30 septembre 2008
Hoffenheim : Petit, mais costaud !
Le promu en 1.Bundesliga brûle les étapes dans le paysage du football Allemand au point d'être la belle surprise de ce début de saison. Vendredi les joueurs de la banlieue de Sinsheim (dans le Bade-Wurtemberg) ont fait le spectacle à Brême malgré la défaite. Présentation.
Quel beau championnat Allemand ! Le semaine dernière on vous parlait du du carton 5-2 du Werder Brême sur le terrain de l'Alliance Arena du Bayern Munich. Le week-end dernier, les brêmois ont repassés cinq buts à leurs adversaires de la TSG Hoffenheim, pour un match à 9 buts. Oui 5-4 entre le Werder Brême, le pensionnaire le plus assidu en C1 de ces dernières années en C1, et le petit promu Hoffenheim qui vient de l'étage inférieur... des étages inférieures. Les hommes de Thomas Schaaf ouvre le score par l'intermédiaire de Mesut Özil (qui avait déjà inscrit un doublé à Munich), se font rejoindre à 1-1 par Demba Ba (le Sénégalais formé au Havre), puis lâchent les chevaux et mènent 4-1 à la demi-heure de jeu. Les Dorfverein se reprennent en entament une folle remontée; Salihovic, Ibisevic (l'ancien éphémère parisien) sur penalty et Compper. Vous comptez bien, on est à 4-4 ! Per Mertesacker se fait expulser côté brêmois à l'heure de jeu, ça sent le sapin au Weserstadion ! Finalement, Mesut Özil s'offre un doublé et le Werder s'impose 5-4, mais toute l'Europe fait connaissance avec Hoffenheim vivifiant 6è de Bundesliga après l'avoir dominé durant les deux premières journées. La dernière que j'ai vu neuf buts en un match en Ligue 1 c'était le Saint-Étienne – Montpellier (5-4) de la saison 1999-2000.
Une croissance aux hormones.
Hoffenheim est une ville de 3 300 habitants. Cette seule phrase laisse à méditer sur les circonstances fâcheuses qui ont entraînés un tel enchainement d'évènements improbables et délirants pour voir une ville 10 fois plus petite qu'Auxerre au sommet du football germain. Lah ! Point de faille du continuum espace-temps, ni magie noir. La TSG Hoffenheim a le bonheur d'avoir dans ses anciens licenciés une des plus grosses fortunes du pays à avoir Dietmar Hopp. Car auparavant, Hoffenheim était à sa place sportivement parlant. L'ancien club de Gymnastique (puis de football à partir de 1945) végétait tout en bas des divisions régionales et c'était bien normal. Dietmar Hopp co-fonde SAP, le groupe informatique, et fait fortune. Fan de football, un brin mégalo il préfère rêver de voir son club de sa ville natale en première division que de se payer un club déjà établie plus haut à l'instar de n'importe quel Roman Abramovitch (Chelsea) ou famille royale du Qatar (Man City) venus. Il rachète le club en 1989. Le club est alors dans le groupe A de la Kreisligen ce qui constitue la huitième division. Avec de l'argent tout va plus vite et les échelons défilent sans toujours marquer les paliers de décompressions ni faire l'ascenseur : Bezirksliga, Landesliga, Verbandsliga, pour la saison 2000-2001, le club est en Regionaliga, la troisième division Allemande. Un progression de cinq divisions en onze saisons sans fusion, ni rachat de licence.
Il fallait un entraîneur pour franchir le cap.
Se déplacer à Sisheim-Hoffenheim devrait être comme un déplacement à Romorantin ou Raon l'étape en France. Une plaie et normalement une victoire au bout du compte. Le club marque le pas dans cette division qui est déjà très grande pour une ville où les vampires sont maîtres des rues la nuit et où les loups sont les gardiens de la forêt voisine. Dietmar Hopp constate le chemin accompli, mais ne rêve que de Bundesliga, de professionnalisme avant d'imaginer plus haut. Marre d'avancer d'une place en une place en Regionaliga. Le Président recrute en 2006 (et c'est là que tout change) Ralf Rangnick, l'ancien entraîneur de Ulm et Stuttgart laissé libre depuis fin 2005 par Schalke 04. Les effets se font voir d'entrée, une promotion en 2.Bundesliga. À peine le temps de prendre ses aises, les dorfverein (bouseux) mettent les sabots dans l'élite au nez et à la barbe de Kaiserslautern, Munich 1860 ou encore St.Pauli...
Des infrastructures à la traine. 
À la base, le stade la ville est à son image : Ridicule ! 6 300 places, dont 3 000 débout qui porte le nom de son financier tant aimé… Dietmar Hopp Stadion. Évidemment le club, s'il veut faire de vieux os dans l'élite, doit s'équiper d'une enceinte digne de ce nom qui ne plombe pas la moyenne d'affluence du championnat. 50 millions d'euros sont mis sur la table pour un stade de 30 000 places (pas plus, ça sera déjà assez compliqué comme ça de le remplir !) pour une livraison début 2009. Le boss envisage le naming plutôt que Dietmar Hopp stadion II ! Pendant ce temps et histoire de satisfaire aux exigences de la ligue, l'équipe première évolue au Carl-Benz-Stadion de Mannheim à 50 kilomètres de la maison.
Pas d'histoire, pas de passion.
Alors bien sûr le club n'a pas un vécu européen et n'a rien gagné au niveau national, même en 2.Bundesliga, c'est Mönchengladbach qui fut titré la saison passée. Du coup, les critiques vont bons trains à la vitesse des jalousies qui ont jalonné la progression du club. De l'argent, pas de supporters pour résumer. Comment remplir un stade quand la ville fait moitié moins que la capacité de l'enceinte ? Le club est haï des clubs comme Mayence, St.Pauli, Kaiserslautern qui estiment dommage qu'un si petit club prenne la place d'un des 36 clubs pros (on joue à 18 dans les deux Bundesliga). D'autant que le marché des transferts du club peut choquer à un tel niveau. La saison dernière Carlos Eduardo (20 ans à l'époque) a signé pour le club badois pour 8 millions d'euros ce qui constitue l'enveloppe totale des transferts de plusieurs clubs de 2.Bundesliga réunis. Pour comparer Loïc Rémy a signé de Lyon à Nice pour le même montant l'été dernier.
Des jeunes et pas de stars.
L'effectif n'a pas beaucoup bougé durant l'été et la volonté d'avoir des jeunes prometteurs signés sur le long terme et des joueurs revanchards peu connus (ou pas) n'a pas disparue. En se baladant dans l'effectif personne n'attire l'oeil et l'hémisphère qui contrôle la mémoire si ce n'est Vedad Ibisevic qui est passé au PSG du temps de Vahid Halilhodzic sans laisser de souvenir. Au soir de la 6è journée de championnat, il est, avec 7 buts, meilleur buteur de Bundesliga à égalité avec Patrick Helmes (Leverkusen) l'autre révélation offensive du début de saison. Sinon Salihovic, Ba, Compper, Öscan, Nilsson, Luis Gustavo et les autres vont peu à peu être davantage médiatisés...
En ce début de championnat, cette équipe joue crânement sa chance. Elle a commencé par deux succès de suite à Cottbus (0-3) et contre M'Gladbach (1-0) avec la première place au classement en prime avant de recevoir un premier carton contre le Bayer Leverkusen (2-5). 0-0 contre Stuttgart, victoire (4-1) contre Dortmund avant la défaite (4-5) du week-end dernier à Brême. Vous notez le calendrier de dingues de leur début de saison en plus. Il ne manque que le Bayern Munich et Schalke 04 qu'ils rencontreront les 6 et 13 décembre prochains.
29 septembre 2008
7è journée de ligue 1 : Paris coule, Marseille coince, Lyon rigole !
Lyon prend ses aises en tête du classement quand Marseille et Bordeaux patinent. Paris s'incline pour la première fois de la saison au Parc et Nantes s'enfonce dans la crise. Toulouse est deuxième de Ligue 1 !
