Rigolons un peu avec le sport

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31 janvier 2008

Superclassement à l'envers part.2

_l_envers1_vignetteLa saison dernière encore, les Cahiers du football s’amusaient à faire le super classement à l’envers des cinq championnats majeures européens. Ainsi les reléguables Anglais, Allemands, Espagnols, Français et Italiens figuraient dans un même classement prenant en compte, non pas le nombre de points parce que le nombre de matchs varie d’un pays à un autre, mais la moyenne de points pris par match.

À jouer deux fois dans la semaine, nos clubs français n’étaient pas à l’abri d’une contre performance. Si le dauphin messin fut à la hauteur de l’événement lors de son déplacement parisien (3-0), il faut bien avouer que le physique a manqué face à Rennes (1-1) et les hommes du Président Molinari ont dû se satisfaire d’un match nul qui n’arrange personne. C’est à peu près le même son de cloche pour Sochaux qui arracha la décision en seconde période sur le Rocher Monégasque (1-0) avant de se faire surprendre à domicile par des Valenciennois (1-0) en plein renouveau depuis quelques matchs. L’information de la semaine sera tout de même le retour dans l’élite européenne de l’AJ Auxerre. Sans convaincre personne, les Bourguignons font le boulot tandis que Lille, Lens et Paris flanchent tour à tour.
_l_envers2La tête du classement est toujours occupée par Derby County qui a frôlé le pire hier soir à Pride Park face à Manchester City (1-1). Trop inconstant ces dernières semaines, Sunderland laisse sa place Wigan qui surprend de semaine en semaine. Autre ténor Britannique, Fulham, qui marque quelque peu le pas, mais les défaillances de Cagliari (qui s’est fait surprendre à la 93è et la 94è face au Napoli) et Levante lui permettre d’envisager une place sur le podium d’ici le printemps. À propos d’Italie, notons que là aussi il y a du changement puisque les instables joueurs de la Reggina cèdent leur place à Sienne.
Le week-end prochain sera l’occasion de retrouver nos collègues Germaniques. Duisbourg aura certainement à cœur de prouver toutes ses bonnes dispositions d’avant la trêve hivernale en recevant Dortmund. Il ne fait quasiment aucun doute que Cottbus et Nuremberg feront le plein face aux modestes formations de Leverkusen et Karlsruhe.

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30 janvier 2008

Les Français ne savent pas gagner les finales

coupe_des_clubs_championsLa défaite de Jo-Wilfried Tsonga en finale de l’Open d’Australie résonne dans l’Histoire du sport que les Français comme la constante de l'incapacité à gagner une finale. L’occasion de revisiter les statistiques des Coupes d’Europe de football. Même si ça n’a rien à voir avec le tennis !

Est-ce qu’on doit ça à Raymond Poulidor et le fameux effet qui naquit de ses deuxièmes places au Tour de France 1964, 65 et 74 (sans parler des troisièmes places en 62, 66, 69, 72 et 76) ? Toujours est-il que si la France occupe toujours la première place du classement par nation des victoires au Tour de France, on ne peut pas en dire autant au niveau des Coupes d’Europe de Football. Le constat est même assez flippant. Si l’on considère qu’une finale c’est à celui qui veut le plus la victoire qui l’emporte, notre beau pays devrait compter au moins 6 succès continentaux. Hors on en est à deux, des victoires que l’on doit à Marseille en Coupe des Clubs Champions en 1993 et au PSG en Coupe des vainqueurs de Coupes en 1996. 2 succès donc, sur 13 finales soit 15% de réussite. Pas fameux.

Gloire aux finalistes malheureux

coupe_des_coupesÀ qui la faute ? D’un point de vue historique du moins, c’est le Stade de Reims. Deux fois, de manière rapprochée (1956 et 1959) le Real Madrid eut raison de champenois trop tendres d’abord sur le score de 4-3, puis de 2-0.  Il faudra attendre presque 20 ans pour revoir un club Français au haut de l’affiche et en 1976, c’est Saint-Étienne (qui marche sur les eaux territoriales) qui tente le coup face au Bayern Munich. C’est la fameuse finale de Glasgow. Les Bavarois s’imposent pour la troisième fois de suite. Question de mentale ? Malgré la défaite, les Verts sont accueillis en héros à Paris où ils descendent les Champs-Élysées devant une marée humaine. La célébration de la défaite est née. 30 ans plus part, on en parle encore.
Les épopées européennes ça donne des idées, et deux ans plupart c’est Bastia qui tente le coup en UEFA. Une finale face au PSV Eindhoven, qui se joue en aller-retour, et si les Corses préservent leurs chances à Furiani (0-0), ils prennent le bouillon en Hollande (3-0). Le PSV se paye le doublé Coupe-Championnat.
S’en suit une traversée du désert de 13 ans, pour voir l’Olympique de Marseille se faire battre par l’Étoile Rouge de Belgrade en finale de la C1 en 1991. Le football yougoslave est à son apogée, mais c’est la terrible séance des tirs aux buts qui aura eu raison de la bande à Tapie à Bari. Un an plus tard c’est Monaco (et Jürgen Klinsmann) qui échoue en finale de la Coupe des vainqueurs de Coupes face au Werder Brême (2-0).  Comme l’expérience fait jurisprudence, les Marseillais avec la même génération triompheront du Milan AC en 1993 (1-0). Une première victoire en Coupe d’Europe obtenue au bout de la 6è finale.

