31 mars 2008
Paris, ce spécialiste des coup(e)s.
Samedi soir, le Paris Saint-Germain s’est offert sa troisième Coupe de la Ligue (face à Lens 2-1) au stade de France et surtout sa dixième coupe nationale (sept coupes de France avec les trois de la ligue) en 38 ans d’existence.
À jouer le maintien deux saisons de suite, on devient amère. La frustration est telle pour certains que la banderole « Pédophiles, consanguins, chômeurs, bienvenue chez les ch’tis » avait vraiment l’air d’être du premier degré… Laissons faire l’instruction, mais au lendemain de verdict de la commission de discipline dans l’affaire Ouaddou avec le match à huit clos pour Metz et son point de retrait au classement, il y avait certainement plus intelligent et quand Paris affirme vouloir reconquérir l’opinion publique, c’est quand même mal barré. « Noboby like us, but we don’t care » diront certains suiveurs de Millwall entre autres… En tout cas, c’était pas fair. Néanmoins, on remarquera que cette banderole Lyonnaise à l'occasion d'un Lyon - Saint-Étienne n'a suscité la même indignation. Pour l'idée est à peu près la même.
Sinon, il y avait un match. Paris semblait avoir pris sa finale par le bon bout. On dira ce qu’on veut, mais avec 3 finales disputées depuis 2004, ce groupe a l’expérience nécessaire. Expérience, le maître mot de cette soirée. Qui d’autre que Pedro Miguel Pauleta pouvait ouvrir le score au Stade de France ? Le buteur des Açores a inscrit un but à chaque tour de la compétition (Lorient, Montpellier, Valenciennes, Auxerre et donc Lens). Nul doute que la louche du Portugais fût aussi inspirée que géniale. Paris maîtrisait de la tête et des épaules sa finale. Le hic, c’est que Amara Diané ne parvenait pas à doubler la mise alors que les Nordistes avaient la tête sous l’eau. Lorsque Laurent Duhamel renvoie les 22 acteurs au repos, on ne donne pas cher de la peau de Lensois qui n’avaient toujours pas débuté leur match hormis cette frappe enroulée de Maoulida à la 28è détournée en corner par une détente de grande classe de Mickael Landreau. C’était à signaler !
Bernard Mendy is back !
Au retour des vestiaires, Paris reculait et Lens commençait son match. D’ailleurs, il ne fallut que sept minutes à Éric Carrière pour trouver l’ouverture glissant le cuir entre le crampon de Mamadou Sakho et le gant de Landreau pour faire un bisou au poteau après un mouvement d’école entre l’ancien nantais et Maoulida. Les deux équipes se retrouvaient à 1-1 et chacun avait sa chance de lever la coupe. Si moche soit-elle. Monterrubio touchait le poteau de Landreau (69è) et Demont flirtait avec la transversale (91è), mais nous y reviendront. Du côté Parisien, Diané se montrait toujours aussi brouillon devant le but (83è). Les prolongations semblaient inévitables, mais alors que la frappe de Yohan Demont était imperceptiblement détournée en corner par Landreau à l’entrée des arrêts de jeu, l’arbitre donnait six mètres et quelques secondes plus tard, Luyindula, au duel avec Hilton, obtenait un penalty pas spécialement volé, mais disons… généreux. Si Pauleta est absent, c’est normalement Jérôme Rothen qui tire le coup de pied à 9 mètres 15, mais la version officielle retiendra que c’est Bernard Mendy qui prenait le ballon pour l’expédier fort aisément dans les filets de Le Crom entretenant ainsi ses rapports si passionnés avec le public Parisien. Sans convaincre personne le PSG remportait sa troisième Coupe de la Ligue (après 1995 et 1998), devenant ainsi seul recordman de l’épreuve. Cruel coup du sort pour des Lensois qui n’auront pas démérité et qui vont devoir cravacher dur pour se maintenir en ligue 1. Au même titre que le PSG. Et oui, cette finale de la Coupe machin opposait le 17è au 18è. Paris sera donc européen la saison prochaine, reste à savoir dans quelle division. La statistique à la con : Quand Paris gagne la Coupe de la Ligue, Paris remporte également la Coupe de France, comme en 1995 et 1998.
29 mars 2008
Metz au fond du trou
Plus que politisée, l’affaire Ouaddou a livré son premier épilogue jeudi soir lorsque la commission de discipline de la LFP a infligé un point de retrait au FC Metz au classement ainsi qu’un match à huit clos à Saint-Symphorien.
