Rigolons un peu avec le sport

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29 février 2008

Le 15 d’Europe part.4

vignette_day4Les Anglais nous en mettent plein la vue, les Allemands font compte commun. Au milieu le FC Metz et Levante crapahutent pour exister. Les dernières avancées du 15 d’Europe.

day4Spectaculaire regroupement britannique et germanique en tête d’un classement toujours dominé par un Derby County intouchable qui a pris la mesure de Wigan (2-0). Toujours deuxième, le Grand FC Metz a déjà oublié ses déboires de Saint-Symphorien et pris la mesure (2-0) d’une apathique équipe lyonnaise dernière au classement.
Levante gagne une place au profit de sa belle performance au Nou Camp (1-5) et passe devant Gagliari qui a un coup de mou.
Fulham signe un retour fracassant prouvant à la face du monde la supériorité de la première ligue en grimpant de deux places au classement. Jusqu’où iront les cottagers ? Haut, on suppose avec la réception de Manchester United ce week-end ! Habitués à faire la route ensemble, nos amis de Cottbus et de Nuremberg sont rejoints cette semaine par le troisième club allemand ainsi que Reading pour un occuper un quart de sixième place. Un regroupement collégial dont Reggina (2-1) paye la facture perdant 3 places au classement, la faute à une Juventus Turin hissant son niveau de jeu au-delà des attentes. Dans le bas de classement, ni la Corogne, ni les deux faibles clubs français n’ont été en mesure de se mêler à la course aux honneurs

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26 février 2008

ASSE : what else ?!

rolandRomeyer2007Pour la seconde fois de la saison, l’AS Saint-Étienne est parvenu a remporté deux matches de suite en ligue 1. Belle perf. De là à ressortir les écharpes des années 70, il ne faut pas pousser. N’empêche que la plupart des supporters des Verts (nés avant 1960 ou pas) vivent dans le mythe de la finale de Glasgow. 5 raisons de continuer.

1- Le refus d’être devenu la banlieue footballistique de Lyon. C’était lors match contre Lyon la saison passée à Geoffroy Guichard, cette magnifique banderole du kop stéphanois : « En football, Lyon sera toujours la banlieue de Saint-Étienne ! » Après tout, tant que les protégés d’Aulas n’auront toujours pas joué, ne serait-ce, une demie finale d’une coupe d’Europe. Aucune raison de changer, et puis si c’est contre JMA…

2- C’est quand même la première équipe de football à avoir descendu les Champs-Élysées en bus décapotable ! Si c’est pas la classe ça ! 30 ans avant la politique bling-bling… Des visionnaires vous dis-je !  Pour l’histoire, c’était au lendemain de la finale de la Coupe des Clubs Champions de 1976 face au Bayern Munich. Avec ces perfides poteaux carrés

3- Sans la starification propre à l’ohème et au Péesseugé et sans parler de la bestiole lyonnaise… Les Verts, quand même, ça fait rêver ! Pour preuve, c’est quand même le seul club de France qui est dirigé par deux présidents ! C’est dire toute la difficulté de la tâche ! Et puis avec Saint-Étienne, il y a toujours une affaire à instruire ! Les faux passeports autour des années 2000 et maintenant la mise en examen du co-président Roland Romeyer pour « recel et abus de biens sociaux ».  Non au moins c’est plus ambitieux que la PJ qui vient chercher Sylvain Wiltord à Tola-Vologe pour un excès de vitesse !

4- Puis d’ailleurs à propos de gazette qui d’autres peut connaître la joie d’avoir un But ! Saint-Étienne qui sort deux fois pas semaines ! Attention, il ne faut pas confondre But ! Sainté avec le catalogue de la boutique du club. Des accidents sont arrivés.

5- Le supporter Stéphanois aurait, en moyenne, l’âge avancé de 57 ans (puisque nostalgique des 70’s)… Pourquoi changer à cet âge ? Aller voir ailleurs reviendrait à demander à un fonctionnaire de la Poste de travailler cinq ans de plus. Qui plus est au bureau de Neuilly-sur-Seine avec Olivier Besancenot ! Plutôt crever !

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25 février 2008

Et si c’était Bordeaux ?

fernandoRevenus à un point d’un leader lyonnais plus si indétrônable que ça, les Girondins cristallisent tous les espoirs des nons-lyonnais de voir un championnat à la relance. Du moins après la victoire 0-6 à Monaco. Gros plan, donc sur le jeu bordelais et les hommes qui comptent.