Morientes et Drogba n'y ont rien changé !

coupe_UEFAArrivent les années européennes du PSG. 5 demi-finales de suite, et si les Parisiens réussissent à la première tentative (en Coupe des Coupes) face au Rapid de Vienne en 1996 (1-0), la seconde, l’année suivante, est perdue face à Barcelone sur un penalty de Ronaldo (1-0). Et si le PSG a réussi son coup en 96, ce ne fut pas le cas des Girondins de Bordeaux qui échouent face au Bayern (encore) au terme d’une finale retour mémorable (2-0 ; 3-1), mais c’est bien un nouvel échec. 1999, l’Ohème boit la tasse à Moscou face aux modestes parmesans (3-0), même s’il y a une charnière centrale Thuram-Cannavaro en défense.
Un nouveau trou noir, plus loin que les raisons sportives, les raisons fiscales apparaissent. Mais Drogba et Barthez ne peuvent rien contre Valence (2-0), de même Morientes et Giuly face à Porto (3-0) en finales des Coupes UEFA et C1.
Au total, ce sont bien 11 finales perdues pour seulement 2 succès. Loin de moi, l’idée d’énoncer les raisons et les remèdes de tant d’échecs, le fait est que les clubs Français, que se soit dans les années 50, 70, 90 ou 2000 n’ont pas souvent eu raison de leurs adversaires. Même quand ces derniers semblaient à portée comme le PSV Eindhoven, le Werder Brême ou Parme. 

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29 janvier 2008

Ils sont l’avenir bleu

Img214028125Il faut l’avouer la jeunesse française nous fournit aujourd’hui une génération exceptionnelle de sportifs de haut niveau. Manaudou, Tsonga, Riner, Grange… Tour d’horizon de ceux qui nous font passer des belles heures devant nos télés. Parce qu’il n’y a pas que Benzema, Nasri et Ben Arfa. 

Laure Manaudou : La Star

010407_manaudouElle a beau se retrouver à poil sur Internet, la championne Française est la star de la natation mondiale du côté des filles. Nageuse de l’année 2007, à 21 ans, elle compte déjà un palmarès étourdissant : 3 médailles olympiques (un titre), 6 médailles mondiales (3 titres),  22 médailles européennes (14 titres) et 68 médailles nationales (50 titres), Manaudou est déjà la plus titrée des nageuses françaises de l’Histoire. Avec une préparation heurtée et des rebondissements multiples dans ses lieux d’entraînement, Laure devra passer au révélateur olympique dans moins de 200 jours. Mon petit doigt me dit que d’ici là on reparlera des photos…

Teddy Riner : La puissance

170907_rinerLui aussi est un gamin, puisqu’il est né en 1989. Mais à 2m04 et 129 kg, pas grand monde va aller lui chercher des poux dans la tête, surtout depuis que Teddy est Champion du Monde et d’Europe chez les poids lourds du judo. Un palmarès ouvert à 18 ans qui laisse augurer de biens belles choses dans une catégorie sinistrée depuis la retraite d’un certain David Douillet. Ça tombe bien Pékin arrive à grands pas. La nouvelle star du judo mondial prouve que l’INSEP sort toujours de grands champions.

Jean-Baptiste Grange : le Technicien

grange_HE_270108Lors des mondiaux d’Are en Suède au printemps dernier, J-B Grange obtenait, à la surprise générale, une médaille de bronze en slalom. Une médaille française aux mondiaux de ski alpin, ce n’était pas arrivé depuis 2001… Performance d’un jour ou réel avènement, le skieur de Valloire n’a pas tardé à répondre confirmant tout son potentiel en remportant déjà 4 victoires en coupe du monde cet hiver. 3 en slalom (Alta Badia, Wengen et Kitzbuhel) et un super combiné à Beaver Creek. Fin technicien, sa régularité (deuxième à Schladming) fait de lui le leader du classement de la Coupe du monde de slalom avec 151 points d’avance sur Mario Matt (la victoire à 100 points) à 4 épreuves de la fin. Un prodige qui est en train de confirmer, attention, une nouvelle star pourrait naître d’ici la fin de la saison. Ça tombe bien, parce que depuis Sébastien Amiez et Pierrick Bourgeat, on s’ennuyait ferme en slalom d’un point de vue franchouillard.

Jo-Wilfrid Tsonga : l’extraterrestre


250108_Tsonga_crOui d’accord il a perdu en finale des Internationaux d’Australie laissant Yannick Noah seul Français à avoir triomphé en Grand Chelem chez les hommes depuis 1968 et l’Ère Open. En sortant Andy Murray, Richard Gasquet, Mikhail Youzhny et écoeuré Rafael Nadal, Jo-Wilfried Tsonga avait peut-être de projecteur en pleine face tout d’un coup pour dominer sereinement la finale face à Djokovic. Toujours est-il que telle performance n’était pas arrivé depuis 2001 et la finale d’Arnaud Clément, ici même à Melbourne. Alors on va parier que la saison 2008 sera celle d’une nouvelle star du tennis et au-delà de la petite sphère nationale… ou pas !

