31 juillet 2008
Messi s'envole pour les J.O.
La FIFA oblige les clubs à libérer leurs internationaux de moins de 23 ans pour le tournoi Olympique, bien qu'absent du calendrier officiel. À priori Messi, Diego et Rafinha seront en Chine, mais le clubs entendent plaider devant le TAS.
Cette année, les footballeurs ont eu l'envie soudaine de participer aux Jeux Olympiques. Après tout, vivre une épopée Olympique ne doit pas avoir son pareil et ramener quelque peu ces millionnaires sur terre devrait être d'utilité publique. Ronaldinho et Pato y seront de même que Salomon Kalou.
Diego Ribas, Lionel Messi ou Rafinha entendent également être de la partie avec des fortunes diverses. Leurs entraîneurs respectifs comptent sur ces joueurs. Leurs valeurs commerciales sont fortes et leurs salaires énormes. Le débat sur la mise à disposition des internationaux auprès de leurs sélections a été remis au goût du jour.
Messi ne cherche pas les ennuis
Si le petit lutin argentin Lionel Messi se veut le plus légaliste du monde et choisissant de se plier aux décisions administratives, le joueur s'est envolé hier pour le Japon (où l'équipe d'Argentine prépare le tournoi olympique) depuis que le conciliateur de la FIFA a déclaré que les clubs devaient libérer les joueurs de moins de 23 ans. Le club catalan n'entend pas prendre le risque d'une blessure de son joueur de 21 ans et va porter l'affaire devant le Tribunal Arbitral du Sport, le fameux TAS. Si l'instance suprême du sport venait à donner raison au Barça, Messi a annoncé qu'il reprendrait illico l'avion pour l'Espagne. Le Président du FC Barcelone, Joan Laporta : « Si la FIFA réitère sa position, il serait normal que le joueur parte jouer avec la sélection argentine, mais si il y a une décision du TAS en notre faveur, il devra retourner au FC Barcelone ».
Diego y va tout droit.
Le Brésilien Diego Ribas Da Cunha n'a lui pas attendu la décision du conciliateur de la FIFA pour rejoindre la seleçao. Dès le 22 juillet, le meneur de jeu s'est enfuit du Werder Brême pour rejoindre son équipe en rassemblement à Paris. Colère de son club et de Klaus Allof (directeur sportif) qui ont déposé une plainte devant le TAS.
Le défenseur Brésilien Rafinha a lui fait à peu près la même fugue et son club, Schalke 04, a demandé à ce que le joueur soit suspendu par sa fédération (la CBF) arguant qu'il avait séché le stage de pré-saison en Autriche. La fédération Brésilienne a du éclater de rire sur le coup et le club de Gelsenkirchen porte plainte devant le TAS. Ce tribunal s'est déclaré incompétent sur le dossier du Werder et de Schalke : « Le TAS a considéré qu'il n'existait pas de convention d'arbitrage entre les parties lui permettant de traiter ces affaires ». Le TAS sera à nouveau appelé à se prononcé sur la plainte de Barcelone.
Nantes fait un caca nerveux
En France plusieurs clubs sont concernés mais c'est le FC Nantes qui fait le plus gros pet de cervelle à propos des deux Serbes Stefan Babovic (21 ans) et Filip Djordjevic (20 ans) sous contrat à La Beaujoire. Le directeur technique du club (Christian Larièpe) ne tient pas compte de la décision de la FIFA : « On va prendre contact avec d'autres clubs français mais pour l'instant, pour moi, ça ne change rien : ils restent ici à Nantes ». Mais la situation nantaise est plus complexe. En fait, Babovic ne veut pas aller au clash avec son club et se plie à sa direction. Djordjevic semble estimer la même chose. Par contre, l'attaquant camerounais Christian Bekamenga (capitaine de sa sélection qui plus est) a rejoint ses coéquipiers à Hong Kong avec la bénédiction de ses dirigeants. Il faut dire que le joueur n'a participé qu'à deux matches la saison passée en Ligue 2.
Annihiler le football de sélection ?
Aussi affligeant que le nomination de Gérard Houiller à la tête de la DTN de la FFF, les clubs pro (et généralement ceux qui ont du pognon) intensifient leur lutte pour annihiler le football de sélection. Certes le tournoi Olympique rassemble les équipes espoirs (moins de 23 ans), que les sélectionneurs peuvent tuner avec 5 joueurs plus expérimentés, et n'a jamais vraiment bouleversé les foules. Mais renier à libérer leurs joueurs pour les sélections (et ceci après avoir obtenu compensation financière pour l'Euro 2008) conduit à exaspérer les fédérations et la FIFA (et moi aussi) . Le fossé se creuse entre les deux grandes familles du football et pourraient les amener à se faire l'hôtel du cul tourné.
30 juillet 2008
Et l'on reparle de la banderole anti-ch'tis...
Dans un premier temps le CNOSF proposait de réintégrer le PSG dans la Coupe de la Ligue 2009 et de le condamner à un huit clos en L1. Le club parisien se satisfaisait de cela, mais pas la FFF qui a décidé de passer outre en tant qu'autorité suprême.
27 mars, 29 juillet, l'affaire d'État de la banderole déployée par des supporters des Boulogne Boys (aujourd'hui dissous malgré un recourt devant le Conseil d'État), lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et le RC Lens (2-1), aura durée quatre mois. Il faut dire que cette histoire s'est étalée sur trois directions au sein du PSG : Alain Caysac, Simon Tahar et donc Charles Villeneuve.