Après avoir glané deux points par match en moyenne lors des cinq premières journées de championnat, le PSG marque un coup d'arrêt avec une deuxième défaite consécutive. Après avoir perdu à Saint-Étienne (0-1), les parisiens se sont inclinés au Parc des Princes face au promu Grenoblois (0-1) qui avait décidé de ne rien proposer si ce n'est une leçon de réalisme à un quart d'heure de la fin signé Nassim Akrour. Le terme générique de ce genre de match est : hold up. Mais les carences offensives parisiennes (4 buts en 7 buts) deviennent au fil des matches patentes, voire préoccupantes. On s'interroge sur le physique de Mateja Kezman (qui n'a rien apporté) qui se fait reprendre à la course par un défenseur alors qu'il a cinq mètres d'avance... Et si Guillaume Hoarau participe très honorablement au jeu de son équipe par son jeu aérien notamment, son manque de réalisme devant le but commence à agacer. Si le résultat pour les hommes de Paul Le Guen n'en a pas pâti à Caen (1-0), le résultat aurait pu être tout autre si l'ancien havrais avait converti ses grosses occasions devant le but à Saint-Étienne (0-1) et donc samedi soir contre Grenoble (0-1). Mais le football, c'était aussi des occasions ratées et la morale de l'histoire est rude puisque Grenoble est désormais 4è, Paris tombe à la 12è place. Une première défaite de la saison au Parc des Princes, qui est le stade qui voit le moins de buts cette saison (trois en tout), mais qui était également celui où les visiteurs n'avaient pas encore marqué (bon d'accord deux matches). Forcément la crainte (peut-être un peu prématurée) de revivre le même calvaire que la saison passée (7 défaites à domicile) est revenu dans les mots de Paul Le Guen : « Cela rappelle de mauvais souvenirs , mais il ne faut pas trop y penser et se dire que l'on peut encore rectifier les choses ». La faute à qui ? Indirectement à Claude Makélélé qui a obligé Stéphane Sessegnon a jouer plus bas (vers Jérémy Clément) selon les consigne du coach. Du coup, il manquait du liant entre le meneur créatif Béninois et ses attaquants, devant allonger la passer pour trouver Jérôme Rothen et Ludovic Giuly qui, en plus, ont roulé à l'ordinaire samedi soir. Nassim Akrour, profitait lui d'un marquage élastique de Ceara (qui nous étonnait de n'avoir pas encore fait de connerie cette saison) pour enrouler une frappe qui passait au dessus d'un Mickael Landreau avancé, mais juste sous la barre... Et dire que dans la semaine n a appris que Index Corporation a annoncé son désengagement du GF38 espérant récupérer 40 à 50 millions d'euros. Deux fois le prix de la vente du PSG à Colony Capital par Canal +.
Crise de nerfs à la Jonelière
C'est finalement le FC Nantes qui a coulé à Créteil (1-0 en coupe de la ligue) qui s'est présenté à D'ornano. Pas celui qui s'est vaguement repris contre Valenciennes (2-0) la semaine dernière. En une demi-heure, les caennais ont fait exploser les canaris par l'intermédiaire de Steve Savidan (au bout de 82 secondes), Fahid Ben Khalfallah et Benjamin Nivet. 3-0, le score aurait pu être bien plus lourd si les locaux n'avait pas décidé de lever le pied en seconde période et si Jérôme Alonzo n'était pas en forme. On peut parler d'un certain manque de respect. Un club qui mérite de prendre 7 buts doit en prendre 7, c'est peut-être ce qu'il devrait arriver à ce monument du football national (pas encore de National !). Caen est 5è, Nantes reste 19è. Toujours est-il que la méthode Baup se fait attendre et que le loft a réouvert ses portes pour y accueillir Thomas Dossevi, Guillaume Moullec, Marek Heinz, Eric Cubilier, Karim El Mourabet, Olivier Thomas et Nicolas Goussé. Le technicien nantais estime n'avoir besoin que d'un « groupe de 18 à 20 joueurs capables de renverser la situation ». L'opération commando a belle et bien commencé. Une autre opération commando a eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche. Des supporters nantais (déjà turbulents en tribune à Caen) ont tagués les bureaux de la Jonelière, le centre d'entraînement du FCN et commis quelques dégradations. On a pu lire des messages hautement philosophiques inscrit à la peinture blanche ou jaune sur les murs, les portail et les voitures quant à la direction du club : « Kita casse-toi enculé », « Praud dégage », « le FC Nantes nous fait honte », « Bougez-vous, trop payés ça suffit ».
Les buts du match :
Révolution de palais au FC Nantes :
Parlez moi de la vidéo...
Une première mi-temps de folie où Hatem Ben Arfa a laissé entrevoir tout ce qu'il pouvait apporter à l'OM cette saison. C'est d'ailleurs lui qui ouvre le score au stade Léon Bollée du Mans bénéficiant d'un contre favorable dans la surface sarthoise. L'inévitable Stromstad égalisait pour les locaux. 1-1 à la mi-temps, le match pouvait se résumer à une opposition entre deux des joueurs les plus beaux à voir dans ce pays, c'est-à-dire Ben Arfa et Gervinho. Marseille aurait pu gagner ce match comme le perdre, mais la presse préférera s'enticher à savoir si la tête de Samassa est effectivement valable plutôt que pointer le manque de réalisme des marseillais et leurs 27 tirs du match ! Canal se réserve son système du but finish pour les matches du dimanche soir, mais forcément l'abonné à foot + (supporter de l'OM en plus) aurait bien voulu savoir...
Niang aurait également pu bénéficier d'un (ou deux) penalty en première période. Bref, il y avait la place pour l'OM, mais ce match nul 1-1 le fait reculer à la troisième place tandis que le Mans recule (aussi) à la sixième place.
Les buts :
Toulouse se la pète
Un bon petit hold up des familles pour les toulousains qui ont trouvé ça marrant de ne rien proposer pendant 89 minutes face des Valenciennois qui s'arrachaient les cheveux. Et puis à l'entrée des arrêts de jeu, André Pierre Gignac réalisait la première frappe cadrée de son équipe du match (enfin c'est l'idée) et marquait son quatrième but de la saison grâce à Nicolas Penneteau qui déviait insuffisamment le cuir. L'effet rétro du ballon battait l'ancien bastiais pour un but gag. 0-1, un peu comme Grenoble, le TFC gagne à l'extérieur avec la mentalité de ne pas prendre de but et de jouer un contre à fond en seconde période, c'est le gros stéréotype du championnat de France. Si le manque de réalisme des joueurs de Nungesser est à pointer du doigt, ce ne sont pas pour autant les tirs valenciennois qui ont étouffés Cédric Carrasso avec 5 tirs cadrés sur 13. PSG-Grenoble, Valenciennes-Toulouse, elle est belle la ligue 1 de l'offensive du Président Thiriez. Mais à l'instar de Grenoble qui remonte à la quatrième place, les toulousains sont désormais seuls dauphin de Lyon avec 14 points tandis que VA se retrouve 15è. En illustration, le lien de toufoulcan, blog de BD et de cassoulet sur le TFC.
Nom : Mounier ; prénom : Anthony ; âge : 21 ans
21 ans hier soir, et un match plein avec deux passes décisives (franchement pour le but de Fred, Benzema fait quand même 90% du travail pour sa part) pour la nouvelle pupille du centre de formation maison. Il a donc « offert » deux buts à Karim Benzema et Fred (titulaire) face à un Ouaddou en touriste pour une victoire 2-1 contre Nancy (vous l'avez dit par un seul but d'écart !). On remarquera qu'une fois de plus la charnière centrale lyonnaise Cris-Bodmer qui en plus de prendre un but, stigmatise le manque de forme du Brésilien et la non spécialité du poste pour l'ancien lillois comme ce trou d'air sur une occasion nancéienne oubliant de prendre le premier poteau sur un centre de Dia. Précisément l'espace entre le centreur et l'angle premier poteau – 5,50 mètres. La première mi-temps de l'OL fut convaincante n'usurpant en rien sa place de leader du championnat, mais le relâchement en seconde période a faillit profiter à des nancéiens (14è) trop fébriles malgré la réduction du score de Pascal Bérenguer.
But Benzema :
But fred :
Vivement le ballon unique...
Il sera effectif d'ici la saison prochaine, mais en attendant l'équipementier monégasque et Bordelais, sous couvert d'une opération à but humanitaire, nous servi un Monaco-Lille et un Bordeaux-Saint-Étienne avec un ballon spécial. Sur le fond blanc était dessiné un planisphère en violet et bleu ciel histoire de rendre le ballon moins visible et bousculant un peu plus les habitudes des joueurs qui doivent déjà faire avec une demie-douzaine de marque différente dans le championnat. Sinon Monaco a montré que ça ne serait vraiment pas la fête cette saison avec un non-match sanctionné d'une défaite 2-0 contre Lille. Un score acquis en seconde période grâce à la réussite de Yohan Cabaye (dont on ne parle pas assez) et de Ludovic Obraniak. Les hommes de Rudy Garcia remontent à la 7è place pour la bonne opération du week-end tandis que Monaco pique du nez à la 13è place.