Peut-on résumer le renouveau Bordelais récent à un seul homme ? Bien sûr que non. Néanmoins quelques-uns sortent du lot à commencer que l’entraîneur Laurent Blanc (et son adjoint Bruno Gasset) qui est en passe de faire de son coup d’essai, un coup de maître. En arrivant en Gironde l’été dernier, nombre de supporter Bordelais paniquaient un peu devant un mercato très tranquille. Un peu comme un rivage de Gironde un 21 juillet (on parle du fleuve, pas des plages d’Arcachon)… Hormis l’arrivée du Niçois David Bellion (très bonne idée d’ailleurs) et l’arrivé libre de contrat du Lillois Mathieu Chalmé, les ptits gars de Chaban Delmas n’ont pas eu de quoi sauter au plafond et de rugir d’impatience devant les folles soirées d’hiver à venir. Parce qu’après Ricardo se soit barré/fait lourdé, Laurent Blanc préférait se basé essentiellement sur l’effectif présent, remplaçant numériquement Darcheville par Bellion. Quid du départ de Mavouba ? Saisir l’occasion pour mettre au point un système plus ambitieux dans le jeu à coup zéro (ou presque).

Se basant sur la défense (Ramé – Jurietti, Planus, Henrique/Diawara, Chalmé) adepte du 1-0 bétonné, Laurent Blanc a confié davantage de responsabilité à Alou Diarra qui devait compenser numériquement (oui, lui et son double psychique invisible) le départ de Mavouba à Villareal et la montée d’un cran de Johan Micoud. C’est là le pari du Président ! Tenter de recréer la faille spatio-temporelle qui avait fait de Micoud un joueur cadre de la Bundesliga et du Werder Brême durant trois ans dans cette même position de numéro 10 dans un 4-4-2 en losange. Qui plus est derrière deux attaquants (Cavenaghi/Chamakh – Bellion). La révolution tactique avec des joueurs habitués à jouer ensemble, c’était un risque mesuré mais sérieux. Mais le duo Blanc-Gasset devait bien penser qu’avec un peu de bol, l’entente existante pouvait faire merveille. D’autant que Micoud ne serait donc pas seul au monde et pouvait compter sur Wendel et Alonso. Certes les deux lascars des ailes jouent plus bas que l’an passé (histoire que Diarra n’ait pas à s’inventer un frère triplé non plus). Mais l’on pense bien qu’en confirmant toutes les bonnes choses qu’on pensait déjà d’eux l’an passé, Bordeaux tenait un système aussi fiable à l’extérieur qu’à la maison.

La cerise sur le gâteau : David Bellion.

blanc_reaction_bisÉtait-il envisageable que David Bellion soit aussi performant dès le début de la saison ? Car en début de saison Bordeaux roule à l’ordinaire plus qu’au super et doit son bon départ grâce à l’ancien mancunien qui inscrit 10 de ses 11 buts de la saison lors des 14 premières journées et même 6 lors des 9 premières journées de ligue 1. Bordeaux se cherche, Lyon aussi, mais les points sont là alors tout le monde est content.
Et si le joueur de 25 ans marque le pas depuis quelque temps, Bordeaux s’est offert, par le départ à la CAN de Chamakh, un mercato formidable en redécouvrant qu’au Haillan rôdait un gars, qui, une fois perdu ses 12 kilos de vodka, se révélait être un super buteur : Fernando Cavenaghi. Sur sa saison, l’Argentin en est à 8 buts en 13 matches de ligue 1 (tous en 2008), 5 en 7 matches de C3. 13 buts en 20 matchs donc (plus en un but en deux matches de Coupe de France)… Wouah.
Mais dans l’idée, ce sont les 5 joueurs à vocation offensive de Bordeaux qui sont dangereux et efficaces, à l’image du 0-6 à Monaco où Cavenaghi s’offre un doublé, Micoud également mais ou deux buts sont inscrits par les remplaçants Chamakh et Obertan.

La course à la caisse de château Yquem prend forme :
Bellion : 11 buts
Cavenaghi : 8 buts
Wendel : 6 buts
Micoud, Jussiê : 4 buts
Diarra, Chamakh : 3 buts
Avec des telles statistiques, il est logique de constater que les joueurs au scapulaire sont deuxième attaque de France (43 buts) derrière Lyon, mais à seulement 7 buts. Pour comparer, Marseille avec patate du moment n’en est qu’à 35.

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23 février 2008

Les Bleus chez Nike

FFF_escalettesEn lâchant 320 millions d’euros sur un contrat de sept ans et demi, l’équipementier Américain habillera les équipes de France de football à partir de 2011. La FFF s’est clairement vendue au plus offrant sous couvert de faire vivre le football français.

