son t-shirt de la publicité pour le jus d’orange Cedou serait mis aux enchères… Le football serait mort le jour où les cheveux des joueurs sont devenus plus courts que leurs shorts disent certain. Et ma relation avec lui dans tout ça ? Morte née ?

Posté par beni2503 à 01:04 - 25 ans de sports - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1