Bordeaux rate le coche
En conclusion de cette septième journée, Bordeaux recevait Saint-Étienne avec la possibilité de se rapprocher du podium. Occasion manquée puisque Verts et Marines se quittent dos à dos 1-1. Un but de Payet en première période pour la réaction de Cavenaghi en seconde. L'Argentin a raté un penalty en première période. Bordeaux est 7è et reste au contact du podium avec 11 points, mais est-ce cela qu'on attend du scapulaire ? Pour Saint-Étienne, c'est un bon point pris à l'extérieur qui met fin à une série de trois déplacements en championnat couronnés par autant de défaites. Les Verts remontent à la 15è place et renvoie aux oubliettes l'accident de Guingamp en Coupe de la Ligue (défaite 4-1 au Roudourou). La réception de Monaco la semaine prochaine pourrait emballer une début de spirale positive.
Thiriez contre la sinistrose (ahah...ahah...)
Invité sur le plateau du Canal Football Club, le Président de la Ligue Frédéric Thiriez s'est une nouvelle fois fait le fervent défenseur du football Français et de son attractivité (ou pas). Le show a commencé en ouvrant grands les bras aux capitaux étrangers quand la question lui ai posé sur le fait que seuls deux clubs (Grenoble et PSG) sont détenus par des capitaux étrangers quand huit le sont en Angleterre. Ni parmi les journalistes et consultants ni le président lui-même, personne n'a remarqué l'essentielle différence économique entre les deux pays : Les clubs anglais sont propriétaires de leurs stades. En France seul l'AJ Auxerre peut soutenir la comparaison. Guy Roux aurait pu l'ouvrir ! Au lieu de cela, on préfère une fois de plus stigmatiser la différence entre les droits TV, les recettes au guichet et la fiscalité bien sûr.
Le Président nous a une nouvelle fois défendu la Coupe de la Ligue à coups de chiffres qui ne veulent rien dire : « 45 millions de téléspectateurs » (sur 31 matches, soit moins d'1,5 millions par match quand TF1 tire la gueule quand Lyon n'en amène que 5 millions pour un match de C1) ou encore des « 45 buts inscrits lors du premier tour » (en 16 matches, soit 2,81 buts par match...pas de quoi gripper aux rideaux non plus!). On aurait aimé voir la rédaction au moins pointer la pertinence de cette compétition à l'heure où les joueurs disputent plus de 50 matches par an et lorsque l'Euro passe à 24...
Le but valable ou pas de Marseille au Mans ? Le Président nous a ressorti son grand projet pour la vidéo. Sur le match, tous les angles vidéo ne peuvent en aucun cas garantir que l'INTÉGRALITÉ du ballon a effectivement franchi la ligne de but. Dire le contraire ressort de la mauvaise foi (donc du mensonge). Le Président a beau nous servir que son système est fiable à 100% (aucune technologie n'est fiable à 100%), on a du mal à croire que l'on serait davantage avancé. Sous couvert que « les anglais la demande, les italiens la demandent, tout le monde la demande ! », le Président de la LFP s'enferme dans le principe que la majorité a toujours raison. Ça va être difficile de le convaincre du contraire et personne en face pour apporter une contradiction.
Toujours dans la critique du Canal Football Club, on note l'interview de Zinédine Zidane sur les bleus et le lobby France 98 par Christophe Dugarry, ce qui vaut bien 0,01/10 sur l'échelle du journalisme professionnel est indépendant dénué de toute connivence.
Les autres résultats :
Jean Nobilo a qualifié le match de son équipe « de plus mauvaise prestation depuis le début de la saison » sur la pelouse d'Auxerre. Le Havre s'incline lourdement 3-0 et est toujours 18è. Des buts de Coulibaly, Jelen et Kahlenberg (joueur élégant que j'ai toujours apprécié) pour une belle semaine auxerroise (11è désormais) après la qualification en coupe de la ligue aux penalty face à Toulouse.
Sochaux et Lorient se sont quittés sur un nul 1-1 après que Ayew (le neveu d'Abedi Pelé) eu marqué son premier but en ligue 1. Mais Melvut Erding égalisait pour Sochaux. Les doubistes sont toujours à la recherche d'une victoire en championnat à Bonal depuis le 30 mars (contre Nice 1-0) et sont toujours dernier de la classe. Lorient se maintient à la 17è place.
Enfin Rennes s'est imposé face à Nice sur un but de Jimmy Briand où Frédéric Antonietti s'est enfin lâché cette saison avec cette déclaration d'après-match : « Ce soir, on a fait un demi-match. Je l'ai dit aux joueurs, peut-être avec un peu plus de véhémence qu'en ce moment. Je n'ai pas envie de venir à Rennes, d'attendre dans un hôtel du centre-ville le début du match, pour ensuite voir ça ». Les Bretons apparaissent en première moitié de tableau (8è) et Nice recule de quatre place (9è).
Le revanchard du jour : Fred s'est plaint dans la presse jeudi, Fred a été copieusement sifflé en Ligue des Champions contre la Fiorentina (2-2), mais Fred était titulaire contre Nancy et a marqué en grillant la politesse à Ouaddou. Il reste encore du chemin à parcourir, mais le Brésilien semble sur la bonne voie; finalement.
Le revanchard du jour (2) : Thomas Kahlenberg a passé la fin de la saison dernière à soigner une blessure au genou et à jongler avec les rechutes. Depuis trois matches, le meneur de jeu Danois de 25 ans, passeur précis, revient au niveau et son match contre Le Havre le met sur la voie d'un retour en grâce avec une passe décisive pour Jelen tout en dosage dans la profondeur et un but qui fait toujours du bien.
28 septembre 2008
Tsonga, Ballan, Alonso et les autres...
Sympathique dimanche devant la téloche à se goinfrer de sport afin d'amortir l'abonnement au câble. À bloc après la victoire de Tsonga en Thaïlande, j'ai réussi à avoir un oeil sur les mondiaux cyclistes de Varese et le GP de Singapour.
Tsonga gagne, enfin.
Jo-Wilfrid Tsonga s'offre un premier titre sur le circuit professionnel. Le Français avait, pour résumer, disparu de la surface de la terre entre sa finale surprise à l'Open d'Australie en Janvier et ce week-end. Des blessures, des rechutes, de nouvelles blessures et des résultats pas terribles. En Thaïlande, il a pris une revanche symbolique sur Novak Djokovic (7-6, 6-4) qui l'avait privé de titre du grand chelem au mois de janvier. Le tournoi de Bangkok ne fait pas office de tournoi important dans la saison. Rien qu'à voir le parcours du Français : Bye, Dlouhy, Melzer, Monfils et donc Djokovic. Un faux air de Tournoi ATP challenger ! Mais il y a plus de 500 000 dollars de prize pool...
C'est le quatrième français a remporter un tournoi en simple cette saison après Michael Llodra (Adelaïde et Rotterdam), Gilles Simon (Casablanca, Indianapolis, Bucarest) et Fabrice Santoro (Newport). Ça fait 7 tournois, soit aussi bien au mois de septembre que sur toute la saison passée qui a fini mi-novembre, mais cinq Français (Mathieu, Grosjean, Simon, Santoro et Gasquet) s'étaient distingué alors.
Les championnats du monde sur route :
Paolo Bettini, Alberto Contador, Oscar Freire... les favoris (du moins prétendants) ne manquaient pas pour revêtir le maillot arc-en-ciel de champion du monde. 205 coureurs s'élançaient sur le circuit de Varese en Italie. Bettini visait un triplé historique (avant de prendre sa retraite dans la foulée) après 15 tours d'un circuit de 17,350 kilomètres taillé pour les punchers avec une côte à 6,5% de moyenne bien casses pattes et une autre à 4 kilomètres de l'arrivée qui fait plus de trois kilomètres. Un bon juge de paix. Finalement, c'est Alessandro Ballan qui l'emporte après avoir attaqué dans la dernière montée (comme prévu). Damiano Cunego, un autre Italien est deuxième et le Danois Matti Breschel complète le podium. Davide Rebellin est quatrième et rate ainsi un triplé Italien. Alberto Contador a abandonné, le premier Espagnol est Joaquin Rodriguez.
C'est la consécration pour Alessandro Ballan (28 ans) qui a tourné autour d'une victoire toute la saison (2è à Milan-Turin, 4è du Tour des Flandres, 3è de Paris-Roubaix et 2è du GP Ouest France Plouay).