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28 janvier 2008

Et revoilà Djibril Cissé !

vignette_bande_anonce_omÇa va devenir un grand classique, Djibril Cissé débute sa saison au mois de janvier. Auteur d’un triplé face à Caen en championnat, le week-end dernier, le buteur profite à fond de l’absence de Niang, parti à la CAN. À moyen terme, le mal de crâne sera pour Eric Géretz.

Mais comment fait-il ? Insignifiant sur le terrain, sifflé par les supporters Olympiens et donné partant aux quatre vents, il suffit de passer le réveillon pour retrouver le Djibril Cissé qui fut meilleur buteur du championnat de France en 2002 et 2004 avec respectivement 22 et 26 buts. Car en ce mois de janvier, bien des attaquants ont retrouvé le moral, bien souvent au bénéfice de départs à la CAN, mais si le Bordelais Fernando Cavenaghi et le Parisien Amara Diané sont en forme, le Marseillais totalise, lui, 7 buts en trois grosses semaines. Au point qu’il apparaît au classement des buteurs en sixième place avec 8 réalisations.
Tout avait commencé au stade Pierre Brisson de Beauvais en Coupe de France le 5 janvier dernier. À la demi-heure de jeu, Cissé inscrit le deuxième de son équipe, après un travail fameux de Mamadou Niang sur le côté droit par ailleurs. Si Marseille s’incline à la Route de Lorient face à Rennes (3-1), c’est bien lui qui ouvre le score… Une semaine plus tard, il commence même à peser dans le jeu et accomplit ainsi son premier vrai match plein de la saison face à Valenciennes. Outre les deux buts inscrits, le phocéen tape la barre et offre un superbe retourné en guise de passe décisive pour un Cheyrou qui manqua de lucidité face à Penneteau (décidemment mauvais loin de sa ligne). Face à une équipe de Caen qui marque visiblement le pas en ce mois de janvier, le natif d'Arles a inscrit un triplé en 29 minutes. Même si le lutin Valbuena se paye un doublé entre temps.
Toujours est-il qu’avec 8 buts en 21 matchs de championnat Cissé en est pile poile à son total de la saison passée qu’on avait qualifié « finie en boulet de canon ».

Faire rejouer et Niang et Cissé ensemble au mois de Février.

bande_annonce_OMBonjour Monsieur Geretz (une fois), votre mission, si vous l’acceptez, sera de faire jouer Mamadou Niang (10 buts en ligue 1) et Djibril Cissé (8 buts en L1) ensemble et de maintenir la dynamique de victoires du club et la forme des deux joueurs vedettes phocéens. Car si le Sénégalais a relégué sur le banc Cissé sur la première partie de saison, le technicien Belge pouvait se conforter dans un choix évident. Qu’en sera-t-il s’il doit choisir entre ses deux joueurs les plus productifs devant le but ? Un mouvement d’humeur médiatico-populiste lui en voudra à mort. On imagine déjà Saccomano demander sa tête sur LCI et la question SMS de France2 Foot sera inévitablement Gerets est-il l’homme de la situation à l’OM ? dès la fin février. Le casse-tête se résume (donc) à la position de Niang. Soit en télé crochet de Cissé en rôle de 9 et demi qui pourrait contrarier le rendement de Nasri, soit en qualité d’ailier droit, comme ce fut le cas lors de sa première saison.
Cette option semble davantage retenir les suffrages (en tout cas ceux de la rédac), mais l’ohème va se retrouver avec un problème de riche avec la gestion de l’ego de Zenden, d’Akalé, de Valbuena et de Ziani qui se disputeront la seule place offensive restante, la paire Cheyrou-Cana étant indéboulonnable. Mais voilà, les deux solutions ont été testées durant la première partie de saison avec le succès qu’on le sait… Ainsi vont les maux de crâne du staff Olympien, mais au moins, Marseille apparaît pour la première fois de la saison dans la partie haute du classement. C’est déjà ça.

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23 janvier 2008

Superclassement à l'envers part.1

_l_envers1_vignetteLa saison dernière encore, les Cahiers du football s’amusaient à faire le super classement à l’envers des cinq championnats majeures européens. Ainsi les reléguables Anglais, Allemands, Espagnols, Français et Italiens figuraient dans un même classement prenant en compte, non pas le nombre de points parce que le nombre de matchs varie d’un pays à un autre, mais la moyenne de points pris par match.

Ainsi l’Angleterre confirme son statut de meilleur championnat du continent en plaçant deux de ses représentants parmis les 5 premiers. Le solide leader Derby County ne laisse que des miettes à des messins qui se donnent pourtant beaucoup de mal. Pour preuve, les hommes du Président Molinari se sont offert un nouvel entraîneur pour Noël afin de ne pas flancher durant la phase retour. ils sont la seule équipe des 5 championnats à ne compter aucun succès à la maison. Une performance qui pourrait conduire les grenats au sommet du podium dans les semaines prochaines.

_l_envers1À moins que les Espagnols de Levante ne se contentent d’une flatteuse troisième place. Nul doute que le match à 6 points du week-end prochain face à la faible formation de Murcie (14è) pourrait en dire long sur la fin de saison des Valenciens.

