30 avril 2008
XV d’Europe part.9
Champions ! En mettant l’Europe sous leurs crampons plombés les joueurs de Derby County s’assurent un titre amplement mérité à deux journées de la fin du championnat Anglais avec une démonstration contre Arsenal (2-6).
Ô gloire ! Ô richesse ! Derby County est sur le toit de l’Europe et nul n’est en mesure de contredire une saison qui aura épaté bien des observateurs et enthousiasmé tant de supporters. Il ne fait aucun doute que le Président Adam Pearson rêve toutes les nuits d’un formidable doublé en 2010 ! Comment louer une nouvelle fois une telle attaque, qui aura trouvé 82 fois le chemin de ses filets en 36 matches, époustouflant le Royaume de sa majesté d’une moyenne de 2,27 buts par match ? Bien que n’ayant nullement démérités, le glorieux FC Metz (2è) et Levante (3è) n’auront jamais paru en mesure de contredire la marche inéluctable de l’Histoire. Pas même Christophe Marichez pourtant idole des supporters Grenats en début de saison mais qui pêcha dans la régularité.
Bien que partant à la faute ce week-end au City of Manchester Stadium (2-3), Fulham conserve sa quatrième place, mais les hommes de Mohamed Al-Fayed voient fondre sur eux Livourne (5è) qui a réalisé l’autre performance du week-end en disposant de modestes Milanais 1-4. Derrière, le ventre mou prend du bide et l’on retrouve désormais sept équipes (Duisbourg, Parme, Murcie, Birmingham, Rostock, Nuremberg et la Reggina) dans le même dixième. L’on note le retour de Parme absent depuis le part.3 (qui a pris le dessus sur la Reggina 1-2) et la montée en puissance de Birmingham, malgré un match pas terrible contre Liverpool (2-2), qui gagne 7 places. En queue de peloton Strasbourgeois et Parisiens se maintiennent malgré des fortunes diverses. Enfin la Real Saragosse revient dans l’élite après une semaine d’absence.
29 avril 2008
Issiar Dia : Le Ben Arfa méconnu
Encore un exemple de joueur né et formé en région parisienne qui aura échappé au PSG, mais qui fait aujourd’hui les beaux jours de l’AS Nancy Lorraine. Présentation d’un joueur très méconnu du système de Pablo Correa.
La première fois que j’ai eu affaire à Issiar Dia c‘était en décembre 2005. À l’époque, l’attaquant a 18 ans et s’impose comme la bonne surprise du côté d’Amiens en ligue 2. Après avoir fait des conneries, que son jeune âge imposait certainement, Issiar s’est remis sur le chemin de l’entraînement et des buts. Il s’est imposé comme un joker. Dia me confiait avoir « fait un bon début de championnat, mais je ne dois pas m’arrêter à cela, je dois encore travailler dur. » Il finira la saison avec 8 buts en ligue 2 en participant à 29 matches. Alex Dupont ne tarit pas d’éloge sur son jeune poulain (issu de l’INF Clairefontaine) le déclarant « vif, allant vite balle au pied ». Pour Philippe Celdran (l’expérimenté capitaine d’Amiens qui prenait sa retraite cette saison-là), « son petit gabarit (1m65) lui donne de la mobilité dans les petits périmètres. »
Il passe en revue l’équipe Lilloise à 20 ans.