Le premier Français ? Non vous ne voulez pas avoir... Si ? Bon d'accord il s'agit de Jérôme Pinault à la 19è place.
Côté filles, Nicole Cook réalisé le doublé Jeux Olympiques - championnats du monde. Quelle année pour le cyclisme britannique ! Jeannie Longo est la meilleure Française (encore) et termine 17è.
Grand prix de Singapour :
La Formule 1 se donne de l'air pour attirer de nouveaux partenaires et offrir toujours plus de spectacle après les années Schumacher. Ce dimanche, le premier Grand Prix en nocturne de l'Histoire se disputait à Singapour. Dans les rues de la cité État, Massa, Hamilton et Raïkkonen visaient surtout le K.O dans la quête du titre de champion du monde. Seul Hamilton a marqué des points dans cette course à rebondissements qui sera presque allé au bout des deux heures réglementaires après les 10 minutes de safety car consécutive au crash (sans bobo) de la Renault de Nelson Piquet Junior. C'est l'autre Renault, celle de Fernando Alonso, qui a coupé la ligne d'arrivée en tête pour la première gagne de l'Espagnol depuis plus d'un an et le GP de Monza la saison passée (9 septembre 2007). La 20è en tout, quand même.
Nico Rosberg prend la deuxième place sur sa Willians-Toyota et Lewis Hamilton (Mc Laren merco) monte sur la troisième marche du podium. Les absences dans les points de Kubica (11è), Massa (13è) et Raikkonen (15è et dernier) font un palmarès des points surprenant avec Timo Glock 4è, Sebastien Wettel (vous savez le vianqueur de Monza avec une Toro Rosso !) 5è, Nick Heidfeld 6è, David Coulthard 7è et même Kazuki Nakajima 8è ! Bourdais est 12è. Normalement terminer entre Kubica et Massa rapporte des points ?!
Du coup au classement pilotes, Hamilton (84 pts) prend un peu ses aises en tête avec 7 points d'avance sur Massa (77pts). Pas vraiment de changement derrière. À noter que c'est la première fois depuis le Grand Prix d'Australie du 2 avril 2006 que la Scuderia ne marque aucun point au classement constructeurs. Soit 46 courses.
Deviens correspondant MyFoot !
Si tu en as marres des compte-rendus mielleux, charges toi de le faire en rejoignant le groupe de correspondants-bloggeurs de la version II de MyFoot.fr, le site des amoureux de football !
Non, ce n'est pas un publi-rédactionnel, ni même un pétage de plomb ! Simplement que ton serviteur tant aimé (ou haï ?) va rejoindre l'équipe de MyFoot.fr qui s'élargit donc au rédactionnel à compter du 8 octobre.
Cette nouvelle mouture du Myspace du foot a pour seul but de te permettre de fournir de l'information déformatée, passionnée et même de mauvaise foi si ça te chante. Propre à ton esprit. À moi de décider si ta prose mérite le mépris de l'anonymat ou la gloire de la home aux côtés des éditos de Julien Boscher et moi-même ! L'essentiel des contenus sera (à terme) acheminé par les bloggeurs bien connus que nous appellerons correspondants. L'opportunité est formidable, écrire sur sa passion, son club et être lu par le plus grand nombre (et gagner des cadeaux) !
C'est quoi un correspondant ? 
Ce sont des membres du site qui, à travers leurs blogs, suivront de près l'actualité d'un club (Ligue 1, Ligue 2), d'un grand championnat étranger (Angleterre, Allemagne, Espagne et Italie) ou d'autres sujets qui les intéressent (mercato, équipe de France, football amateur...). Entré en contact avec l'équipe rédactionnelle, ses écrits auront la possibilité d'être vu du plus grand monde. Pour cela, il faut avoir de biens belles connaissances (être passionné quoi !), avoir envie de tenir un blog, de l'entretenir régulièrement de brèves, d'articles, d'analyses, de portraits, d'interview, de chroniques, de vidéos...) et d'avoir un certain goût pour décortiquer l'actualité ballon au-delà de la langue de bois, mais tant qu'à faire, dans le respect des autres.
Pourquoi être correspond ?
Car au-delà du fait d'avoir le pouvoir de sa pensée et de l'imposer (partager disons) à la terre entière, tu poux envisager une fréquentation plus importante de ton blog et même gagner des cadeaux (voyages, billets, bons d'achat...). Et puis, comme on est gentil et bien élevé, nous te proposerons l'accès à des fiches pratiques et des conseils pour améliorer tes torchons... euh articles ! Trouver un bon angle, manier une interview...
Si en plus d'être blonde à forte poitrine tu es intéressée par ce propos (ou quelqu'un qui l'est autour de toi), envoie nous un mail sympa à laredac@myfoot.fr
27 septembre 2008
7è journée de ligue 1 : Présentation
Le Mans qui va à Marseille, Rennes qui reçoit Nice, Sochaux accueillant Lorient, Lille rendant visite à Monaco... la Ligue 1 devrait-elle être éco-responsable avec une taxe carbone ?
Le Mans (4è) accueil l'OM (2è). En quatre déplacements, les Phocéens ne s'y sont jamais imposé et Fabien Barthez y avait même encaissé trois buts le 5 novembre 2005. Mais l'important est ailleurs. Après un départ sur les chapeaux de roues qui ont vu 5 victoires toutes compétitions confondues succéder au 4-4 à Rennes, les hommes d'Éric Gerets marquent le pas et n'ont plus gagné depuis quatre matches (nuls contre Bordeaux et Monaco en L1, défaites contre Liverpool en C1 et Sochaux en Coupe de la Ligue 1). Une nouvelle contreperformance ne manquerait pas de voir pointer quelques grincements de dents même si l'OM est toujours invaincu en championnat et dauphin de Lyon. D'autant qu'avant d'aller défier l'Atletico Madrid (la meilleure équipe d'Europe actuellement selon Pierre Menès, propos tenus dimanche soir lors de 100% foot) en ligue des champions, ça serait une bonne idée de se rassurer. Côté manceau, on reste sur un nul arraché au couteau à Nice (2-2) après avoir été mené 2-0. Mais avec la défaite il y a 8 jours contre Toulouse et l'élimination à Rennes mercredi en Coupe de la Ligue, une contreperformance aurait l'air de début de série négative. Du coup, les perdants de ce match (s'il y en a) auront les oreilles qui vont siffler.
Les États d'âmes de Fred
Pas Piquionne, l'autre ! Le Brésilien. L'attaquant lyonnais a tenu une conférence de presse jeudi pour témoigner de ses malheurs. L'attaquant a surpris son monde en étalant sa vie privée comme le font encore rarement les footballeurs. Le motif de ses piètres performances depuis si longtemps seraient la faute à son divorce et le départ de sa fille avec sa mère pour le Brésil. Le joueur a expliqué qu'il avait souhaité être prêté au Brésil l'hiver dernier, ce que le club avait refusé préférant l'option d'un transfert en Europe. On en aurait la larme à l'oeil, mais Fred a détruit le peu de sensibilité qu'on pouvait avoir à son égard en revenant au business et assurant qu'il cherchait à prolonger son contrat à Lyon puisqu'il se sera libre en juin prochain. Si avec ça, il est sur la feuille de match pour la réception de Nancy (13è) à Gerland, ça sera déjà énorme ! La dernière fois que le chardon s'y est imposé, c'était lors de la saison 1990-1991 ! Par contre Lyon (1er) reste sur cinq victoires par un seul but d'écart contre les Nancéiens. D'ailleurs le communiqué du Président Rousselot pour rassurer les supporters de l'ASNL est à mourir de rire à base de : « Nous devons être patients. Nous n’avons pas encore retrouvé notre football champagne de la saison passée, mais n’avons aucune raison de perdre espoir ».
Taxe carbone pour les clubs de Ligue 1 !
En voilà une idée qu'elle est bonne pour l'ami Frédéric Thiriez réélu il y a deux semaines à la tête de la LFP. Au lieu de nous faire croire, enfin plutôt rire, à la victoire en ligue des champion en 2012 (d'un club français). Promouvoir une compensation carbone (en euros hein, pas en place gratis pour le stade en construction !) pour tous ces vols (affrétés par les clubs la plupart du temps) de ces équipes qui se déplacent à travers tout le pays ! Combien de tonnes de carbone vont rejeter les avions qui conduiront Lille, Nice, Lorient, Toulouse à Monaco, Rennes, Sochaux Valenciennes !? Et puis au moins ça aurait le mérite de concerner un peu ce milieu d'argent roi sur les préoccupations des gens, enfin d'après les sondages...
Paris cherche l'efficacité.