Hier le CNOSF annonçait que la réunion de conciliation entre la Ligue et le PSG avait débouché sur la proposition de réintégrer le PSG pour défendre son titre dans cette Coupe de la Ligue 2008-2009, mais d'imposer un match à Huis clos parmi les six premiers matches de championnat de cette nouvelle saison. Paris se déplaçant quatre fois lors des six premières journées, il y aurait eu fort à parier que le PSG-Nantes du 13 septembre aurait été sacrifié devant le PSG-Bordeaux du 16 août et premier match au parc des princes de la saison.
Lundi à 18h51, le site du club annonçait « prendre acte de la proposition de conciliation du CNOSF ». Charles Villeneuve se déclarait un peu plus tôt dans l'après-midi « assez heureux » estimant qu'après-tout « on a(vait) conquis ce titre sur le terrain » (qui on ?). Tant qu'il y est le Président du club nous sert une banalité affligeante qui, en plus, appel au crime : « nous sommes tout autant soucieux d'assurer qu'à l'avenir nous veillerons du mieux possible à ce que ce type de banderole ne puisse apparaître de manière aussi intempestive ».
Thiriez se couche, pas la FFF.
Mais la FFF n'entendait pas en rester là. La fédération, via son conseil fédéral, a décidé de confirmer les deux décisions déjà rendues par la commission de discipline de la Ligue (30 avril) et par la commission supérieur d'appel de la fédération (29 mai). Devant la proposition des conciliateurs du CNOSF, Bernard Foucher et Dominique Remy, (qui pensaient que la décision d'exclusion était disproportionnée), la Ligue n'a pas fait de sauts de cabris mais le tirage au sort du premier tour arrivant cette semaine, elle espérait surtout que dans un sens comme dans l'autre l'affaire serait close ce mardi. La FFF elle, prétend ne « pas viser le PSG, mais il fallait rester ferme face à ce qui dénature le sport ».
Aujourd'hui, le PSG n'a plus aucun recours sportif, mais peut toujours tenter sa chance devant un tribunal administratif. Ce qu'il va faire d'ailleurs d'après le communiqué du club qui a mis un temps fou à apparaître : "Le PSG entend faire valoir l'ensemble de ses droits en saisissant le Tribunal Administratif dans l'optique de participer à la Coupe de la Ligue 2008-2009". Le PSG (à priori) va donc devoir faire sans les généreuses dotations de l'épreuve (2 millions d'euros pour le vainqueur) ainsi que les recettes si le club reçoit. Dans la conquête de son titre, le club de la capitale avait reçu à trois reprises (Montpellier, Valenciennes et Auxerre).
L'épilogue d'une hystérie collective.
Ainsi se conclue une affaire qui aura dépassé le simple cadre du football où au nom du respect des autres (sous fond de succès populaire du film de Danny Boon) les parties du dossier se seront opposés sans moyen de se concilier. L'on se rappel encore le moment pathétique de Frédéric Thiriez avec son « nous sommes tous des ch'tis ». L'UNFP estime pour sa part que la solution prônée par le CNOSF était "tout à fait recevable" étant donné que l'exclusion pénalise les joueurs qui n'y sont pour rien. Devant la justice sportive, il reste néanmoins un sentiment d'injustice par rapport à toutes les banderoles précédents plus ou moins aussi choquantes qui pullulé dans les stades de Ligue 1 et Ligue 2. Seul Bastia a pris aussi cher avec l'affaire Kébé 1 et 2. Quid des mineurs stéphanois qui crevaient dans les mines quand les frères lumières inventaient le cinéma à Lyon ? Quid des banderoles homophobes déployés de Marseille à Paris en passant par Nice ? Une fois encore, l'on constate qu'on se fout des minorités, jusqu'à ce que l'une d'elle devienne un lobby.
29 juillet 2008
Jeux Olympique de Pékin : J-10
À 10 jours de la cérémonie d'ouverture de Jeux Olympique de Pékin, la tension monte, la ville se met en état de siège et les athlètes gagnent peu à peu le village olympique fortifié inauguré dimanche dernier.
Dans un pays où l'image est toujours autant contrôlé, le temps gris lors l'inauguration du village olympique fait tâche d'huile (ne serait-ce qu'avec le clip de présentation officielle sous une tempête de ciel bleu numérique). En plus, on ne sait pas si c'est la pollution de la ville qui masquait le soleil ou bien juste qu'il faisait gris en plus de la pollution. Il y a quelques jours un jeune météorologue installé en Chine racontait à France 2 que le barème de la qualité de l'air chinois n'avait rien à voir avec celui utilisé en France. Le niveau 1 chinois constitue déjà un motif de circulation alternée en Île de France limitée à 110 km/h sur les autoroutes. De plus, les Chinois n'indiquent pas un niveau 1 de pollution, mais un niveau 4 ou 5... «Normal» pour chez eux! En fait ce chiffre est le même qu'en Occident. Mais c'est vraiment le seul truc en commun !
Greenpeace indique que le niveau de pollution dans l'air est deux fois supérieur aux normes établies par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Et l'on sait bien que les critères internationaux sont déjà bien compatissants sur tous les sujets écologiques (nucléaire par exemple)...
Pékin n'était pas aussi pollué il y a 10 ans ou quoi ?!
Du coup, les Américains sous-entendent qu'ils pourraient porter des masques lors de la cérémonie d'ouverture. Pour sa part, le Comité Olympique Australien (AOC), autorise ses athlètes à déclarer forfait en cas de pollution. Plus ça va, plus les motifs d'incidents diplomatiques se multiplient. Il y a de la rumba dans l'air (et deux ou trois autres trucs...). L'on se souvient également de la pollution à l'algue verte du bassin olympique pour les épreuves de voile il y a deux semaines. Des milliers de volontaires ont été ramassés dans les rues pour nettoyer le carnage. La batterie de missiles sol-air déployés à quelques encablures du stade olympique passe mal, et pas que pour les Tibétins. Pour trouver une épaule compatissante auprès des occidentaux, les Chinois sont allé nous sortir le groupe terroriste d'une province perdue au nord-ouest du pays, qui sont en plus la minorité musulmane du coin. Bientôt on parlera de branche chinoise d'Al-Qaïda et ça n'étonnera personne.