C’était le 16 février dernier à Saint-Symphorien lors de Metz-Valenciennes. La France découvrait avec stupeur qu’un peu comme partout, il y a des racistes dans les stades. Se croyant pris à parti par les cris de singes, le défenseur marocain de VA, Abdeslam Ouaddou, s’en été vivement pris à Christophe H. récoltant au passage un carton jaune.
Faisant la unes des gazettes, des télés et même de la presse étrangère, les instances du football français ont été priées d’agir par l’opinion publique et le gouvernement scandalisé d’une telle découverte !
Le 27 février, le supporter messin prenait trois mois de suspension de stade à compter du 22 février. Mais la coalition gouvernementale souhaitait davantage quitte à passer pour des truffes en demandant à chaud d’alourdir la loi.
Le héros malgré lui de cette affaire, Abdeslam Ouaddou, a qualifié de « plaisanterie » le verdict rendu (match à huit clos, et un point de retrait au FC Metz) par la commission de discipline de la ligue estimant que cette dernière « n’a pas envie de se pencher sur le dossier » et que « ce n’était pas la première fois ». Entrant directement en conflit d’intérêt, le défenseur aurait préféré voir le match se rejouer. Après tout pourquoi ne pas allier justice et course à l’Europe, puisque les Valenciennois s’étaient inclinés 2-1 en Lorraine. Avec trois points de plus VA serait cinquième à un point de Marseille.
Une condamnation qui relance un débat usé
Pour le Président Carlo Molinari, la condamnation « est très lourde pour un club comme le FC Metz ». Surtout qu’il pourrait faire jurisprudence dans des prochains cas, car une chose est sûre la Ligue n’a pas définitivement éliminé les racistes des stades avec son opération t-shirt mouillés du 23 février. Le vieux Molinari n’exclut donc absolument pas de faire appel et, comme le PSG et l’OM en leurs temps pour une autre affaire, de finir devant le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) pour faire casser une sanction qui pénalise le club, ses supporters, mais pas vraiment les racistes de Saint-Symphorien et d’ailleurs. On a tiré sur l’ambulance et comme le dit Ouaddou sur l’Équipe TV : « Metz va descendre tout le monde le sait », alors à quoi bon ?
Marquer le coup me direz-vous ? Oui certes. Mais selon nos informations il y a des racistes dans tous les stades (n’en déplaît à Pape Diouf). Qu’un seul club paye pour tous sous la pression utile de LICRA et Bernard Laporte semble un raisonnement bancal à mon sens. À l’heure où l’on demande aux clubs d’être responsables de leurs supporters ne seraient-il pas plus intelligent de traiter également le fond du problème qui sort, mais alors complètement, du cadre sportif : Le racisme en soit, le vivre ensemble ? Les interdictions de stades, les huit clos et les points de retrait marquent d’une pierre blanche l’action des institutions tel un compeed sur une tumeur, mais le combat est ailleurs. Devant leur télé, les gens auront vu de l’action avant d’oublier aussi vite. Jusqu’à ce que ça recommence ailleurs et qu’on redise les mêmes choses.
28 mars 2008
XV d'Europe part.6
Derby County poursuit son cavalier seul même si Metz se reprend. Fulham n'a pas dit son dernier mot. Mais La vraie nouvelle de ce sixième épisode est l'arrivée du Paris Saint-Germain parmis l'élite du football européen. Témoigne cette joie volée du technicien parisien dont les joueurs ont à nouveau fournit une prestation royale !
Huit matches sans faux-pas en championnat, il fallait bien que le PSG récolte les fruits de cette série tout à fait spectaculaire qui ferait palier d’envie tout bon supporter messin. Dimanche dernier, les Parisiens sont allé terrasser une bien pale équipe de Lyon (4-2). Longtemps incapable de quoique ce soit en dehors du Parc des Princes en 2007, 2008 semble avoir gommé les incertitudes de Paul Le Guen. Jusqu’où ?
En tête du classement rien de bien nouveau. Derby County se contente de gérer convenablement son avance réussissant le deuxième 1-0 de suite. Méfiance le glorieux FC Metz s’est remis en ordre de marche avec un match, certes brouillon, rempli face à l’ennemi nancéen (2-1). Heureusement d’ailleurs puisque Levante a plus que jamais décidé de se mêler à la course au titre réussissant la passe de trois contre Villarreal (1-2).