Il faut bien avouer que cet appel d’offre a bien moins mobilisé foules, esprits et médias que celui des droits audiovisuels de la ligue 1. Mais cela pouvait en dire long sur les orientations intellectuelles de la Fédération Française de Football (FFF).
Sur la ligne de départ se dressait l’équipementier des Bleus depuis une quarantaine d’année (Adidas), son rival mondial Américain qui fait une politique de sélection des équipes (Nike) et le petit outsider Français (Airness) qui espérer faire un coup sensationnel avec l’incarnation de la France « black, blanc, beurre ». Un choix hautement symbolique donc, puisque sous ses trois marques se dessinait trois choix politiques :
Rester chez Adidas revenait à un statut quo dont personne ne se satisfaisait, surtout depuis le nouveau maillot extérieur rouge des Bleus. Il fallait du changement, mais pas ça ! Puis après tout, les trois bandes ne lâche que 10 millions d’euros par saison.
Nike voulait incarner le changement mais, explicitement, aussi le virage total vers le marchandising et le mercantilisme de l’équipe de France : Une institution qui fait de la publicité quoi… C’est tendance ces derniers temps.
Airness incarnait un choix audacieux, celui d’une succes story à la Française d’un patron issu des banlieues black, blanc, beurre qui a réussi dans un business sinistré dans notre pays avec des ateliers derrière le stade de France. La faute à des ptits gars aux yeux bridés qui bossent chez Nike et Adidas.
Le seul défaut, l’idée d’un nouveau tricot national très (ultra) moulant a dû refroidir bien des dirigeants, qui, à la cinquantaine passée, ne sont pas dans une bonne position pour mettre en valeur leurs abdos... Le sens commun de l’esthétique les en remerciant infiniment. Pourtant Lille, Auxerre, Nancy et Nantes font confiance à la panthère.

Le diable s’habille en Nike.

tigerLa loi du plus offrant l’a donc emporté. La virgule remporte le marché et fournissant la modique somme de 320 millions d’euros sur sept ans et demi. Soit un peu plus de 42 millions d’euros par saison. La FFF assume avoir choisi la formule la plus intéressante financièrement et donc vendu l’âme des bleus au plus offrant en quadruplant l’offre actuelle. Offre qui maintiendra à flots le football amateur (ce qui sera mis en avant dans les jours prochains), mais surtout les comptes assez instables de la fédération qui sortent pourtant de la phase purgatoire de l’après-simonet.
Le maillot bleu est aujourd’hui le nouveau le plus cher du monde. Devant les 30 millions d’euros que donne Umbro pour habiller les onze Anglais pas foutus de se qualifier pour l’Euro, mais qui en vendent des dizaines de milliers.
Ainsi ce ne seront plus des trois bandes dont la France se foutra de la gueule en voyant les maillots « pitch » de la Coupe de France. Des maillots Nike fabriqués par des petits Pakistanais payés 3 dollars par jour (Même si Adidas fabrique en Chine). Mais au moins, à ce prix-là, ils seront un peu plus près d’une étoile…

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22 février 2008

Affaire Ouaddou : l’aveu de faiblesse.

joueur_marocain_valenciennes_addeslam_ouaddou_16_fevrier_200_31Les insultes racistes qu’Abdeslam Ouaddou a pris pour lui avec sa réaction et surtout celles de la France bien pensante qui en ont découlés ne font que confirmer ce qui paraît évident: Au quotidien, rien n’est fait pour endiguer le « problème ». Par contre les communications tournent à plein régime.

Une fois de plus les commentaires de tout bord (professionnels ou non) se sont rangés derrière la terminologie habituelle du « pseudo supporter » qui « n’a pas sa place dans un stade ». Nous voilà bien avancés quand même !
Car si Ouaddou a réagi en tant qu’homme doué d’une sensibilité et d’un ego, ce n’est pas vraiment ce qu’on demande, hypocritement, à un joueur de football. Capitaine, qui plus est.

En allant lui-même au contact du supporter messin qui vociférait dans sa direction des propos racistes (selon un document de l’Équipe TV , les insultes étaient destinées au joueur de Metz Babacar Gueye, mais ça ne change pas grand-chose au dossier), Ouaddou ne s’est plus comporté comme un joueur de football, mais comme n’importe qui. Et l’hypocrisie est bien là. À ce titre l’arbitre, Damien Ledentu, fait bien de lui mettre un carton jaune, puisqu’il ne se comporte plus comme un footballeur. Ce qui est moins normal c’est que ce dernier ait ignoré les réclamations des joueurs durant la première période du match comme l’indique Ouaddou dans son interview à l’Équipe : « Lors d'un arrêt de jeu, j'ai signalé à l'arbitre que des insultes racistes venaient d'une tribune. On voit sur des images de la télévision que je lui montre avec le doigt ce coin de tribune. M. Ledentu m'a juste dit de rester concentré sur mon match... Et José Saez, mon coéquipier, le lui a également signifié à deux reprises en quelques secondes. Je demandais seulement à l'arbitre de m'écouter, afin qu'il prévienne le délégué pour qu'une décision soit prise. Pas celle d'arrêter le match, mais au moins d'évacuer cette ou ces personnes du stade ». Ce qui a, semble-t-il, été fait durant la mi-temps.