En Bas du classement, les faibles équipes françaises font face à une série de résultats négatifs depuis quelques semaines. Ainsi, les Lensois n’ont pas su prendre leur dû face aux modestes Nancéens et Lyonnais à peine une semaine après leur formidable prestation du Parc des Princes. Une situation préoccupante qui pourrait conduire les sangs et or à substituer leur place dans ce classement honorifique à leurs envieux voisins Lillois.

Cottbus et Nuremberg pâtissent de la trêve hivernale germanique (de même que Duisbourg) et ne peuvent disputer toutes leurs chances au sein d’un ventre très mou (catégorie Patrick Kluivert) toujours dominé par des Italiens de Cagliari en pleine bourre ces dernières semaines restant sur 5 belles performances consécutives dont un 5-1 face à la Florence et un 4-0 contre la Sampdoria de Gênes. Nul doute, qu’il faudra faire avec les Sardes qui viennent tout juste de boucler la phase allers de la Série A.

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22 janvier 2008

Le faux journal de bord de Francis Joyon

francis_joyon_1À bord d’IDEC, Francis Joyon a pulvérisé le record du Tour du monde à la voile en solitaire avec un temps de 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 6 secondes. Au cours de ces deux mois, Le skippeur a eu le temps de tout de même noircir son carnet de bord. J’aurai pu me procurer les meilleurs extraits…

1er jour : Ayé, j’ai appareillé, la rade de Brest disparaît au loin petit à petit et il y a de moins en moins de plaisanciers pour m’accompagner.  Me revoilà une nouvelle fois face à la mer. Quel con… J’étais bien au chaud devant ma cheminée.

2è jour : J’ai failli percuter un tanker. Bateau Grec, pavillon Maltais, entreprise Hongroise, équipage Soudanais et Philippins… Va leur faire comprendre que c’est toi qui a la priorité…

5è jour : Merde, j’ai oublié de prendre le DVD de la saison 2 de Prison Break…

7è jour : Je ne sais pas comment il a eu mon numéro de téléphone par satellite, mais Lorenzo Delloye, le fils d’Ingrid Bétancourt m’appelle pour me demander d’apporter mon soutien public pour la libération de sa mère après la parution d’une lettre, signe d’une preuve de vie… C’est à ce moment-là que, bizarrement, j’ai du aller changer ma voile parce qu’il se mettait à pleuvoir…

11è jour : Grrrrr ! J’ai mangé tous les plats préparés par ma femme et conservé dans des tupperware… Vais devoir me rabattre sur les boîtes de conserve et les sachets sur lesquels il y a écrit « ration de survie ». Vivement la fin !   

15è jour : RMC m’appelle pour me féliciter d’avoir établi une nouvelle marque de référence sur la distance Brest – Bonne Espérance. Luis Fernandez m’assure que Rennes a perdu 3-0 à Valenciennes. C’est fou comme la vie des gens peut paraître surréaliste quand on est au large de l’Afrique du Sud.

17è jour : J’ai croisé un jeune couple de dauphins en voyage de noce. On a communiqué en morse et m’ont proposé un plan à trois. J’ai eu beau leur expliquer que je n’ai pas que ça à foutre et que je risquais des complications administratives avec Brigitte Bardot, ils m’ont menacé de bouffer mon safran si je ne le suivais pas. Je ne remercierai jamais assez le PDG d’IDEC de m’avoir prêté son harpon. Maintenant je vais pouvoir manger du poisson frais pendant une semaine.

20è jour : Je commence à ressentir les affres de la solitude. J’ai envie de baiser ! À y repenser j’aurai peut-être dû faire le plan à trois avec les  dauphins…

22è jour : J’en peux plus, j’ai la libido qui va exploser en même temps que mon cirée. Ce matin, j’ai croisé un bateau Australien. Me suis arrêté 5 minutes avec eux, on a parlé de la mer et des filles. Débattu sur l’utilité de connaître la mère avant d’épouser la fille… Le Capitaine m’a raconté que l’un de ses matelots en étant une à ses heures perdues et qui si je lui donnais 1 000 dollars, je pouvais en profiter 10 minutes. Je lui ai poliment fait remarquer que dans mon Tour du monde en solo, je n’avais pas pris d’argent, ne songeant aucunement m’arrêter à un duty free…

26è jour : Une envie me démange. Faire une pause sur une île perdue de l’archipel tahitien. Personne, des fruits frais qui me changeront du thon en boîte avec la photo de Kersauson dessus. Allez ! Je me lance, comme il paraît que je suis en avance sur le record de l’autre pétasse de MacArthur, je peux aller faire bronzette une heure ou deux…

27è jour : Dans la série pas de bol. J’ai débarqué sur une île où il y a un Clubmed. Le plagiste m’a demandé ce que je foutais là. Quand je lui ai raconté qui j’étais, il m’a chassé à coup de palme craignant que je n’instaure une concurrence déloyale sur le marché de la femme fraîchement divorcée post ménopausée.