La lutte pour le podium sera également âpre puisque Fulham s’est remis en ordre de bataille après sa démonstration (2-0) face à Newcastle (autre équipe en forme de cet hiver). Toujours aussi indécrottables, Duisbourg et Nuremberg poursuivent leur bonhomme de chemin. Le MSV et le 1.FCN ayant trouvés leurs cadences de match nul à domicile et succès à l’extérieur. L’Energie Cottbus traîne toujours derrière depuis sa boulette contre le Bayern Munich (0-2) du 15 mars.
Une fois de plus, la déception vient de l’Italie ou Cagliari compte désormais trois matches sans succès de rang dévissant ainsi de 4 places au classement. Il y a de quoi s’arracher les cheveux quand même. Cette équipe avait tout pour réussir cette saison.
Et queue de classement Français et Italiens sont toujours à la traîne, Huelva demeurant la lanterne rouge pour la deuxième semaine de suite.
27 mars 2008
Frédéric Déhu raccroche.
Le décès de Thierry Gilardi a occulté la grande nouvelle footballistique de ce mercredi, Frédéric Déhu a annoncé le terme de sa carrière de footballeur professionnel. Si je vous jure, il jouait encore ! Retour .
C’est l’histoire d’un mec qui avait tout pour réussir et qui a, à plusieurs reprises, tout foutu en l’air. Frédéric avait le talent (sans plus), une croissance dans un club pénard sans histoires (RC Lens) dont il intègre le groupe professionnel à 19 ans, champion de France en 1998 (ratant le doublé avec la finale perdue de Coupe de France contre le PSG), nageant sur l’hystérie collective du mondial et trouvant même le moyen de jouer quelques matches en bleu dont le Autriche-France du 19 août 1998 (2-2). À Lens, Déhu a commencé comme milieu défensif, mais il faut reconnaître que c’est en défense centrale qu’il se fait remarquer.
N’écoutant que son courage (puisqu’aucun Français ne s’y était encore imposé dans l’histoire), le natif de Villeparisis signe au FC Barcelone (à 27 ans) et se plante en beauté ne disputant que 11 matches de liga. Ça tombe bien, en cet été 2000, le PSG fête ses 30 ans et jette par la fenêtre presque 300 millions de francs dans le marché estival pour recruter (entre autres) Nicolas Anelka et donc Fred Déhu pour remplacer Godwin Okpara ou encore Christian Wörns qui se sont royalement planté aux côtés d’Éric Rabésandratana. Déhu se sent comme un poisson dans l’eau. Il y joue quatre saisons pleines, marquant six buts en championnat, devenant capitaine et vice champion de France en 2004 (à seulement trois points de Lyon) avec une équipe qui avait de la gueule à l’époque (Sorin, Heinze, Fiorèse, Cana, Pauleta…).
C’est là que tout fout le camp. En fin de contrat, Déhu préfère s’engager avec l’Olympique de Marseille à quelques jours de la finale de la Coupe de France 2004 PSG-Chateauroux (1-0). Croyant dur comme fer qu’il pourra à nouveau jouer milieu défensif. Capitaine de l’équipe, Déhu est pourtant sifflé durant l’échauffement et même pendant le match à chaque fois qu’il touche le ballon à coups de « Fred Déhu est une salope ». Nul doute qu’un autre adversaire que le pensionnaire de ligue 2 aurait su davantage tirer parti du mal être du défenseur qui soulèvera brièvement le trophée avant de s’enfuir pleurer dans les vestiaires.
À Marseille l’accueil est mitigé, les plus ultras ne retenant que le fait qu’il soit « un enculé de parigo ». Il dispute tout de même 27 matches, Marseille finit 5è de ligue 1, de même que l’année suivante en disputant 30 matches. Mais le niveau de jeu de l’ancien Parisien ne l’a pas suivi à la Commanderie. Déhu se retrouve sur la liste des transferts. Levante, candidat au maintien en Liga, est sur les rangs. Mais Déhu n’y joue presque pas, subissant en plus le climat dégueulasse qu’il règne dans le second club de Valence (comptabilité trouée, bagarre entre joueurs, non-versement des salaires…). Concluant ainsi sa carrière, le défenseur rompt son contrat à l’amiable avec ses dirigeants déclarant conserver "un goût d’inachevé". Moi j’aurai résumé ça comme une longue et pénible fin de carrière digne de n’importe quel quadra jouant aux Émirats.