Les hommes de Paul Le Guen (7è) ont bien géré la coupe de la ligue en gagnant à Monaco (0-1) avec une équipe du PSG bis où seuls Landreau, Ceara, Armand, Clément et Rothen étaient titulaires à Saint-Étienne (0-1) et le seront vraisemblablement pour la réception de Grenoble (8è), affiche inédite du championnat de France, samedi à 21 heures. Jeudi, Ludovic Giuly s'est exprimé devant la presse insistant que le manque d'efficacité de l'équipe (et tous ses cheveux qu'il s'arrache sur les ratés de Hoarau !) n'était pas inquiétant : « On ne peut pas gagner tout le temps 5-0 ! » Non, mais une fois pour voir, ça serait bien. L'occasion se présente avec des Grenoblois peut-être plus émoussés que les parisiens puisqu'ils sont allés en prolongations contre Nancy en coupe de la ligue (2-3 a.p). Les Isérois ont également perdu le week-end dernier contre Bordeaux (0-1) alors qu'ils étaient à 11 contre 9. Quel état d'esprit pour les joueurs de Mehmet Bazdarevic ?
On pourrait déjà s'enflammer pour le maintien...
Si on était pas à la septième journée, on pourrait s'enthousiasmer pour la lutte pour le maintien puisqu'il y a deux rencontres directes dans cette optique. Sochaux (20è) reçoit Lorient (17è) qui cherchera l'embellit après son succès contre l'OM en coupe de la ligue (1-0) à Bonal. Le fil conducteur sera de savoir si enfin Sochaux remportera un match dans ce championnat. Rappelons qu'avant son succès sur Marseille mercredi, les hommes de Francis Gillot restaient sur 12 matches et un été sans victoire.
L'autre match de bas de tableau opposera Auxerre (14è) au Havre (18è). Des normands qui n'ont plus gagné en championnat depuis la première journée (contre Nice 1-0) et enchaînés quatre défaites et un nul avant de se reprendre contre Caen en coupe de la ligue (3-1 a.p, 0-0 à la fin des 90 premières minutes). Le Havre n'a jamais gagné en Bourgogne en 13 confrontations. Enfin, Nantes (19è) rend visite à Caen (10è). Mais quel Nantes va-t-on voir à d'Ornano ? Celui qui s'est repris en championnat contre Valenciennes (2-0) ou celui qui a coulé à pique à Créteil (N) en coupe de la ligue (1-0) ?
Et Nice sinon ?
Nice est cinquième, mais Nice a pris cinq buts lors de ses deux derniers matches de championnat et en menant 2-0 par deux fois. Et si les Aiglons en ont inscrit quatre, ils n'en demeurent pas moins qu'ils font du sur place. En se déplaçant à Rennes (12è), on attendra un bétonnage défensif plus important alors que Rennes, l'air de rien, n'a plus perdu depuis sept matches toutes compétitions confondues mais qui reste sur trois matches nuls en championnat (Toulouse, Le Havre et Nancy) dont deux 0-0. Quid de la pelouse du stade la route de Lorient ? Cette dernière souffre depuis de nombreuses années (la faute à la rivière qui passe à côté paraît-il (à moins que ce soit les tacles de Mickael Pagis) et a servi durant 120 minutes et une séance de penalty mercredi soir.
Dimanche.
Valenciennes (15è) – Toulouse (3è) et Monaco (9è) – Lille (11è) auront pour intérêt principal de ne pas battre la plus faible affluence de la saison. La seconde sera de corriger l'anomalie de voir le TFC sur le podium de la Ligue 1.
À 21 heures, Bordeaux (6è) reçoit Saint-Étienne (16è) pour ce qui semble être l'affiche de la journée selon Canal. À noter, que depuis de nombreuses années, les groupes de supporters des deux équipes s'entendent cordialement, notamment les Magic Fans stéphanois et les ultras marines girondins le tout pour la promotion d'une image de fair play entre supporters et même ultras. Depuis sa remontée pour la saison 2004-2005, les stéphanois (soulagé de Feindouno et Nivaldo, partis au Qatar) n'ont jamais inscrit le moindre but à Chaban Delmas.
26 septembre 2008
L'Euro se jouera à 24 d'ici 2016
Franz Beckenbauer n'était pas peu fier d'annoncer la nouvelle. D'ici 2016 le Championnat d'Europe des Nations se jouera à 24 équipes, l'information sera confirmé vendredi en conférence de presse.
Déjà, à quoi sert Franz Beckenbauer à l'UEFA ? Et bien il est membre du comité exécutif de l'organisation du football européen. Ce qui en fait un des big boss mais qu'il ne décide de pas grand chose tout seul. C'est donc avec l'ensemble du comité exécutif de l'UEFA que la décision a été prise d'élargir l'Euro à 24 participants pour sa phase finale.
Mais l'information c'est donc qu'au bout de deux ans de qualifications, l'UEFA distribuera un ticket gagnant à la moitié des participants, grande intelligence ! Il y a aujourd'hui 53 membres affiliés à l'UEFA, pour donc 24 qualifiés à partir de 2016 (pourquoi pas en France d'ailleurs). De quoi s'arracher les cheveux lorsqu'on estime que les calendriers sont surchargés pour finalement pas grand chose. Les clubs estimant que les joueurs leur appartiennent avant les sélections (le nations) trouveront là du grain à moudre sous forme de « notre joueur n'est pas obligé d'aller à ce match contre Saint – Marin, la France se qualifiera bien en finissant dans les quatre premiers du groupe devant Saint-Marin et l'Azerbaïdjan... » Le tournoi passerait de trois à quatre semaines et de 31 à 51 matches.
Business before pleasure.
Quel intérêt de qualifier 24 équipes ? Sportivement, aucun puisque un élargissement aussi important nivellera par le bas l'épreuve de football la plus relevé du monde avec la présence assidue de la Finlande, de l'Autriche, du Pays de Galles, de l'Écosse, de la Slovénie et pourquoi pas de la Lituanie, de l'Estonie, du Bélarus, de l'Irlande du Nord... Cela ne peut qu'apparaître comme le moyen de générer de nouvelles recettes en terme de droit télés. Business before plaisure, pour l'Euro 2008, l'UEFA a déjà engrangé plus d'un milliard d'euros au titre des droits télés !
En abaissant à ce point le critère de qualification, le mérite des nations en sont moindres et l'on pense tout naturellement à l'Angleterre. Absente du dernier Euro, cette dernière entame pudiquement mais sereinement la réflexion sur ses besoins en formation pour son équipe nationale. Des voix s'élèvent même contre la trop importante présence étrangère en Premier League comme Ian Wright par exemple (ancien joueur d'Arsenal). Avec 24 équipes qualifiés, l'Angleterre trouvera bien le moyen de recruter Robinho pour 40 millions d'euros, proposer des compositions d'équipe avec deux Anglais (maximum) mais Steven Gerrard ne sera pas toujours là.
Le nombre de membres et de qualifiés pour l'épreuve continental de chaque confédération :
- UEFA : 53 membres, 24 qualifiés pour l'Euro
- AFC (Asie) : 46 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Asie des Nations
- CAF (Afrique) : 53 membres, 16 qualifiés pour la Coupe d'Afrique des Nations.
- CONCACAF (Am.Nord) : 40 membres, 12 qualifiés pour la Gold Cup
- CONMEBOL (Am.Sud) : 10 membres, 12 qualifiés pour la Copa America (+ Mexique et USA)
- OFC (Océanie) : 11 membres, 12 qualifiés la Coupe d'Océanie des Nations. (l'Australie ayant rejoint l'AFC depuis 2006 l'a dispute tout de même).
25 septembre 2008
Pascal Feindouno file au Qatar.
Le désormais ancien stéphanois s'est engagé au dernier jour au mercato estival Qatari avec le club d'Al-Saad en compagnie du défenseur Brésilien Nivaldo (ce que l'AS Saint-Étienne dément formellement). Autant Moussilou, Fiorèse et Leboeuf ça va, mais si les talents s'y dirigent aussi...
Après Amara Diané (Al-Rayyan), c'est Pascal Feindouno qui rejoint le Moyen Orient et ses clubs au budget sans condition (et sans contrôle) pour 2,5 millions d'euros par an. Pays de sable, de pétrole, d'argent et, paraît-il, de football. D'autant qu'après les stars en pré-retraites (Gabriel Batistuta, Sonny Anderson, Stefen Effenberg...) puis les joueurs de seconde voire troisième zone (Dennis Oliech, Fabrice Fiorèse, Matt Moussilou...) ce sont des talents techniques et physiques du football qui se dirigent vers ces pays qui dressent des ponts d'or pour s'offrir une certaine visibilité, pas vraiment glorieuse pour autant.