Issiar se fait connaître dans le milieu et ce n’est pas du goût d’Alex Dupont qui veut qu’on foute la paix à son joueur. Mais le franco-sénégalais a déjà la tête à la ligue 1. Et devant les sollicitations, c’est Nancy qu’il choisit. L’entraîneur Pablo Correa s’appuie sur sa technique dans les petits espaces pour en faire un allier gauche tout à fait pertinent et percutant, qui plus est floqué du numéro 10… À Nancy, il faut faire gaffe avec ce numéro ! Première saison pleine pour un gamin de 19 ans et son pied gauche : 27 matches en ligue 1 et 6 autres matches en Coupe de l’UEFA. Un but dans chaque compétition, c’est un peu court au niveau de l’efficacité, mais l’apprentissage se fait sur les bancs de la ligue 1. Cette saison encore Dia, qui doit apprendre son métier et faire avec la concurrence de Jonathan Brison, compte déjà 27 matches de ligue 1. Là aussi, un petit pêché dans la finition. Il n’a marqué qu’un seul but, lors de la victoire nancéenne à Luis II (1-3). Rayon passes décisives, il en est à deux. Le meilleur dans cet exercice au club étant Benjamin Gavanon qui en compte cinq. Mais l’une d’elle est bien plus qu’une passe décisive puisqu’il passe part du côté droit, collant la ligne de touche, se défait du pressing de trois lillois, en passe trois autres en revue avant de trouver Brison, entre deux autres adversaire, qui trompe Sylva dans un angle bien fermé. Mais heureusement qu’il a marqué parce qu’il y avait fort à parier Dia lui faisait une tête au carré sinon. Il n’y a pas que Hatem Ben Arfa ! Sans doute que dans un club plus renommé on en parlerait encore. Son style de jeu rappelle celui d’un Franck Ribéry, on lui souhaite d’avoir la même réussite. Par contre l’histoire n’a pas encore rendu son verdict sur une carrière Graveleino-Dalmatienne… Ce qui est envisageable c’est voir Dia prochainement sur le départ. Sa marge de progression étant énorme, il attise déjà les convoitises et Ligue des Champions ou pas, son agent trouvera toujours que l’ASNL devient trop petit pour lui. Car Dia fait partie de ces joueurs du championnat aux qualités indéniables qui se fondent à merveille dans un collectif.
Un joueur taillé pour l’Angleterre.
Le collectif nancéen (qualité de passe, impact physique, disponibilité des attaquants dans les espaces) est en soit une merveille. Pourtant en les prenant un à un Gavanon, Hadji, Kim ou Puygrenier ne font rêver personne. Cet équilibre, forcément fragile, est appelé à voler en éclats dès l’été prochain tant les propositions et les sollicitations fusent de partout et Dia fait partie de la liste de ces joueurs qui seront amenés à réfléchir sur leur avenir. Avec des qualités de petit gabarit mobile qui donne des tours de rein à un Sol Campbell nul doute que Dia va être invité à venir progresser Outre Manche et devenir diabolique L’on s’étonnera encore une fois de voir un joueur francilien quitter notre beau pays sans avoir jouer au PSG après avoir pourtant fouler les pelouses (ou terrains vagues avec des poteaux en blouson) du Montrouge FC 92 et de l’ACBB avant d’intégrer la pouponnière Clairefontaine. Issiar Dia devrait exploser, aux yeux de tous, la saison prochaine ( sous le contrôle du bureau voyance et pronostic de la rédac). Un peu comme son collègue de Clairefontane Hatem Ben Arfa qui participa à des matches de ligue 1 pendant trois saisons avant de se révéler.
28 avril 2008
Maintien et légende urbaine
Faute d’avoir trouvé mieux que l’opération « SOS PSG », à la rédaction, on s’est penché sur la légende urbaine des fameux 42, 43 ou 44 points qu’il faut avoir pour assurer son maintien. Ouvrons les livres d’Histoire !
Loin de jouer les Roland Courbis ou Guy Roux du web, on ne va pas passer notre temps à expliquer qu’il faut 42, 43 ou 44 points pour assurer un maintien en ligue 1. Mais plutôt de regarder ce qu’il s’est passé avant. L’idée c’est que depuis le retour de la Ligue 1 à 20 clubs lors de la saison 2002-2003 (erreur monumentale soit dit en passant) le maintien s’est joué autour de cette marge mais souvent en dessous. À commencer par cette saison 2002-2003 où l’AC Ajaccio a sauvé sa peau avec 39 points. Idem pour l’autre club Corse de l’époque en 2003-2004 puisque le Sporting Club de Bastia se sauvait aussi avec 39 points. Néanmoins la saison 2004-2005 a vu Nantes se sauver avec 43 points. Il n’a suffi pourtant que de 39 points à Troyes lors de la saison suivante. Alors que le promu Valenciennois eu besoin de 43 points à nouveau pour se sauver l’année dernière. Ainsi ces 5 dernières années , avec le retour à 20 clubs, il a suffi de 39 points pour se maintenir dans 60% des cas et de 43 points pour les autres. Ainsi 44 points semblent effectivement suffisants pour assurer son maintien en ce siècle.
En ramenant à la victoire à 3 points lors du championnat 1993-1994, Le Havre se maintenait avec 36 points. Martigues (18è) se maintenait même avec 32 points grâce à la rétrogradation de l’OM après l’affaire VA-OM. Le LOSC n’avait eu besoin que de 37 points dans le championnat 1992-1993, Là aussi en remettant la victoire à 3 points.