26 mars 2008
Les hommages qui ne rendent pas hommage.
Thierry Gilardi est mort à 49 ans d’une crise cardiaque mardi après-midi. Il laisse une femme et trois enfants et surtout grand vide intellectuel pour bien des gens sur les plateaux de télévision.
Le grand public a appris la nouvelle mardi soir en regardant le match de l’équipe de France A’ face au Mali sur Eurosport, pour une fois de bonne facture (3-2). L’annonce du décès en direct a été suivie d’un long silence. Seul le match se poursuivait. Quand tout à coup la bonne bouille du Directeur Technique National Gérard Houiller (le grand sentimental du PAF) apparaît, larme à l’œil, pour le premier de la longue série de commentaires obligés et d’hommages : « C’est une tragédie car c’était non seulement un ami du sport mais aussi un ami personnel. On s’était revu récemment pour l’anniversaire d’un ami commun. Ça semble trop injuste. Nous en sommes au stade de ne pas y croire. On se souviendra surtout de son sourire, de sa joie de vivre, de sa passion, son enthousiasme mais aussi sa rigueur professionnelle. Je pense surtout à sa femme et ses enfants à qui j’exprime tout mon soutien ». Tout le monde du sport et au-delà s’est pressé devant les micros pour assurer une tristesse épouvantable à base « d’on n’a pas le droit de mourir à 49 ans », « c’était un grand professionnel » et de « je pense à sa femme et ses trois enfants ». Michel Platini (Président de l’UEFA), Bernard Laporte (secrétaire d’État aux Sports), Michel Denisot (couteau suisse de Canal +), Charles Villeneuve (patron des sports de TF1), Jean-Pierre Escalettes (Président de la FFF). Samuel Étienne et sa clique de l’édition spéciale lui ont même consacré une bonne partie de son édition avec concours de larme à l’œil entre Laporte et Villeneuve.
Théorie du mort kilomètre : Un voisin mort émeut plus que 100 cadavres au Tchad.
On se sent mal à l’aise de voir sa télévision nous faire culpabiliser de ne pas être si mal à l’aise que ça devant un drame de la vie ordinaire. Ça énerve de voir la télé en faire un drame national au point de voir un commentateur de match de football et de rugby à peine moins indispensable qu’un Philippe Noiret ou un Lazare Ponticelli. Il règne une atmosphère de prise d’otage. Jean-Michel Larqué assure ne pas être sûr d’assurer le commentaire de France-Angleterre ce soir et le Président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, instaure une minute de silence avant le coup d’envoi. On rend surtout compte de la connivence entre un journaliste, un secrétaire d’État, le Président de la FFF, de l’UEFA, le DTN… Tous au service du football certes, mais dans une certaine opposition professionnelle de principe tout de même ! Et quand tous les acteurs d’une conférence de presse donnent l’impression d’être des amis de 30 ans ce n’est pas le Journalisme qui en sort grandi.
Question bonus ? Qui accompagnera Jean-Michel Larqué pour commenter les matches à l’Euro ? Christian Jeanpierre tient la corde du fait de la hiérarchie de la Tour de Boulogne, mais mon petit doigt me dit que ce n’est pas sur à ce point. Après tout, un garçon comme Denis Balbir ne va plus avoir grand chose à faire à France Télévisions à partir de mai…
25 mars 2008
Le Best of David Trezeguet
Bien qu’une partie de l’opinion footix française ne comprenne pas l’absence de Trezegoal en bleu, son récent retour pour pallier la blessure de Benzema oblige la rédaction à ouvrir ses archives.
01/03/2006
Dans l’Équipe : « Je suis attaquant. Forcément pour moi, il faut attaquer. De très grandes équipes obtiennent d'excellents résultats avec un numéro 10 et deux pointes, estime l'avant-centre de la Juventus, auteur de 31 buts en sélection. Regardez, Barcelone attaque tout le temps. Et puis le Brésil a gagné la Coupe du monde en 2002 avec Rivaldo, Ronaldinho et Ronaldo. »
«Je pense que c'est le bon moment pour essayer de jouer avec deux attaquants. Après il restera trois matches pour peaufiner les détails, le replacement,... »
14/08/2007
À propos des déclarations de Domenech sur Italie-France espoirs arrangé de 1999 le sélectionneur français (« Ce n'est pas moi qui ait inventé des histoires d'arbitrages en Italie. Il y a eu des matches achetés. Il y a des arrangements dans le football italien »).