Car sportivement, le championnat Qatari ne vaut pas mieux que notre bon vieux National. Ce n'est pas l'ambition sportive qui pousse les joueurs à se diriger là-bas. Mais plutôt des pétrodollars trop facilement gagnés et puis quand Matt Moussilou nous sort ça la saison passée : « Le Qatar, c’est vraiment magnifique. Il y a tout, on ne manque de rien. Le litre d’essence coûte dix centimes contre un euro cinquante en France ». On a tout compris !
Un talent fou, un comportement imprévisible.
La première fois qu'on a entendu parler de Pascal Feindouno, c'était au soir de la 38è journée du championnat de première division (alors) 1999. Les Girondins de Bordeaux arrachait la victoire 3-2 au Parc des Princes contre le PSG pour s'adjuger leur cinquième et dernier titre de champion de France à ce jour. Le fameux complot anti-marseillais pensent certains. L'auteur de ce troisième but c'était Pascal Feindouno. Il avait alors 18 ans et trois bouts de matches dans les jambes. En Gironde, ce premier but de sa carrière l'a fait marcher sur l'eau durant quelques années et c'est certainement ce qui l'a perdu alors. Car la marche en avant du Guinéen a connu plusieurs stop. Bien conscient que sa pépite a la tête ailleurs après deux saisons (de 1999 à 2001) anodines (24 bouts de matches et 1 but en championnat), Élie Baup décide le prêter à Lorient qui monte pour la saison 2001-2002. Va trouver une boîte de nuit ouverte un jeudi soir à Lorient ! L'électrochoc est de taille : 30 matches, 6 buts. À son retour en Gironde, Feindouno s'impose dans le schéma de Baup (pas forcément toujours dans le onze de départ, mais toujours sur la feuille de match). Il dispute 66 des 76 matches de Ligue 1 sur les deux saisons suivantes et inscrit 8 buts. On y ajoute 6 buts en 15 matches de Coupe UEFA. En 2004, il rejoint Élie Baup à Saint-Étienne (parce qu'avec Michel Pavon, c'est bien, mais pas top). Il prend davantage encore de poids dans le jeu de son équipe. Un coup à droite, un coup à gauche, les supporters le préfèrent en attaquant de soutien derrière Bafé Gomis. Ce fut le cas lors de la seconde partie de saison dernière. Il n'est pas pour rien dan le retour des Vert en Coupe d'Europe.
Trop froid dans le Forez ?
Lors de l'été 2007 les dirigeants d'Al-Saad contact un première fois le joueur Guinéen. Lui propose ce que Sébastien Puygrenier (avant d'embarquer pour St-Petersbourg) appellera plus tard une offre que l'on ne refuse pas. Les dirigeants Stéphanois veulent le garder, prolonge son contrat (jusqu'en 2011) avec une belle augmentation à la clé. Mais voilà, Al-Saad revient à la charge et cette fois le natif de Conakry accepte, peut-être refroidi par le début de saison de son club (16è).
Le joueur s'envole pour le Qatar, là où sans forcer il fera un festival. Faire un coup, prendre des millions, revenir par la petite porte anglaise dans un an ? L'AS Saint-Étienne n'a, pour sa part, toujours pas confirmé la transaction (qui englobe Nivaldo "qui a un bon niveau pour la Ligue 2 qatari dixit les dirigeants stéphanois") pour un montant de 8 millions d'euros et communique à fond là-dessus d'ailleurs. Mais si le talents des Ligue 1 doivent à présent partir pour des pays qui ne nous sont même pas supérieurs en termes de football, peut-être que la réflexion sur les atouts de la France devra être réellement entamé. Quelle est la mentalité des joueurs de football lorsque l'on voit un Rivaldo s'engager avec le club Ouzbek de Bunyodkor ?
24 septembre 2008
Plaidoyer contre la Coupe de la Ligue.
Boulogne – Nice, Créteil – Nantes ou Vannes – Valenciennes, la Coupe de la Ligue s'impose un peu plus chaque année comme la compétition qui ne sert à rien en France. Entre vrais bonnes raisons et mauvaise foi, voici notre plaidoyer pour sa suppression.
Surcharge du calendrier :
Le vieux serpent de mer de la Ligue 1 (courant minoritaire tout de même) qui, si elle voulait vraiment se donner toutes les chances de remporter la ligue des Champions d'ici 2012 (dixit Frédéric Thiriez), aurait davantage intérêt à supprimer la Coupe de la Ligue, mais également à réduire la Ligue 1 à 18 clubs : Jusqu'à 9 matches en moins par saison, moins de dopage, plus de vie sociale... ça ne serait pas mieux ?! Copier le modèle Anglais jusqu'où ? Rappelons que ni l'Espagne, ni l'Italie n'ont cette compétition tandis que l'Allemagne l'a aménagée en tournoi estival réservée aux six premiers du dernier championnat.
Des maillots en forme de catalogue 3 suisses.
Digital, Gorenje, Point.P, triangle intérim, France Télévision, RMC, Uhlsport... La coupe de la Ligue dégueule de sponsors qui sont déjà très moche en terme esthétique (après les goûts, les couleurs...) qui défigure les maillots des clubs déjà mis à mal par leurs équipementiers (maillots fluo ou/et n'ayant aucun rapport avec les couleurs du club). Mais en plus, leur manque de notoriété fait penser à un championnat d'ex République Soviétique et, en ce sens, les stades aux trois quarts vides n'aident pas.
Séance de rattrapage pour riche club en mal de résultats en championnat.
Où le PSG a-t-il mérité sa place en Coupe UEFA cette saison ? À la vue de sa saison passée, ce n'est pas un cadeau de récompenser la piteuse saison des parisiens avec un trophée et un ticket européen. Et puis, l'affaire de la banderole n'aurait même pas vue le jour ! Plus largement quant elle n'a pas offert des vainqueurs exotiques contribuant par la suite, à la dépréciation de notre indice UEFA par leur résultats piteux en Coupe UEFA (Nancy 2006, Strasbourg 2005 qui descend en plus, Sochaux 2004, Gueugnon 2000 en ligue 2), elle constitue une épreuve de rattrapage pour de riches clubs en mal de résultats en championnat qui profitant mécaniquement d'un meilleur banc de touche que leurs adverses moins riches (Lens 1999, PSG 2008, Bordeaux 2002). Une équipe est européenne en cinq matches quand d'autres luttent tout un championnat. Mais de tout façon le résultat est le même...
Les clubs ne palpent pas assez d'argent comme ça avec les droit télés ?
À 668 millions d'euros la saison, il faut dire que notre pauvre championnat fait office de smicard. Du coup, les clubs de l'élite ont bien du mal à boucler les budgets. Il faut bien avouer que les 2 millions d'euros de dotation pour le vainqueur, ça met du beurre dans les épinards ma bonne dame ! Le tout pour seulement cinq matches.
Des stades plus vides que d'ordinaire.
6 128 spectateurs au Stade de la Libération de Boulogne-sur-Mer (plein comme un oeuf du coup) pour la réception de Nice (1-3), moins de 2 000 spectateurs à Furiani pour Bastia – Châteauroux (0-1), 3 000 spectateurs pour Auxerre – Toulouse (1-1, 6 tab 5) pour une affiche entre clubs de ligue 1. La coupe de la Ligue fait rêver les foules, c'est incontestable. Et dire qu'en plus ce match était en prime time sur France 2...
On compte évidemment sur Montpellier -Lille, Metz -Troyes, Grenoble – Nancy et Lorient - Lens pour remonter tout ça !
Vannes et Boulogne-sur-Mer en Ligue 2, c'est déjà assez rude comme ça !
Dès mardi soir, le carnage a commencé avec deux clubs de ligue 1 sortis sur 5 engagés dont une rencontre directe ! Valenciennes a fait la connaissance de Vannes (7è de Ligue 2) qui livré un match de coupe de France : 3-3 au bout des prolongations et 5 tab 4. Nantes s'est fait sortir par Créteil (1-0)... seul et unique rescapé du National. Ouf, Nice, n'est pas tombé dans le traquenard de Boulogne-sur-Mer (deuxième de Ligue 2!) et se qualifie assez facilement (1-3) avec deux nouveaux buts de Loïc Rémy.
Permettre à Laurent Luyat, Daniel Lauclair et Patrick Montel de parler football sur le service public...