Et cette année ?
Avec trois clubs classés 18è, 17è et 16è avec 38 points à (encore) trois journées de la fin, il paraît évident qu’il faudra davantage de 39 points pour parvenir à se maintenir. Combien alors ? En prenant 1,08 point par match sur la saison, le maintien de ces trois clubs s’assurerait théoriquement à 42 points afin ne plus entrer dans des considérations de goal-average. C’est-à-dire les 38 obtenus + 1 point en moyenne sur chacun des 3 matches restant + 1 point pour s’éviter la loterie du goal-average. Donc une victoire, un nul pour une seule défaite devrait suffire pour le maintien d’au moins un des trois clubs concernés par la relégation sous réserve que Strasbourg qui reste sur huit défaites de rang ( et 17 buts encaissés) ne se réveil pas.
Mais le plus intéressant réside tout de même dans la seule confrontation directe entre ces trois clubs : Le Toulouse – PSG de samedi prochain 19 heures (36è journée) qui pourrait bien décider de la suite à donner aux espoirs des uns et des autres.
Deux fauteuils pour trois :
36è journée de Ligue 1 : Toulouse – PSG samedi à 19 heures, Lens-Monaco à 20 heures.
37è journée à 20 heures pour tout le monde : PSG – Saint-Étienne, Lille – Lens, Rennes – Toulouse.
38è journée à 20 heures pour tout le monde : Toulouse – Valenciennes, Lens – Bordeaux, Sochaux – PSG.
27 avril 2008
Et revoilà Jean-Michel Aulas !
Fabio Grosso expulsé dans les couloirs de Gerland samedi soir contre Caen (2-2), il n’en fallait pas moins que le Président Lyonnais sorte une nouvelle fois de sa réserve et crie au complot.
Ainsi il en va du Football et de la hiérarchie des clubs. Plutôt que de parler de la jolie performance de Caen, des deux passes décisives de Yoan Gouffran, de l’étrange passivité de la défense de l’OL ou encore de revenir sur l’abnégation lyonnaise à revenir au score en seconde période après une première période hésitante, on dirait presque irritante, on ne retiendra que l’expulsion de Fabio Grosso à la mi-temps du match pour avoir, de la main, touché le visage de Gouffran. La faute à qui ? À un Lyonnais, le grand chef qui plus est : Le Président Jean-Michel Aulas (JMA). C’est un nouvel épisode du fameux complot anti-lyonnais puisque « les entraîneurs de Caen sont allés se plaindre comme quoi Fabio avait effleuré (sic) le visage de son adversaire (Gouffran). Et qui est le joueur pénalisé dans l’histoire ? C’est le Lyonnais. » Il s’agit donc d’une énième critique de l’arbitrage. L’histoire a été rapportée par le quatrième arbitre, Nicolas Rainville, auprès de l’arbitre du centre, Philippe Malige, qui a pris la décision d’expulser le défenseur Italien. Ce qui est choquant à plus d’un titre et qui témoigne une fois de plus que JMA se fout de la gueule des gens, c’est cette déclaration : « On n’expulse pas, lors d’un match qui peut être décisif pour le titre, un joueurs parce qu’il a eu une altercation dans le couloir. Je m’élève contre ce type de décision. C’est du jamais vu. Ce n’est pas sérieux. » Diplômé de « l’american school of arbitrage », JMA nous explique qu’il y a des matches où il y a un règlement, des lois du jeu et d’autres matches où « on n’expulse pas. » Au passage, ce qu’il considère comme effleuré au début devient une altercation par la suite. Quitte à fabuler, autant être constant dans le pipo, c’est un minimum pour être crédible. Qu’Aulas ne soit pas ravie de l’arbitrage est une chose, qu’il évoque un instant que des matches doivent être arbitré différemment d’autres laisse perplexe sur la mentalité du Président Lyonnais.
« Ne pas embêter les arbitres avec ce genre chose », nous si !