« Mon Dieu... Quelle honte ! Parlant ainsi, Domenech a fait du mal à la France et, par-dessus tout, au football. »
08/10/2007
Sur la raison de son manqué d’efficacité en bleu et pas avec la Juve à l’aide d’un paperboard lors de l’Équipe du dimanche : Avec la Juventus , «quand on attaque, il faut qu'on soit haut, en admettant que les espaces sont plus courts. C'est alors à moi de profiter, avec des appels, du travail des autres. Je m'adapte, je vais au premier poteau, au deuxième... Je peux aller partout, tout en sachant que c'est là que ça se passe».
L'équipe de France ? «Elle est là» dessinant une croix en dessous de la ligne médiane. «Mais ça se joue là», pointant la surface de réparation.
20/10/2007
À propos de sa non-sélection pour les matches contre les Féroé et la Lituanie. «Je suis en train d'évaluer sérieusement et sereinement la poursuite ou non de mon rapport avec l'équipe de France», a-t-il dit à la chaîne de télévision italienne Italia.
21/01/2008
À téléfoot : «Pour l'instant, il y a une équipe nationale qui est en place avec des joueurs comme Benzema en qui le sélectionneur accorde beaucoup de confiance. Plus qu'à moi en tout cas. Je ne suis pas quelqu'un qui manque à l'équipe de France. Et ça ne me manque pas non plus. S'ils ont réussi à se qualifier sans moi (pour l'Euro 2008), ça veut dire qu'il y a déjà de la qualité. Personnellement, je n'ai toujours pas compris à quoi sert les A'. Se retrouver sous le maillot national devant quelques centaines de supporters, ce n'est pas l'ambition d'un joueur de haut niveau. »
25/01/2008
Dans l’Équipe : « Je me sens plus concerné par son club que par l'équipe de France». Il assure plus loin : « De mon côté, je vis ça très bien. Ici (à Turin), j'ai toujours ressenti la confiance de tout le monde. Je peux vivre sans » et de conclure « si je dois être convoqué par le sélectionneur, c'est bien. Si ce n'est pas le cas, je passerai à autre chose. »
01/02/2008
«L'Euro 2008 ? Je n'y crois pas trop. Contrairement à ce qu'il (Domenech) déclarait dans le passé, à savoir qu'il jugeait sur les performances en club, il semble choisir ses joueurs en fonction de son système. Moi, je n'ai pas envie de revivre la même situation qu'en 2006, mais on est bien parti pour. Je ne figure même pas parmi les trois ou quatre premiers attaquants français ».
24 mars 2008
Éloge de la diplomatie
Avec le retour de la répression Chinoise au Tibet, nombre de voix s’élèvent sur la tenue des Jeux Olympique à Pékin cet été, sans pour autant appeler au boycott. Un discours flou, mais qui fait le buzz, oblige le CIO à bouger.
Déclaration de Jacques Rogge, président du Comité International Olympique
« L'allumage de la flamme olympique à Olympie demain est pour nous l'occasion de réfléchir au rôle du Comité International Olympique (CIO).
Le CIO a pour principale responsabilité d'offrir les meilleurs Jeux possibles aux athlètes, qui le méritent – ce que nous nous efforçons de faire en étroite et active collaboration avec le comité d'organisation de Beijing.
Avoir attribué les Jeux Olympiques au pays le plus peuplé de la planète mettra l'Olympisme à la portée d'un cinquième de l'humanité.
Nous pensons qu'en ouvrant la Chine au regard du monde à travers les 25 000 représentants des médias qui assisteront à la manifestation olympique, le pays changera. Les Jeux Olympiques sont une force au service du bien. Ils sont un catalyseur de changement, non un remède à tous les maux.
Désireux de tirer parti des Jeux, les ONG et les défenseurs des droits de l'homme demandent au CIO d'agir à leurs côtés.
Le CIO est incontestablement respectueux des droits de l'homme.
Nous respectons les ONG et les groupes militants, ainsi que les causes qu'ils soutiennent – nous dialoguons du reste régulièrement avec eux – mais nous ne sommes ni une organisation politique ni un organisme militant.
Comme je l'ai déclaré le week-end dernier, la situation au Tibet préoccupe vivement le CIO. Nous avons déjà exprimé l'espoir de voir ce conflit se régler pacifiquement le plus rapidement possible. La violence, quelle qu'en soit la raison, est contraire à l'esprit et aux valeurs olympiques.