Non mais ça va pas la tête ! Service public ok, mais on n'a pas dit qu'on payait la redevance pour faire de l'humanitaire non plus !
23 septembre 2008
Parlons un peu de la Ligue 2 !
L'espace d'un jour, faisons fi du championnat de L1, des Coupes d'Europe et du transfert à 40 millions d'euros de Robinho pour nous ressourcer dans les vieux et vides stades de la Ligue 2. Et puis j'avais la flemme de faire sur Contador ou Mauresmo...
Loin d'être totalement à l'agonie en ligue 1 la saison passée, le RC Strasbourg (1er) a entamé sa remontée en écrasant le début de championnat de Ligue 2 par un but d'écart. 7 matches, 6 victoires et un nul à Sedan (2-2) pour les hommes de Jean-Marc Furlan (qui n'a pas été viré). Sur 21 points possibles, le Racing en a 19. L'autre monstre de ce championnat c'est le Racing Club de Lens (3è) . Les Artésiens découvrent depuis le mois d'août les joies de jouer le lundi soir (déjà trois fois) tel le FC Nantes la saison passée. Les hommes de Jean-Guy Walleme sont deuxièmes mais se sont déjà inclinés deux fois cette saison, contre Metz il y a huit jours à Bollaert (1-2) et plus sournoisement à Vannes (2-1) qui est un promu, ce qui a forcément déclenché bien des quolibets alors (deuxième journée). Déjà belle surprise la saison passée, Boulogne-sur-Mer (2è) engrange les points en vu d'un maintien aisé (avec un succès contre Metz notamment), mais à un rythme qui en fait une équipe de tête ! Promu également Vannes (7è) a fait parler d'elle en disposant de Lens lors de la deuxième journée (2-1). Ce coup de force n'est pas resté sans lendemain. Avec un effectif qui n'a rien à voir avec la saison passée, les Bretons occupent actuellement la septième place avec déjà quatre victoires (Clermont, Lens, Troyes et Angers) pour trois défaites et a même été leader au soir de la deuxième journée !
Metz, Bastia et Montpellier plus ou moins dans le coup.
Metz, le vice-champion du XV d'Europe de la saison passée, entend bien rejouer dans la court des grands dès la saison prochaine. Une seule défaite (à Boulogne-sur-Mer) et un tempo d'équipe en embuscade (5è). Yvon Pouliquen est en toujours l'entraîneur.
Oubliées les affaires Kébé, Bastia (8è) est ambitieux sous la houlette de Bernard Casoni en place depuis 2005. L'ancien défenseur a stabilisé le club longtemps à la dérive financièrement et sportivement. Pierre Yves André (34 ans) est toujours là et a déjà marqué à quatre reprises. La défaite, vendredi à Boulogne (0-1), fait tâche d'huile tout de même.
Louis Nicollin est toujours vivant et est toujours Président du Montpellier HSC. Roland Courbis sur RMC le soir, entraîne l'équipe le jour et se retrouvait sous pression vendredi soir contre Sedan. La victoire 3-1 fait remonter l'équipe à la 8è place, mais la Mosson attend mieux et le Président aussi.
Dijon, Sedan et Guingamp coincent.
L'arrivée d'Éric Carrière, libre de tout contrat avec Lens, à Dijon a suffit à conférer au DFCO un statut d'ambitieux, voire de prétendant. Sauf que dans la Côte d'or, on a commencé par deux défaites ( 3-1 contre Lens et 3-1 contre Strasbourg) et un nul à Ajaccio ce qui a douché les ardeurs. La victoire contre Tours (2-1) n'était qu'un trompe l'oeil, les dijonnais prennent deux fois 3-0 contre Boulogne-sur-Mer et Vannes (en coupe de la Ligue) et laisse à penser que la saison sera pénible. Or, une victoire au bout du temps réglementaire contre Montpellier (1-0) et un nul 1-1 contre Guingamp ont fait sortir les dijonnais de la zone rouge (13è). Un nouveau championnat commence pour les hommes de Faruk Hadzibegic.
Une seule victoire pour Sedan depuis le début de la saison (contre Nîmes 2-1), le début de saison des Ardennais est catastrophique. Défaites à Tours, Angers, et Montpellier, nuls contre Ajaccio, Guingamp et Strasbourg. Ça sent la saison pénible.
Un peu comme pour Guingamp, mais les Bretons ont fait encore mieux que Sedan avec quatre défaites de rang lors des quatre premières journées. Depuis trois matches nuls 1-1 (et une victoire 2-0 contre Gueugnon en Coupe de la Ligue), l'incendie semble être circonscrit. Tant mieux ça serait bien que le Roudourou ne soit pas un stade de National quant l'équipe de France ira y jouer un match de qualification pour le mondial 2010 contre les Îles Féroé le 10 octobre 2009.
Le Classement après 7 journées :
1. Strasbourg 19 pts +7
2. Boulogne-sur-Mer 15 pts + 7
3. Lens 15 pts +4
---------------------------------
4. Ajaccio 14 pts +10
5. Metz 14 pts +3
6. Tours 12 pts +2
7. Vannes 12 pts -1
8. Bastia 11 pts +1
9. Montpellier 10 pts +4
10. Angers 9 pts +2
11. Amiens 9 pts +1
12. Clermont 8 pts -3
13. Dijon 8 pts -5
14. Brest 7 pts -2
15. Châteauroux 7 pts -3
16. Troyes 6 pts -3
17. Sedan 6 pts -5
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18. Reims 5 pts -8
19. Nîmes 4 pts -5
20. Guingamp 3 pts -6
22 septembre 2008
6è journée de Ligue 1 : peu de buts, mais de sacrés scénarios !
Des penalty, des cartons rouges des retournements de situations et des mea culpa, ce sixième épisode de notre sitcom favorite a marqué les esprits par ses rebondissement plus que par ses buts. Mention spéciale à Bordeaux qui gagne à 9 !
Au hasard d'un zapping à cadence professionnelle samedi sur Foot + quelle ne fut pas ma surprise de constater que Bordeaux jouait en seconde période à 9 contre 11. Et qu'en plus Mathieu Chalmé et Franck Jurietti étaient toujours sur le terrain ! Diarra était exclu pour un tacle par derrière (49è) tandis que Wendel manquait de casser le genou d'Albert Baning et était expulsé à son tour (54è). On a beaucoup parlé du tacle du lyonnais Reveillère sur le Brésilien la saison passée, mais il me semble que c'est la deuxième fois que Wendel nous sort un truc pas possible, bref.
Grenoble semblait bien parti pour enfin trouver la faille dans la défense réduite des girondins, mais non. Avec ses deux lignes de quatre et pas un cheveux qui dépasse... Les Isérois ne savaient plus trop comment gérer des Marines qui en avaient pris quatre à Stamford Bridge mardi. Du coup, aucune occasion mémorable : Un coup franc lointain qui succédait à un reprise de Moreira qui ne donnait rien d'autre qu'un poignet tordu. Djadjedje, lui, méritait amplement une flopée de 10 sur 10 après a pirouette au-dessus des 1m77 de Franck Jurietti. C'est finalement Bordeaux qui gagnait (qui tenait bien le ballon lorsqu'il le récupérait). Et comme un symbole c'est Jussiê qui fêtait son grand retour dans le groupe et qui offrait la victoire au siens (0-1, 80è), la fin du match se résumant à un grand balancement de ballon et à l'expulsion de Martial Robin qui a eu le malheur de mettre un coup de crampon à un Yoann Gourcuff au sol. Arcade sourcilière ouverte, c'est ma belle mère qui gueuler...
Lyon gagne sans convaincre.
Le penalty obtenu fort justement par Frédéric Piquionne aura été à peu près le seul moment de vivacité des lyonnais au stade Jules Deschaseaux du Havre. Peu avant la mi-temps Ederson transformait le coup de pied de réparation (0-1, 45è) malgré un arrêt dans sa course qui ne ratera pas d'être commenté (on a vu le même à Nantes avec Bagayoko et il y en a toutes les semaines).En seconde période Sydney Govou se fait expulser pour un second carton jaune consécutif à un tacle rude sur Stéphane Noro (quelle poissard celui-là aussi !). Cela demande vérification, mais il me semble bien que c'est le premier carton rouge de la carrière de Sydney Govou toutes compétition confondues. Les assauts du HAC se répétaient, mais la digue rhodanienne tenait bon cette fois-ci. Lyon gagne sans Juninho (resté chez lui) et avec Benzema entrant à l'heure de jeu. Claude Puel nous a tout de même ressorti du bon vieux bétonnage lillois avec l'entrée en jeu de Boumsong en fin de match à la place d'Ederson. Pas serein, mais l'OL garde la main avec 16 point sur 18 possibles : « C'est un très bon résultat, un match terminé au courage, il a fallu mettre les 'grosses semelles', dans des conditions de nouveau très difficiles ». Avec cette défaite, le HAC n'a pas de quoi rougir, mais l'opération comptable est mauvaise puisque les normands n'ont toujours que 4 points et doivent leur 17è (premier non reléguable) à la différence de buts avec Nantes (-3 contre -5).