Et encore un procès à l’arbitrage :

ouaddouS’en est suivi un week-end d’attaques contre l’arbitrage de Ledentu, qui, à défaut d’avoir été intelligent, a au moins suivis les règles. Je m’explique. Histoire de se dédouaner au plus vite, la Ligue Professionnelle de Football a très vite diffusé nombre de communiqués aux différentes rédactions, trusté les journaux de 20 heures et mis en home de son site, le texte de règlement qui indique ce que doit faire un arbitre en pareille situation :

« S’agissant de banderoles, elles doivent êtres obligatoirement retirés par les services de la sécurité (Directeur de l’organisation et de la sécurité et ses services)
S’agissant de manifestations sonores racistes provenant d’un groupe restreint, les individus devront être « gérés » par les services de sécurité (retour au calme ou expulsion)
S’agissant de manifestations sonores racistes d’un plus grand nombre, en liaison avec les Directeurs de l’organisation et de la sécurité, un message de prévention (contenu à définir par les Directeurs de l’organisation et de la sécurité) validé par la CNMSA est lu par le speaker pour mettre en garde le public visé.
Si les directives sont suivies d’effet, la rencontre se poursuit normalement sans interruption du jeu.
Après un certain temps marquant une volonté délibérée de la part des contrevenants de ne pas respecter les directives données, le délégué principal demande alors à l’arbitre l’interruption du match.
Un message d’information est alors lu par le speaker pour avertir le public des motifs de l’interruption du match ».

On remarque donc que la LFP met davantage les services de sécurité en avant que l’arbitre qui n’intervient que dans cas extrême, cela semble implicitement dit. À l’heure où l’on loue volontiers les stades ultramodernes et les dizaines de caméras qui nous fliquent en tribune sans compter les différents agents de sécurité, des RG ou de police qui rôdent dans les tribunes dîtes à risques, la LFP fait donc appel à ces professionnels du maintien de l’ordre plutôt qu’à un arbitre. Ce dernier est surtout payé pour surveiller les 22 joueurs et éventuellement les bancs de touche quand le quatrième arbitre discute de trop avec le délégué qui ne sert à rien d’autre que prendre note de ce qui se passe.

Frédéric Thiriez, le patron de la LFP en a remis une couche chez Pujadas déclarant que « face à des comportements absolument inadmissibles, la seule réponse est la plus extrême fermeté dans la répression. On ne veut plus de ces individus racistes ou violents dans nos stades ». Ce qui revient à prendre la parole sur le service public pour dire « non à la guerre » ou « le SIDA, ça craint ». Pour un tableau parfait, il fallait évidemment que le sous-secrétaire d’État aux Sports, Bernard Laporte, aille faire acte de présence aux côtés du joueur sous une forêt de caméras et d’appareils photo crépitant mille flash et déclarer avoir « eu le préfet de Moselle et il va appliquer la sanction de trois mois car il ne peut pas appliquer plus », mais « le sport et qui plus est le monde professionne l » ne doit « pas laisser passer ce genre de comportement ». Car dans la grande habitude de la real politique (car l’affaire est devenu politique), l’on a demandé à faire du supporter messin un exemple en lui appliquant une interdiction de stade d’un an, quand le texte dit trois mois.

Agir au lieu de réagir

laporteDébats démagogues (voire populistes), café du commerce et conclusions définitives. On sous-entend à longueur d’apéro qu’un supporter n’est pas raciste ou n’est pas un supporter. Sans s’en rendre compte, on aurait tendance à idéaliser les tribunes comme s’il n’y pouvait pas y avoir ni plus, ni moins qu’abrutis qu’ailleurs. Bonne morale oblige (dont il est question du retour à l’école), oser dire qu’il y a des racistes dans tous les stades du monde relève de la collaboration éhontée. Pourtant il suffirait de croiser toute bonne étude sur le sujet pour se dire qu’environ 30% des Français seraient racistes (dont celle de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, dite CNCDH). Mais aucun dans les stades !

La vraie question en appelle bien plus que des interdictions de stades pour un an ou même plus. Le racisme est un phénomène social pandémique. Que faisons-nous (citoyens, État, entreprises, législateurs…) au quotidien pour lutter contre le racisme ? Pourquoi le racisme serait le seul problème des stades et donc de seulement les clubs, supporters, police, commentateurs sportifs (hautement qualifiés en études sociologiques selon les théories des cafetiers Marcel et Roger) ?

0708_tShirt_RacismeUne fois de plus, les divers responsables politiques et publics dans cette affaire se seront vite dédouanés en priant de renforcer encore plus la répression au détriment de la prévention. Mais que sera-t-il fait d’ici trois mois ? Trois ans ? Quand Metz sera officiellement en Ligue 2 et l’histoire oubliée ? Mais pas les racistes…

Histoire de marquer le coup, la LFP (à l’initiative de l’UNFP, demandent aux joueurs de L1 et L2 d’arborer ce week-end un t-shirt : « Racisme… Plus jamais ça ! » comme c’est mignon ! De là à dire que de cette affaire il ne restera qu'un t-shirt...

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21 février 2008

Le 15 d'Europe part.3

vignette___l_envers_partLa saison dernière encore, les Cahiers du football s’amusaient à faire le super classement à l’envers des cinq championnats majeures européens. Ainsi les reléguables Anglais, Allemands, Espagnols, Français et Italiens figuraient dans un même classement prenant en compte, non pas le nombre de points parce que le nombre de matchs varie d’un pays à un autre, mais la moyenne de points pris par match.