Autre moment pathétique de JMA : « Cela fait beaucoup trop. Je sais que l’ensemble des institutions souhaitent que Lyon ne soit pas champion, mais nous en remettre une couche avec une expulsion de vestiaire, il ne faut pas charrier. Même si cette injustice criante nous a permis de nous réveiller en deuxième période, trop, c’est trop. La sanction normale, c’était l’expulsion des deux joueurs. » L’on rappellera pour info que le Président de la Ligue de Football Professionnel est dirigé par Frédéric Thiriez, l’ancien avocat de la CEGID, une boîte de JMA. Dans le genre, « les institutions sont contre nous, nous on est gentils et les autres méchants… », on a trouvé plus flagrant ! De plus, il trouve le moyen, en pleine plaidoirie, de se satisfaire de la situation puisque ses protégés ont réussi à revenir au score ! Le plus drôle vient forcément à la fin avec l’histoire de la réserve technique posée, qui fut finalement retirée « parce que Bordeaux n’a pas gagné… » Vous comprenez, JMA ne souhaite pas « embêter les arbitres par ce genre de chose » ! Après tout, les procédures n’ont de sens que si l’écart au classement varie, le pauvre Fabio Grosso aurait bien aimé être défendue autrement. Déjà qu’Aulas a porté plainte contre Furlan à sa place dans l’affaire du macaroni !
Une petite archive : Complot anti-Lyonnais... ça se précise !
26 avril 2008
Épisode 6 (et fin) : Où il faut trouver le moyen de faire cohabiter madame et le foot.
Déjà qu'il fallait lutter avec moi-même sur l'intérêt d'un Strasbourg-Lorient, voilà que la concurrence déloyale féminine fait son entrée autour du stade et de la télécommande. Le dernier épisode méritait bien un peu de machisme!
Ça on ne m’avait pas prévenu ! L’activité télévisuelle et sportive ne colle que très moyennement avec le genre féminin. Que ça soit Aurélie, Neïla, Maud, Laure, Solenna ou Stéphanie, le schéma s’est produit et reproduit, encore et encore. Au début on croit toujours que ça va pouvoir succomber à l’appel du crapaud : Cohabiter. Toutes sont allées avec moi au stade découvrir ma passion de la chose sado-maso porte de Saint-Cloud qu’est le PSG. À chaque fois c’est pareil ! (Comme dit l’autre) Mademoiselle est sous le charme. Et oui, messieurs, emmener la future nana au stade, ça permet d’emballer. J’ai des statistiques d’enfer au Parc des Princes si vous voulez tout savoir !
Mais un jour ou l’autre l’altercation a lieu, de manière plus ou moins frontale. C’est le foot ou moi lit-on dans le visage de la fille. Parfois même il y a des menaces, des ultimatums.
Parce que le résultat du week-end influe sur les relations sociales. Tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si Paris a gagné. Au contraire ça sera la fin de monde en cas de défaite avec des circonstances aggravantes, type OM, au Parc ou injustement (j’vous raconte pas les trois en même temps). Le pire reste à lire ! Parce que si je tire la gueule, normale que mademoiselle trouve ça chiant parce que, pour une fois, elle n’y est pour rien ! Mais que dire de cette remarque (parfois pertinente) que le foot influe davantage sur ma vie sociale et mes rapports aux êtres humains qu’elle. Je vous laisse imaginer la suite à grands coups de menaces sur l’abonnement à Foot +, Canal + et même Eurosport. À la maison, c’est madame qui porte la culotte me direz-vous ? Non pas vraiment pour la télécommande. Mais ainsi il en va de la paix des ménages, il faut savoir sacrifier le match estival de l’Équipe de France, le premier Tour de la Coupe de France et le Lens-Sochaux de samedi dernier. L’été repos ! Pense-t-elle ! Quelle ne fut pas sa déception à l’annonce du calendrier à venir : Roland Garros, Euro, Tour de France et Jeux Olympiques. À regretter la Coupe du monde !
Toujours est-il que j’ai encore deux autres quarts de siècle à vivre (logiquement), voire trois (de manière optimiste). Alors ma chère et tendre, il va falloir faire avec ! L’homme est foncièrement polygame, j’ai encore entendu Brigitte Lahaie le dire cet après-midi !
25 avril 2008
10 idées de prime pour les joueurs du PSG
Sans être totalement recoupée, l’info comme quoi certains joueurs du PSG auraient demandé une prime de maintien a fait jaillir bien des commentateurs. Nous à la rédaction, on a poussé le bouchon encore plus loin et proposons 10 autres idées de primes.