31è jour : J’ai découvert que mes enfants m’avaient mis un petit sapin de Noël dans la calle du multicoque. Je vais pouvoir fêter la Noël avec la caisse de bouteille de rhum avec la photo de Kersauson dessus que j’ai discrètement embarqué…

35è jour : J’ai eu 2 heures pénard pour regarder un film : « Nimitz, retour vers l’enfer ». Autant dire que ça a morflé. Mais l’espace de cinq minutes, je me suis retrouvé à la barre à m’imaginer en 1941 attaqué par un avion japonais… Je crois que la solitude commence à peser…

40è jour : Hier soir, j’ai eu une voie d’eau, rien de bien méchant j’ai colmaté comme j’ai pu. La surprise a été de retrouver une méduse dans mon duvet. Au début je ne l’ai pas senti, c’est quand je me suis regardé dans la glace que je me suis rendu compte que soit mes cheveux poussaient très vite, soit il y avait un problème.

44è jour : Me revoilà dans l’Atlantique, j’ai l’impression que le record, je vais le massacrer ! l’AFP m’a appelé pour savoir ce que j’avais fait pour la nouvelle année. Bizarrement ils ont été dubitatifs quand je leur ai dit que j’avais fait la fête jusqu’à 6 heures du mat avec des crustacés, des poissons, des baleines et inévitablement quelques thons…

50è jour : Les médias annoncent que j’ai des problèmes avec mon mat. Ces cons-là ont cru que je vais avoir du mal à finir la course. Ils n’ont pas compris que je parlais de mon mat à moi !

52è jour : Je vais tranquillement arriver à Brest. Je capte depuis quelques jours les grandes ondes françaises. J’ai l’impression que c’est de la folie là-bas. Sinon il m’a semblé entendre que Sarkozy se tapait Carla Bruni… Ça doit être le manque de sommeil…

57è jour : Me voilà arrivé, j’hésite encore à débarquer. La gendarmerie m’attend de pieds fermes parce que j’ai utilisé deux fumigènes pour fêter mon nouveau record… C’est assimilé à du hooliganisme ou quoi ?

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21 janvier 2008

Et si on organisait l’euro 2016 ?

Euro_2000La France songe de plus en plus à se porter candidate à l’organisation de l’Euro 2016. Rêvé par Frédéric Thiriez en mai 2007 (Président de la ligue), l’idée a été reprise par Jean-Pierre Escalattes autour de Noël (Président de la FFF) qui réunit des pôles d’experts et commande des études appuyées par le ministère de la jeunesse et des sports.

Dire que Frédéric Thiriez, le Président de la ligue de football professionnel, qu’il a plein d’idée est un doux euphémisme. Mais à l’instar du challenge de l’offensive ou de vendre la ligue 1 à la TNT, il en a une, pas trop mauvaise, pour une fois, ça change de l’ordinaire.
Organiser l’euro 2016 ! Pourquoi pas, puisqu’il faut se rendre à l’évidence que l’équipe de France gagne ses trophées majoritairement à la maison (Euro 84, Coupe du monde 98). La Coupe des Confédérations ne rentrant pas en compte.
Qui organisera l’Euro 2012 ? L’Ukraine et la Pologne, une compétition qui sent bon le folklo post-communiste, la vodka et la putes Russes. En accordant l’Euro à deux anciens pays du bloc communiste l’UEFA fournit son effort de guerre quant à la modernisation de l’Est pour rattraper son retard sur l’Ouest (en attendant l’autre euro ?). Ainsi, l’Ukraine pourra découvrir les joies des autoroutes qui seront construites juste pour l’occasion.
Mais ce n’est pas tout ça, l’Euro, ça reste surtout LA compétition de haut niveau (plus que la coupe du monde) qui se dispute traditionnellement entre 4 pays : L’Allemagne, Les Pays-Bas, l’Italie et la France. Les teutons ayant organisé la coupe du monde 2006, les Hollandais co-organisé l’euro 2000 (avec les Belges) et l’Italie ayant bien compris (depuis que l’UEFA lui a dit que l’euro 2012 c’était niet !) que ses stades devaient recevoir un sacré coup de peinture, il ne reste plus que la France pour organiser l’Euro dans 8 ans.

Une nouvelle concurrence pour les Stades


Il faut 8 stades homologués UEFA pour organiser un championnat d’Europe des Nations selon le dossier de candidature pour organiser celui de 2012. Au moins deux stades doivent avoir une capacité minimale de 30 000 places assises et deux autres une capacité d’accueil de 50 000 places pour le match d’ouverture et la finale. Dans ce cas précis, on peut voir le choix des stades comme une énorme prise de tête. Car si le Stade de France, le Vélodrome et le Parc des Princes (et éventuellement Bollaert) semblent indispensables, notre beau pays doit composer avec les chantiers en cours ou bien naissants. Par exemple, ce n’est pas le stade de Gerland qui sera retenu, mais le joyau de l’OL Land. Quid également de Grimond-Pré-Jorizis II ? Dans une moindre mesure la réflexion sera amenée sur les cas du stade MMA, du nouveau stade du Ray, voire de Nungesser II. Car les instances du foot Français semblent vouloir rattraper le retard accumulé sur France 98 et le choix de mettre trois coups de peinture sur des stades existant plutôt que de construire de nouvelles infrastructures à l’instar de nos voisins germaniques. C’est même l’ambition des grands stades qui guète le Président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, lors d’une interview à l’AFP : « L’idée, c’est d’avoir des stades  40 000 places minimums et puis de 50 000 ou plus pour les demi-finales ».
Ainsi la Beaujoire de Nantes , le Parc Lescure de Bordeaux, Goeffroy-Guichard de Saint-Étienne et le Stadium municipal de Toulouse pourraient souffrir de cette nouvelle concurrence instaurée par des instances prônant la modernisation des stades. Là où Bordeaux et Nantes semblent pouvoir tirer leurs épingles du jeu c’est sur le flagrant déséquilibre de cette nouvelle carte. Ainsi, on peut supposer que Geoffroy Guichard et/ou le nouveau stade du Ray serai(en)t sacrifié(s) sur l’Autel de l’équilibre national. De son côté Pascal  Praud pourra toujours dire qu’aussi neuf soit-il, le stade MMA fait tout de même 10 000 places de moins que l’enceinte nantaise.
Néanmoins la France n’est pas encore clairement candidate, « l’année 2008 sera une année exploratoire, pour voir la faisabilité. Il  n'y a pas de cahier des charges pour l'instant. Il faut faire un état des lieux.  C'est un travail obscur. Il y aura ensuite, plus loin dans le temps, un comité local  d'organisation avec quelqu'un à sa tête, mais nous n'en sommes pas encore là » conclu le Président de la FFF. Si cela se confirme, cela sera la première candidature française à une compétition majeure depuis l’échec des J.O de 2012. 