Le CIO continuera de respecter la cause des droits de l'homme et oeuvrera sans relâche avec la Chine pour le bien-être des athlètes et le succès des Jeux Olympiques. »
Donc voilà, une fois de plus on retourne l’argumentaire pro-Tibétin (que l’on qualifiera de bobo pour plus de simplicité) contre leurs tenants. Parce que les Jeux Olympiques sont le couronnement (ou pas) de quatre années de travail et de stress (sans parler de la chasse aux sponsors), les sportifs n’auraient plus d’avis et sont automatiquement apolitiques. L’on regretta la levée de boucliers à double lecture entre le besoin de ne pas froisser la puissante économie Chinoise et l’hypocrisie d’une institution (le CIO) pacifique mais « pas militant ». Il y a là une certaine contradiction, même si dire "la guerre c’est mal" ne fait pas beaucoup avancer le schmilblick.
Les J.O de Mexico 1968 avec les manifestations anti-ségrégationnistes ou encore le boycott d’une cinquantaine de nations des J.O de Moscou en 1980 pour protester contre l’invasion de l’Afghanistan sont le signe pourtant évident que le sport est bien le premier théâtre géo-stratégico-politique mondial… Belle hypocrisie que bien des annonceurs entretiennent. On saluera donc le courage de Jacques Rogge.
20 mars 2008
Présentations des ptits nouveaux !
Liste des 39 oblige, Raymond Domenech nous a gratifié une fois de plus des quelques surprises. Matthieu Delpierre, Adil Rami, Matthieu Valbuena, Florent Sinama-Pongolle ou encore Matthieu Bodmer intègrent les bleus. Présentation.
Matthieu Delpierre (24 ans, VFB Stuttgart).
Formé à Lille où il a disputé près de 80 matches de ligue 1, Delpierre s’exile en 2004 en Bundesliga, à Stuttgart. Réalisant de bons matches, le défenseur s’étonne qu’on ne parle pas de lui en France. Bah oui, Stuttgart ça ne fait rêver personne ici. Mais en 2007, il a la bonne idée d’être champion d’Allemagne et de disputer la ligue des Champions. Du coup ça change…
Le mot du sélectionneur : « Il y a une suite à l’équipe de France… Quelques joueurs en équipe de France vont arrêter plus vite que d’autres ».
Mathieu Bodmer (25 ans, O. Lyonnais).
Un nouveau lyonnais qui intègre la bande à Domenech. On dira qu’au titre de ses dernières prestations, il mérite pleinement sa chance. De l’autre côté, on pourrait dire qu’appeler un joueur parce qu’il a fait 3 bons matches, c’est un peu léger. Pour le reste, je vous renvoie sur son portrait.
Le mot du sélectionneur : « Il a rejoué, marqué, été décisif. Sur une liste élargie, c’est évident. J’ai envie de le voir avec les autres. »
Matthieu Valbuena (23 ans, O.Marseille).
Une trajectoire à la Ribéry, mais jusqu’où ? Débarqué en 2006 du National et de Libourne Saint-Seurin, Valbuena a fait son trou à presque tous les postes offensifs des schémas d’Éric Gerets. Marquant 6 buts (toutes compétitions confondues), dont celui très remarqué à Anfield, il est supporté par à peu près toute la presse spécialisée ou non. Forcément, à un moment, ça fini par tomber… de là à aller aux alpages en juin prochain…
Le mot du sélectionneur : « C’est une option, une possibilité, c’est une surprise pour personne qu’il fasse partie des 39 noms. Il a montré ses capacités. »
Adil Rami (22 ans, Lille).
Une autre belle histoire du football français. Ce franco-marocain n’est passé par aucun centre de formation et jouait en 2006 en CFA à l’ES Fréjus. Pré sélectionné avec l’équipe du Maroc pour les amicaux préparatoires à la CAN 2008, il ne fait pas partie de la liste de 23. Du coup, Raymond a sauté sur l’occasion. Blocage international ou véritable volonté d’intégration à moyen terme ?
Le mot du sélectionneur : Pareil que pour Delpierre : « Il y a une suite à l’équipe de France… Quelques joueurs en équipe de France vont arrêter plus vite que d’autres. »
Florent Sinama-Pongolle (23 ans, Recreativo Huelva).