 

Le quasi sans faute se poursuit pour Derby County qui a une nouvelle fois su prendre la mesure d’une faible équipe de Tottenham le week-end passé (0-3). Le solide leader voit, qui plus est, son dauphin messin qui rate le coche pour la première fois de la saison à domicile face à Valenciennes (2-1). Tout espoir n’est pas vain puisqu’il se pourrait que le formidable comportement du public messin aboutisse à un tapis vert qui verrait les grenats préserver leur honneur à Saint-Symphorien.
__l_envers_partLa lutte pour la troisième place est âpre et c’est Cagliari qui devance désormais son homologue Espagnol de Levante. Les joueurs de Davide Ballardini n’ont pas tremblé face à Palerme le week-end dernier quand les coéquipiers de Florent Simana-Pongolle sombraient face à Osasuna pour ce qui constituer l’affiche de la 24è journée de Liga.
Ravivé par uns trêve hivernale sans fin, le MSV Duisbourg gagne une place en se plaçant désormais devant une équipe de Fulham qui décroche malgré un bon résultat à Middlesbrough (0-1).
La Reggina réintègre le top 15 de manière fracassante en s’installant directement à la 7è place avec un sans-faute depuis quatre matchs ! Tels les Grim, Cottbus et Nuremberg sont toujours inséparables en 8è place alors qu’intègre pour la première de la courte histoire de ce classement la (talen) tueuse équipe de Reading en s’octroyant une 10è place, loin d’être volé. Un peu comme Parme AC dont on attend monts et merveille depuis le début des années 2000, à suivre…
Les derniers strapontins sont toujours squattés par Français et Espagnols. À noter la dernière place pour un petit nouveau : Toulouse. Mais les hommes d’Élie Baup devront se passer d’un joueur tel que Johan Elmander s’ils veulent poursuivre leur heureuse série en cours de 7 matchs sans partir à la faute et faire la différence à l’entrée des arrêts de jeu comme à Nancy. 

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20 février 2008

Olympique Lyonnais : on s’inquiète !

crisLyon n’a jamais été autant en danger depuis des années et ligue 1 après la défaite concédée au Mans (1-0) le week-end dernier et voilà que Manchester United arrive ce soir à Gerland. Des Reds Devils qui ont bouffé tout cru Arsenal (4-0) en Cup.

Pourtant ce n’est pas facile que ça de se prononcer car ceux qui ont joué ce week-end ne seront pas en grande partie ceux de ce soir. Une chose s’impose néanmoins, c’est le match de la saison pour nous Français. Du moins si l’on veut encore croire à des ambitions européennes en club.

Lyon avait vraisemblablement la tête à Manchester et Alain Perrin le premier. L’entraîneur Lyonnais a fait des choix en vue de ce soir (Toulalan et Grosso), mais a également dû subir les maladies de Benzema et de Fred. Ainsi la ligne offensive de sextuple champion de France samedi après-midi était composée de Ben Arfa – Govou – Delgado, de gauche à droite. Ce dernier ne montre rien depuis qu’il est arrivé. On penchera pour une adaptation qui ne coule pas de source du haut des deux titularisations et des deux entrées en jeu depuis janvier. Avec un Juninho de retour, un Bodmer sur courant sélectif et un Kallström moyen, le milieu de terrain a perdu beaucoup de ballons, ouverts peu de brèches dans une défense du Mans Bouhours-Geder qui fait 9 matchs de ligue 1 à eux deux...

La défense centrale lyonnaise fait aussi craindre le pire.  Boumsong et Squillaci ont trois matchs en commun. C’était déjà limite dans la Sarthe et les véloces attaquants mancuniens devraient bien s’amuser. Cette charnière-là sera elle, bien présente au coup d’envoi. Oups ? La titularisation de Cris, bien que dans le groupe, après un seul match de CFA pour sa saison depuis sa blessure au genou en Août semble surtout une folie. Éventuellement au match retour. Et encore…

Mais nul doute que l’équipe d’Alain Perrin présentera un autre visage mardi soir avec le retour de Benzema, Govou replacé à droite et Ben Arfa dans le couloir gauche, rentrant suffisamment pour permettre à Grosso de s’éclater. Toulalan, lui, reprenant un poste qui fait de lui le plus sérieux candidat à la succession de Makélélé chez les Bleus. Les coups de pieds de Juninho seront prépondérants. Ce n’est pas un scoop ! Mais, c’est bien Toulalan qui devra faire LE gros match dans son camp, voltigeur devant la défense, le résultat de ce soir devrait pencher sur sa capacité à se dédoubler, à coller aux crampons de Rooney, à marcher sur la gueule d'Hargreaves (ou Carrick) et Scholes… Mais la tendance, selon l'Équipe de ce matin, serait de voir Govou se replacer à gauche et Clerc occuper l'aile droite. Alain Perrin intensifié l'inpact défensif avec Ben Arfa (qui s'est entraîné avec les remplaçant dans l'opposition de la veille) sur la banc.

Manchester United a de la réserve ?