1/ La prime de maintien du matériel automobile personnel : Il Faut bien avouer que jouer au PSG comporte bien des risques. Entre la confiscation de la Porsche de Rothen (ainsi que de son permis) et le vandalisme perpétré sur celle de Sylvain Armand, il paraît évident que la direction se doit de féliciter l’effort fait par chacun de conserver son véhicule personnel dans un état correct, au lieu de l’abandonner comme ça connement au milieu d’un parking même pas surveillé dans les Yvelines.
2/ La prime au kilomètre de course parcourue (à pied) : Un gars comme Jérémy Clément fait bien 7 ou 8 kilomètres par match. Ça mérite bien un petit quelque chose.
3/ La prime de non-obtention de carton jaune : On y pense jamais, mais c’est tout bête. Pas de carton jaune, une prime. Et pareil pour le carton rouge, histoire de ne pas faire de jaloux ! Après tout, il y a bien des amendes dans le cas de certaine expulsion dans d’autre club !
4/ La Prime de Une de l’Équipe : PSG est une marque déposée. Et comme toute marque, elle a besoin de visibilité. Alors si les résultats ne sont pas là autant octroyer un maximum de visibilité sur le club avec des affaires en tout genre en plus des résultats bidons.
5/ La Prime pour un match accompli : Une idée à creuser, mais qui n’a toujours pas eu l’occasion d’être mis en œuvre, puisque ça consisterait à voir un beau match de Football au Parc des Princes (ou à l’extérieur) avec du beau jeu, de belles passes, de l’ambition, des frappes cadrées, des beaux arrêts de Landreau... Pourtant elle a l’air bien celle-là. Attention, à ne pas confondre avec la prime de match !
6/ Prime pour un recrutement réussi : ça, c’est pour Alain Roche. Mais pareil, on n’est pas près de la mettre en place.
7/ La prime de non-humiliation en Coupe de France. Une idée qu’aurait certainement pu avoir Paul Le Guen, survivant de l’humiliation de Clermont en 1997. Et puis avec Épinal, le Poiré-sur-Vie ou encore Carquefou, le champ était plus que miné…
8/ La prime « mot du jour » : À définir avec les copains du vestiaire. Mais il s’agirait de se mettre d’accord le matin sur le mot (ou expression) et celui qui réussit à le faire passer le plus de fois dans l’Équipe du lendemain gagne la prime. Exemple : Maintien, Porsche, mouiller le maillot, ligue 2, inadmissible, le coach a dit, … Variante : Faire une rime avec Didier Digard (Bigard, malabar, connard, canard, sifflard, art… double prime si on réussit à faire rimer art avec Digard dans l’Équipe du lendemain).
9/ La prime « finit son assiette à la cantine » : Une vraie prime citoyenne qui consisterait à lutter efficacement contre le gâchis et sensibiliser les plus jeunes du centre de formation sur les malheurs de la faim dans le monde. Ça doit être ça aussi le foot citoyen !
10/ La prime du mec le plus sifflé : Gros tirage de bourre entre joueur pour obtenir cette prime. Elle consisterait avec un applaudimètre de voir quel joueur et le plus sifflé au Parc des Princes. Tant de colère mérite bien une prime pour le malheureux qui n’a pas mérité ça…
24 avril 2008
José Pasqualetti, un mec bien !
Complot anti-lyonnais, la suite, Jean-Michel Aulas s’est vu refusé que la demie finale de Coupe de France qui oppose l’OL à Sedan le mercredi 7 mai à 20h45 soit décalé et a menacé de mettre une équipe B ; ce qui a passablement irrité l’entraîneur Ardennais.
« Ce n'est pas le président de la République, ni le pape, c'est uniquement M. Aulas, président de l'OL. Il faut qu'il arrête de me casser les pieds. » Comment voulez-vous qu’on ne tombe pas amoureux de José Pasqualetti, l’entraîneur du CS Sedan Ardennes ? Le technicien ardennais ne digère pas les propos du Président de l’OL, Jean-Michel Aulas qui, si la FFF ne décalait pas la demi-finale de coupe de France au mardi 6, envisageait que « l'Olympique lyonnais soit prêt à faire l'impasse sur cette demi-finale, soit en s'abstenant soit en alignant son équipe réserve. » Une déclaration qui met au passage encore moins de crédit à l’netraîneur Alain Perrin… « Ce n'est pas du bluff, a-t-il affirmé. Je peux vous dire qu'on prendra même un malin plaisir à n'aligner personne. » Et après l’OL et leurs supporters s’étonnent que personne ne puisse les encadrer !?