Les Français sans pression inutile.
C'est en tout cas l'avis personnelle de Laure Manaudou (pas trop de pression). La triple médaillée d'Athènes est loin de son meilleur niveau selon ses temps. Des soucis d'entraînement, de combinaison. La nageuse de Mulhouse se sent bien pourtant et s'est permis de rester plus d'une demie-heure avec les journalistes hier en marge du départ de la délégation française de natation pour Pékin. Et même de prendre la pose avec Roselyne Bachelot... C'est dire. En plus c'est Alain Bernard qui fait figure de chef de file à présent.
Le capitaine de l'équipe de France Olympique, Tony Estanguet, s'est lui déjà installé dans le village Olympique. Au fur et à mesure, les 323 Français (comme les autres) vont rejoindre la Chine. Début des épreuves. Le 9 août. L'objectif du CNOSF a été dévoilé : 36 médailles.
28 juillet 2008
TDF : des vainqueurs, des souvenirs, des dopés.
Le 95è Tour de France s'est terminé sur les Champs-Élysées avec le sacre de Carlos Sastre devant Cadel Evans et Bernhard Kohl. Dans le même temps, on apprend que Dimitri Fofonov a été contrôlé positif à Saint-Étienne.
Alors comme ça Cadel Evans n'a repris que 29 secondes à Carlos Sastre sur le contre-la-montre de samedi à St-Amand Montrond ? Sur la place du village de Brécy dans le Berry, on était un petit groupe de 4 ou 5 personnes à être un peu surpris au sortir du mariage de notre ami (encore une fois tous mes voeux de bonheur). Et le vainqueur du Tour de France est Carlos Sastre ! Sans être un terrible tremblement de terre, la victoire de l'Espagnol n'est pas surprenante outre-mesure. Après tout, il a fait l'attaque qu'il fallait et gagné dans la montée sur l'Alpe d'Huez et résisté à Cadel Evans lors du contre-la-montre. À 33 ans, c'est donc la consécration.
Sur la deuxième marche du podium se pose donc Cadel Evans l'Australien. Mon favoris n'a pas semblé au sommet de sa forme dans les Alpes (ni dans le Contre-la-montre), souffrant d'un manque cruel d'équipiers dans les alpages. C'est seul qu'Evans a du suivre le tempo de la machine CSC. Troisième l'autrichien Bernhard Kohl qui a sauvé son podium à Paris en réalisant le contre-la-montre de sa vie à St-Amand. Le coureur de la Gerolsteiner empoche également le maillot du meilleur grimpeur sans avoir remporté d'étape. Pour les autres distinctions, Oscar Freire remporte la classement par points et Andy Schleck le maillot blanc du meilleur jeune. Le Team CSC saxo bank qui emporte également le classement par équipe. Super combattant sponsorisé par une machine à laver, Sylvain Chavanel empoche un chèque de 20 000 euros. Pour c'est Stefan Schumacher qui aurait dû avoir cet honneur, le vainqueur des deux contre-la-montre et constamment devant dans les alpes et après.
Amael Moinard, Sandy Casar, Sylvain Chavanel et Cyril Dessel.
Côtés Français, le bilan est encourageant. Bien sûr le premier français (Sandy Casar) finit 14è à 19 minutes 23 secondes. Avec Amael Moinard et Stéphane Goubert, trois français dans les 20 (après le déclassement prochain de Fofonov pour dopage), c'est peu. Mais qui avait envisagé qu'un tricolore jouerait le général cette année, comme les précédentes ?
L'on peut tout de même se satisfaire des trois victoires d'étapes (Dumoulin à Nantes, Dessel à Jausiers et Chavanel à Montluçon), le maillot jaune de Romain Feillu et de l'esprit d'attaque de la plupart d'entre eux avec des initiatives pas toujours récompensées. Mais au moins ils ont montré le maillot et animé la course. Bon grimpeur, pas mal dans le contre-la-montre, peut-être qu'Amael Moinard (15è au général) pourra d'ici quelques années prétendre à une belle place au général.
Dopage & CO.
En même temps que l'arrivée à Paris, l'on a appris qu'un quatrième cas de dopage avait été décelé dans le peloton. Le coureur Kazakh de 31 ans Dmitri Fofonov (Crédit Agricole) a été contrôlé positif à l'heptaminol contenu dans un produit contre les crampes acheté sur Internet selon la version officielle. Un quatrième cas de dopage qui semble néanmoins se différencier des trois premiers à l'EPO (Beltrami, Démenas et Rico). En effet cela ressemble davantage à une connerie, un manque de professionnalisme. On se demandera tout de même comment il a eu cette idée d'acheter un produit pour les crampes sur Internet et de ne pas en parler au médecin de l'équipe, chose obligatoire.
Le team CSC saxo bank sort de ce Tour de France 2008 avec bien des honneurs (maillot jaune et blanc ainsi que classement par équipes). Dommage que le patron de l'équipe est Bjarne Iris, le vainqueur drogué déclassé du Tour 1996. sur les presque 2 millions d'euros de dotation, l'équipe en ramasse plus de 600 000. Moralement, c'est pas top.Que retiendra-t-on de ce Tour 2008 ? Les affaires de dopage ? la troisième victoire espagnole de suite ? Ou bien qu'encore une fois, le public a été au rendez-vous ? Le Tour, a toujours la côte sur le bord des routes.
26 juillet 2008
Rien ne va plus à Monaco !