Week-end de Cup chez nos amis Anglais. L’affiche de rêve avait lieu entre Manchester United et Arsenal. À Old Trafford, Arsène Wenger avait présenté une équipe B avec les absences de Sagna, Clichy, Diaby et van Persie. Laissant Flamini et Adebayor sur le banc. L’opposition avait été rééquilibré par Sir Alex Ferguson avait décidé laisser au repos Christiano Ronaldo et Ryan Giggs et de mettre Carlos Tevez et Paul Scholes sur le banc. En 19 minutes, les locaux menaient 2-0 avec des buts de Rooney et Fletcher. L’Ecossais qui se payait un doublé à la 74è minute alors que Nani donnait le troisième but à son équipe à moins de 10 minutes de la mi-temps. 4-0, sans s’épuiser. On peut en conclure deux choses. Pour ce qui nous concerne : Man Utd s’est bien économisé tout en faisant le boulot très proprement. Pour les Anglais : le banc de Man United semble plus fort que celui d’Arsenal. À ce titre, on peut suggérer que Man Utd devrait être devant en Premier League d’ici le mois de mai. On verra bien. 

Alors voilà, pas besoin d’être un spécialiste pour dire que Lyon ne va pas fort, mais à quel point ? L’OL peut-il envisager d’être encore en mesure de se qualifier dans deux semaines à Old Trafford ? Les chouchoux du Président Aulas (qui a poussé sa gueulante suggérant que Lyon perde son sang-froid) n’auront-ils pas déjà pris une leçon dès ce soir ? La réponse arrivera bien vite. L’OM-PSG de ce week-end et surtout la non affaire Ouaddou (et je m’expliquerai là-dessus plus tard) ont bien éclipsé nombre d’interrogations comme la relance du championnat par la défaite au Mans et cette assourdissante absence de jeu. Lyon va se retrouver sous pression dans un habit qu’il connaît peu : Celui de l’outsider qui va morfler sous l’intensité du jeu mancunien. C’est peut-être pas si mal parce l’année dernière, les Lyonnais n’avaient pas su disposer d’une AS Rome, moyenne sur sa saison, en position de Favoris.

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19 février 2008

Pour Espagne – France c’était pizza avec les copains.

pfdtPas la peine de monter une association loi 1901 pour se regrouper entre joueurs ignoré par Raymond l’astrologue. ça valait le coup de se monter une soirée pizza-foot-bière avec Trezeguet, Pires et Giuly. On a bien rigolé.

Pas de bol, Estelle ne vient pas finalement… Je lis la déception de Ludo, comparable à celle de son absence au mondial teuton, presque dégoûté du surplus de bière à disposition, du coup : « Un accident, ça arrive ! » se justifie-t-il.

David lui a les crocs, «  tant sur un plan taquetiqueuh, ma montée d’acide lactique dû à un voyage fastidieux déclanche, sur un plan tequeniqueuh, un pressing salivaire conséquent dans ma bouche que :  qu’est-ce qu’il fout le pizzaïolo ?! »

Robert a saisi la télécommande et zappé sur le match. « Té les mecs, les bleus jouent en rouge, et les rouges jouent en jaune ? »
« T’es sûr que c’est pas Turquie – Roumanie c’qu’on regarde ? » lui répond Ludo qui entame déjà sa troisième mousse…

C’est lorsqu’on a entendu la marseillaise se faire siffler qu’on a compris qu’on ne s’était pas planté. Ça devient une habitude cette histoire d’hymne sifflé… « Vous voyez bien, sur un plan taquetiqueuh, les Espagnols reconnaissent que le meilleur buteur de la Série A doit être titulaire en équipe de France. » S’en suivent 30 secondes de regards gênés entre Ludo, Robert et moi.

Le match démarre et heureusement que les copains sont là parce qu’on s’emmerde secs devant le jeu. « Ça me rappelle les derbys Nancy-Metz… » lâche Robert. Consternation générale, puis fou rire dans la foulée. « À partir de là, je crois que je pense que je la ressortirai au coach pour me foutre de sa gueule la prochaine fois qu’il me demandera de faire parti, sur un plan taqueuhtiqueuh, d’un match de l’équipe de France A’. » Ludo en remet une couche en soulignant qu’il n’y avait « pas de quoi avoir honte d’avoir joué avec Cyril Pouget ! »

À la mi-temps, on s’est amusé à pourrir la messagerie de Deschamps en lui gueulant qu’un passeur décisif et deux buteurs de la finale de l’Euro 2000 se tournaient les pouces à biberonner des bières devant le match et qu’il était même pas cap de diffuser notre message sur RMC ! Mais alors qu’on s’apprêtait à prendre des nouvelles de  Roger Lemerre, le pizzaïolo est enfin arrivé. C’est en me rendant la monnaie que le gamin à peine plus vieux que Fabien Lemoine s’est rendu compte que moi, j’étais moi avant de me faire traiter de tous les noms avant de s’esclaffer : «  Ah bah j’comprends qu’on est 14è avec des mecs qui s’font des pizzas à longueur de soirée ! Gras du bide ! »