Toujours est-il que ces propos ont fait sortir Pasqualetti de ses gongs : « M. Aulas prendra ses responsabilités, il ne faut pas qu'il oublie que le football ne lui appartient pas », a-t-il déclaré sur RTL. « Maintenant, s'il veut mettre son équipe B, nous en serons les premiers satisfaits. Éventuellement, nous avons davantage de chances d'aller en finale. Dans ce pays qui s'appelle la France, il faudrait que la justice soit valable pour tout le monde et que certaines personnes, dont M. Aulas, arrêtent de se prendre pour Dieu. » Un peu plus tard, sur l’Équipe TV, il ajoutait : « Il n'est pas le patron du football français. La Ligue a également refusé de décaler notre match de vendredi à Clermont. On n'a pas pleuré. S'il n'a pas envie de venir, c'est son problème. Et je ne parle même pas de la suspicion qui entoure le tirage au sort depuis dimanche. Malgré tout le respect que j'ai pour l'Olympique Lyonnais, à un moment, il ne faut pas se prendre pour ce qu'on n'est pas. Ce n'est pas le président de la République, ni le pape, c'est uniquement M. Aulas, président de l'OL. Il faut qu'il arrête de me casser les pieds. »
José Pasqualetti, je ne le connais pas plus que ça. Je me souviens qu’il n’avait pas réussi à empêcher l’AC Ajaccio de descendre en ligue 2, il y a quelques années et que c’est une grande gueule. Je sais aussi qu’il en fin de contrat avec Sedan (et qu’il ne souhaite pas prolonger) et que donc, il ne compte pas prendre le poste d’Alain Perrin à Lyon. Par contre ce qui se voit encore, c’est que l’OL s’en prend une fois de plus à la Fédération Française de Football sous prétexte que Nancy vient à Gerland le samedi suivant (10 mai). Ce n’est pas le genre de remarque qu’aurait émis Aulas lorsque l’OL avait ses matches, le mercredi, de ligue des Champions. Il semble que le discours volontaire de réaliser le doublé Coupe-championnat a ses limites. Rappelons que l’Olympique Lyonnais n’a jamais réussi à remporter une coupe depuis celle de la Ligue en 2001. La dernière Coupe de France des Gones remonte à 1973. Entre temps, Sedan est allé deux fois au stade de France en 1999 et 2005 pour certes, deux défaites (contre Nantes et Auxerre). À vouloir à tout prix protéger ses intérêts l’OL s’affiche encore comme une entreprise qui fait vaguement un peu de Football de temps en temps.
Marino Faccioli, directeur général adjoint de l'OL en cahrges des affaire sportives sur OLweb :
23 avril 2008
XV d'Europe part.8
Fulham qui ne lâche rien, le PSG qui s’incruste une fois de plus… L’élite du Football européen a de quoi faire rêver le continent. On en vient même à ne pas envier un Liverpool-Chelsea surtout quand Derby est si proche d’être champion.
Qui l’eut cru, il y a encore un mois que Fulham (4è) pourrait prétendre au podium en cette saison ? Certainement pas grand monde, mais comme quoi le football est le plus beau sport qui soit, voici les protégés de Mohamed Al-Fayed en passe de coiffer Levante (3è) au poteau. Les Cottagers n’ont pas tremblé face à la faible équipe de Liverpool (0-2). Dimanche, Levante ratait le coche face à Getafe, une équipe qui rappelle qu’elle était disposée aux premiers rôles (3-1). En tête du classement, Derby (qui s’impose sur le terrain de West Ham 2-1) creuse un écart irrémédiable sur le FC Metz (toujours deuxième). Il reste trois matches aux Rams trois matches soit 9 points, soit l’écart avec les Grenats. Sauf catastrophe de goal-average, les hommes d’Adam Pearson seront champions de ce XV d’Europe 2007-2008. Si Derby County nourrissait de sérieuses ambitions en début de saison, tout le mérite revient à ces joueurs qui n’ont jamais relâché la pression sur leurs adversaires ne partant qu’une seule fois à la faute dans toute la saison et marquant deux buts par match en moyenne ! Bolton n’aura été qu’un feu de paille et du coup, le bide bien mou du XV d’Europe prend de la hauteur et s’étend de la 5è à 11è où, dans l’ordre, Duisburg, Murcie, Livourne, Empoli, Reggina, Nuremberg et le petit nouveau Rostock se tiennent en pas grand-chose. Le train-train italo-allemand se maintien, va-t-on parler d’axe Duisbourg-Empoli ?