En surplombant le casino et quelques banques peu regardantes, les finances de l'AS Monaco, aux côtés de la famille princière, n'ont jamais vraiment tremblé devant l'adversité. C'en est fini, après trois saisons médiocres, le Président Jérôme de Bontin a décidé de jouer la transparence.
À en écouter le nouveau Président de l'AS Monaco (Jérôme de Bontin) à propos de la possible arrivée du Croate Niko Kranjcar pour 15 millions d'euros, le temps des facilités fiscales pour payer Christian Vieiri, Fernando Morientes et Javier Saviola semblent à des années lumières : "C'est un des meilleurs joueurs du monde mais nous n'avons pas soumis une offre de 15 million d'euros". Dans le contexte de la phrase il est sous-entendu que l'ASM n'en a clairement pas les moyens. Révolution de palais sur le Rocher (j'adore la formule !) un franco-américain a pris la place du chef a décidé de jouer franc jeu. Déjà en faisant table rase du passé (du moins en partie) et se séparant d'entrée de Marc Keller (directeur général) et de Jean-Luc Ettori (directeur sportif). Reconstruire sur des bases seines et à peu de frais histoire d'équilibrer les comptes. L'ambition pour 2008-2009 ? "Une place dans les dix premiers serait un bon résultat". Bientôt l'ASM sera atteinte d'une Guy Roux aiguë... Pourquoi ne pas annoncer jouer le maintien aussi !
Pour une fois qu'à Monaco c'est plat...
Du coup, Ricardo (qui est passé entre les gouttes on ne sait trop comment) voit passer les jolis transferts de l'été sous son nez (Koné, Giuly, Séssegnon, Gouffran, Ben Arfa, Mensah...) sans rien pouvoir dire. Ricardo a surtout vu son effectif se réduire avec les fins des prêts d'Almiron (Juve), Santos Romeu Fabio (Cruzeiro), les départs tout courts de Jérémy Berthod (Auxerre), Arnaud Lescure (Rodez), Steve Pinau (Geneo) et Matthieu Sans (Arles). L'ASM s'est également montré généreuse en prêtant Massamba Sambou au promu havrais, Vincent Ramaël au KV Courtrai (Belgique) et Manuel Vallaurio à Croix-de-Savoie. Bolivar et Vargas (qui revenait de Sochaux) sont prêtés avec option d'achat à l'Internacional RS et à Guadalajara. Pour tous ces départs (qui tels autant des boomerangs reviendront l'été prochains), le technicien monégasque a vu revenir (déjà) Alexandre Licata (Bastia), Thomas Mangani (AC Ajaccio), Frédéric Nimani (Sedan) et Juan Pino (Charleroi). Les seuls arrivées sur lesquels pourra compter Ricardo sont le prêt du défenseur Elia Legati (Milan AC), du milieu défensif ivoirien Gosso dont l'essai a été concluant et d'un petit phénomène de précocité américain et moitié ghanéen) en provenance de Benfica pour un prêt : Fredua Korenteg, dit Freddy Adu. Titulaire en Major League Soccer à l'âge de 14 ans, international yankee à 16, il ne sera pas le phénomène (de foire ?) du ASM-PSG inaugural puisqu'il sera d'abord aux J.O de Pékin.
Une occasion pour les jeunes.
L'année dernière déjà, l'ASM nous avait fait profité des éclairs de génie de quelques uns de ces jeunes talents. Champions de France amateurs, la classe biberon a désormais toute légitimité pour venir se tailler une place de titulaire auprès de cadres à côtés de leurs pompes la saison passée comme Frédéric Piquionne. L'ancien stéphanois courtisé par Rennes et Lyon dans le cadre d'un échange avec Baros ou Fred (pipeau à mon avis). Va devoir composé avec Serge Gakpé, ou Djamel Bakar (+ Freddy Adu). Pour les deux premiers, une place est à prendre tant le côté droit de l'équipe est déserté. À condition toute fois de s'adapter au 4-2-3-1, en fait c'est un 4-5-1 où Piquionne se tourne les pouces... Et Jérémy Menez me direz-vous ? Son polyvalence des pieds lui permet de jouer sur les deux côtés (ou dans l'axe) et d'échanger éventuellement avec un Pino plus vraiment désiré. Certes, Monaco reste un club de haut standing (7 fois champion de France) qui trouvera toujours des investisseurs. Promesse en tout cas du nouveau Président pour la rentrée. Il n'en fallait pas moins pour qu'on annonce de négociations entre l'ASM et l'Atletico Madrid à propos du zombie qui habite dans le corps José Antonio Reyes. L'ex perle d'Arsenal devenu poids mort du Real Madrid et de l'Atletico pourrait débarquer sur le Rocher pour un transfert de 7 millions d'Euros.
Ce grand déprimé de Flavio Roma...
Monaco a tout de même pris 48 buts la saison passée, ce qui en fait la 13è défense de France. Autrement dit, en finissant 12è du dernier exercice, l'ASM était à sa place. Mais la défense monégasque a fait preuve d'une empathie certaine (hormis le carton bordelais 6-0) que Flavio Roma n'est pas parvenu à compenser accomplissant de biens belles boulettes qui ne seraient pas passé inaperçues s'il eut joué du côté de Paris... Et puis avec une tête de déprimé comme ça, franchement...
Le 1-0 béton armé bien chiant qui avait fait la réputation de Ricardo n'est plus d'actualité depuis que le Brésilien sévit sur le Rocher. L'équipe a repris l'entraînement le 2 juillet dernier (la dernière hormis Sochaux) n'a toujours pas remporté la moindre victoire en match de préparation. Et si l'habit ne fait pas le moine, deux nuls (contre Toulouse 1-1 et le Dinamo Zagreb 2-2) et une défaite contre Marseille 3-1 n'engage pas la confiance d'un groupe qui a encore la tête à la saison passée comme le montre bien Flavio Roma dans l'Équipe de jeudi :"S'il n'y avait pas eu la victoire à Nice (0-2, 34è journée), on y allait (en L2). On a plutôt un bon groupe de joueurs, mais la saison passée, on n'était pas bien". Quelle lucidité !