Le match devient de plus en plus chiant, ou alors c’est l’abus de bière, j’sais plus. Quand Capdevila inscrit le but Espagnol, c’est peut-être ridicule à quatre, mais on a fait une super ola !  Avant de cette fois-ci pourrir la messagerie de Raymond. Mais au moment où c’était mon tour de vociférer mes insultes quotidiennes dans le combiné, Ludo est venu me tacler au niveau de la jugulaire (et dieu sait que ce n’est pas facile pour lui) « Ouais non pour Nino vous avez raison ! »
Et c’est au moment où Titi n’a pas été foutu de cadrer sa tête à trois mètres du but vide qu’on a entendu le message  de la blonde anorexique nous stipuler que « la messagerie de notre correspondant était au maximum de sa capacité » ! houra !

L’antiwiltord est une parodie de journal intime de footballeur et n’a pas pour but de nuire à qui que ce soit, mais plutôt de rire des stéréotypes du football.

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18 février 2008

Kobe Bryant : La star NBA Part.2

10125459D’un point de vue très Français la star de la NBA c’est Tony Parker, mais en fait c’est Kobe Briyant qui cristallise tous les superlatifs depuis 10 ans, dans les deux sens. Seconde partie de la présentation et on commence par les casseroles !

En cette saison 2002-2003, la blessure de Shaq laisse Bryant bien seul. Shootant à l’excès, remportant peu de matchs, les journalistes se remettent à le critiquer à souhait (et ils ont bien raison), les Lakers sont bien loin d’une des 8 premières places qualificatives pour les play-off. Mais la blessure du Shaq ne dure qu’un temps et à son retour, les Lakers enchaînent les bons résultats. Kobe est lui aussi de retour, réalisant une série de 9 matchs à plus de 40 points. À ce jour seuls Wilt Chamberlain et Michael Jordan ont fait pareil Come on baby ! Partant de trop loin, L.A est stoppé par San Antonio durant les play-off. Mais ce n’est pas tout. Durant l’été, une employée de l’hôtel où Bryant faisait sa rééducation en début de saison assure avoir été violé par la star du Basket. Marié et père de famille, l’image du joueur en prend un sacré coup. La marque de chocolat en pot préféré des filles rompt le contrat publicitaire. Bryant avoue (donc) avoir eut du sexe avec cette fille sous la pression médiatique. La plainte de l’employé est retirée. Il semblerait qu’une grosse pression et un gros chèque de l’entourage du joueur eurent raison d’un soudain besoin de justice plus si évidemment que ça finalement. Ses allers-retours dans le Colorado pour aller au tribunal, les blessures à répétition de Karl Malone et Gary Paton (ainsi que Shaq et aussi Bryant) rendent la saison 2003-2004 plus difficile. Bryant retombe dans ses travers et shoot plus qu’à son tour, la guerre médiatique avec Shaq reprend. Les Lakers perdent la finale (tout de même) face aux Detroit Pistons. Saison à oublier.

L’isolement

kobe2el3Tout fout le camp en 2004-2005, Phil Jackson décide de partir, O’Neal est échangé contre joueurs du Miami Heat. Bryant, à qui il reste une année de contrat, teste le marché mais ses exigences financières calment de nombreuses équipes et le numéro 8 « se résigne » à prolonger de six ans.
En cette saison 2006, Phil Jackson revient et Bryant réalise toujours de gros cartons individuels avec un point d’orgue : Ce 22 janvier 2006. À lui tout seul, il inscrit 81 points face aux Toronto Raptors. La deuxième meilleure performance de l’Histoire après les 100 points de Wilt Chamberlain en 1962 (préhistoire du Basket). Les « one Man show » de Bryant se multiplie encore et la jeune garde des Lakers (composée notamment Kwame Brown et Smush Parker) amène les Lakers en play-off. Mais la franchise californienne sera la huitième de l’Histoire à se faire sortir en ayant mené la série 3-1. Pour le coup, ce fut contre Phoenix. La jeune garde de L.A étant montré du doigt.

La saison passée, Kobe décide de reprendre son numéro du lycée : le 24. Le début de saison est bon, mais les blessures de Lamar Odom et Luke Walton plombent l’hiver avec courant mars, 7 défaites de rang. Kobe reprend le jeu à son compte et réalise 4 matches de suite à plus de 50 points pour autant de victoires. Se qualifiant tout juste pour les play-off, les Lakers tombent sur les Suns qui sont encore plus forts que l’an passé avec l’explosion de Steve Nash.  L.A est sorti en 5 matchs.

Et maintenant les J.O ?

Depuis l’année dernière, Bryant a une nouvelle amourette ! Team USA. Il intègre la sélection américaine pour la première fois depuis et lors du Championnat des Amériques en août dernier, il impressionne les observateurs en se montrant très habile, sérieux, collectif et impliqué dans un Team USA qui n’a plus convaincu personne depuis les J.O de Barcelone en 1992. Car c’est bien ce qui le sépare encore de Mickael Jordan, un titre de Champion Olympique. Et Pékin arrive à grands pas.