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18 janvier 2008

Guillaume Hoarau, l’attaquant désiré.

LEHAVRE_HOARAuLe meilleur buteur de ligue 2 est l’objet toutes les convoitises en ce mercato d’hiver. Le Havrais de 23 ans signera vraisemblablement au Paris Saint-Germain à l’issue de cette saison. Présentation d’un, peut-être, nouveau phénomène.

1m92, 80 kilos, Guillaume Hoarau est un beau bébé natif de l’île de la Réunion. C’est en débutant à la JS Saint-Pierroise qu’il est repéré par le Havre AC. Il faut dire qu’un partenariat de détection uni les deux clubs depuis des années. En effet Florent Simana Pongolle a tapé dans ses premiers ballons dans le même club et rejoint la Normandie pour y achever sa formation avant de faire banquette à Liverpool et de rejoindre le Recreativo Huelva en 2006…
Hoarau débarque donc au Havre en janvier 2004, mais il doit rapidement se rendre compte qu’il a encore du boulot à accomplir pour jouer régulièrement, mais faire également avec la concurrence de Jean-Michel Lesage en 2004 et de Kandia Traoré en 2005, respectivement 8 buts et 14 buts en ligue 2 pour les saisons citées.

Du coup, le jeune Réunionnais est prêté à Gueugnon lors de la saison dernière pour y recevoir un peu plus de temps de jeu. Mission accomplie, il marque 8 buts en 21 participations à un match de championnat. Son nom commence à circuler, l’OM affirme le suivre depuis quelques mois déjà.
En revenant à l’intersaison en Normandie, Guillaume Hoarau profite du départ de Jean-Michel Lesage à Auxerre pour y gagner une place de titulaire en ligue 2. Place qu’il ne lâchera plus et pour cause ! Rien ne vaut un petit prêt en Bourgogne pour se révéler comme un attaquant lucide devant le but. Imposant par sa taille, il le devient de plus en plus par ses statistiques, inscrivant 16 buts à la fin des matchs allers en ligue 2.

À l’heure du mercato hivernal, le profil de buteur physique, rare et pas cher (ligue 2 quoi !) fait saliver bien des clubs de ligue 1. Rennes, Auxerre, Marseille se renseigne auprès du joueur en fin de contrat en juin, mais c’est le PSG qui retient son attention et avec lequel il devrait s’engager au mois de juin. Non sans avoir prolongé d’un an avec le HAC, histoire que son club formateur perçoit un petit quelque chose et ne se fasse pas arnaquer comme lors de l’affaire Charles N’Zogbia et des années de procédure pour avoir gain de cause. Ainsi Hoarau devrait être le joueur qui remplacera Pauleta dans le PSG des années à venir. À moins qu’une fois de plus, Paris se soit bien planté dans son recrutement !

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17 janvier 2008

Rébellion du bas tableau.

160108_matsuiiUn marathon télévisuel sur le service public nous a offert quatre matchs de suite pour le compte des quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Exit Lyon et Marseille, Paris et Lens peuvent sauver leur saison. On conclura qu’il faisait bon recevoir.

Pourquoi faut-il choisir entre les biens classés et les grands noms du championnat à l’heure de connaître les quatre participants aux demies finales de la Coupe machin, comme disait l’ami Raymond ? Le coup de massue est arrivé de la Sarthe où l’équipe B du Mans a battu l’Olympique Lyonnais. Un match reporté à mercredi 15 heures initialement prévu mardi à 21 heures. La vitesse du vent de la tempête qui a touché l’ouest de la France (proche de 100km/h) avait obligé l’arbitre Freddy Fautrel à reporter le match à mercredi, rappelant indirectement le besoin du Stade MMA. Daïsutke Matsui amorti là le billet d’avion des 80 journalistes Japonais sur place en enroulant un joli ballon du gauche. Le rebond trompait Grégory Coupet. 1-0 score final, la bande à Aulas n’aura pas l’occasion de réaliser un doublé Coupe Championnat ; via la Coupe de la Ligue en tout cas… Et quand on sait que Lyon n’a plus gagné la Coupe de France depuis 1973.