Alors là, c’est vraiment la surprise du chef (la blague ?). Appelé pour pallier au forfait de Louis Saha (dit le gros poissard), l’éternel espoir du foot hexagonal (au même titre qu’Anthony Le Tallec) marche actuellement sur l’eau même si Huelva occupe toujours la 15è place du XV d’Europe (18è en Liga). Mais l’ancien Reds reste sur 5 buts lors des 6 dernières journées de Liga alors forcément ça attire l’œil.
Le mot du sélectionneur : Il n’y en a pas, vu qu’à la base c’était Louis Saha qui était appelé à la base… hihi !
Prêté par Lyon pour acquérir un peu de temps de jeu, le Lensois est la bonne nouvelle du mercato dans le Nord. En 7 matches de ligue 1, Rémy a déjà inscrit 3 buts, lui qui n’avait jamais marqué en championnat sous la tunique de l’OL en 12 participations sur une saison et demie. Gervais Martel aimerait certainement le conserver dans son effectif, mais l’option d’achat s’élèverait entre 9 et 10 millions d’euros. Faut dire que Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe conservent un sens aigu du commerce… À noter que le natif de Lyon brûle les étapes puisqu’il ne compte qu’une seule sélection en espoirs (mais un but).
La Coupe dans toute sa splendeur !
Si Paris, Lyon, Bordeaux se sont qualifiés pour les quarts de finale de la doyenne des compétitions nationales, cette dernière nous a offert un exploit monumental avec l’élimination de l’Olympique de Marseille par Carquefou, pensionnaire de CFA 2.
Une chose est sûre, ce n’est pas encore cette année que Roland Louis Dreyfus pourra garnir la vitrine des trophées du club. Pour ce qui le concerne, un fond de tiroir suffit largement pour contenir deux coupes Intertoto, enfin deux plateaux capables de finir en vide-poche... Passons.
Mardi soir, la logique des quatre premiers quarts de finale de la Coupe de France fut respectée à la lettre, même si le fond des matches laissait penser que bien des accidents pouvaient se passer entre la classe biberon PSG face à Bastia (et le but du 2-2 injustement refusé pour hors-jeu) et l’égalisation méritée de Sochaux à Gerland (2-1).
Mercredi soir, Bordeaux a eu besoin de la prolongation pour se défaire d’une équipe de Lille (2-0) qui commence à trouver la bonne carburation en cette fin de saison. Après les cinq premiers matches, on se disait que les quarts de finale avec Lyon, Paris, Bordeaux ça avait de la gueule et qui si Marseille voulait bien passer également, ça aurait pu carrément devenir de l’hystérie collective tant toute la France du football y trouverait un intérêt printanier.
Mais c’était sans compter sur les tombeurs de Nancy au pour précédent. Ouvrant le score dès la 7è minute par l’intermédiaire de Papa Idrissa N’Doye, les banlieusards nantais se retrouvaient à défendre leu précieux but d’avance face à l’imprécision de Cissé et Akalé, rejoignant la liste interminable des matches où quand ça veut pas…Ça veut pas.
FC Metz Neverdead !
Dieu merci, Metz s’est une nouvelle fois qualifié aux dépens d’une équipe de Lorient (grâce à un but de Vincent Bessat) qui avait pourtant sorti la grosse armada (Abriel, Saïfi, Vahirua et Le Pen). Après Vesoul (6-0) et Strasbourg (3-0), les Lorrains s’imposent pour la troisième fois de suite à l’extérieur, Christian Gourcuff y trouvera certainement quelques motifs de remobilisation pour le championnat, d’autant que les grenats en sont désormais cinq victoires sur leurs huit derniers matches toutes compétitions confondues. Sans virer dans des superlatifs qui consisteraient à faire croire que quatre clubs de ligue 1 en quart de finale de la Coupe de France c’est peu (aux côtés des Ligue 2 Sedan, Dijon, Amiens et donc de Carquefou CFA 2) l’on remarquera que le tirage au sort pourrait nous apporter des affiches assez alléchantes. Par exemple les deux premiers de Ligue 1 (Lyon-Bordeaux), une rencontre presque entre voisins entre Sedan et Metz, un petit Amiens-Dijon pour rêver (et se dire que c’est le quotidien sur Eurosport !) et forcément Carquefou-PSG histoire que Paris se fasse à son tour humilier par le 14è (sur 16) de CFA 2… Et se pencher dans les livres d’histoires pour savoir si un club s’est déjà déplacé deux fois dans le même stade la même année en Coupe de France (Paris ayant déjà éliminé le Poiré-sur-Vie début février).