Et la première partie.

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15 février 2008

Le Stade des Alpes a coûté très cher

365px_Stade_des_Alpes_depuis_la_Bastille_de_GrenobleLe Stade des Alpes du Grenoble Foot 38 sera inauguré ce week-end à l’occasion de la réception de Clermont Foot. En mai, l’équipe de France y peaufinera sa préparation pour l’Euro Alpin contre le Paraguay. Voilà pour le glamour, la surface…

Lancée en 2003, la construction du nouveau stade grenoblois a très vite suscité bien des polémiques, notamment au sein même de la majorité « gauche plurielle » de la Mairie de Grenoble entre socialistes favorables, et verts très opposés. Les contestataires civils du projet stigmatisèrent, au cours des 4 dernières années, le coût du stade (initialement 30 millions d’Euros devenu 80 millions), l’emplacement en plein centre d’une ville, très pollué, qui compte peu d’espaces verts et dont l’avis des Grenoblois ne fut que très moyennement demandé. À cela, il faut ajouter la protection d’arbres anciens et rares du Parc Mistral qui furent abattus et des squats en plein ciel qui furent organisés et vidé très médiatiquement par les CRS : C’est en fait le seul argument visible reconnu contrairement à une rhétorique bien documentée visant des incompétences de conception et de financement. Les cantonales de 2004 ont rendu leur verdict et c’est un illustre inconnu écologiste qui fut élu dans le canton du nouveau stade, se prononçant contre le projet, aux dépens du candidat socialiste qui y était favorable. Tout cela pour un stade qui n’a pas grand chose à voir avec son homologue italien : le Stadio delle alpi !

Tribunaux, associations et mauvaise foi

parc_paul_mistral_1618_smallD’autant que le tribunal administratif de Lyon y a mis son grain de sel après la requête des habitants de l’agglomération de Grenoble (26 communes) qui se sentaient insuffisamment consultés. Les 15 janvier 2007, ce dernier annulait le permis de construire déposé le 26 avril 2004. Les travaux continuaient puisqu’un autre permis de construire existait, déposé lui le 28 avril de 2006. En fait, il existait deux permis de construire : Un pour le stade, un autre pour le parking. Ce permis-là ne fut pas annulé par le tribunal administratif de Grenoble le 22 mars 2007. Coup de bol ironique ou heureux hasard, c’est selon, le stade sera inauguré à peine un mois avant les élections municipales. Entre temps, des associations de riverains et d’écologistes entament des dizaines d’actions en justice avec deux arrêts des travaux pour le non-respect des lois sur la démocratie de proximité. Mais les coûts des retards ne sont estimés qu’à à peine 1% des coût total de l’enceinte selon les associations SOS Parc Mistral et l’Ades, un parti écologiste du coin en contradiction totale avec les propos de la Mairie et l’avis des supporters bien plus représentés dans la presse locale.

6 430 spectateurs de moyenne, ça vaut bien un nouveau stade !


1055351414_smallInitialement prévu pour contenir 28 000 places pour un coût de 30 millions d’Euros, le stade des Alpes aura finalement coûté 80 millions d’Euros pour accueillir seulement 20 000 spectateurs. À qui la faute ? Aux écologistes riverains casses-couilles répondent la Mairie, les supporters et le club, mais la vérité est que les erreurs d’étude de réalisation et la sous-estimation des coûts ont crevé le budget. Le nouveau propriétaire du GF 38, la société Japonaise Index Corporation, qui a racheté le club en 2004, n’y est pour 0 Euro dans l’investissement mais c’est avec un certain sourire qu’elle reçoit un tel cadeau financé par l’argent public. Stade près à servir depuis quelques jours, officiellement, des ouvriers travailleraient encore sur la fameuse verrière de 70 000 m2 couvrant le stade qui aurait des trous, l’eau tombant sur les jolis sièges blancs tous neufs… Il aurait été demandé aux mains d’œuvre de s’activer tout particulièrement sur la tribune officielle et latérale, la France d’en bas qui va en virage peut, après tout, en profiter pour prendre une couche.

À présent que le GF 38 satisfait à grands frais aux exigences de la LFP pour monter en ligue 1 (un stade de 20 000 places avec plein de caméras de sécurité pour fliquer les hooligans abuseurs de fumigènes), les Isérois n’ont plus qu’à monter en cette fameuse terre promise à 668 millions d’euros la saison. Sinon dans son ancien stade Lesdiguières de 14 414 places, les coéquipiers de l’ancien parisien Franck Dja Djedje accueillaient 6 430 spectateurs de moyenne (selon les chiffres de la LFP). À part ça l’équipe de France y jouera une rencontre amicale contre le Paraguay le 27 mai prochain en marge de la préparation à l’Euro Alpin.

Et pour la propagande officielle :

Les mecs plus aware que moi

Posté par beni2503 à 04:34 - Dossier Stades - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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