À 17 heures, le PSG recevait Valenciennes au Parc des Princes. Et c’est la moins bien classé des deux équipes qui ouvra les hostilités en premier lorsque David Sommeil toucha le centre de Luyindula de la main. Pauleta marque le penalty. À peine 3 minutes plus tard, Yepes prend un rouge mérité pour un tacle irrégulier sur Sebo en position de dernier défenseur. Les Parisiens tiennent le score jusqu’à la mi-temps et au retour des vestiaires, le festival Amara Diané a recommencé après son match de Lens. Cette fois il inscrit un doublé en 5 minutes. Jérôme Rothen inscrit son deuxième but de la saison (le premier étant en équipe de France aux Féroé) et le quatrième des Parisiens pour une victoire 4-0 à 10 contre 11. Vous l’aurez compris ce match n’est pas le match référence, mais bien un ovni footballistique dans la saison parisienne. À moins d’un véritable renouveau, mais je me garderai bien de dire ça au bout de 3 matchs en 2008.

À 19 heures, le RC Lens s’est passé les nerfs sur des Nancéens en perte de vitesse (ou qui s’en foutaient) et amputés de bien des joueurs partis à la CAN (Chrétien, Hadji, N’Guemo et Zerka). Demont ouvre la marque d’un joli retourné avant que Taoufilou Maoulida nous rappelle qu’une fois ou deux auparavant il a eu un peu de ballon dans son pied droit en inscrivant un superbe lob de 35 mètres laissant Grégorini sur le cul… Olivier Monterrubio compostant définitivement le billet nordiste pour demi-finale sur penalty (3-0).

Une fois le PSG qualifié tout le service des sports salivait d’avance à l’idée que le PSG et l’Ohème pouvait se rencontrer pour un vrai match à enjeu. Dans cette optique, Auxerre s’est fendu d’un joli tour de cochon à des marseillais pensant jouer les prolongations. Benoît Pedretti (tiens tiens, un ancien marseillais) crucifiant Mandanda à l’entrée des arrêts de jeu. Avant ? Rien, j’ai failli m’endormir. On retiendra la presque engueulade entre Gaël Givet et Djibril Cissé à la fin du match. L’ancien Monégasque pouvait pester tant qu’il voulait, c’est quand même bien lui qui se fait déborder par Jelen. Ce dernier centre pour le but victorieux du ballon de plomb 2005…

Ce jeudi dévoilera le terrain où se disputeront les demies finales, mais l’on sait déjà que Lens sera opposé au Mans et que Paris devra en découdre avec Auxerre. Elles auront lieu le 26 février.

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16 janvier 2008

On parlait de quoi dans le But ! du 15 avril 1994 ?

couv_butRareté, limite découverte archéologique, un ami m’a prêté le journal But ! du 15 avril 1994. L’occasion de voir l’évolution du football français et de son traitement depuis 14 ans.


Tout d’abord la couverture ! Papier glacé (z’avaient de l’argent à l’époque ?) : But ! La passion du foot… La confession de Loulou… (Nicollin). Le Président de Montpellier a toujours été une grande gueule. Mais à l’époque il n’y avait pas que lui ! En bas de la couverture, les fameuses pages Transferts : « Ces espoirs qui les font rêver » avec une photo de Reynald Pedros… « Les malheurs de Dos Santos » en Division 2 et Szarmach qui « vise la sélection » en National 1. Trop d’émotion en perspectives, je brûle d’impatience, je suis sûr que vous aussi !

Rien de palpitant dans la première partie de l’interview de Louis Nicollin, si ce n’est une certaine auto suffisance à quelques jours de disputer la finale de la Coupe de France (au Parc des Princes) qui sera perdue 3-0 contre Auxerre… L’info de l’interview c’est que Loulou est candidat à la place Noël Le Graët à la Fédération Française de Football. Heureux comme un larron en foire que 4 de ses joueurs disputent la phase finale du championnat d’Europe Espoirs à Montpellier.

Page 5, le sommaire et l’édito de Laurent Louet. Le titre : Si le PSG boxe… Au menu l’heure de tirer le bilan des clubs français encore engagés en Coupes d’Europe. Si le PSG est éliminés par Arsenal en demi-finale de la Coupe des Coupes (au mois d’avril ? ). 0-0 au Parc, 1-0 à Highbury et Paris aurait pu, dû, passer… Quant à Monaco, l’ASM disputera bien les demies finales de la Coupe des Clubs Champions. Malgré tout on lit ça : « Parisiens et monégasques sont tombés dans des travers qui nous ont rappelé de bien tristes années.» On s’en contenterait très bien aujourd’hui ! «  On se dit toutefois qu’il sera bien difficile pour la France de revivre cette saison une finale de Coupe d’Europe. » Quelle clairvoyance !
Page 6, une Photo de Robert Nouzaret avec des cheveux pas tous blancs sur un banc de touche Français. Plus bas, une  photo d’Ivan Pouliquen (actuel entraîneur de Metz) joueur de Strasbourg. Page 7, Jean-Pierre Papin vient de signer au Bayern pour une somme d’environ 18 millions de francs.
Des brèves : Robert Herbin quitte le Red Star. La mise en examen de Michel Hidalgo dans l’enquête sur les comptes financiers de l’OM et l’amende de 410 000 francs infligé à l’OM pour «  la non-présentation à la LNF de documents faisant parties de contrats » de six joueurs (Amoros, Casoni, Eydelie, Olmeta, Oman-Biyik, Voeller).