Et queue de classement, le Paris Saint-Germain et Strasbourg se tirent la bourre et occupent ensemble le douzième strapontin (en gagnant une place par rapport à la semaine dernière). Mais ce sont les hommes de Paul Le Guen qui ont frappé les esprits en réalisant une seconde période haute en couleur au stade Michel D’Ornano de Caen (3-0), bien aidés par leurs nombreux supporters qui avaient fait le déplacement. Pendant ce temps, à la Meinau, Strasbourg frôlait l’accident bête face au dernier de la classe Lyonnais (1-2). On salue le retour du Recreativo Huelva (14è) parmi l’élite européenne. Non pas que Florent Sinama-Pongolle nous avait manqués, mais la vérité a triomphé du match à 6 points qui opposaient Saragosse au Recreativo et comme prévu, c’est la Real qui craquait à trois reprises (0-3).
La quinzième est dernière place est occupée par un nouveau venu : Birmingham, qui a convaincu les observateurs de sa présence par une superbe prestation lors du Derby face à Aston Villa (1-5).
22 avril 2008
Jean-Marc Furlan est un raciste.
Samedi soir, lors de Strasbourg-Lyon (1-2), l’entraîneur alsacien Jean-Marc Furlan aurait traité Fabio Grosso de « macaroni de merde ». Une affaire de racisme quand ce n’est pas le PSG, ça n’intéresse personne.
Stade de la Meinau, samedi dernier. Match de la peur. Le Racing reçoit l’Olympique Lyonnais pour ne pas se laisser décrocher dans la course au maintien en ligue 1. Si les locaux ont la bonne idée d’ouvrir la marque par l’intermédiaire du Colombien Wason Renteria à la 21è, Eric Mouloungui imprime sa semelle sur la cheville du défenseur lyonnais Italien Fabio Grosso peu avant la mi-temps. Carton rouge tout à fait justifiable. Pas pour Jean-Marc Furlan qui crie au scandale. Il aurait traité à ce moment-là l’Italien de « Macaroni de merde ». Sur le bord de touche, personne n’a bronché. Ce qui laisse l’info au conditionnel. Ce qui est nettement plus avéré, et y compris dans l’Équipe de dimanche, c’est que ce technicien, cet éducateur de 50 ans (passé auparavant par Libourne Saint-Seurin et Troyes) en a remis une couche en conférence d’après match en disant : « on ne peut pas dire que l’Italien a renié ses gènes ou sa race ». Les propos sont retranscrits dans le quotidien du sport et de l’auto de dimanche et personne n’a bronché sur l’événement. Aucun média, tout juste Pierre Menès dans 100% foot sur M6 en deux minutes. À mon avis, ces propos sont au moins aussi scandaleux que la fameuse histoire de la banderole du stade de France. Car si Furlan revient sur l’expulsion de Mouloungui après le match. Donc une demi-heure après le coup de sifflet final, il est exclu que l’on soit toujours à chaud. Ce n’est pas une boulette mais bien du racisme. Furlan fait étalage de toutes ses connaissances en matière de « racialisme ».
La LICRA a failli se faire attendre…
Mais voilà, le RC Strasbourg ne fait rêver personne, n’est pas un club glamour, connu, célèbre, qui attire 150 journalistes à la moindre de ses communications. Bref, le RCS n’est pas un club qu’on aime détester.
Du coup, on a cette impression bizarre que sous-entendre qu’il y a une race italienne portée sur la tricherie est moins grave qu’une dizaine de gars qui déballent une banderole « Pédophiles, chômeurs, consanguins : Bienvenue chez les Ch’tis ! » au Stade de France un soir de finale en la divine présence de Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy et de la moitié du gouvernement. Dingue ça ! Par exemple, chose assez remarquable, je n’ai reçu le mail (et donc l’ensemble des rédactions aussi) de la part de la LICRA que ce lundi à 17 heures. Là, aussi c’est pas drôle quand on ne parle pas du PSG ? Jamais à l’abri d’un coup de pub, l’association s’étonne « du peu d’émotion suscitée par les propos de Jean-Marc Furlan, symptomatique de la banalisation de ce type de discours ». On est deux.