Le Mans revient de loin...
Nice a encore mené 2-0 à la mi-temps d'un match, Nice a encore raté trois points. Contrairement à Lyon (3-2), les Aiglons obtiennent tout de même un point face à une équipe mancelle qui aura eu le mérite de ne pas lâcher (2-2). Tout avait bien commencé pour s'éviter de trop cogiter avec l'ouverture du score du revenant Emerse Faé dès la 2è minute (1-0). À la demi-heure de jeu Loïc Rémy récupère un ballon à l'entrée de la surface mancelle et va au bout de son effort pour tromper Pelé (2-0). Très critique quant à son transfert à 8 millions d'euros cet été, l'ancien lyonnais est en à 4 buts en 6 matches, alors on se dirige vers un certain mea culpa. Voilà ce que je disais le 5 août dernier : « Le pire c'est que Nice a recruté n'importe comment pour ne pas dire n'importe qui. C'est ça de se retrouver avec autant d'argent d'un coup, ça brûle les mains : Chaouki Ben saada (Bastia), Emerse Faé (Reading), Eric Mouloungui (Strasbourg) et surtout Loïc Rémy (Lyon) pour ce qui semble être le casse de l'année : 8 millions d'euros ! Bonus, le retour de prêt de Matt Moussilou ! Vont jouer le maintien les Niçois, je mets une pièce dessus également ! ».
En menant 2-0 à la mi-temps, à la maison, les Aiglons semblaient bien partis. Et une fois de plus, ce score a révélé qu'il n'a d'intérêt que lorsque le troisième est marqué. Dès la 49è, David Hellebuyck inscrivait un modèle de but contre son camp (que d'autres accorde à Mathieu Courtadeur) pour le 2-1. Le match était alors engagé et le MUC 72 ne voulait pas en rester là. Les attaquants niçois étaient porté disparus. À cinq minutes de la fin du match, le Belge Roland Lamah (20 ans, passé Anderlecht et Roda auparavant) portait un coup de poignard terrible au Ray (2-2). Orange foot a le mérite d'avoir le nez creux.
Dans la série mea culpa...
Je disais samedi ne vouloir pour rien au monde assiter à Lille – Auxerre et forcément, les éléments se sont déchaînés pour me donner tord. Les Lillois ouvrent le score trop tôt dans le match (2è) par l'intermédiaire de Tulio De Melo. 1-0 à la mi-temps, le match a pris du relief en seconde période avec l'égalisation auxerroise de Julien Querçia (50è). Ce même Querçia (apparemment donc bel et bien footballeur) qui se payait un doublé à la 80è. L'AJA menait 2-1 là haut dans le ch'nord et c'est là que le match est devenu fou. Parce que Lille l'avait mauvaise d'avoir perdu le match à Rennes dans les arrêts de jeu, Eden Hazard (17 ans) égalisait au bout du temps réglementaire et De Melo donnait la gagne à son équipe après un joli cafouillage dans la surface bourguignone. Un doublé pour sa première à Villeneuve d'Acq et la victoire 3-2. Je ne donnai pas chère de la peau de Nantes face à VA. Et ça a failli d'ailleurs, puisqu'un penalty venait sanctionner le n'importe quoi défensif ambiant. Danic récupérait le ballon consécutif à une action de Pujol et voulait déborder sur le côté gauche. Jean-Jacques Pierre (qui a décidé d'arrêter la sélection Haïtienne à 27 ans...) passait par là provoquait un penalty pas vraiment contestable. Sauf que dans le but Alonzo est quand même un spécialiste de l'exercice et que l'à peu près de Danic suffisait à préserver le 0-0. Encore une histoire qui donnera de l'eau au moulin de l'argument qu'il ne faut pas se faire justice soi-même. Tnoy Chapron sifflait également un penalty pour Nantes après un main de Djamel Belmadi dans la surface. Mamadou Bagayoko cassait sa course d'élan comme Ederson et ouvrait la marque (1-0, 40è). Les Nantais s'en trouvaient métamorphosés (en tout cas dans l'état d'esprit ça reste techniquement très faible) et 10 minutes après la pause, le Malien s'offrait un doublé (2-0, 54è). Malgré un dernier quart d'heure pénible, le FCN tenait sa première victoire de la saison soulageant un Waldi Kita qu'on a enfin aperçu applaudir ses joueurs. On pointait du doigt le TFC également qui, l'air de rien, avec sa victoire (2-1) contre Sochaux (qui s'oriente vers une saison pénible) monte sur la troisième marche du podium.
Saint-Étienne sort de la zone rouge, Nancy fait encore 0-0.
Dimanche les européens du jeudi s'affrontaient entre eux. Avantage à Saint-Étienne qui pris le meilleur sur Paris (1-0). Mamadou Dabo a débloqué la situation d'une lumineuse frappe excentré pied droit au quart d'heure de jeu. Moins de 10 minutes avant, Guillaume Hoarau avait manqué l'immanquable (et bah si en fait !) après un excellent travail de Giuly. Le centre de l'ancien romain battait Viviani, laissant le but grand ouvert pour le plat du pied du parisien qui passait incroyablement à côté. En fin de match, Paris jouait avec Hoarau, Kezman, Luyindula (à la place de Traoré), Pancrate (à la place de Rothen) et Giuly, mais plus personne ne tenait le ballon au milieu car Paris était coupé en deux en procédant à de grands ballon inutiles. C'était les Verts qui manquaient de nombreux contres du coup. Paris s'est procuré trois occasions dans tout le match et avec 5 attaquants lors du dernier quart d'heure n'a frappé que 6 fois au but de tout le match. La logique du football offensif à grand coup d'attaquant en prend un coup... Coup d'arrêt pour Paris qui s'incline pour la première fois depuis la journée inaugurale à Monaco (1-0). Les Verts ont semblé avoir davantage d'huile dans les rouages et sort de la zone rouge (16è), mais Gigliotti a surtout donné l'impression d'être en vacances. Gomis est sur la voie de la rédemption, mais ce n'est pas encore ça.
Du coup, je n'ai pas trop suivi le 0-0 entre Nancy et Rennes, mais le score ne m'étonne pas le moins du monde. C'est le troisième match nul 0-0 en 6 journées de championnat pour l'ASNL et le troisième sur quatre matches à domicile. C'est combien l'abonnement à Marcel Picot ?! Les deux équipes gagnent une place, respectivement 12è et 13è.
Marseille cale contre l'ASM
Décidément ce dimanche était bien radin côté buts avec un but en trois matches. En conclusion de cette sixième journée, Marseille et Monaco se sont quittés sur un score nul et vierge (0-0). Apparemment les monégasques ont réussis leur coup de prendre un point au Vélodrome : Trois tirs dans tout le match, aucun cadré. Marseille a évolué en seconde période en 4-4-2, frappé 20 fois au but, mais Stéphane Ruffier était dans un bon soir et repoussait tout, les rares fois où c'était cadré et aidé par son poteau sur une tête de Niang. Ce résultat permet à Lyon de disposer de quatre points d'avance les phocéens qui conserve leur deuxième place. Monaco est neuvième.
Le challenge Makélélé continue !
De retour de sa suspension purgée contre Nantes, Claude Makélélé continue de montrer l'exemple sur le terrain en récoltant son cinquième carton jaune en autant de matches de Ligue 1 disputé. La classe internationale pour le capitaine parisien qui représente à lui seul le tiers des avertissements de son équipe (15). Du coup, le PSG est l'équipe la plus avertie du championnat à égalité avec Bordeaux et Nice. Néanmoins ces deux équipes ont déjà récolté des cartons rouges (deux pour Bordeaux et un pour Nice) contrairement aux parisiens. Pour revenir à l'ancien joueur de Chelsea, au rythme où il va, il sera averti lors de la réception de Grenoble et devrait donc être suspendu pour la réception de Lorient le 18 octobre (9è journée) prochain à moins que le milieu ne dispute le match de Coupe de Ligue à Monaco, ce qui avancerait la suspension au déplacement à Nancy (8è journée).