Pedros : la future Star du foot français

pedrosPages suivantes, les 8 et 9 : Gros plan sur l’équipe de France Espoirs qui dispute la phase finale du championnat d’Europe des Nations. Une photo de Zinédine Zidane avec des cheveux, une autre de Pedros véritablement considéré comme la future star du football français (puisqu’il n’a pas encore raté son penalty face à la République Tchèque en demi finale de l’Euro 1996). Raymond Domenech est déjà le sélectionneur, « On prépare sereinement le rendez-vous face à l’Italie »… Déjà ! interview de Pedros : « On n’est pas des stars » dit-il. Il joue avec le numéro 10. Une manche horizontale, page 9, avec la liste des joueurs retenus. Les années font de cette liste un élément particulièrement surprenant. Si les Thuram, Zidane, Makélélé, Micoud, Dugarry y figurent, on y retrouve des joueurs qui n’ont pas eu la carrière escomptée ou tout simplement qui semble, en 2008, irrationnel ! Fred Déhu, Jérôme Bonnissel, Francis Llacer, Stéphane Cassard, Richard Dutruel, Alain Goma, Bruno Carotti. On se demande même ce que certains sont devenus comme Cyril Serredszum ou Fabien Lefebre. Le dossier fait également la part belle au travail des agents de joueurs, nommés imprésarios à l’époque ! On note d’ailleurs qu’ils se les arrachent ! Et si Dominique Rocheteau n’est pas encore dégoûté du milieu du football et des transferts aux commissions généreuses à venir avec ses jeunes joueurs, on note que ni Zidane, Dugarry ou Thuram n’ont un agent. Forcément, on se les arrache !

Page 10 et 11, retour sur Monaco-Barcelone (0-1), Klinsmann en photo levant les bras de dépit. Dans son papier, Michel Quanparti raconte qu’à l’image des Parisiens à Highbury, les Monégasques se sont surtout battus eux-mêmes ne réussissant pas à transformer en buts leurs incroyables occasions. Petit papier sur les retrouvailles entre Marcel Desailly et ses compatriotes monégasques à l’occasion de la demi-finale contre le Milan AC, futur vainqueur.

Page 12 et 13, retour sur Arsenal-PSG (1-0). « Malgré l’excellente saison de son équipe, Artur Jorge est frappé de plein fouet par l’élimination en Coupe des Coupes. Les joueurs eux-mêmes, se posent des questions ». Ginola se dit « frustré ». Cela aurait pu être un heureux hasard, le dimanche suivant Parisiens et Monégasques se retrouvent au Parc. Qu’importe, avec 5 points d’avance à 5 journées de la fin, Paris est presque déjà champion de France.

Nicollin : "Aulas a des idées terribles"

aulasPages suivantes, des « fax », des brèves plus ou moins inutiles, sauf la photo du Président Jean-Michel Aulas, chemise blanche, cheveux et lunettes noirs déclarer ceci : « Je ne le prendrai (l’attaquant Muller) que si je sais que nous ne mettrons pas en péril notre situation financière.» Dingue comme les temps changent ! Une pub pour le jubilé de Dominique Bathenay au stade Jean Bouin de Choisy-le-Roi avec comme affiche : AS Saint-Étienne 1976 face au Variété club de France.
Suivent les pages Division 2 et le pari fou d’Arnaud Dos Santos d’avoir cru empêcher Istres de descendre en National il y a huit mois. Un papier sur la probable montée du SC Bastia page 17. Pages 18 et 19, voici le National (divisé en deux parties à l’époque) et un gros plan sur Richard Honorine qui, à 38 ans, joue toujours pour le Stade Brestois qui coule à pic après des 80’s heureuses. Les Pronostics du loto foot par François Lemasson  et Gilbert Bataille en page 20.

En page 21 on parle de la Coupe Kirin qui sera l’occasion pour l’équipe de France de fouler pour la première fois le sol du Japon. On apprend aussi que Diego Maradona effectue un stage de remise en forme  au pays du Soleil levant dans l’optique de la Coupe du monde américaine et que le capitaine du VFB Stuttgart, Guido Buchwald, champion du monde 1990 s’en va jouer pour les Reds Diamonds d’Urawa. C’est le début de cette décennie où le Japon sera très attractif.

Les deux dernières pages sont consacrées à la seconde partie de l’interview de  Louis Nicollin avec une très belle sortie : « Tapie, personnellement, cela m’emmerderait qu’il parte. Tu vas au Vélodrome, tu repars avec un super chèque. L’OM vient à la Mosson, le stade est plein. » Officiellement il ne parle que de l’intéressement du club visiteur sur les recettes au guichet ! Et puis il y a cette autre phrase qui mériterait qu’on s’y penche un peu plus aujourd’hui à propos de Jean-Michel Aulas : « … je ne dis pas que je l’aime mais je le trouve très bien. Parce que c’est un type intelligent. Il a des idées terribles et il a amené quelque chose au football ». À croire que Lyon était un model, il y a déjà 14 ans !

Posté par beni2503 à 00:13 - Troisième sous-sol du journalisme sportif - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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