25 juillet 2008
Le PBS, club de socios pour concurrencer le PSG.
Le Paris Banlieue Sud est une association à but non lucratif qui souhaite racheter un club francilien par le financement de socios afin d’établir un second club phare dans la région.
C’est un des arguments utilisé (fond de tiroir quand même) par les détracteurs du championnat de France : contrairement aux grandes capitales européennes, chez nous il n’y a qu’un club à Paris. Sous-entendu dans l’élite. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais le Matra Racing (et les 3 000 pèlerins qu’il drainait au Parc des Princes) n’est plus, tout comme l’Olympique Pantin. Le Stade Français s’est recentré sur le rugby. Le Paris FC galère quand même...
Paris, capitale de la France, lieu de nombreuses migrations. Une mixité exceptionnelle, quoiqu’un peu ghettoïque. Comment plaire à tout le monde ? Au-delà des résultats sportifs, le PSG n’a jamais vraiment pu conquérir le cœur de tous les Franciliens (pour les analphabètes, ce sont les habitants de la région Île-de-France), même dans les plus belles heures. Pas encore quadra, le PSG a régulièrement souffert d’une image d’équipe bling-bling, bourgeoise et élitiste. Quand on ne parle pas des de ses hordes de skinheads…
Pas étonnant de voir des initiatives apparaître. Et si Bernard Tapie et Luc Dayan (Entente Sannois Saint-Gratien) n’ont pas vraiment réussi, une bande de copains se lancent à l’abordage avec Paris Banlieue Sud, le PBS. Pour la modique somme de 30 euros, Julien, Rachid et Ramzi vous proposent de devenir membre fondateur du club. Oui, c’est le principe des socios des clubs Espagnols. Des supporters patrons du club, qui votent les résolutions du club, entérinent les comptes du club, élisent leurs dirigeants pour un mandat d'un certain nombre d'année (entre 3 et 5 pour éviter la volatilité de l'humeur). "Quand on regarde l'ïle de France, on ne peut pas dire que 12 millions de personnes s'y retrouvent. Même Michel Moulin trouvait que le PSG ça faisait 16è. On a besoin de clubs différents" raconte Julien Tinel, l'un des trois co-fondateur de PBS.
Une ambition structurée conditionnée par le nombre de socios.
Sponsorisé par les socios, le Paris Banlieue Sud souhaite racheter un club (et ses structures) déjà existant. Avoir 5 000 socios serait un début, 10 000 serait mieux ! À 30 euros l’inscription cela offrirait une surface de 300 000 euros. À ce prix-là le projet convoite le rachat d’un des quatre clubs présélectionné parmi 12 autres étalés sur trois divisions : La Division d’Honneur (DH) avec l’US Lusitanos Saint-Maur, l’AS Orly, l’AS Choisy-le-Roi, l’US Palaiseau, l’AS Evry, l’US Fleury-Mérogis et le Mée Sports Football. Le Championnat de France Amateur 2 (CFA2) avec l’Arménienne Issy, le Sporting club de Malesherbes, l’UJA Alfortville, l’US Ivry et l’ES Viry-Chatillon. Enfin la CFA avec le Sénart Moissy et Sainte Geneviève Sports. Il s'agit d'une sélection semble-t-il intuitive qui ne veut pas dire que les clubs cités sont vendeurs. Le projet sportif est encore flou comme l'indique Julien Tinel : "Sans club, sans équipe, sans stade, on n'a rien dans les mains, ça ne serait pas honnête d'avoir déjà un projet sportif". En tout cas, la marche de manoeuvre est d'acquérir "le statut professionnel entre 2 et 4 ans, d'ici un délai sensiblement identique (forcément) et la Ligue 1 sous 8 ans". L'idée est ambitieuse, et le calendrier jouable suivant le point de départ (CFA2?). Ces clubs cités sont-ils intéressés ? "On connaît ces clubs, mais on a rien dans les mains, ce n'est pas opportun d'aller les voir".
Un manque cruel de visibilité...
À la fin juillet, le PBS compte une centaine de socios. C'est bien sûr insuffisant (en cas d'échec l'association loi 1901 s'engage à rembourser les 30 euros moins 5 euros de frais bancaires). Le buzz n'est pas encore là. Faut-il attendre une nouvelle crise au PSG pour cela ?
Tous bénévoles, les fondateurs de PBS font face au magma de l'information et de la théorie de l'"agendat setting" qui ne dicte pas ce qu'il faut penser, mais ce à quoi il faut penser. En Île de France, football = PSG. Il ne reste déjà que des micros miettes à Créteil ou à l'Entente SSG. Le recrutement des socios se fera avec le buzz, mais pas de buzz sans socios ! Il faudrait qu'une célébrité ou qu'un acteur du ballon rond se prenne d'amour pour l'initiative et apporte ainsi de la lumière à cette initiative qui se veut plus loin que simplement sportive. Car, Paris Banlieue Sud se veut un club citoyen, acteur dans sa zone géographique. L'association a pour but de valoriser la banlieue sud parisienne avec un travail d'accompagnement de la jeunesse et d'intégration par le sport. Julien Tinel réfute tout communautarisme, "juste parce que tout le monde ne peut-être satisfait par le PSG, peu importe les raisons". Après-tout pourquoi la banlieue n'aurai pas droit à son club ? Affaire à suivre.
Paris Banlieue Sud.