Tous les résultats :
PSG 2-1 Bastia (L2)
Sedan (L2) 2-0 Angers (L2)
Dijon (L2) 3-1 Tours (N)
Lyon 2-1 Sochaux
Bordeaux 2-0 a.p Lille
Lorient 0-1 Metz
Amiens 1-1 (4-2 t.a.b) Arles (N)
Carquefou (CFA2) 1-0 Marseille
19 mars 2008
Les incohérences de Benzema
Bon, on ne parlera pas de ce gâchis monumental face au gardien de l'ASM Flavio Roma alors que l’OL menait 0-3, mais Karim Benzema a prolongé son contrat jeudi dernier laissant paraître des éléments troublants.
« Lyon – Benzema jusqu’en 2013 », c’est ainsi que se nommait le papier sur l’Équipe.fr la semaine dernière pour annoncer la prolongation de contrat de Karim Benzema (17 buts en ligue 1 et une dizaine d’autres toutes compétitions confondues). Courant jusqu’en 2012, l’OL de Jean-Michel Aulas a préféré dès cet hiver bétonner le contrat de son poulain auquel toute l’Europe fait les yeux doux.
Certainement le joueur le mieux payé de ligue 1, selon le quotidien du sport et de l’auto, Benzema confie avoir les dents qui raye le parquet en souhaitant faire le doublé coupe-championnat cette saison et remporter la ligue des champions avant de partir « dans deux ou trois ans ». Il va falloir s’activer. Car si Lyon s’est mis, une fois de plus, dans les meilleures dispositions pour triompher à nouveau en championnat, il n’en reste pas moins qu’une victoire en coupe n’est pas du domaine du prévisible. À moins d’être le PSG où une saison pourrie équivaut à une victoire en coupe depuis maintenant quelques années. Et puis je ne relève même pas la C1 tellement j’ai pouffé de rire.
Clair dans sa tête, pas dans la sémantique.
« Dans ma tête, c'était clair, je voulais poursuivre ma progression ici et non pas m'exiler en Espagne, en Angleterre ou en Italie. Je suis bien à Lyon, je suis né ici, j'habite ici, je voulais continuer mes classes à l'OL. Tout le monde a confiance en moi, mes partenaires sont derrière moi. J'ai envie gagner beaucoup de titres, à commencer par un doublé Coupe-Championnat cette saison et la Ligue des champions, que j'aimerais gagner un jour avec l'OL. Il y a encore beaucoup de choses à faire à Lyon. » Et bien, dans ma tête à moi, cette phrase est tout sauf claire ! Dans la même phrase, l’attaquant Lyonnais (qui a récemment découvert l’usage des lunettes de soleil par temps couvert) estime être bien à Lyon tout en mentionnant là où il irait bien. Affirme vouloir continuer à faire ses classes alors que toute l’équipe est derrière lui. Continuer de progresser oui… Faire ses classes ça signifie que le gamin de 20 ans avec sa trentaine de buts cette saison vient tout juste de sortir de son œuf (69 matchs de ligue 1). Les coéquipiers et les adversaires apprécieront.
Les contrats ne servent plus à rien.
Engagé jusqu’en 2013 (voire 2014 avec une année option), l’attaquant lyonnais affirme partir avant le terme de son contrat confirmant une fois de plus la marchandisation de l’être humain devant un joli transfert au Real. Qu’un joueur se considère lui-même comme une valeur marchande laisse augurer d’une quasi-prostitution du joueur de football à moyen terme. Oui le football est bien mort. Aujourd’hui des imposteurs gagnent leur vie en tripotant un peu mieux que les autres un ballon et courant le 100 mètres en moins 11 secondes.
À savoir sur ce qu’il pense de son salaire, on reste sur le cul : « J'ai eu ce que j'ai demandé. Mais je ne pense pas trop à l'argent. » Mieux : « L'argent vient quand on réalise de bonnes performances. » Le fameux « travailler plus pour gagner plus » à l’échelle d’un milieu déjà pourri par le pognon, le pauvre bougre priant pour son emploi à l’usine Salomon appréciera à son tour.
À faire des conférences de presse à la moindre prolongation de contrat, le service communication de l’Oèle marque bien son territoire, celui d’une expertise minutieuse dans l’art de faire détester un club.