19h24, l’Équipe.fr en parlait enfin, comme quoi ils ont bien reçu le mail de la LICRA. L’ensemble des rédactions ont alors fait le « boulot » et reprennent le communiqué de la ligue (RMC, l’Équipe TV, Infosport...). Chez Saccomano (on refait le match) on préfère revenir sur les propos du Président du Racing Philippe Ginestet sur l’arbitrage et à la rigueur sur les propos de Furlan insistant en guise de conclusion que Furlan est un nom du nord-est de l’Italie. Dans le journal qui suit sur LCI ? rien à foutre, eux qui ne s’étaient pas privés de faire leur chou gras de l’affaire de la banderole.
Et moi dans tout ça ? Et bien le brouillon de cet article était rédigé le dimanche après-midi et publié qu’aujourd’hui mardi en fonction de la programmation des autres articles. Vous noterez que j’ai reculé la publication du XV d’Europe part.8 pour ça.
Fallait-il dissoudre Jean-Marc Furlan ?
21 avril 2008
RMC, le mercato et le PSG
Il y a des moments où n’importe quel rédacteur en chef redevient un homme. Quand rien ne fait vendre, rien ne vaut une petite newsletter « bruit de mercato » en orientant tout particulièrement sur le PSG…
Je ne sais pas comment ils ont fait leur coup, mais la newsletter RMC SPORT je la reçois mais dans mon dossier « spam ». Une fois n’est pas coutume, je regarde ce qu’il y a dans ce fameux dossier avant de tout mettre à la poubelle. Tiens quel n’est pas mon étonnement de voir le nom de ce courriel (toujours rêvé d’écrire ce mot) qui se nomme en date du vendredi 18 avril : L’avenir de Perrin / Rumeurs de mercato / Noves, priorité à l’Europe. Ok, on va cliquer et lire un peu ce qu’ils racontent dans l’optique de trouver, enfin, une alternative crédible au très sérieux Foot Mercato.
Et bah, là les amis, je suis resté pantois. Une titraille qui se fait rêver : « Le mercato se met en place » et le chapô encore plus : « Les différents championnats européens ne sont pas encore terminés mais le marché des transferts est déjà en train de s’activer. Tour d’horizon des premières rumeurs. » D’abord, on apprend que Pedro Pauleta laisse planer le doute sur sa retraite ou pas. Qu’il quitte Paris, c’est sûr, mais selon la newsletter, le buteur des Açores ne serait pas opposé à tenter une dernière année en France avec un retour à Bordeaux, histoire de jouer la ligue des champions. Pauleta qui a laissé un souvenir si ému auprès des supporters Bordelais qui ne sont jamais empêchés d’écrire toute leur frustration sur banderoles au Parc des Princes… ça veut rien dire, mais l’info non plus !
Tant qu’on y est, autant s’acharner sur le PSG. Alors là, mesdames et messieurs, tenez vous près. Sont annoncés à Paris au mois de juillet : Miralem Pjanic (Metz), Jean Calvé (Le Mans) et Daisuke Matsui (Le Mans). Le Japonais serait la priorité du club de la capitale « pour s’implanter dans le marché asiatique. » L’info indique implicitement que Jérôme Rothen part. Mais le plus intriguant dans toute cette affaire reste néanmoins l’avenir sportif du PSG. Le club ne sait toujours pas dans quelle division il évoluera la saison prochaine, RMC (selon mes infos) non plus. Mais qu’importe, faire du sensationnel avec des prévisions à peu près aussi certaines que celles de Paco Rabane. J’enfonce une porte ouverte en disant que jouer en ligue 1 ou en ligue 2 confère à une stratégie financière et de recrutement totalement différente. L’idée aurait été d’au moins préciser dans quelle optique Pjanic, Calvé et Matsui arriveraient. Parce que là, j’ai un doute.
D’où viennent les rumeurs de transferts ? Deux grandes écoles s’opposent. La première consiste à écrire des conneries et voir les réactions des uns et des autres. Prêcher le faux pour savoir le vrai. La seconde consiste au copinage avec les agents de joueurs, qui ne sont absolument pas en conflit d’intérêt, qui lâchent des infos bien orientées pour faire monter les enchères et surtout indiquer que le joueur est libre (contractuellement ou dans sa tête). Et le journalisme dans tout ça ?
Le lieu du crime.