24 juillet 2008
Sport Fiction : Le football génétiquement modifié.
Le Docteur Henning Wackerhage, de la faculté de médecine d'Aberdeen en Écosse, assure qu'un club professionnel l'a sondé sur la possibilité de soumettre de joueurs à des tests afin de savoir s'il avaient une prédisposition génétique à l'excellence sportive. De ce point de départ, imaginons nous dans 30 ans.
Comment a-t-on pu faire pendant de décennies sans les tests génétiques sur la prédisposition génétique de enfants de six ans à l'excellence sportive ? En ce mercredi 15 mai 2028, le Milan AC rencontre Manchester United en finale de la Ligue des Champions à Doha. Cette finale ne surprend personne. Non pas que c'est deux clubs-là sont des spécialistes de la Coupe aux grandes oreilles, mais parce que ces deux clubs-là ont su prendre le train des tests génétiques au tournant des années 2010. Rares sont les joueurs aujourd'hui à avoir échappés aux tests. Durant des années, les procédures en pagaille ont à peine ralentis l'inexorable marche en avant de ces clubs de football devenu plus que jamais des entreprises avec actionnaires, chiffre d'affaire programmé et classement en championnat aussi. Comment ça, c'est de la discrimination de croire, à 100%, qu'un gamin de 6 ans de déjà 70 kilos a plus de chances de faire une carrière pro qu'un autre tout à fait svelte et qui tripote bien la balle ? L'association des petits clubs d'Europe (qui a échappé de peu à l'European Football League en 2020) a même traîné le G30 devant les tribunaux pour délits d'initiés. Mais rien n'a abouti. "Autant tirer à la grenaille sur le train de l'avenir" disait Marcel Desailly, le sélectionneur Français.
Les championnats européens ont également profondément changé de nos jours. À la pointe de cette révolution du football, de part la nationalité du Docteur Henning Wackerhage, l'Écosse est devenu le championnat majeur du continent. Finis le XXè siècle où le Celtic et les Rangers bataillaient pour la suprématie de la ville et du pays. Le nouveau championnat c'est Hibernian Edimbourg, vainqueur de la Ligue des champions l'an passé d'ailleurs. Devant les divergences chrétiennes, l'Italie a raté ce train-là. Du moins ce qui reste de l'Italie. Le Ligue du Nord étant parvenu à couper le pays en deux. Hier botte, aujourd'hui l'Italie est une bottine qui s'arrête à Pescara. Il se murmure qu'avec l'alliance napolitaine en Naples et Foggia, l'Italie ne deviendrait plus qu'un sandale... Souvent à la pointe du dopage dans les années 1960 et 1970, les pays de l'est on su tirer leur épingle du jeu grâce à la manne pétrolière. Quelle ne fut pas la surprise de observateurs de voir le 1.FC Lokomotive Leipzig remporter la Coupe UEFA.
Et en France me direz-vous ? Lorsque je parle de procédures judiciaire et d'association des petits clubs d'Europe, je parle bien d'une initiative française ! Lyon, qui écrase toujours le championnat, est le seul club français à avoir pris le train de tests génétiques. Paris, Marseille, Saint-Étienne, Bordeaux, Nantes, Monaco... ont refusé. Et comme Lyon n'a toujours pas gagné la C1, la France a reculé de 7 places à l'indice UEFA. Lyon, bien que champion pour 17è fois, doit passer par le deuxième Tour Préliminaire de la Ligue de Champions pour espérer faire troisième dans son groupe. Dans l'hexagone, la compétition domestique est une lutte acharnée entre ceux qui disposent de joueurs génétiquement prédisposés et ceux élevés en plein air. Bien que retissant au départ, Paris s'y est jeté corps et âme afin de faire le tri dans les 12 millions de Franciliens, idem pour Lyon donc. Marseille a choisi l'inverse, mais des rumeurs courent sur la pratique de tests lors de élection en Afrique. Les "petites" villes de province n'ont pas les moyens (disent-elles) de telles pratiquent. Mais Paris a joué une nouvelle fois le maintien cette saison car les dirigeants parisiens ont oublié quelque chose au passage. À cibler son recrutement et sa formation sur la capacités physique de joueurs, ils en ont oublié de leur apprendre à jouer au ballon.
23 juillet 2008
Ça bouge à Paris !
Montré du doigt pour un recrutement qui tardait à se mettre en route, le PSG de Charles Villeneuve a entamé les grandes manœuvres. Guillaume Hoarau, Stéphane Sessegnon, Ludovic Giuly et Claude Makélélé, le casting estival parisien commence à avoir de la gueule.
Ce n’est pas pour une raison d’âge que Pauleta (35 ans) n’a pas été prolongé, mais bien pour libérer son énorme salaire de 4,6 millions d’euros par an. De même que les 3,4 millions d’euros annuels de Mario Yepes (ce qui en faisait le 11è joueur le mieux payé de la Ligue 1). Car recruter Giuly (32 ans) et Makélélé (35 ans) (Sessegnon et Hoarau dans une moindre mesure) impose de subvenir à leurs (énormes) prétentions salariales. Les anciens de la Roma et de Chelsea ont beau dire qu’ils ont fait des sacrifices… Les abonnés savent enfin où passe leur argent après avoir fait remarquer au Président Villeneuve que rien ne bougeait sauf le prix des abonnements. Paul Le Guen veut encore un défenseur (la piste Marko Basa aurait été réactivée) et un attaquant qui pourrait être Givanildo Vieira De Souza (merde encore un Souza) si le transfert de Briand (10 millions d’euros réclamés par Rennes) ne venait pas à aboutir. Le journal japonais Sponichi annonce que le PSG aurait conclu avec Tokyo Verdy le transfert de ce Brésilien de 21 ans, un poil grassouillet selon la vidéo que j’ai trouvé sur DM, à hauteur de 4 millions d’euros. Le petit surnom sympa du joueur c’est « Hulk ».
