2908489528_19f1f_ccbfaDéjà considéré comme une vache à lait, le public parisien a souffert le martyr avec le non match du PSG face à Kayserispor. Environ 25 000 spectateurs ont payé un billet pour un courant d'air d'une heure et demi.

A-t-on aujourd'hui voix au chapitre dans le football ? Nous supporters, public, spectateurs... Les gens qui vont au stade et payent leurs places. Hier soir (jeudi), j'étais au parc des princes pour le match retour du premier tour de la coupe UEFA : PSG – Kayseripor. Si les parisiens avaient remporté le match aller 2-1 en Anatolie, le suspense était réduit à éviter une bourde type Maccabi Tel-Aviv. Paris en mal de but, la qualification assurée à 95%, PSG avait l'occasion de travailler son rendement offensif (7 buts en 10 matches toutes compétitions confondues).
Il n'en fut rien ! Paris a balancé son match afin de se préserver pour le suivant (déplacement dimanche à Nancy). Pancrate a raté l'immanquable, Hoarau laisse de plus en plus perplexe devant le but malgré une participation au jeu toujours intéressante. Les parisiens ont tenu le ballon, les Turcs s'en foutaient tout autant et auraient pris une valise face à une équipe joueuse. Balancer un match de coupe d'Europe est une spécialité Française et Paris sait si bien s'adapter à son adversaire surtout lorsqu'il est médiocre. Le match fut chiant à en bailler, le tout lors d'une soirée fraîche et venteuse. 0-0 et une crève, la passion a un prix et impose des sacrifices. Il est vrai que le public parisien a tellement été gâté ces dernières années...

État d'esprit es-tu là ?

PSG___Nantes_CF_1981La vache à lait dans le public a droit au respect et voir son équipe disputer la rencontre et jouer la gagne. Où est passé l'esprit du PSG – Nantes de la coupe de France 1981 ? Cette épreuve se jouait alors en matches aller-retour. Étrillés 3-0 à Nantes au match aller, les Parisiens inversent la tendance et mènent 2-0. Au retour des vestiaires, un trou d'air Parisien permet au canaris de revenir à 3-2. Qu'importe, les Parisiens auront à coeur de gagner la partie et s'imposent 5-3 bien qu'éliminés. Nantes passe au bénéfice des buts à l'extérieur. Indépendamment de la qualité des joueurs, verrait-on un état d'esprit comparable aujourd'hui ?
Il ne s'agissait que d'un match retour de premier tour de C3 sans enjeux, ni gloire à récolter. Il ne sert à rien de comparer avec les autres matches de la saison, ni même de tirer une extrapolation du contexte parisien actuel (deux défaites de rang en championnat). Le public n'est pas là pour payer sa place et fermer sa gueule peu importe le résultat et surtout la manière.

La coupe UEFA, on en veut pas !