Quel système ?
Un peu plus que d’habitude, la cacophonie règne au club de la capitale version Villeneuve. Sur la plupart des dossiers il y a la version Villeneuve, Le Guen, cellule de recrutement (Roche) et Bazin. Sur le dossier Makélélé, le club a, étonnement, fait front à se demander si le joueur est vraiment souhaité. À 35 ans, bien des milieux défensifs (aussi infatigable soient-ils) ont déjà pris leur retraite, pas l’ancien madrilène qui estime que « ce qui compte c'est mon énergie sur le terrain, et quand c'est ça je ne vois pas mon âge. Tant que j'aurais cette énergie-là, je pourrais jouer jusqu'à 45 ans ». Paul Le Guen se demande pour sa part quel système il compte roder pour le championnat. Le Breton hésite entre deux milieux défensifs à plat devant la défense et ou bien un triangle à trois où Sessegnon en serait la pointe « offensive ». Ce qui voudrait dire un 4-3-3 avec Giuly à droite et Rothen à gauche et le seul Hoarau (ou un autre) en pointe. Sessegnon a intérêt à jouer haut sinon, on va se tourner les pouces porte de Saint-Cloud. Au passage, l’ancien havrais a déjà inscrit trois buts en matches amicaux.
Quelles ambitions pour Paris ?
Avec les arrivées de Giuly et Makélélé, le message est clair. Paris veut renouer avec le haut de tableau après avoir joué le maintien deux saisons de suite. Paris en est-il vraiment capable ? Giuly et Makélélé auront-ils l’influence nécessaire sur le vestiaire pour cela ? Bien sûr il est trop pour s’avancer, même si devant les caméras les deux internationaux ont juré « ne pas être des messies ». L’émulation pourrait venir d’un poste de milieu droit enfin occupé par un spécialiste. Jérôme Rothen a enfin un pendant, peut-être moins de pression dans le jeu par conséquent. Jérémy Clément (et Clément Chantôme dans une moindre mesure) auront beaucoup à apprendre de Claude Makélélé qui ne jouera pas tous les matches du haut de ses 35 ans. À voir.
Privé de la défense de son titre en Coupe de la Ligue après l’affaire d’État de la banderole sur les ch’tis, Paris aura certainement davantage de marges pour faire un semblant de parcours en Coupe UEFA. Paul Le Guen et/ou les joueurs le souhaitent-t-ils ?
Pas le temps de gamberger…
Pour la première fois depuis ce qui me semble être la nuit des temps, Paris débutera le championnat à l’extérieur. Jusqu’à l’automne, Paris ira à Monaco, recevra Bordeaux, puis fera ses deux déplacements de suite à Sochaux et Caen. Septembre s’ouvrira avec la réception de Nantes et un déplacement à Saint-Étienne. S’il n’y a pas de quoi fouetter un chat non plus, l’on remarque que Paris se déplacera quatre fois pour deux matches au Parc des Princes. Il faudra prendre des points sous peine d’être déjà en difficulté, mais là, j’enfonce une porte ouverte.
22 juillet 2008
Tiens revoilà les Verts !
Grâce à une série de 10 matches sans défaite en fin de saison, l’ASSE a gagné le droit d’à nouveau fouler les pelouses européennes. En prônant la stabilité dans son effectif, l’équipe de Laurent Roussey pourrait à nouveau être la bonne surprise du championnat 2008-2009.
25 ans après son dernier match européen, l’AS Saint-Étienne jouera à nouveau la Coupe UEFA. Dans le Forez (et ailleurs) c’était inimaginable au mois de février dernier. Les hommes de Laurent Roussey occupaient alors une peu enviable 16è place après une défaite 3-0 à Strasbourg. Ce qu’on ne savait pas, c’est que c’était l’avant-dernière de la saison. Seule la défaite 2-0 au Vélodrome fut un nuage à un parcours… d’européen. Certes grâce à un calendrier favorable : Nancy (4-0), Caen (1-3), Nice (0-0), Toulouse (0-0), Auxerre (1-3), Le Mans (4-1), Lens (2-0), Sochaux (1-1), Lorient (1-0), Metz (0-1), Lille (0-0), Paris (1-1) et Monaco (4-0).
Garder les cadres.
Cet été, l’AS Saint-Étienne a surtout dû faire en sorte de conserver ses cadres de fin de saison : Christophe Landrin, Loïc Perrin, Blaise Matuidi, Bafé Gomis (qui serait parti en cas de départ de Laurent Roussey), Efstathios Tavlaridis, Pascal Feindouno, Mouhamadou Dabo ou encore Jody Viviani. L’ancien montpelliérain a réussi une énorme performance en prenant la place de Jérémy Janot (qui devrait rester malgré la convoitise de Lille). Côté mercato, seuls Freddy Guarin (FC Porto), Lars Nilsson (prêté à Elfsborg) et Siaka Tiéné (Valenciennes) ont quitté l’Étrat. Au rayon des arrivées, l’on notera tout de même le nancéen David Sauget, le manceau Daisuke Matsui (avec les sponsors japonais) et Sébastien Grax (Sochaux). Le tout sans dépenser un rond, les joueurs étaient en fin de contrat. C’était le but de la manœuvre. Du moins au 21 juillet, il reste plus d’un mois encore pour faire les courses.
Saint-Étienne serait en train de se monter une équipe avec un banc histoire de bien figurer en championnat et aller un peu plus loin que la phase de poule en UEFA, ça serait pareil. Laurent Roussey s’est expliqué là-dessus le 15 juillet dernier : « Conserver nos meilleurs joueurs était notre objectif numéro un. Il est atteint. Nous n'avons pas vendu d'éléments prioritaires et avons refusé toutes les sollicitations extérieures pour nos jeunes ». Le technicien stéphanois compte également sur l’arrivée de Sébastien Puygrenier.
Obligé de faire avec la Coupe d’Europe.
Saint-Étienne est un club du passé. Ce n’est pas faire offense au fameux peuple vert, c’est un constat. Du coup, le club ne pourra pas faire n’importe quoi avec la Coupe UEFA contrairement à n’importe quel Stade Rennais ou TFC venu. Les dirigeants sont conscients de l’attente des supporters (allant jusqu’à communiquer sur les déjà 15 500 abonnés à la mi-juillet, le record total étant de 17 144) : « Bien évidemment, nous attendons ce premier match de Coupe d’Europe avec l’ambition de nous qualifier pour la phase de poules. Cette ambition sportive s’associe à un objectif d’image. Nous voulons que l’ASSE défende des valeurs positives et existe, avec la manière, sur le plan européen » commente le co-président Bernard Caïzzo. Le supporter tout vert peut se mettre à rêver…
Le premier match européen du club depuis 25 pourrait bien voir une fiesta d’enfer au stade Geoffroy Guichard avec plateau d’anciennes gloires du club (jusqu’au Président de l’UEFA Michel Platini ?) et pourquoi pas contre une bonne pointure européenne. En effet, les Verts ne seront clairement pas dans les têtes de série. Arsenal ou Liverpool, Barcelone, l’Atletico Madrid (qui auraient eu une défaillance en troisième tour préliminaire de ligue des champions) ou le Milan AC (5è de Serie A), le FC Séville ou encore Benfica le seront eux.
Les coéquipiers de Pascal Feindouno devront alors répondre à la question qui hante les supporters parisiens et marseillais : Sont-ils capables de supporter la pression d’un club qui se redécouvre des ambitions ?
21 juillet 2008
Me suis dopé, mais mon chien est mort…
Force est de constater que le sportif dopé pris par la patrouille se sent très con. Du coup, il puise dans les méandres de son enfance les excuses les plus pathétiques, dignes du CM2.
« À l’insu de son plein gré », à cause du médecin véreux, de la belle-mère, de l’alcool ou des adversaires, le sportif dopé n’y est jamais pour rien. Remettant systématiquement en cause la fiabilité du test, le sportif gagne du temps et devrait, par conséquent, trouver une excuse sinon logique, au moins crédible.
Moises Duenas ne s’est pas foulé pour sa défense. Contrôlé positif à l’EPO lors du contre-la-montre de Cholet (4è étape), l’Espagnol a signifié que c’était de la faute de son médecin (Jesus Losa) qui lui a vendu ces produits… L’érythropoïétine, dit EPO, sert à la base pour l’anémie des dialyses et de l’insuffisance rénale chronique.
Petit joueur puisque dans le vélo ses « prédécesseurs » ont, dans une incroyable surenchère, fait preuve d’imagination pour justifier leurs contrôles.
Les bonbons à la cocaïne…
En 2002, le coureur de la Lampre, Raimondas Rumsas se voit contraint d’improviser lorsque les gendarmes viennent lui demander pour quelle raison sa femme avait été cueillie à la frontière avec un arsenal de produits dopants. Acculé, le Lituanien avait expliqué que ces « médicaments » étaient pour sa pauvre maman toute malade, restée seule dans le froid au pays. Une histoire un poil tiré par les cheveux que les juges ne croiront pas. Ils ont condamné les époux Rumsas à quatre mois avec sursis en 2006.
En avril 2001, l’Italien Gilberto Simoni trouve une histoire tellement conne qu’elle en devient presque crédible. Contrôlé à cocaïne, le coureur s’explique par les bonbons à la coca rapportés par son épouse de son voyage au Pérou. Il sera blanchi… hihi !
Le bidon frelaté et le bon dos des femmes…
S’enfermer dans une défense toute bête : « C’est pas de ma faute à moi si les bidons sont mal nettoyés et traînent à la portée de n’importe qui ! » Andreas Trocke avait tenu cette ligne de défense lors du Tour 1967. Indiquant même que c’était son compère d’échappée qui lui avait passé le fameux bidon : l’Espagnol Linarès, lui-même convaincu de dopage sur ce Tour de France. En 1975, l’Italien Felice Gimondi pense que c’est le bidon tendu par un spectateur…Danilo Hondo a renvoyé la responsabilité sur son équipe, point barre. Le sprinteur allemand a justifié de cette sorte les traces de carphédon ( stimulants) retrouvé dans ses urines… Deux ans de suspension.
Au début de l’incroyable feuilleton judiciaire de l’affaire Floyd Landis, le coureur américain met son contrôle positif sur l’excès d’alcool de la veille (victoire à Morzine avec 6 minutes d’avance sur tout le monde après avoir été aux fraises la veille) : « deux bières et quatre whiskey ». Oscar Pereiro Sio est déclaré vainqueur du Tour 2006.
Mais si y a du dopage dans le football !
En 2007, Romario s’est fait piquer à la finasteride (un agent masquant). L’attaquant (autoproclamé) aux mille buts annonce du tac au tac que cette substance est présente dans un produit capillaire « dont Ronaldo fait la promotion » et sera blanchi. Marco Borrielo a pour sa part accusé sa femme d’utiliser une crème qui contenait de la cortisone pour ses parties intimes. Le pauvre chou, il fut victime des ardeurs…
La palme revient sans aucune contestation possible au cycliste Franck Vandenbroucke. En 2002, les policiers belges découvrent chez lui sa réserve perso de Clenbuterol (agents anabolisants). Le coureur prétend que c’est pour son pauvre chien qui est malade.

